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  • Pourquoi avons-nous peur d’être vraiment aimés ?

    Pourquoi avons-nous peur d’être vraiment aimés ? Je me suis souvent demandé pourquoi l’amour, lorsqu’il est vrai, me terrifie autant. Pourquoi, alors que j’aspire à être aimée, une part de moi panique et cherche inconsciemment à saboter ce bonheur fragile ? Dans mon histoire, j’ai pris peur. J’ai provoqué des conflits – des tempêtes qui, en réalité, auraient pu être facilement désamorcées. Lui, de son côté, a fui. Peut-être pensait-il ne pas être assez bien, pas assez fort pour assumer ce que nous étions. Peut-être voulait-il me préserver de sa propre chute, éviter que je sois témoin de sa déchéance, morale et matérielle. C’est étrange, non ? Nous nous sommes éloignés alors que nous nous aimions. Comme si cet amour devenait un poids trop lourd, un miroir renvoyant nos propres insécurités. Lorsque l’amour est sincère, il nous met face à nous-mêmes. Il réveille en nous des blessures anciennes, des doutes que l’on croyait enfouis. On voudrait s’y abandonner pleinement, mais une peur sourde nous freine. Parfois, on anticipe un rejet qui n’existe pas encore, par crainte d’être déçu ou de ne pas être à la hauteur. Alors, on se protège maladroitement : on prend ses distances, on déclenche des conflits inutiles, ou pire, on choisit de partir avant de risquer d’être abandonné. Mais au fond, est-ce l’amour qui effraie, ou l’image qu’il nous renvoie de nous-mêmes ? Cette impression de ne pas être assez, de ne pas mériter cet attachement sincère. On craint que, si l’autre découvre nos failles, il s’éloigne. Alors, inconsciemment, on teste ses limites, on sabote, on fuit avant d’avoir trop à perdre. Et si le vrai courage était d’accepter cet amour, avec toutes ses incertitudes ? D’oser croire qu’on mérite d’être aimé, même imparfaitement. Parce que l’amour, ce n’est pas une maîtrise parfaite des émotions, c’est une confiance fragile à bâtir chaque jour, malgré la peur. J'aurais aimé prendre le risque avec Lui. Selene

  • L’attente, la lutte, l’amour

    L’attente, la lutte, l’amour L’attente, la lutte, l’amour Je ne veux pas le détester. Je ne veux pas que la colère prenne la place de l’amour. Je veux l’aimer, chaque minute, chaque instant, et pour toujours. Je veux être cette main qui reste tendue, ce phare qui éclaire même dans la tempête. Je veux croire que l’amour peut tout absorber, tout comprendre, tout guérir. Mais parfois, cet amour est un tombeau. Un espace clos où je suis seule, à parler à un silence qui ne répond pas.Un lieu froid, où l’attente se fait pierre, où chaque jour qui passe scelle un peu plus la porte. Il m’a dit prends soin de toi, comme si je partais en voyage. Mais je ne vais nulle part. Je suis restée là, figée dans cette absence qu’il a laissée, suspendue à des mots qui n’ont jamais été suivis d’actes. Comme si c’était moi qui étais partie, alors qu’il a disparu sans bruit. Mais il est ma seule destination. Il est ce lieu vers lequel mon cœur a toujours voulu revenir, même quand la route s’effaçait sous mes pas.Alors comment fait-on, quand la seule destination refuse de nous accueillir ? Quand l’amour que l’on porte devient une errance sans fin ? Et comment fait-on, surtout, pour ne pas se laisser dévorer par l’instinct ? L’instinct de vengeance, l’instinct de survie, l’instinct de confrontation. Il y a des jours où je veux le secouer. Aller là-bas, tambouriner à sa porte jusqu’à ce qu’il n’ait plus d’autre choix que de m’ouvrir.L’attraper par les épaules et lui dire : Regarde-moi. Dis-moi ce qu’il se passe. Pose tes mains sur moi, laisse-moi voir dans tes yeux ce que tu ressens, au lieu de tout m’arracher dans le silence. Je voudrais hurler, briser cette distance absurde qui ne repose sur rien, si ce n’est sa propre destruction. Car c’est une évidence, il va mal. Il ne s’aime plus, il ne croit plus en rien. Il était en colère, persuadé que le monde entier lui crachait dessus. Il a pété un plomb. Et je comprends qu’il n’ait pas voulu que j’assiste à cela. Je comprends qu’il ait voulu m’épargner. Mais le cœur ne doit-il pas être plus fort que l’ego ? L’instinct plus fort que le mental ? Je ne voulais pas fuir. J’aurais pris sur moi, j’aurais encaissé, j’aurais traversé cet orage avec lui, si seulement il m’avait laissée entrer. Mais il a fait de son mal-être un mur infranchissable. Et il me laisse seule, face à cette porte fermée, à lutter contre mes propres démons. Parce que je ne veux pas le détester. Je ne veux pas être consumée par cette douleur jusqu’à ce qu’elle efface l’amour. Mais parfois, c’est un tombeau. Et je ne sais pas combien de temps je peux encore y survivre. Ce que je sais, c’est que je l’aime. Et qu’il n’a pas idée de ce que je peux endurer pour lui. Selene • Et vous, jusqu’où êtes-vous allé par amour ? • Peut-on aimer sans limites, sans attente de retour ? • L’amour peut-il survivre à l’absence, au silence ? • Quand sait-on qu’il est temps de lâcher prise ? J'aimerais beaucoup découvrir vos expériences de vie.

  • L’amour véritable

    Une petite vidéo qui se suffit à elle-même … Selene

  • Tes couleurs manquent à ma vie

    Gérer le manque Il y a des absences qui grisent le monde. Des teintes qui s’effacent, laissant derrière elles une toile pâle, comme si la lumière elle-même avait perdu de son éclat. Ton absence est de celles-là. Un tableau inachevé où il manque l’éclat de ton regard, la chaleur de ton rire, la profondeur de ta présence, la folie de tes centres d'intérêt. Mais j’apprends, doucement, à repeindre le décor. J’invite la nature à m’accompagner. Mes plantes deviennent des éclats de vie, un dialogue silencieux entre mes mains et la terre. Chaque feuille déployée est un petit triomphe, une promesse de renouveau. Elles me rappellent que tout pousse, même après l’hiver. Salon macramé Les animaux, eux, m’offrent une présence sans mots, une affection sans questions. Leur douceur comble les silences, et leur regard, pur et sincère, est un baume sur mon cœur. Dans la cuisine, je réapprends la saveur du présent. Je mélange les épices comme on convoque les souvenirs, je laisse mijoter des parfums qui embaument mon intérieur. Chaque plat est un hommage à la vie, une offrande à moi-même. La méditation et la relaxation m’aident à poser les armes. Accepter le manque sans lui donner tout l’espace, respirer au lieu de lutter, laisser aller ce qui doit partir. Ces instants sont des refuges où je retrouve un peu de paix. Je me nourris de lectures sur l’acceptation. Les mots de Lise Bourbeau résonnent en moi, me rappellent que chaque épreuve est une invitation à mieux me comprendre, à accueillir mes blessures sans les laisser me définir. Je te partage le lien d'un livre refuge ici : https://urlr.me/WjYxEc. Je prends soin de mon intérieur comme d’un temple. Un nouveau coussin, une bougie, un tableau trouvé au détour d’une boutique… Chaque détail est un geste d’amour envers mon quotidien, une manière de ramener un peu de douceur là où tout semblait figé. Il y a mes cartes. Le tarot devient une lanterne dans l’obscurité, un miroir tendu à mes doutes. Tirer une carte, c’est s’offrir un instant pour réfléchir, pour écouter ce qui murmure en moi. Une façon de me reconnecter, de ne pas perdre le fil. Et puis, il y a l’écriture. Ce blog est devenu un espace où je dépose mes pensées, où je redonne des couleurs aux émotions en les laissant s’exprimer. Les mots tracent des ponts entre mon cœur et le monde, entre ce qui me manque et ce que je construis. Écrire, c’est convoquer la mémoire sans s’y noyer, c’est apprivoiser l’absence en lui donnant une forme. Chaque texte est une nuance de plus sur la toile, une manière de réenchanter le gris des jours. Alors oui, tes couleurs manquent à ma vie. Mais je refuse qu’elle devienne un monde en noir et blanc. Alors, jour après jour, je dépose une nuance, un éclat, une lumière. Jusqu’à ce que la toile retrouve son éclat, autrement. 🌿 Et toi ? As-tu déjà ressenti cette sensation d’un monde qui perd ses couleurs ? Comment fais-tu pour ramener de la lumière dans ton quotidien ? Quelles sont tes astuces, tes refuges, tes petits rituels ? Partage-les en commentaire, inspirons-nous les uns les autres. ✨ Selene

  • Il me dévorait avec l'inquiétude d'un enfant qui sait que sa glace va fondre

    Il y avait ces moments, précieux et éphémères, où Roland passait son temps suspendu à mes lèvres, délicatement, comme s'il cherchait à y puiser quelque chose. Une faim, une soif, une fin annoncée. Il fallait faire vite, comme si le temps lui échappait, comme s'il devait respirer dans ce souffle partagé, se nourrir de ma présence, pour oublier, un instant, les démons, les peurs, les angoisses qu'il portait en silence et que, parfois, je lisais dans ses yeux bleus qui se teintaient alors de gris. Je savais qu'il se battait, que son mal-être se cachait sous mille couches de douceur. Parfois, je me surprenais à m'agacer de cette insistance, de ces bécots en cascade, de cette lancinante pression qui me frôlait sans relâche. Mais aujourd'hui, je réalise combien tout cela me manque. J'ai cette envie de ne plus avoir d'espace pour respirer, comme si, sans lui, je ne respirais plus du tout. C’est sa présence qui faisait que je me sentais plus vivante que jamais. C'est sans lui que mon souffle se perd, que le vent de ma vie semble se dissiper. Peut-être qu'il n'a jamais su à quel point il était mon oxygène, mon air. Surtout à cette période charnière pour moi. Peut-être qu'il l'a compris, dans le fond, mais n'a jamais eu le courage de le dire. Peut-être même qu'il était terrifié à l'idée de ne pas être à la hauteur. Et moi, j'ai appris que l'amour, parfois, est fait de silences aussi lourds que des mots hurlés. Aujourd'hui, je respire autrement, mais il me manque dans chaque souffle et mes lèvres, à jamais, appellent les siennes. Selene

  • Respecter l'absence, s'honorer soi

    Bloodline – The Slow Show 🎶 🎥 Traduction des paroles de la chanson: Je regarde la lignée I'm looking down on the bloodline Juste pour voir ton nom Just to see your name Je regarde la lignée I'm looking down on the bloodline En espérant que tu fasses de même Hoping that you, do the same Et personne n'est là pour me voir And no one's there to see me Personne du tout No one at all Je regarde la lignée I'm looking down on the bloodline En espérant que tu appelles Hoping that you call Je suis ici ce soir I'm standing here this evening Chaque page a un nom Every page has a name Et ta page est une page que je connais si bien ? And yours is a page that I know so well? Tu ne me connais pas Don't you know me Tu ne me connais pas Don't you know me Peux-tu m'entendre maintenant Can you hear me now Parce que j'appelle Cause I'm calling Encore, encore, encore, encore, encore Again, again, again, again, again Peux-tu m'entendre maintenant Can you hear me now Parce que j'appelle Cause I'm calling Encore, encore, encore, encore, encore Again, again, again, again, again C'est la dernière fois, la dernière fois que j'appelle This is the last time, the last time I call C'est la dernière fois, la dernière fois que j'appelle This is the last time, the last I call Je ne te laisserai plus me ruiner le moral I won't let you get me down no more Fatigué d'espérer que tu appelles Tired of hoping that you call Je ne te laisserai plus me ruiner le moral I won't let you get me down no more Fatigué de me préparer chaque automne Tired of bracing every fall Je ne te laisserai plus me ruiner le moral I won't let you get me down no more Fatigué d'espérer que tu appelles Tired of hoping that you call Je ne te laisserai plus me ruiner le moral I won't let you get me down no more Fatigué de me préparer chaque automne Tired of bracing every fall Je ne te laisserai plus me ruiner le moral I won't let you get me down no more Fatigué d'espérer que tu appelles Tired of hoping that you call Et c'est la dernière fois, la dernière fois que j'appelle And this is the last time, the last time I'll call C'est la dernière fois, la dernière fois que j'appelle This is the last time, the last time I call Je ne te laisserai plus me ruiner le moral I won't let you get me down no more Fatigué de me préparer chaque automne Tired of bracing every fall Je ne te laisserai plus me ruiner le moral I won't let you get me down no more Fatigué d'espérer que tu appelles Tired of hoping that you call Fatigué de me préparer chaque automne Tired of bracing every fall C'est la dernière fois, la dernière fois que j'appellerai This the last time, the last time I'll call C'est la dernière fois, la dernière fois que j'appelle This is the last time, the last time I'll call C'est la dernière fois, la dernière fois que j'appelle This is the last time, the last time I'll call C'est la dernière fois, la dernière fois que j'appelle This is the last time, the last time I'll call J’ai longtemps connu cette urgence, ce besoin d’appeler, d’obtenir une réponse, de combler le vide laissé par l’absence. J’ai connu la colère aussi, cette rage sourde qui pousse à vouloir se prouver qu’on existe encore, qu’on est désirable, qu’on n’est pas oublié. Mais cette fois, tout est différent. J’ai arrêté d’appeler, non pas par rancune, mais par amour. D’abord pour lui, parce que les faits montrent qu’il a besoin de silence et de paix. Ensuite pour moi, parce que je mérite de me protéger. Je mérite de prendre soin de moi. Et pour la première fois, je n’ai pas eu besoin de remonter mon ego. Je sais qui je suis, je sais ce que je vaux. Je sais que son retrait n’est pas contre moi. Même si mon coeur n'est pas d'accord. Je ne suis pas en paix, mais je ne suis pas en colère. Juste triste que son rythme ne soit pas le mien, que cette décision ne vienne pas de moi. Triste de devoir réapprendre à être seule quand j’ai goûté au miel de sa présence. Mais son silence, aussi brutal soit-il, je choisis de le respecter. Au bout d'un petit moment quand même... Tout comme je choisis de respecter mon propre droit au bonheur. Et vous, comment avez-vous l'habitude de réagir lorsque vous êtes quitté(e) et en souffrance ? Quand quelqu’un vous abandonne, quelles ont été vos pires erreurs dans ces moments-là… et quelles ont été vos victoires ? J'aimerais vous lire en commentaire. A bientôt, Selene

  • Je t'attends

    Une lettre suspendue dans le temps Certains mots ne disparaissent jamais. Ils flottent dans l’air, sur le fil du temps, entre deux âmes. Aujourd’hui, je dépose ici ces phrases qui ont traversé les silences et les distances. Je ne saurais peut-être jamais si le destinataire les as reçues, et c'est une douce consolation que de vous les offrir afin qu'elles vivent à travers votre regard. Femme, face à la mer de ses tourments Je t’attends dans le café où nous nous sommes rencontrés. Je t’attends dans tous les endroits où nous sommes allés. Je t’attends au loin. Je t’attends tout près. Je t’attends sur un nuage qui a la couleur de ton sourire. Je t’attends dans une grotte où seul mon amour brille. Je t’attends dans tous les lieux que nous n’avons pas visités. Je t’attends au bout des chemins jamais foulés par l’humain. Je t’attends en mer au creux d’une vague ourlée. Je t’attends dans le désert humide de mes yeux. Je t’attends là où toi tu ne m’attends plus. Je t’attends sur les monts de l’infini. Je t’attends pour 1000 vies. Je t’attends car je ne peux faire autrement. Je t’attends au bout de moi. Je t’attends aux frontières de l’invisible. Je t’attends sur les lignes opaques de ton silence. Je t’attends sur la musique de tes pas. Je t’attends au-delà de ce que mon cœur peut supporter. Je t’attends, mon Amour. Rejoins-moi. Et vous, avez-vous déjà attendu quelqu’un de cette manière ? Je serais curieuse de lire vos textes ou de connaitre vos histoires. A bientôt, Selene

  • 🌙 De l’ombre à la lumière : l’importance de croire en l’amour et en soi ✨

    🌙 De l’ombre à la lumière : l’importance de croire en l’amour et en soi ✨ Hier, j’ai partagé une part de découragement, une phase de doute, de fatigue émotionnelle. Parce que c’est humain, et qu’il est important de s’autoriser à ressentir ces moments où l’on se demande si tout cela a un sens. Mais aujourd’hui, je veux revenir dessus, car je sais que ces instants de fragilité ne définissent pas ma force. Ils sont juste des passages, des vagues à traverser. Ce matin, j’ai lu un livre sur la loi de l’attraction, et cela m’a rappelé une vérité essentielle : ce que nous nourrissons en nous grandit. Si je plonge dans la peur, je nourris la peur. Si je visualise l’amour, je nourris l’amour. Et je choisis de croire en l’amour. Pas seulement en celui qui m’unit à Roland, mais en l’amour sous toutes ses formes : l’amour de moi-même, l’amour de la vie, l’amour qui attire encore plus d’amour. 💫 Et si nous décidions ensemble de cultiver cette foi ? 🔹 Au lieu de nous focaliser sur l’absence, concentrons-nous sur l’abondance de ce que nous avons déjà. 🔹 Remplaçons chaque pensée de manque par une affirmation puissante : Je mérite l’amour. Je suis aimée. L’amour vient à moi naturellement. 🔹 Visualisons la réalité que nous souhaitons voir s’accomplir. Moi, je nous imagine heureux, réconciliés, plus forts. Je ressens cette joie comme si elle était déjà là. Parce que l’énergie que l’on envoie dans l’univers nous revient toujours. Je veux montrer ici, à travers mes expériences et mon cheminement, que l’accompagnement que je propose est avant tout un partage authentique. Pas de filtres, pas d’illusions, juste un chemin vers plus d’amour et de confiance. Et vous, quelles affirmations positives pourriez-vous répéter aujourd’hui pour transformer votre réalité ? ✨💛 Selene

  • Éclats de lune gris souris

    Éclats de lune gris souris Aujourd’hui, je dépose ici un éclat particulier. Un éclat gris souris. Il ne fait pas partie des recueils en soumission chez les éditeurs, c’est un texte qui est venu comme un souffle de fin. Je ne sais pas s’il restera. Mais il devait exister. C’est peut-être ça, aussi, écrire : parfois, semer une dernière phrase là où plus rien ne pousse. L'espoir est mort ce matin Éclats de lune gris souris Ils ne sourient pas, pourtant, ces éclats. Ils sont mats et ternes. Résidus d’un espoir parti en catimini, qui m’a laissée là, sur le trottoir vide, apeurée. Les mots se sont enfuis. Il les a usés. Entre mes lèvres, qui espéraient encore rencontrer les siennes. Au creux de mes doigts, qui rêvaient encore de frôler les siens. Les mots se sont tus. Il m'a laissé muette, les joues froides, le dos courbé, mais debout, suffisamment pour voir, la route que je devrai emprunter seule. Les mots se sont perdus. Dans mes draps désertés, dans mes soupirs étouffés, dans les nuits trop longues. Trop blessés pour revenir, Trop fragiles pour renaître seuls. Les mots se sont brisés. Contre la hauteur des murs que l'on ne comprend pas, Contre le venin de l'absence, Ils se sont retournés contre moi, Mais c'est à moi qu'ils manquent, dissous dans l'éclat des lunes Que je n'écrirai plus. Je ne peux pas le tirer par le bras. Je ne peux pas voler son cœur. Je ne peux pas habiter ses pensées malgré lui. Je ne peux pas tapisser son âme de mes plus beaux sentiments. Je suis restée, sur le seuil glacé des marches de notre amour. Je suis restée, malgré le froid de son mépris, le vent tranchant de son silence, la brûlure des souvenirs au cœur, la tempête furieuse de mes sentiments. Je suis restée, comme une lanterne invincible, comme un rayon après les matins gris, comme une trace de pas laissée pour qu’on me retrouve. Mais je suis surtout restée seule. Seule à aimer. Seule à rêver. Seule à vouloir le comprendre. Seule à le choisir parmi des milliers. Et maintenant... Je contemple le champ de ruines. J’ai bâti une partie de ma propre désolation. Lui…S'est détourné léger de l'adieu. Pas même un regard par-dessus l’épaule des matins doux. Juste son absence, solide comme un mur qu’on ne traverse pas. Et moi, j'ai gratté encore, de toutes mes forces, avec mes ongles, mes mots, mes poèmes, mon amour, le béton des promesses suspendues, dans l’espoir qu’un jour, quelque chose cède. Mais aujourd’hui… L’espoir est mort. Sous son regard détourné, pour toujours. L’espoir est mort, et cela ne me ressemble pas. L’espoir est mort, et ce n’est pas moi qui l’ai tué, celui-là. L’espoir est mort sous les gifles du temps, sous la griffe de l'indifférence. Et aujourd’hui, c’est un jour gris souris. Un jour sans contours, sans cri. Un jour qui dit : J’ai semé. Semé au vent des regrets, des pardons, des souvenirs, des rêves d’avenir. J’ai semé au vent la magie que j’avais dans le cœur pour lui. J’ai semé au vent en pensant qu'il aimait mon jardin. J’ai semé des tournesols, des coquelicots, des éclats de toutes les lunes d'un cœur, le mien, Qui n'a jamais été plus vivant, plus vibrant, plus entier, Pour personne, pas même pour lui-même. J’ai semé au vent mon amour comme une offrande. Et finalement, malgré toutes les graines, malgré mon travail acharné, malgré le soleil que j'ai tenté d'étirer jusqu’à ses fenêtres, Je peux dire une chose : je n’ai pas la main verte. Je n’ai récolté qu’un ciel gris souris. Selene Éclat post-scriptum Je ne savais pas si j’allais le publier. Je ne voulais pas donner l’impression de sombrer, ni prétendre que je gardais espoir. Mais Gris souris fait partie de moi. Il fallait que je le dépose ici, comme une vérité nue au milieu du reste. Et puis ce matin, j’ai reçu une réponse à l’un de mes envois. Ce n’est peut-être pas encore l’éditeur définitif, mais leurs mots m’ont touchée. Ils ont dit que ma plume était "sensible, sensuelle et libre", que Éclats de Lune était "un voyage intérieur intensément vibrant". Alors non, je ne vais pas mentir : le cœur est encore lourd. Mais lire ça m’a fait du bien. Un peu. Comme une petite étoile sur un ciel gris souris. Les Lunes d’un Cœur continuent d’éclore. Même dans le froid. Et peut-être que les mots, eux, ne sont pas morts. Mail d'un éditeur

  • Un compte laissé en suspens

    Un compte laissé en suspens Une complicité rêvée, esquissée, peut-être perdue. Et moi, entre deux mondes. Un compte laissé en suspens. Une complicité rêvée, esquissée, peut-être perdue. Et moi, entre deux mondes. Il y a des comptes qu’on garde ouverts. Pas par oubli. Pas par négligence. Mais parce qu’on n’est pas encore tout à fait prêt à les enterrer. Mon ancien compte Twitter de domination – pardon, X – fait partie de ceux-là. Je ne l’ai pas fermé. Je n’ai pas tout effacé. Je n’ai dit qu’un au revoir. Parce que ce n’était pas ma version idéale de l'histoire. Parce que, dans un coin de moi, un rêve y battait encore. À l’époque, je voulais en faire un espace à deux. Un compte de couple. Un compte switch. Un jeu de rôles, d’échos, de regards posés sur nous. Un terrain de plaisir complice, visuel, assumé. J’avais commencé à lui glisser des petites remarques, des envies par rapport à certains soumis. Sur la pointe des pieds. L’idée n’était pas rejetée. Mais elle n’était pas non plus embrassée. Et je ne saurai sans doute jamais ce qu’il pensait vraiment. Et je ne lui ai jamais présentée vraiment non plus. Ce que moi, je voyais, c’était une construction sur le long terme. L’idée d’un nous solide, sensuel, exclusif… Et peut-être, un jour, cette possibilité d’avoir d’autres à notre service, toujours dans notre cadre, dans notre lien. Pour plus de confort et de temps pour nous deux. Un fantasme d’adultes libres, à l’abri du jugement. Un rêve un peu fou, mais pas impossible, à condition d’être deux à le rêver. Et puis… il y a eu ce choc. Un de ceux qui laissent le corps figé, et l’âme incapable de jouer. L’élan s’est éteint. L’envie aussi. J’ai glissé dans un espace plus triste. Plus silencieux. D'autres rêves sont nés de ce paysage de désolation. Aujourd’hui, un souffle revient. Pas encore le vent, mais une brise. J’ai de nouveau envie de créer. D’écrire. De jouer. Mais pas seule. Pas comme ça. L’ennui me serre, alors je vais tenter de lui donner une forme. Une autre forme. Ce compte, je n’ai pas envie de l’abandonner. Mais je ne sais plus quelle impulsion lui donner. Tout ce que j’avais commencé à imaginer – il fallait être deux pour que ça ait du sens. Et dans le fond, je crois que ce qui me retient encore, c’est le renoncement à ce que j’avais projeté, dans une année ou deux, quand ma fille s’en ira vivre sa vie ailleurs. J’avais rêvé d’un foyer différent. D’un espace de liberté, de création, d’amour. À deux. En connivence. En partage. Mais aujourd’hui, je ne sais pas si cette complicité-là reviendra un jour. Si elle a même existé au-delà de mes yeux. Celle qu’on avait. Celle que j’attendais. Peut-être qu’elle n’existe que dans mon souvenir. Peut-être qu’elle n’a pas eu le temps de naître vraiment. Peut-être qu’elle n’a pas de futur. Alors je reste là. Sur le bord de reprendre. Avec cette idée en tête que, quoi que je fasse, ce ne sera jamais plus que 10% de ce que j’avais espéré. Mais ce sera déjà quelque chose. Un point de départ. Un pas. Et peut-être… un espace à moi, que je finirai par apprécier. Selene

  • Ce que cachent les femmes fortes

    Ce que cachent les femmes fortes Deux guerriers face à la lune. Aucun combat, juste l’abandon. Et si, pour une fois, je parlais de nous ? Pas de l’amour qu’on attend. Pas de l’absence. Mais de ce qu’on est, vraiment. Des femmes fortes. Celles qui tiennent. Qui portent. Qui comprennent. Celles qu’on admire… mais qu’on ne soutient pas toujours. Celles qu’on consulte, mais qu’on n’écoute pas vraiment quand elles tombent. Je veux écrire un moment pour elles. Pour moi. Pour celles qui avancent sans faiblir — ou en feignant de ne pas faiblir. Celles qui inspirent, mais qui s’épuisent. Pas pour réclamer. Mais pour dire. Pour déposer. Pour souffler. Je vais poser ici, sous ce post quelques éclats. Des bouts de vérité. Des confidences douces, lucides. Ce que cachent les femmes fortes. Juste un espace où on arrête de se convaincre qu’on va bien. Tout le temps. Qu'on peut tout supporter. Parce que parfois, on a juste besoin d’être une femme forte… qu’on vient prendre dans les bras. L’amour véritable ne demande pas de prouesse. Il offre un abri. Vidéo 1 Vidéo 2 Selene

  • Scénarios Interdits #7 – Le photographe — ou comment une séance photo dérape ...

    Scénarios Interdits #7 – Le photographe — ou comment une séance photo dérape ... Le photographe J'avais rendez-vous pour une séance " boudoir " conseillée par une amie. Le studio était feutré, habillé de velours. Rideaux sombres, lumière tamisée, parfum discret d’ambre et de bois chaud. Une coiffeuse, un miroir ancien, un fauteuil bas. Boudoir. Rien de trop. Juste assez pour poser l’atmosphère. Frédéric m’attendait déjà. — Tu peux prendre ton temps, installe-toi. Je portais un ensemble en dentelle noire. Pas un costume, pas un cliché. Un hommage. À moi. À mon corps, à ma féminité. Un besoin de me retrouver femme. Il ne disait presque rien. Juste : — Le menton… un peu plus haut. Voilà. Garde cette position. Regarde-moi dans les yeux. Mais ses yeux, eux, en disaient bien plus. Ce n’était plus ceux d’un photographe. C’était ceux d’un homme. Il me faisait tourner, cambrer, tendre une jambe, laisser glisser une bretelle. Et plus je suivais ses gestes, plus je sentais que ses yeux déshabillaient plus que son objectif. Et j’ai commencé à me sentir différente. Plus forte. Plus réelle. Plus sensuelle. J’ai vu ses gestes changer. Sa respiration devenir plus saccadée. Ses yeux, à peine, plus gourmands. Et cette tension montait. Dans l'air. Dans mon ventre. Comme un fil invisible entre nous. Puis, il s’est arrêté. A posé l’appareil. S’est installé dans le fauteuil de velours, jambes croisées. Il m’a regardé. Longtemps. — Les vraies photos, celles qu’on garde, ne se font pas habillée. Mais je ne sais pas si tu veux aller plus loin. Il n’a pas souri. Il n’a pas bougé. Mais tout était dit. J’ai senti mon ventre se tendre. Il n’a rien précisé. Mais j’ai compris. Je ne sais pas pourquoi mais je me suis levée. Lentement. Face à lui. Et j’ai commencé à me déshabiller. Pas pour plaire. Pour affirmer. Pour répondre à ce silence chargé. Chaque mouvement était pour moi. Pour lui. Pour cette tension. Quand j’ai retiré ma culotte, j’ai vu ses doigts se crisper sur les accoudoirs. Il ne bougeait toujours pas. Mais son regard me dévorait. Et son sexe était dur. Visible. Sa main a glissé, furtive, entre ses cuisses. Juste un effleurement. Mais suffisant pour que mon souffle se coupe. Il s’est levé. — Viens . Il a ouvert une porte discrète, dans le mur latéral. Un petit couloir. Puis une salle. Sombre. Épaisse. Chargée. Là, tout changeait. Les murs étaient noirs. Une croix de Saint-André en bois sombre était éclairée par un spot. Un fauteuil en cuir, large, trônait à gauche. Plus loin, un banc ergonomique, cintré, sanglé. Des vitrines pleines de cordes, pinces, masques, gants. Tout était rangé. Silencieux. Domestiqué. — Contre le mur. Je me suis figée. Le silence bourdonnait. — Approche. Je l’ai rejoint. Il a glissé un de mes bas entre ses doigts. — Ouvre la bouche. Il m’a noué le tissu, fermement, sans brutalité. — Tu ne parles plus maintenant. Tu ressens. Puis il m'a saisie par la nuque et conduite jusqu’à la croix. Il a commencé à prendre des photos. Beaucoup. Trop. Des cadrages serrés. Je n’osais pas bouger. Je me sentais étalée. Disséquée. Puis, il a sorti une sangle. Et une autre. Il m’a attachée. Bras en croix, jambes écartées. Il a reculé d’un pas, s’est adossé au mur, et a défait la braguette de son pantalon. Son sexe était dressé, vibrant. Il s’est caressé un instant en me regardant. Je n’ai pas bougé. Je l’ai regardé. Et j’ai senti ce feu entre mes jambes, monter, pulser. Ce pouvoir, je le sentais, je le respirais. Il a repris son appareil. Il me photographiait nue. Sanglée. Offerte. Chaque clic me traversait comme un souffle chaud. Il s’approchait pour cadrer. Je sentais son souffle sur ma clavicule. Sur mes seins. Mes tétons se sont durcis. Il a souri. — Ça, c’est très photogénique. Il m’a contournée. Lentement. Ses doigts ont glissé sur ma hanche. Puis sur mes fesses. Puis entre mes cuisses. Un frôlement. Rien d’autre. Et pourtant, mon corps s’est tendu comme un arc. — Tu frissonnes. Ton corps parle pour toi. Il a posé l’appareil. Il s'est approché de moi. M'a détournée, m'a fait plier un peu. Et là, sans prévenir, ses lèvres ont happé les miennes. Un baiser brutal, intrusif, exigeant. Il m’a embrassée comme s’il voulait m’effacer la pensée. J’étais trop saisie pour répondre. Ma bouche s’ouvrait, mais ne suivait pas. Ses mains, elles, exploraient déjà. Ses doigts ont glissé entre mes cuisses, puis sont entrés. Profonds. Partout. Dans chaque interstice. Il me remplissait de lui, sans ménagement, sans pause, sans parole. Mon dos s’est arqué, mes jambes ont tremblé. Une jouissance violente, imprévisible, m’a fauchée comme une vague. J’ai gémi contre sa langue. Mes muscles se sont contractés autour de lui. Il a senti. Il a souri. Puis, seulement alors, il m’a détachée, fait plier à genoux. J'ai senti sa main dans mes cheveux. Il a tiré doucement. M'a fait me mettre à genoux. Son sexe était là, près de mes lèvres. Il a guidé ma bouche. C'était brut. Direct. Mais pas violent. Juste... intense. Chargé. Mon souffle court, ma salive, mes gémissements contenus. Je sentais ses reins se contracter, sa main trembler sur ma nuque. Puis il m’a relevée, doucement, comme s’il tenait quelque chose de précieux. Il m’a guidée vers le banc. M’a couchée dessus, ventre contre le cuir. Il a replacé les sangles. Poignets. Chevilles. Je ne voyais plus rien. Mais je sentais tout. Et quand il est entré en moi, lentement, puissamment, j’ai su que ce n’était pas une séance photo. C’était une prise. Une possession. Une offrande. Selene Je vous rappelle que je peux écrire pour vous des scénarios personnalisés plus ou moins intenses, plus ou moins crus pour réveiller votre passion de couple. N'hésitez pas à lire le post correspondant "Les mots du désir" ici. Ou prenez directement un rdv avec moi ici.

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