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  • 10 fausses bonnes idées sur la fellation : votre bouche n’a pas besoin d’être performante

    10 fausses bonnes idées sur la fellation : votre bouche n’a pas besoin d’être performante La performance n'a pas lieu d'être ! Il suffit de chercher quelques conseils sur la fellation pour tomber rapidement sur tout un vocabulaire de performance. Comment être « meilleure ». Comment aller plus profond. Comment tenir plus longtemps. Comment supprimer son réflexe nauséeux. Comment impressionner son partenaire avec une gorge profonde. Comme si pratiquer une fellation consistait à acquérir progressivement un ensemble de compétences jusqu’à devenir suffisamment doué·e. Mais depuis quand le plaisir partagé est-il devenu une épreuve technique ? Une fellation n’a pas besoin d’être spectaculaire. Elle n’a même pas besoin de ressembler à l’image que nous nous en faisons. Et surtout : votre bouche n’a pas besoin d’être performante. Voici donc 10 fausses bonnes idées qu’il serait peut-être temps de laisser de côté. 1. « Une bonne fellation doit aller profondément » Non. La profondeur n’est pas une unité de mesure du plaisir. Certaines personnes apprécient une stimulation profonde. D’autres beaucoup moins. Et la personne qui pratique peut, elle aussi, apprécier ou détester cette sensation. Or on trouve parfois l’idée qu’il faudrait « entraîner » progressivement sa gorge pour parvenir à accepter une pénétration plus profonde. Mais avoir un réflexe nauséeux n’est pas un échec sexuel. C’est un réflexe physiologique de protection. On peut évidemment découvrir progressivement ce que son corps tolère et apprécie lorsque l’envie vient réellement de soi. Mais il n’existe aucune raison de transformer un inconfort important en compétence à acquérir simplement pour correspondre à une représentation de la « bonne fellation ». Si votre corps vous dit stop, il n’a pas raté l’exercice. Il vous donne une information. 2. « Plus on en prend, meilleur c’est » Là encore, pourquoi ? Une grande partie des sensations peut provenir de zones accessibles sans chercher une profondeur maximale. Et surtout, chaque personne possède ses propres préférences. La sexualité n’est pas une compétition où quelques centimètres supplémentaires permettraient d’obtenir une meilleure note. Parfois, moins profond mais beaucoup plus attentif sera infiniment plus agréable. 3. « Il faut surtout faire des va-et-vient » C’est probablement l’image la plus répandue de la fellation. La bouche avance. La bouche recule. Et on recommence. Sauf qu’une bouche possède aussi… une langue. On peut lécher, embrasser, effleurer, entourer, alterner bouche et mains, changer de pression ou de rythme, pincer, aspirer. Et il n’y a aucune obligation de concentrer toute l’attention sur une seule zone. Selon les préférences de la personne, les testicules, le périnée, l'anus, l’intérieur des cuisses ou d’autres parties du corps peuvent également participer à l’expérience. La fellation peut être beaucoup plus vaste qu’un simple mouvement de va-et-vient. 4. « Il existe une technique qui fonctionne sur tous les hommes » Celle-là serait très pratique. Malheureusement — ou heureusement — elle n’existe pas. Certains aiment beaucoup de pression. D’autres très peu. Certains apprécient énormément certaines stimulations qui laisseront un autre homme parfaitement indifférent. Certains aiment qu’on varie énormément. D’autres préfèrent qu’on continue exactement le même mouvement lorsqu’ils approchent de l’orgasme. Et même : certains hommes peuvent ne pas particulièrement aimer recevoir une fellation. Être un homme ne signifie pas automatiquement aimer toutes les pratiques que notre imaginaire collectif associe à la sexualité masculine. La meilleure source d’information reste donc rarement un tutoriel. C’est la personne qui se trouve avec vous. 5. « Si je dois demander ce qu’il aime, c’est que je ne suis pas très doué·e » C’est probablement l’une des idées les plus dommageables en sexualité. Nous avons parfois cette étrange croyance selon laquelle être bon au lit signifierait deviner. Deviner où toucher. Deviner comment. Deviner à quelle vitesse. Deviner ce que l’autre veut. Mais demander : « Tu préfères comme ça ? »« Plus doucement ? »« Tu veux que je continue ? » ne témoigne pas d’un manque d’expérience. Cela témoigne surtout d’une capacité à s’intéresser au corps réel que l’on a devant soi plutôt qu’à une technique apprise ailleurs. Et la communication n’a pas forcément besoin de devenir un interrogatoire. Les mots, les mouvements du corps, la respiration, les gestes de l’autre peuvent participer à cet ajustement lorsque chacun se sent suffisamment libre de communiquer. 6. « Il faut reproduire ce qu’on voit dans le porno » La pornographie montre quelque chose. Elle ne constitue pas un mode d’emploi. Une pratique réalisée pour être regardée répond nécessairement aussi à des contraintes visuelles : positions, mouvements, rythme, cadrage, intensité… Or ce qui est spectaculaire à l’écran n’est pas nécessairement ce qui est le plus agréable dans l’intimité. Lorsque nous commençons à reproduire une scène plutôt qu’à écouter nos sensations, nous risquons de devenir les spectateurs de notre propre sexualité. Votre fellation n’a pas besoin d’être jolie à regarder. Elle doit d’abord pouvoir être agréable à vivre pour les deux participants. 7. « Une fois commencée, il faut aller jusqu’au bout » Non plus. Une fellation n’est pas un contrat dont l’orgasme constituerait la clause finale. On peut commencer et changer de pratique. S’arrêter. Passer aux mains. S’embrasser. Faire complètement autre chose. La personne qui reçoit n’a pas échoué si elle ne jouit pas. La personne qui donne n’a pas « mal fait son travail ». Le plaisir n’est pas toujours une ligne droite allant d’un début vers un orgasme obligatoire. Et le consentement reste valable pendant toute la pratique : avoir envie de commencer ne signifie jamais devoir continuer. 8. « Celui ou celle qui donne doit se concentrer uniquement sur le plaisir de l’autre » C’est peut-être ici qu’on oublie quelque chose d’essentiel : la personne qui pratique la fellation possède elle aussi un corps. Si vous aimez donner du plaisir, la pratique peut être excitante en elle-même. Alors pourquoi faudrait-il devenir uniquement concentré·e sur l’autre ? Vous pouvez bouger votre bassin. Vous caresser. Vous masturber. Chercher une position agréable. Vous laisser exciter par ce que vous êtes en train de faire. Le plaisir de l’un n’a pas besoin de demander la disparition du plaisir de l’autre. Une fellation peut parfaitement devenir une expérience partagée, même si les deux personnes ne reçoivent pas exactement la même stimulation. 9. « Être très bon·ne, c’est impressionner l’autre » Tenir longtemps. Aller très profond. Maîtriser telle technique. Provoquer telle réaction. Et si nous arrêtions un instant d’essayer d’impressionner ? Parce qu’à force de vouloir être exceptionnel·le, on peut oublier la personne réelle avec laquelle on partage ce moment. Peut-être qu’elle ne veut pas être impressionnée. Peut-être qu’elle veut être écoutée. Peut-être qu’un geste très simple, parfaitement ajusté à ce qu’elle aime, lui donnera infiniment plus de plaisir qu’une démonstration technique. La virtuosité sexuelle n’a aucun intérêt si elle nous éloigne des sensations de l’autre. 10. « Il existe une bonne façon de faire une fellation » Finalement, toutes les fausses bonnes idées précédentes nous ramènent à celle-ci. Non. Il existe votre manière de la pratiquer avec cette personne, à ce moment-là. Et elle pourra être différente avec quelqu’un d’autre. Ou différente avec la même personne six mois plus tard. On peut avoir envie de douceur un jour et d’intensité un autre. On peut aimer une pratique dans certaines circonstances et ne pas la vouloir à d’autres. On peut aussi ne jamais aimer certaines choses. Et il n’y a rien à réparer. Alors, qu’est-ce qu’une « bonne » fellation ? Peut-être pourrait-on commencer par abandonner cette expression. Parce qu’une pratique sexuelle n’est pas bonne lorsqu’elle remplit suffisamment de critères techniques. Elle devient intéressante lorsqu’elle est désirée, consentie, confortable et agréable pour les personnes qui la partagent. Lorsque chacun peut dire : plus. moins. encore. pas comme ça. continue. arrête. j’adore. je n’aime pas. Et lorsque personne n’a besoin de supporter quelque chose simplement pour prouver qu’il ou elle sait « bien faire ». La sexualité n’est pas un spectacle. Ce n’est pas non plus une compétence que l’on doit continuellement perfectionner pour mériter le désir de l’autre. On peut apprendre, essayer, découvrir, rire, se tromper, ajuster. Mais peut-être que devenir plus libre sexuellement ne consiste pas à devenir plus performant·e. Peut-être que cela consiste à devenir de plus en plus capable d’écouter ce qui nous fait du bien — et ce qui fait du bien à la personne avec laquelle nous sommes. Et si la performance a déjà pris trop de place ? Il peut être difficile de retrouver cette liberté lorsqu’on a longtemps pensé qu’il fallait « savoir faire », satisfaire l’autre à tout prix ou correspondre à certaines attentes sexuelles. Certaines remarques, comparaisons ou expériences peuvent aussi laisser de la gêne, de la honte ou la peur de ne pas être suffisamment « bon·ne ». Si ces pensées vous empêchent aujourd’hui de profiter pleinement de votre sexualité, je peux vous accompagner en sexothérapie, dans un espace sans jugement et à votre rythme. Les consultations peuvent se faire par écrit, par téléphone ou en visioconférence, selon le format dans lequel vous vous sentez le plus à l’aise. → Prendre rendez-vous avec moi. Selene

  • Non, se frotter pour jouir n’est pas une masturbation de « gamine »

    Non, se frotter pour jouir n’est pas une masturbation de « gamine » Non, se frotter pour jouir n’est pas une masturbation de « gamine » Il existe encore une drôle de hiérarchie dans nos façons de parler de masturbation. Certaines pratiques seraient adultes, sexy, désirables. D’autres paraîtraient maladroites, enfantines, pas suffisamment sophistiquées. Et parmi elles, il y a le fait de se frotter. Contre un coussin. Un matelas. Ses propres cuisses. Une surface. Ou contre le corps de son ou sa partenaire. Parce que cela ressemble parfois aux premières façons dont certaines personnes ont découvert le plaisir, cette manière de se masturber peut être regardée comme quelque chose que l’on aurait dû abandonner en grandissant. Comme si, une fois adulte, il fallait apprendre à « mieux » se masturber. Pourtant, notre corps ne se préoccupe absolument pas de savoir si notre façon de prendre du plaisir est suffisamment adulte, esthétique ou sexy. Il répond à ce qui lui fait du bien. Quand nos représentations nous apprennent à « bien » nous masturber Nous ne construisons pas notre représentation de la sexualité dans le vide. Films, séries, réseaux sociaux et surtout pornographie participent à créer tout un imaginaire de ce à quoi une sexualité est censée ressembler. La masturbation féminine y est notamment représentée de certaines manières beaucoup plus souvent que d’autres. À force de voir les mêmes gestes, on peut finir par intégrer inconsciemment une sorte de scénario : voilà comment une femme adulte se masturbe. Et lorsque notre corps préfère autre chose, une question peut apparaître : Est-ce que je le fais mal ? Non. La masturbation n’est pas une chorégraphie. Elle n’a pas à être jolie à regarder. Certaines personnes aiment la pression plus que les mouvements des doigts Nous n’avons pas tous et toutes besoin du même type de stimulation. Certaines personnes apprécient particulièrement les mouvements précis. D’autres recherchent davantage une pression constante, des contractions musculaires, un mouvement du bassin, un contact plus large ou encore un frottement rythmé. C’est notamment ce qui explique que certaines personnes trouvent spontanément du plaisir en serrant les cuisses ou en frottant leur bassin contre un support. Cette préférence peut rester présente toute la vie. Et pourquoi faudrait-il la perdre ? Si votre corps a trouvé une manière particulièrement efficace et agréable d’accéder au plaisir, il n’existe aucune obligation de la remplacer par une méthode supposément plus adulte. Le support peut devenir le corps de l’autre Et c’est là que cette façon de se donner du plaisir devient également intéressante dans la sexualité à deux. Le frottement n’est pas condamné à rester une pratique solitaire. Le corps du partenaire peut lui-même devenir une surface de contact : une cuisse, un bassin, un ventre, une partie du corps contre laquelle il est agréable de venir chercher pression, chaleur et mouvement. On sort alors d’une conception de la sexualité dans laquelle l’un « fait quelque chose » à l’autre. Les deux corps peuvent simplement chercher ensemble la manière dont ils aiment se rencontrer. Cela suppose évidemment de pouvoir communiquer, ajuster le contact et respecter ce qui est agréable pour chacun. « Mais ce n’est pas très sexy… » Pour qui ? C’est peut-être finalement la question la plus importante. Lorsque nous observons notre sexualité depuis l’extérieur, nous pouvons commencer à nous demander à quoi nous ressemblons. Est-ce que ma position est jolie ? Est-ce que ma façon de bouger est sexy ? Est-ce que mon partenaire trouve cela excitant ? Est-ce que je ressemble à ce que je crois qu’une personne désirante devrait être ? Et progressivement, nous devenons spectateur ou spectatrice de notre propre corps. Or le plaisir nous demande souvent exactement l’inverse : revenir à ce que nous ressentons. Une sexualité satisfaisante n’a pas besoin d’être photogénique. Et si votre partenaire se masturbe ainsi ? Alors peut-être que la meilleure chose à faire est d’être curieux plutôt que de juger. Voir quelqu’un se masturber devant soi peut être une forme importante de dévoilement. La personne vous montre quelque chose de très intime : la manière dont son corps fonctionne lorsqu’elle n’essaie pas de correspondre à vos attentes. Observer cela peut même devenir une formidable source d’informations. Quelle pression recherche-t-elle ? Quel rythme ? Quel mouvement ? Quelle position lui permet de se sentir libre ? Qu’est-ce qui semble augmenter son plaisir ? Au lieu de penser : « Ce n’est pas comme cela que j’imaginais la masturbation », on peut se demander : « Qu’est-ce que cette personne est en train de m’apprendre sur son plaisir ? » Et cette question change beaucoup de choses. Il n’existe pas de diplôme de bonne masturbation On peut aimer se frotter toute sa vie. On peut préférer la pression aux mouvements plus précis. On peut avoir besoin de serrer les jambes. On peut aimer utiliser un support. On peut avoir découvert cette façon de faire très jeune et continuer à l’apprécier des décennies plus tard. On peut aussi avoir envie d’explorer d’autres formes de plaisir sans jamais abandonner celle-ci. Une pratique ne devient pas immature simplement parce qu’elle ressemble à la manière dont nous avons découvert notre corps. Nos premières explorations nous ont parfois simplement appris quelque chose que notre corps savait déjà très bien : ce qui lui fait du bien. Et peut-être que grandir sexuellement ne consiste pas toujours à apprendre de nouvelles techniques. Parfois, cela consiste surtout à cesser d’avoir honte de celles qui fonctionnent déjà. Et si le regard de l’autre avait laissé une trace ? Parfois, savoir rationnellement qu’il n’y a rien de « mauvais » dans notre façon de prendre du plaisir ne suffit pas. Une remarque, une moquerie, un jugement ou certaines expériences peuvent laisser de la gêne, de la honte, modifier notre rapport à notre corps ou nous empêcher de nous abandonner comme avant. Si vous sentez que quelque chose reste bloqué, que certaines paroles continuent de vous accompagner malgré vous, ou que vous aimeriez simplement retrouver une sexualité plus libre et plus sereine, je peux vous accompagner en sexothérapie, sans jugement et à votre rythme. Les consultations peuvent se faire par écrit, par téléphone ou en visioconférence, selon ce qui vous met le plus à l’aise. → Prendre rendez-vous avec moi. Selene

  • Les Lunes d’un Cœur — L’Organique : les précommandes sont ouvertes

    Les Lunes d’un Cœur — L’Organique : les précommandes sont ouvertes Précommande sous un délai d’un mois à un mois et demi. Il y a un moment étrange, quand un livre cesse d’être seulement un fichier, des pages relues cent fois, des mots déplacés, des virgules traquées, pour devenir enfin un objet réel. Ce moment est arrivé. J’ai commandé mon premier exemplaire de Les Lunes d’un Cœur — L’Organique. Et aujourd’hui, j’ouvre officiellement les précommandes. Ce deuxième recueil poursuit l’univers de Les Lunes d’un Cœur, mais il emprunte un autre chemin. Le premier volume donnait voix au cœur dans sa forme la plus brute. Avec L’Organique, la nature devient le miroir des émotions. Le corps et le paysage parlent la même langue. La pluie porte les souvenirs, les arbres gardent les silences, les racines s’enfoncent dans les blessures, les feuillages frémissent avec le désir. Ici, l’amour ne reste pas une idée. Il devient matière. Il brûle, s’ancre dans la terre, se déchire et renaît. Quatre lunes, quatre mouvements Le recueil est construit autour de quatre cycles, comme quatre états du vivant. La Lune douce est celle de l’écoute, des souvenirs, de la pluie et de tout ce qui recommence à respirer. « Parfois, j’y entends ton nom, aux clapotis des gouttières. Il ne fait plus mal, il pleut doucement sur mon cœur. » La Lune ardente voit le désir ouvrir les yeux. Il devient mouvement, jeu, peau, impatience. « Je planterais pour toi mes ongles dans la terre, et tu ferais, jusqu’au bout du temps, fleurir le désir sur mes lèvres. » La Lune fauve entre dans une zone plus sauvage. Celle du manque, de la blessure, de la fusion, de ce qui griffe et qui attire. « Et ma langue brûlante, comète primitive au ciel de tes hanches, s’attardera sur les orbites infinies de tes râles. » Enfin, la Lune féconde laisse le vivant envahir entièrement le corps. L’eau, la terre, les feuillages, la chair et le désir deviennent presque indissociables. « Je me suis enfuie de ses bras qui, comme des vrilles, ont tenté de m’enlacer. Mais c’est la fraîcheur de l’eau qui m’a prise nue. » Au total, 200 éclats de lune vibrants, pensés comme autant de fragments d’une même traversée. On peut lire chaque éclat seul. Mais on peut aussi suivre le livre dans l’ordre, comme on suivrait une histoire : un déplacement du cœur, du désir et de la mémoire à travers quatre paysages intérieurs. Un livre sensuel, mais pas seulement Il y a du désir dans L’Organique. Beaucoup. Mais je ne voulais pas écrire un livre qui décrive simplement les corps. Je voulais écrire ce qu’ils deviennent lorsqu’ils aiment. Une forêt. Une rivière. Un refuge. Une faille. Une terre qui garde les traces de ce qui l’a traversée. C’est un recueil charnel, parfois très doux, parfois beaucoup plus sauvage, mais toujours porté par cette idée : le vivant garde la mémoire de nos émotions. Couverture définitive Précommander un exemplaire dédicacé Les précommandes sont désormais ouvertes directement auprès de moi. L’exemplaire dédicacé de Les Lunes d’un Cœur — L’Organique est proposé à 25 €. Pendant la phase de lancement, vous pouvez également commander les deux recueils dédicacés pour 45 € au lieu de 50 €. 👉 Vous pouvez m’écrire un mail (leslunesduncoeur@gmail.com) ou un message sur Instagram (@selene_lesjardinslunaires) avec la capture d’écran de votre règlement, votre nom, adresse et numéro de téléphone pour l’envoi par colissimo. Pour effectuer le règlement sur Revolut par CB ou Apple Pay: https://revolut.me/selenelesjardinslunaires 👈. Les personnes qui précommandent directement auprès de moi recevront leur exemplaire dédicacé, préparé avec beaucoup de soin. Et je crois que c’est peut-être cela qui me touche le plus dans cette étape : imaginer ces pages que j’ai si longtemps gardées près de moi partir bientôt vivre ailleurs. Dans vos bibliothèques. Sur vos tables de nuit. Entre vos mains. Les Lunes d’un Cœur — L’Organique commence maintenant sa propre vie. Et je suis très heureuse de vous y inviter. 🌿🌙 Selene

  • Les Rituels de Selene et d’Audrey

    Les Rituels de Selene et d’Audrey Cliquez sur l'image pour réserver. Quand l’énergétique rencontre l’écriture intuitive Parfois, il suffit d’un instant de calme pour entendre ce qui cherche à émerger. Et d’un mot pour retrouver une partie de soi que l’on croyait oubliée. C’est de cette envie qu’est née la rencontre entre Audrey et moi. Deux approches complémentaires Audrey Chaffaut, thérapeute spécialisée en art-thérapie et massages psycho-énergétiques, accompagne depuis plusieurs années les personnes en quête d’équilibre, de mieux-être et de reconnexion à elles-mêmes. De mon côté, je suis Selene, poétesse, autrice et ancienne professeure des écoles. Depuis toujours, les mots sont pour moi des passerelles vers l’émotion, la compréhension de soi et l’expression de ce qui demande à être entendu. En réunissant nos univers, nous avons imaginé des rendez-vous doux et intimistes où la relaxation profonde ouvre la voie à une écriture libre, intuitive et accessible à tous. Aucune expérience d’écriture n’est nécessaire. Ici, il ne s’agit pas d’écrire “bien”. Il s’agit simplement d’écrire vrai. Les Rituels de Selene et d’Audrey Nous vous accueillons autour d’un moment suspendu, dans un cadre bienveillant et chaleureux. Chaque atelier comprend : 🌿 Une méditation guidée et un temps de relaxation profonde animé par Audrey 🖋️ Un atelier d’écriture intuitive animé par Selene ☕ Un temps de partage autour d’un café, d’un thé et de quelques douceurs Première date Dimanche 12 juillet de 9h à 11h 📍 Vins-sur-Caramy (83) A la rencontre de son enfant intérieur Nous portons tous en nous l’enfant que nous avons été. Ses joies. Ses rêves. Ses blessures. Ses besoins parfois oubliés. Lors de ce premier rituel, Audrey vous guidera dans une méditation douce à la rencontre de cette part de vous-même. À travers l’écriture intuitive, vous serez ensuite invités à laisser émerger les mots, les souvenirs, les émotions ou les messages qui souhaitent se déposer sur le papier. Une expérience sensible et profondément humaine, mêlant introspection, douceur et créativité. Seconde date Dimanche 20 septembre de 9h à 11h Dimanche 20 septembre de 9h à 11h 📍 Vins-sur-Caramy (83) L’exploration des 5 sens. Respirer. Fermer les yeux. Écouter. Toucher. Goûter. Observer. Puis laisser les mots venir. À travers une relaxation guidée, des expériences sensorielles et un atelier d’écriture intuitive, nous vous invitons à ralentir, à retrouver le plaisir de l’instant présent et à vous reconnecter à vous-même, dans un cadre chaleureux et bienveillant. Prochain rituel : le 11 octobre. Les thématiques des prochaines rencontres seront dévoilées prochainement. Tarif 30 € par personne Café, thé et douceurs compris. Informations et réservations Les places sont volontairement limitées afin de préserver la qualité des échanges et l’intimité du groupe. Pour toute question ou réservation, contactez Audrey ou Selene. Il est possible d’effectuer une réservation sur la réservation en ligne de Selene. Nous avons hâte de partager ce premier rituel avec vous. À très bientôt, Audrey & Selene

  • L’Atlas des Désirs : un questionnaire gratuit pour mieux comprendre votre désir

    L’Atlas des Désirs : un questionnaire gratuit pour mieux comprendre votre désir Le questionnaire est disponible ! Pourquoi ai-je du désir dans certaines situations et pas dans d’autres ? Pourquoi ce qui éveille le désir chez une personne laisse-t-il une autre totalement indifférente ? Le désir sexuel ne répond pas à une recette universelle. Il peut naître d’un regard, d’une connexion particulière, d’une distance qui se crée, d’une caresse, d’un scénario imaginé, d’un sentiment d’être désiré·e… Il peut surgir dans la nouveauté ou, au contraire, avoir besoin d’un espace suffisamment sécurisant pour apparaître. Et si, plutôt que de chercher comment avoir plus de désir, nous commencions par essayer de comprendre comment fonctionne le nôtre ? C’est de cette réflexion qu’est né L’Atlas des Désirs, un outil d’exploration que je développe dans le cadre de mon travail en sexothérapie. Et si votre désir avait sa propre géographie ? Nous parlons souvent du désir comme s’il existait une seule manière de désirer. Pourtant, nos désirs ne se mettent pas en mouvement pour les mêmes raisons. Nous n’avons pas les mêmes déclencheurs, les mêmes besoins, les mêmes sensibilités. Et notre propre fonctionnement peut lui-même évoluer au fil de notre histoire, de nos relations et des périodes de notre vie. Le désir n’emprunte pas une seule route. Il possède sa propre géographie. L’Atlas des Désirs propose ainsi d’explorer neuf chemins. Lien • Espace • Peau • Sens • Imaginaire • Jeu • Aventure • Disponibilité • Valorisation Ces neuf chemins existent potentiellement chez chacun de nous, mais ils ne prennent ni la même place ni la même intensité. Certains ressemblent à de grandes routes que nous empruntons spontanément. D’autres sont des sentiers plus discrets. Et certains attendent peut-être encore d’être explorés. Quels chemins conduisent à votre désir ? Pour commencer à dessiner cette géographie intime, j’ai créé un questionnaire gratuit de 45 affirmations. Il vous invite à observer ce qui peut participer à la naissance, au maintien ou au réveil de votre désir. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Il ne s’agit pas non plus d’un test destiné à déterminer « quel type sexuel » vous êtes, encore moins d’un diagnostic. L’objectif est de faire apparaître une carte. La vôtre. À partir de vos réponses, chacun des neuf chemins obtient une place dans votre Atlas. Vous pourrez ainsi découvrir ceux qui semblent particulièrement importants dans votre fonctionnement aujourd’hui, ceux qui sont présents de manière plus modérée et ceux qui empruntent peut-être des voies beaucoup plus discrètes. 🧭 Faire gratuitement le questionnaire L’Atlas des Désirs →https://forms.gle/1SkZanHN1b1vqR6i9 Comptez seulement quelques minutes pour répondre aux 45 affirmations. Votre carte n’est pas une étiquette. C’est probablement le point auquel je tiens le plus. Un résultat à l’Atlas des Désirs ne dit pas : « Voilà comment vous fonctionnez. » Il dit plutôt : « Voilà quelques chemins qui semblent conduire à votre désir. Allons voir où ils mènent. » Parce qu’un pourcentage ne peut raconter à lui seul un corps, une histoire, une relation ou une sexualité. Et parce que notre désir n’est pas figé. Un chemin peut prendre davantage de place à une période de notre vie. Un autre peut s’effacer. Certains peuvent être très présents dans une relation et beaucoup moins dans une autre. La carte est donc un point de départ pour se questionner, pas une destination. L’Atlas des Désirs ne fait que commencer Ce questionnaire constitue la première exploration de l’Atlas des Désirs. Le projet ira beaucoup plus loin. Chaque chemin possède ses nuances, ses ressources, ses obstacles, ses interactions avec les autres chemins et surtout énormément de choses à nous apprendre sur notre manière de désirer. Je ne vais volontairement pas tout vous raconter aujourd’hui. Après tout, lorsqu’on ouvre un atlas, le plaisir consiste aussi à découvrir progressivement le territoire. Pour l’instant, je vous confie simplement la boussole. À vous de découvrir où elle vous conduit. Quels chemins conduisent à votre désir ? https://forms.gle/1SkZanHN1b1vqR6i9 Je vous écrirai personnellement sous 48h avec vous résultats. À bientôt, Selene

  • Les Chemins du corps : Pourquoi le ventre garde parfois ce que l’esprit ne peut plus porter

    🌿 Les Chemins du corps : Pourquoi le ventre garde parfois ce que l’esprit ne peut plus porter Les chemins du corps : Ventre Il arrive parfois que le ventre ralentisse. La digestion devient plus longue. Les repas semblent “rester là”. Les ballonnements s’installent. On n’a pas vraiment faim, puis, une fois à table, on a du mal à sentir quand s’arrêter. Notre premier réflexe est souvent de chercher la cause dans l’assiette. Nous modifions notre alimentation, nous essayons une tisane, un complément, une nouvelle habitude. Et parfois, malgré tout cela, le ventre continue à réclamer notre attention. Et si, sans remplacer un avis médical lorsque cela est nécessaire, nous prenions aussi le temps de nous demander ce que notre corps essaie peut-être de nous raconter ? Le ventre n’est pas seulement un organe digestif Depuis plusieurs années, les recherches sur l’axe intestin-cerveau montrent que notre système digestif et notre cerveau communiquent en permanence. Lorsque nous nous sentons en sécurité, notre système nerveux favorise naturellement la digestion. À l’inverse, lors d’une période de stress, d’inquiétude ou d’épuisement, notre organisme donne souvent la priorité à la vigilance plutôt qu’à la digestion. Chez certaines personnes, l’appétit disparaît. Chez d’autres, il devient difficile de ressentir la satiété. D’autres encore voient apparaître des douleurs, des ballonnements ou une digestion plus lente. Cela ne signifie pas que les émotions sont la cause de tous les troubles digestifs. Bien sûr que non. Une douleur persistante, importante ou inhabituelle mérite toujours un avis médical. En revanche, il est aujourd’hui bien établi que notre état émotionnel peut influencer la manière dont notre système digestif fonctionne. Le corps et l’esprit ne vivent pas séparément. Ils dialoguent. Et si le ventre avait aussi un langage ? Au-delà de ce que la science explique, beaucoup de traditions et d’approches psychocorporelles voient le ventre comme un lieu de transformation. Nous y transformons les aliments. Mais peut-être aussi les expériences. Les changements. Les deuils. Les conflits. Les peines. Les mots que nous avons ravalés. Les mots de trop. Les décisions que nous repoussons. Il ne s’agit pas d’affirmer qu’un symptôme possède une signification précise. Il s’agit simplement d’ouvrir une autre porte. Et si, parfois, notre ventre nous invitait simplement à ralentir ? À respirer. À laisser davantage d’espace. À reconnaître que nous traversons une période difficile. Quelques questions à se poser Prenez quelques minutes. Sans chercher de bonne réponse. Juste avec curiosité. Qu’est-ce que suis-je en train de ruminer depuis plusieurs jours ? Y a-t-il une situation que je n’arrive pas encore à accepter ou à gérer? Est-ce que je laisse suffisamment de place au repos ? Ai-je l’impression de devoir tout gérer, tout absorber, tout porter ? De quoi mon corps aurait-il besoin aujourd’hui pour se sentir un peu plus en sécurité ? Parfois, une seule réponse suffit à faire descendre un peu de tension. Un rituel tout simple pour offrir un peu d’espace à son ventre Installez-vous quelques minutes dans un endroit calme. Posez une main sur votre poitrine. L’autre sur votre ventre. Fermez doucement les yeux. Inspirez lentement par le nez. Puis expirez un peu plus longtemps que vous n’avez inspiré. Répétez ce rythme pendant deux ou trois minutes. Ensuite, massez votre ventre avec des mouvements circulaires très lents, dans le sens des aiguilles d’une montre, sans chercher à “faire disparaître” quoi que ce soit. Simplement pour lui offrir de la présence. Vous pouvez terminer avec cette phrase : Je garde ce qui me nourrit.
 Je laisse partir ce qui ne m’appartient plus. Une phrase à emporter Ton ventre n’est peut-être pas contre toi.
 Il essaie peut-être seulement de te parler. Pour aller plus loin Chaque semaine, j’explore un chemin différent du corps : le ventre, la gorge, le sommeil, le souffle, le cœur… À travers des articles, des rituels, des mantras et des méditations, je vous invite à écouter votre corps avec douceur, sans jamais opposer les connaissances scientifiques à l’expérience intérieure. Si vous ressentez le besoin d’être accompagné(e), je propose des accompagnements à distance adaptés à votre cheminement : 🌿 Des tirages intuitifs, pour mettre en lumière une période de vie, une question ou une transition. 🌙 Des méditations personnalisées, créées en lien avec votre problématique (apaisement, sommeil, ventre, ancrage, confiance…). ✨ Des mantras personnalisés, pour soutenir un changement ou accompagner une intention. 💛 Des accompagnements individuels, mêlant écoute, réflexion et outils de bien-être, dans le respect de votre rythme. Mon intention n’est pas de vous dire quoi penser de votre corps. Elle est de vous aider à renouer avec lui. À l’écouter autrement. À lui redonner une place dans votre histoire. Vous pouvez réserver ici. Parce qu’avant d’être un problème à faire taire, il est parfois un compagnon qui cherche simplement à être entendu. Selene

  • Pourquoi tant de couples font l’amour sans vraiment se rencontrer

    Pourquoi tant de couples font l’amour sans vraiment se rencontrer La plus grande difficulté sexuelle n’est pas toujours de faire l’amour. C’est d’oser être soi. On parle souvent de techniques. Des positions. De fréquence. De libido. Mais beaucoup plus rarement de ce qui se passe avant même que deux corps ne se touchent. Nous arrivons souvent dans l’intimité avec un rôle déjà écrit. Ce scénario ne naît pas de nulle part. Depuis l’enfance, nous recevons des messages sur ce que devrait être un « vrai » homme ou une « vraie » femme. Beaucoup de femmes apprennent, parfois très tôt, à être désirables, à faire plaisir, à prendre soin de l’autre avant d’écouter leurs propres besoins. Elles peuvent finir par croire que leur valeur se mesure à leur capacité à satisfaire ou à ne pas décevoir. Beaucoup d’hommes, eux, grandissent avec l’idée qu’ils doivent être virils, performants, toujours prêts, toujours maîtres d’eux-mêmes. Qu’un homme « réussi » est un homme qui assure, qui pénètre, qui fait jouir, qui ne doute pas. Ces représentations, souvent héritées d’une vision patriarcale des rapports entre les femmes et les hommes, ne rendent service à personne. Elles enferment les femmes dans le rôle de celles qui donnent. Elles enferment les hommes dans celui de ceux qui doivent prouver. Mais ces rôles ne survivent pas uniquement parce qu’ils nous ont été transmis. Nous les entretenons parfois malgré nous. Certaines femmes simulent un orgasme pour rassurer leur compagnon, écourter un rapport ou éviter de le blesser. Sur le moment, cela peut sembler protéger la relation. Pourtant, cette simulation prive souvent l’autre de la possibilité de comprendre ce qui procure réellement du plaisir. Elle entretient, malgré elle, un scénario qui ne lui correspond pas. Certains hommes, de leur côté, comparent. Ils évoquent une ancienne partenaire, affirment que « mon ex aimait ça » ou que « c’était plus rapide avant ». D’autres vivent l’absence d’orgasme comme un échec personnel ou une remise en question de leur virilité. Ces paroles ou ces réactions, même lorsqu’elles naissent d’une blessure ou d’une insécurité, peuvent humilier, mettre une pression immense sur leur partenaire et rendre encore plus difficile une communication sincère. À force de vouloir protéger l’autre… ou se protéger soi-même… chacun finit parfois par cacher ce qu’il ressent réellement. Or une sexualité épanouie ne se construit ni sur les comparaisons, ni sur les performances, ni sur les faux-semblants. Elle se construit sur une vérité parfois maladroite, mais profondément respectueuse. Certaines femmes pensent qu’elles doivent être désirables, disponibles, performantes ou rassurantes. Certains hommes pensent qu’ils doivent être sûrs d’eux, toujours avoir envie, toujours réussir à donner du plaisir, toujours contrôler leur excitation. Alors chacun joue son personnage. Et peu à peu, quelque chose disparaît. La rencontre. Car il devient difficile d’être profondément désiré lorsque l’autre ne rencontre qu’un rôle. Combien de femmes n’osent pas dire : « Plus doucement. » « Pas aujourd’hui. » « J’aimerais autre chose. » Combien d’hommes n’osent pas dire : « Je suis fatigué. » « J’ai peur de ne pas être à la hauteur. » « J’aimerais simplement être enlacé. » La plupart des difficultés sexuelles ne naissent pas parce que l’on dit trop de choses. Elles naissent souvent parce que l’on n’ose pas dire les bonnes. Nous croyons souvent que le problème est sexuel. Il est souvent relationnel. Nous faisons l’amour avec des attentes, des scénarios, des modèles appris. Et nous oublions de nous demander : Qu’est-ce que j’ai réellement envie de vivre ? Qu’est-ce qui me fait réellement du bien ? Qu’est-ce que j’ose taire par peur de décevoir l’autre ? La sexualité n’est pas un examen. Elle n’est pas une performance. Elle n’est pas un rôle à tenir. C’est une conversation. Une conversation où le corps parle autant que les mots. Et parfois davantage. La qualité d’une vie sexuelle ne dépend pas seulement de ce que deux personnes savent faire. Elle dépend surtout de ce qu’elles osent se dire. Parce que le plus beau des désirs est souvent celui qui peut enfin être entendu. Si vous avez le sentiment de jouer un rôle dans votre sexualité, si vous avez du mal à exprimer vos envies, vos limites ou vos difficultés, sachez que cela peut se travailler. J’accompagne les femmes, les hommes et les couples dans cette reconnexion à eux-mêmes, cette libération progressive des rôles, des injonctions et des attentes qui empêchent parfois d’être pleinement soi. Ensemble, nous travaillons à retrouver une sexualité plus libre, plus authentique et plus sereine, où la rencontre avec l’autre commence d’abord par une rencontre avec soi-même. Parce que la plus belle intimité n’est peut-être pas celle où l’on cherche à être parfait. C’est celle où l’on ose enfin être vrai. Prendre rdv ici. Selene

  • Et si le problème n’était pas le désir… mais la vitesse ?

    Et si le problème n’était pas le désir… mais la vitesse ? Nous vivons dans un monde qui nous apprend à aller vite. Vite travailler. Vite répondre. Vite produire. Vite dormir. Pourquoi notre sexualité y échapperait-elle ? Petit à petit, nous avons appris à considérer le plaisir comme un objectif à atteindre plutôt qu’un chemin à parcourir. Alors nous cherchons ce qui fonctionne. Ce qui stimule rapidement. Ce qui garantit un orgasme. Ce qui procure une décharge immédiate. Ce n’est pas forcément un problème. Le porno, les sextoys ou certaines habitudes masturbatoires ne sont pas mauvais en eux-mêmes. Ils peuvent même être des outils précieux lorsqu’ils sont choisis librement. Le problème apparaît lorsqu’ils deviennent notre seule façon d’accéder au plaisir. Lorsque notre cerveau apprend qu’il faut beaucoup d’intensité pour ressentir quelque chose. Lorsque notre corps cesse d’être écouté pour devenir simplement efficace. Petit à petit, certaines personnes découvrent qu’elles n’arrivent plus à se laisser surprendre par une caresse. Qu’elles ont besoin de toujours plus de stimulation. Que le désir semble disparaître. Qu’elles se sentent “cassées”. La plupart du temps, elles ne le sont pas. Elles sont simplement déconnectées. Déconnectées de leurs sensations. De leur respiration. De leur imaginaire. De leur capacité à rester longtemps dans un même instant sans courir vers la fin. La sexualité n’est pourtant pas une course. L’orgasme n’est pas une ligne d’arrivée. Il est parfois une conséquence. Jamais une obligation. Notre époque nous apprend à consommer le plaisir. Notre corps, lui, nous demande encore d’apprendre à l’habiter. Retrouver son corps demande souvent de ralentir. Prendre le temps de sentir. Explorer sans chercher à réussir. Laisser les mains remplacer les automatismes. Laisser l’imaginaire remplacer les images. Découvrir qu’un frisson peut parfois être plus bouleversant qu’un orgasme obtenu en quelques secondes. Puis, lorsque ce lien avec soi revient, le partager avec l’autre. Sans pression. Sans performance. Sans scénario imposé. Seulement deux personnes qui apprennent à se rencontrer. Parce que la meilleure sexualité n’est pas toujours la plus intense. C’est souvent celle dans laquelle on se sent suffisamment en sécurité pour ralentir. On ne réapprend pas à désirer en cherchant davantage de sensations. On réapprend à désirer en redevenant présent à celles qui existent déjà. Je vous écoute. Si vous avez le sentiment d’avoir perdu le lien avec votre corps, votre désir ou votre plaisir, sachez que cela se reconstruit. J’accompagne les femmes, les hommes et les couples dans cette reconnexion à soi, ce ralentissement, cette redécouverte de leurs sensations, afin que la rencontre avec l’autre ne soit plus guidée par la performance, mais par la présence. Parce qu’avant de retrouver l’autre, il est souvent nécessaire de se retrouver soi-même. Pour prendre un rdv avec moi, c'est ici. Selene

  • Ce que je sais. Ce que je crois.

    Ce que je sais. Ce que je crois. Il y a une question qui m’aide de plus en plus à retrouver mon calme. Elle paraît presque trop simple. Et pourtant, elle m’a permis de voir combien notre esprit est capable de fabriquer des réalités entières à partir de quelques morceaux de vérité. Parce qu’entre ce qui est et ce que nous imaginons, il y a parfois un monde. Nous faisons tous la même chose. Quelqu’un tarde à répondre à un message. Un médecin nous demande de refaire un examen. Notre responsable nous dit : « Il faut qu’on parle. » Une personne nous sourit. Ou, au contraire, ne nous regarde plus. Et en quelques secondes, notre cerveau se met au travail. Il imagine. Il complète. Il interprète. Il anticipe. Parfois dans le pire. Parfois dans le plus beau. Mais dans les deux cas, il s’éloigne du présent. J’ai découvert que je pouvais revenir à quelque chose de beaucoup plus solide. Et vous n'avez besoin que d'une feuille. Deux colonnes. La première s’intitule : Ce que je sais. La seconde : Ce que je crois. La différence paraît minuscule. Elle change pourtant tout. Ce que je sais Ce sont uniquement les faits. Ce qui s’est réellement produit. Les paroles prononcées. Les actions observables. Les dates. Les décisions. Les éléments que n’importe qui pourrait constater. Sans interprétation. Sans explication. Sans conclusion. Ce que je crois C’est tout le reste. Ce que j’imagine. Ce que je redoute. Ce que j’espère. Ce que j’attribue aux autres sans pouvoir le vérifier. Les intentions que je leur prête. Les scénarios que mon esprit écrit pendant que la réalité, elle, continue simplement d’exister. Le plus surprenant est que cette deuxième colonne ne contient pas seulement nos peurs. Elle contient aussi nos idéalisations. Nous pouvons croire qu’une rencontre va forcément changer notre vie. Qu’une personne pense à nous sans arrêt ou ne nous aime plus. Qu’un projet sera forcément extraordinaire. Ou, à l’inverse, qu’il est déjà perdu. Les deux sont des projections. L’une nous élève trop haut. L’autre nous entraîne trop bas. Aucune ne nous permet d’habiter pleinement l’instant présent. Je ne crois pas qu’il faille renoncer à son intuition. Au contraire. Avec le temps, j’ai compris que l’intuition est souvent discrète. Elle ressemble davantage à une sensation. À un mouvement intérieur. À quelque chose qui sonne juste ou qui résiste. Elle ne raconte pas toute une histoire. C’est notre mental qui s’en charge ensuite. Il cherche à expliquer. À remplir les vides. À donner du sens à ce qu’il ne sait pas encore. Alors, lorsque je sens que mes pensées commencent à tourner en boucle, je m’arrête. Je prends une feuille. Et j’écris. Ce que je sais. Puis. Ce que je crois. Très souvent, la deuxième colonne est beaucoup plus longue que la première. Et cela me fait sourire. Parce que je réalise à quel point mon esprit travaille sans relâche. Cet exercice fonctionne presque partout. Dans une relation. Dans un conflit. Lorsqu’on attend une réponse importante. Lorsqu’on s’inquiète pour quelqu’un. Face à une décision. Pendant une période d’incertitude. Ou même lorsque l’on commence à imaginer le pire… ou le meilleur. Il ne supprime pas nos émotions. Il leur redonne simplement leur juste place. Un petit rituel Prenez une feuille. Tracez une ligne au milieu. À gauche, notez uniquement les faits. À droite, notez tout ce que votre esprit ajoute. Puis posez-vous une dernière question. Au regard de ce que je sais réellement, quelle est la prochaine action juste pour moi ? Pas la plus rassurante. Pas la plus spectaculaire. Simplement la plus juste. Puis refermez la feuille et relisez-la lorsque c'est nécessaire. Respirez. Et revenez vivre. Je ne peux pas toujours choisir ce qui arrive. Je peux en revanche choisir de ne plus confondre la réalité avec les histoires que mon esprit invente pour combler ses silences, ses questions, ses inactions. Et parfois… Cette simple différence suffit déjà à retrouver un peu de paix. Un mantra Je reviens aux faits. J’accueille mon intuition. Je laisse partir les scénarios. Et si tu n’arrivais pas à distinguer les faits des scénarios ? Certaines situations sont trop chargées émotionnellement pour que nous puissions les regarder seuls. C’est justement l’un des intérêts d’un tirage. Non pas pour prédire l’avenir. Mais pour remettre de la clarté là où notre mental entretient parfois la confusion. Selon ton besoin, je peux t’accompagner à travers un tirage : • autour d’une situation précise qui tourne en boucle ; • ou avec un tirage « Chemin de vie », pour mettre en lumière les énergies qui t’accompagnent aujourd’hui, les blocages éventuels et les ressources sur lesquelles t’appuyer. L’objectif n’est pas de te dire quoi faire. Il est de t’aider à retrouver un regard plus juste sur ce que tu vis. Parce que lorsque l’on distingue enfin les faits des scénarios, il devient beaucoup plus facile d’avancer. Réserve ici. Selene

  • On parle souvent du feu. Beaucoup moins de l’attente.

    On parle souvent du feu. Beaucoup moins de l’attente. L’attente face à un incendie Il y a dix jours, je pensais que les incendies étaient surtout des flammes. Je me trompais. Les flammes, on les voit à la télévision. L’attente, elle, ne se montre presque jamais. Et ne se dit pas. Depuis hier, je vis les fenêtres fermées. Je coupe la climatisation parce que l’on me conseille de ne pas faire entrer l’air extérieur. Alors la maison se réchauffe. Les murs semblent retenir la chaleur. Le silence devient lourd. Je regarde dehors. Les cendres tombent du ciel. Elles se déposent doucement sur la terrasse, comme un rappel que quelque part, quelqu’un est en train de tout perdre. Et que le danger n’est jamais loin. Puis il y a cette sonnerie. Le FR-Alert. Je crois que je ne l’oublierai jamais. À partir du moment où on l’a entendue une première fois, elle ne ressemble plus à une simple notification. Elle traverse le corps. Elle annonce qu’il faudra peut-être partir. Vite. En pleine nuit. Et cela fait 10 jours qu’elle sonne beaucoup trop régulièrement. La première fois que je l’ai entendue, je n’ai même pas lu le contenu du message, j’ai préparé mes affaires et mes animaux et je suis partie dans un souffle d’angoisse. Et j’ai erré sur les routes, ne sachant pas où m’arrêter avec les chiens, la chaleur et surtout ce malaise au fond du ventre. Je n’avais même pas compris le fonctionnement. Les réseaux sociaux diffusaient des informations contradictoires. Mon corps a simplement réagi avant ma tête. Ensuite j’ai tenté de m’organiser face à mon désordre intérieur. Alors j’ai préparé un sac. Les papiers. Quelques vêtements. Les médicaments. Quelques souvenirs auxquels je tiens. J’ai réfléchi aux chiens, au chat et j’ai laissé un nécessaire pour eux dans la voiture en permanence. À ce qu’il faudra laisser derrière moi. À ce que j’emporterais si la maison n’était plus qu’une trace quelques heures plus tard. Et c’est étrange de découvrir qu’au fond, il y a très peu de choses que l’on emporte vraiment. On peut renoncer à presque tout. Ce qui me ferait le plus mal c’est la maison en elle-même parce que c’était mon rêve. Et puis… on attend. On ne dort pas vraiment. On écoute le vent. On scrute les fumées dans le ciel, leur couleur, on s’improvise analyste. On regarde les cartes. Les communiqués. Les applications. On se demande si la fumée va entrer. Si le feu va changer de direction. Si cette nuit sera la bonne. Je crois que le plus difficile n’est pas toujours le danger. C’est de vivre plusieurs jours avec l’idée qu’il pourrait arriver. Je découvre aussi quelque chose de plus intime. J’ai peur. Et je suis seule. Dans ces moments-là, je comprends que ce qui me manque le plus n’est pas une solution. C’est une présence. Des bras autour de moi. Quelqu’un qui me dirait simplement : « Tout va bien se passer. » Peut-être que demain, le feu sera fixé. Peut-être qu’il repartira. Je n’en sais rien. En attendant, je manque parfois d’air entre mes propres murs quand ces pensées s’entrechoquent. Et je sais seulement que des milliers de personnes vivent aujourd’hui avec cette fatigue invisible. Celle qui ne laisse aucune trace sur la peau mais qui épuise le corps, l’esprit et le sommeil. Alors, au milieu de cette attente, il ne me reste qu’une certitude. Une immense gratitude. À toutes celles et ceux qui, pendant que nous fermons nos volets et préparons nos sacs, avancent vers les flammes. À ces femmes et ces hommes qui risquent leur vie pour protéger la nôtre. Merci. Simplement. Merci. Selene

  • Quand un poème appelle un autre poème

    Quand un poème appelle un autre poème la lecture des deux sonnets Il y a des lectures qui nous accompagnent longtemps. Et puis il y a celles qui nous arrêtent net. En ouvrant 50 sonnets pour mes 50 printemps de Souleymane Diamanka, je ne pensais pas refermer le livre pour écrire. Pourtant, dès les premiers sonnets, l’un d’eux s’est imposé à moi. La pluie. Cette pluie si familière, si intérieure, qui traverse aussi une grande partie de mon propre univers poétique. Sans réfléchir, j’ai eu envie de lui répondre. Non pas pour prolonger son texte, encore moins pour le réécrire, mais pour entrer, le temps d’un sonnet, dans cette conversation silencieuse que les poètes entretiennent parfois à travers les choses. Son poème regarde la pluie. Le mien regarde le sourire qui revient après elle. J’aime croire que la poésie est aussi cela : une main tendue entre deux écritures, où chacun conserve sa voix tout en laissant résonner celle de l’autre. J’ai eu la joie de savoir que Souleymane Diamanka avait lu mon texte et d’échanger quelques mots avec lui. Son accueil, d’une immense générosité, m’a profondément touchée. Voici donc ce sonnet, né d’une lecture, d’une émotion… et de cette pluie qui, décidément, n’a jamais fini de tomber sur nos pages. Réponse au Sonnet 3 de Souleymane Diamanka Ce matin ne reste plus qu’un sourire dans le ciel Les nuages ont fait leurs valises craignant le pire Entre l’église et l’enfer sommeillent les soupirs Alors que le jeune soleil avant son heure épanche le miel L’ombre du matin à chaque coin ouvre des portes La pluie y demeure yeux bandés prête à mordre la nuit À reculons, elle danse liquide sur les joues et dans les puits Chacun y va de son prix, pourvu que les larmes sortent Elle a la persistance des chants qui se sont tus Le goût amer des promesses rompues Ce matin le sourire a chassé la pluie Mais les vers sans cesse la soulèvent Plus loin, au-delà de l’essentiel, monte la sève Au nom de la vie, qui détruit et nourrit. Merci à Souleymane Diamanka pour cette lecture inspirante et pour l’élan créatif qu’elle a fait naître. Selene

  • Les Ateliers d’écriture des Jardins Lunaires : un rendez-vous pour ralentir et écrire autrement

    Les Ateliers d’écriture des Jardins Lunaires : un rendez-vous pour ralentir et écrire autrement Les ateliers sous les arbres Il existe des moments où l’on ressent le besoin de ralentir. De laisser le téléphone de côté. De respirer. D’écouter le silence. Et de retrouver le plaisir simple d’écrire. C’est de ce désir qu’est née l’idée des Ateliers d’écriture des Jardins Lunaires. Ils ne sont ni des cours de français, ni des ateliers littéraires. Ce sont des espaces bienveillants où chacun est invité à écrire à son rythme, sans niveau particulier, sans performance, sans jugement. Chaque atelier explore une thématique différente. Selon les séances, je vous proposerai parfois une courte relaxation ou une visualisation guidée afin de favoriser l’inspiration et de vous rendre pleinement disponible à l’écriture. Puis les propositions s’enchaîneront naturellement, toujours dans le respect du rythme de chacun. Les ateliers se déroulent dans mon jardin, à Carcès, en petit groupe (10 participants maximum). Le thé, le café et quelques douceurs accompagneront ce moment de partage. Qui suis-je ? Je m’appelle Selene. En parallèle de mon activité d’enseignante, j’écris depuis toujours. Je suis autrice du recueil Les Lunes d’un Cœur et je partage quotidiennement mon univers poétique sur Instagram sous le nom @selene_lesjardinslunaires. Aujourd’hui, j’ai envie de transmettre cette passion de l’écriture autrement. Non pas pour apprendre à écrire parfaitement. Mais pour découvrir ce que les mots peuvent parfois révéler de nous-mêmes. Le programme des prochains ateliers 🌿 Samedi 18 juillet — Un jardin, un haïku 🌸 Samedi 1er août — Poésie des émotions 🌳 Samedi 8 août — Le jardin comme muse ♥️ Samedi 22 août — Écrire le désir 💌 Samedi 29 août — Les lettres qu’on n’enverra jamais (Tous les ateliers ont lieu de 9 h à 10 h 30.) J’espère vous accueillir bientôt dans les Jardins Lunaires. 👉 Toutes les informations et les réservations sont disponibles ici. Selene

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