Résultats de recherche
150 résultats trouvés avec une recherche vide
- Le déguisement des jours légers
Le déguisement des jours légers Il y a des maisons où le temps continue de faire semblant. On y parle encore du prix des oranges, des films du soir, des gestes de tous les jours. Et pourtant, derrière la cuisine, derrière les rires, quelque chose tremble déjà. Et je l’entends. Le déguisement des jours légers Je t’entends rire à la cuisine comme si de rien. Tu cuisines avec lui, le temps est bon, sa voix est douce. Plus douce que jamais. Je t’entends raconter d’ici des histoires banales, le prix des oranges, mille fois ressassé, mais pour une fois entendu. Je t’entends marcher dans la maison, tes pas agiles, ton ombre légère qui volette, fragile. Où se cache ton corps, le vrai ? Je t’entends regarder un film, un truc idiot pour ne pas penser, s’envoler de là. Puis il suffit d’un mot. D’un mot de trop. Et ton visage se défait. Tes yeux se noient dans une peur si nue qu’ils en deviennent étrangers. Ta bouche se tord comme si l’air te manquait déjà. Comme si quelqu’un, quelque part, avait commencé à te retirer le sol, te fendre les os. Ça ressemble à ça, la mort proche, tu crois ? On fait semblant une partie des minutes. On rit à la cuisine. On parle du prix des oranges. On laisse traîner des gestes de vivants comme des leurres. On saupoudre la vie de miettes de joie pendant qu’elle nous gangrène le toit. Puis dès qu’on s’assoit, le poids du monde vient se blottir dans le ventre. Les nausées remontent. On brise l’horloge. On vomit des cadrans. Et le déguisement des jours légers prend feu. Selene
- L’interview complète : ce que je n’ai pas eu le temps de dire
L’interview complète : ce que je n’ai pas eu le temps de dire L'interview complète ici J’ai eu la joie d’être interviewée par Scandal (@bbb.scandal) sur Instagram récemment. Comme souvent pour les carrousels, le format publié a été raccourci, condensé, lissé. Alors j’ai eu envie de déposer ici la version complète de cet échange. Parce que les mots ont besoin d’espace. Parce que l’intime ne se résume pas totalement en quelques lignes. Et parce que, derrière ce que je partage, il y a une voix, un parcours, une manière d’habiter le monde. Voici donc, pour vous, l’entretien dans sa version intégrale. Présentation & parcours Je suis Selene, enseignante en reconversion. Je souhaite devenir accompagnante de l’intime, de façon plus globale. À découvrir sur mon site : leslunesduncoeur.fr . Je n’ai pas vraiment “choisi” l’écriture. Elle est arrivée quand certaines choses ne trouvaient plus leur place ailleurs. Au début, c’était très intime. Presque caché. Déjà pendant l’enfance. Et puis c’est devenu un langage. Un moment où je me connectais à mes émotions, que j’ai longtemps mises de côté, au profit de l’action et de la volonté. Une manière de donner de la place à ce qui reste, ce qui fait mal, ce qui déborde… ce que je ne disais à personne à voix haute. La lune, l’intime, le désir La lune, ce n’est pas un symbole pour moi. C’est un miroir. Je m’y reconnais. Entière et pourtant changeante. Je peux être pleine, lumineuse, ouverte. Et quelques jours plus tard, me retirer, disparaître, devenir presque invisible. Mais je suis toujours là. Il y a en moi ces phases. Ces élans, ces creux, ces retours. Des moments où tout exulte, et d’autres où tout se tait. L’intime, c’est cet endroit-là. Celui qu’on ne montre pas. Celui qui pourtant gouverne tout. Et le désir, c’est une énergie qui circule, même en silence. Probablement l’une des plus grandes pulsions de vie que nous puissions ressentir. Ce sont des espaces mouvants, des terrains de jeu et de création intenses pour moi. Et j’aime écrire depuis ces endroits-là. Les Lunes d’un Cœur : comment tout est né Les Lunes d’un Cœur, est né d’un trop-plein émotionnel. Des textes écrits à différents moments, mais avec un même fil : se rappeler, ressentir, attendre, désirer, retenir, aimer. Je ne voulais pas raconter mon histoire. Je voulais déposer des fragments d’intime. Et que chacun puisse s’y reconnaître, à sa manière. Entrer en résonance avec des cœurs éprouvés comme le mien. Mon écriture : plusieurs températures Je ne sais pas si j’ai un style. Mais j’ai une voix. Et plusieurs températures. Parfois fiévreuse, à peau ouverte. Parfois calme et lucide. Parfois tranchante et ironique. Mon écriture est intense, incarnée, sensuelle. Et de temps en temps, elle laisse aussi place à l’humour. Je suis exigeante, mais je ne cherche pas à faire joli. Je cherche à dire juste. Se dévoiler sans tout donner Ce n’est pas difficile de me dévoiler. Parce que je ne montre pas tout. Je montre ce qui est prêt à être dit. Il y a une différence entre se dévoiler et se livrer entièrement. Je choisis ce que j’offre. Et je garde encore plein de mystères. Ce qui m’inspire J’écris depuis les silences. Depuis ce qui reste coincé. Une absence, un regard, un message jamais envoyé… Et tout ce que le corps retient. J’écris depuis ça. Et plus largement, j’ai toujours admiré Charles Baudelaire, Fernando Pessoa, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Victor Hugo. J’ai aussi beaucoup lu de correspondances amoureuses. J’écris à partir de chansons, de photographies, d’œuvres d’art, de paysages, d’instants vécus qui me touchent. Le partage sur les réseaux Au départ, j’écrivais pour tenir. Pas dans l’optique d’être lue. J’écrivais parce que je n’avais plus de fenêtre pour dire. Parce que j’avais besoin d’être entendue. C’était d’abord adressé à l’absence. Et puis j’ai vu que ça résonnait ailleurs. Alors j’ai laissé les mots circuler. Je me suis laissée toucher par ce bonheur étrange de faire vibrer d’autres cœurs. Et j’ai fini par comprendre que j’avais une voix, au-delà de ce qui m’avait poussée à écrire. L’écriture n’est pas un refuge Je n’aime pas trop le mot “refuge”. Parce que ça donne l’impression qu’on s’y cache. Moi, j’ai plutôt l’impression que je m’y confronte. Que je vais gratter là où ça pique. La poésie, c’est l’endroit où je ne peux pas tricher. Où je vais au bout de ce que je ressens : l’amour, la colère, la peine, la folie, le désir, l’injustice… Ce n’est pas toujours confortable. Souvent, ça me vide. Mais c’est vrai. Et peut-être que c’est ça, au fond, qui apaise. Mes projets Je prépare Les Lunes d’un Cœur – L’organique, ainsi que deux autres recueils, dont des nouvelles érotiques. J’ai eu du temps cette année — même si ce n’était pas toujours simple. Et j’ai essayé d’en faire quelque chose de vrai. Merci à Scandal pour cet échange, la pertinence des questions, et merci à vous qui me lisez ici, dans cet espace plus libre, plus vaste, plus fidèle à ce que je suis. Selene
- Les Apéros poétiques au jardin
Les Apéros poétiques au jardin Les apéros poétiques Il y a des soirs où la lumière s’adoucit, où les voix se posent, où les mots trouvent leur place. J’ai eu envie de créer ces moments-là. À partir de ce printemps, je vous accueille dans mon jardin pour des apéros poétiques en petit comité, entre lecture, partage et douceur. Le déroulé de la soirée Nous nous retrouverons à 18h pour un accueil autour d’un verre, avant de nous installer pour un premier temps de lecture. Je proposerai environ 30 à 35 minutes de textes issus de mon univers Les Jardins Lunaires : des textes tour à tour sensibles , drôles , sombres , romantiques … parfois charnels . La soirée se poursuivra ensuite autour d’un apéro convivial , propice aux échanges. Un second temps plus libre pourra ensuite prendre place : lecture de textes personnels de la part des personnes présentes qui le souhaitent, partage de poèmes que l'on aime, ou simplement écoute à nouveau. Au programme Verre d’accueil (prosecco & framboises) Apéro maison (quiches, pizza, houmous, crudités, fromages, douceurs de saison) Boissons (verre de rosé, citronnade, eau, jus de fruits…) Informations pratiques 🕕 18h – 20h 📍 Rendez-vous au parking de la pêche (nous monterons ensuite ensemble jusqu’au jardin) 👥 10 personnes maximum 🔞 Réservé aux adultes 💫 20€ par personne Les places sont volontairement limitées pour préserver l’intimité du moment . 👉 Réservation obligatoire via le site. Ici. Important : Les soirées étant organisées en petit comité, toute réservation est considérée comme ferme . En cas d’empêchement, le billet pourra être cédé à une autre personne , mais ne pourra pas être remboursé. En cas de conditions météorologiques défavorables (pluie ou vent fort) , la soirée sera reportée à une date ultérieure ( sous 3 semaines maximum ). Au plaisir de vous accueillir, Selene 🌙
- Entre les mots : là où tout commence
Entre les mots : là où tout commence Un bonheur de vous présenter mon recueil Il y a des moments qui ne font pas de bruit, mais qui marquent un basculement. Cette soirée à Lyon, au cœur du festival Entre les mots, en fait partie. Je tiens d’abord à remercier chaleureusement Jonas Assalako , ainsi que l’association Wagenya-Arts , pour leur invitation et pour la qualité de ce qu’ils font vivre. Dans un monde où tout va vite, ils ont choisi de créer un espace différent. Un espace où l’on écoute. Où l’on prend le temps. Où les mots ne sont pas là pour remplir, mais pour toucher. Merci également à Bacary pour l’article consacré à l’événement ( à découvrir ici ), pour ce regard posé, pour cette manière de retranscrire ce qui, justement, ne se voit pas toujours. Pour moi, cette soirée avait une valeur particulière. C’était la première fois que je montrais, publiquement, le fruit d’un travail profondément solitaire. Depuis un an, j’écris. Dans le silence. Dans l’intime. Dans ces espaces où les mots viennent quand ils veulent, et où personne ne regarde. Une traversée, au fond. Alors lire ces textes à voix haute, les poser dans une pièce, face à des regards, les laisser vivre ailleurs que sur le papier… c’était autre chose. C’était un passage. Lecture de mes textes Il y avait des profils différents. Des personnes du milieu. D’autres non. Des jeunes. Des regards curieux, attentifs, silencieux. Et dans ce mélange, quelque chose de simple s’est produit : les mots ont circulé. Sans filtre. Sans détour. Ce moment a été précieux pour moi. Parce qu’il vient poser une première pierre. Parce qu’il transforme quelque chose d’intime en quelque chose de partagé. Et parce qu’il me confirme que Les Lunes d’un Cœur ne sont pas faites pour rester enfermées. Superbe moment en votre compagnie J’espère que ce n’est qu’un début. Le début d’une collaboration. Le début d’autres rencontres. Le début d’un chemin où mes mots continueront de voyager, de se déposer ailleurs, de trouver d’autres échos. Il y a un an, j’écrivais seule. Aujourd’hui, les mots sortent de moi. Et doucement, ils commencent à vivre dans le monde. Selene
- Le cerveau est le premier organe sexuel
Le cerveau est le premier organe sexuel Le cerveau est le premier organe sexuel On parle souvent du désir comme d’un phénomène corporel. Une excitation. Une réaction physique. Une montée de sensations. Mais en réalité, la sexualité commence bien avant le contact des corps. Elle commence dans le cerveau . Comprendre cela peut profondément changer la manière dont on vit son désir, son plaisir… et ses difficultés sexuelles. Le désir est une construction cérébrale Le cerveau est le centre de commande du plaisir sexuel. C’est lui qui : interprète les stimuli sensoriels active l’imaginaire et les fantasmes déclenche l’excitation physiologique autorise… ou bloque l’accès au plaisir Les zones cérébrales impliquées sont nombreuses : le système limbique (émotions), le cortex préfrontal (contrôle, jugement), l’hypothalamus (hormones), le circuit de la récompense (dopamine). Autrement dit : le désir n’est pas seulement une réaction physique. C’est une expérience émotionnelle, cognitive et relationnelle. Des travaux en neurosciences ont montré que l’excitation sexuelle active des réseaux cérébraux proches de ceux du plaisir, de la motivation et de l’attachement (Georgiadis & Kringelbach, 2012). Pourquoi le corps peut “ne pas suivre” alors que l’envie est là Beaucoup de personnes consultent en pensant avoir un “problème physique”. Troubles de l’érection. Difficulté à lubrifier. Absence d’orgasme. Baisse de désir. Or, dans de nombreux cas, le cerveau est en mode vigilance plutôt qu’en mode plaisir . Le stress, la fatigue, la charge mentale, les conflits relationnels ou la peur de mal faire activent le système nerveux de protection. Et un corps qui se sent en danger, même psychologique, ne s’abandonne pas facilement au plaisir. Des recherches montrent que le stress chronique augmente le cortisol et diminue la disponibilité des hormones liées au désir comme la testostérone ou l’ocytocine (Hamilton & Meston, 2013). Ce n’est donc pas une question de volonté. C’est une question de sécurité intérieure. Le rôle de l’imaginaire, de la mémoire et des expériences passées Le cerveau ne vit jamais la sexualité “dans l’instant pur”. Il convoque : les souvenirs les apprentissages les croyances les blessures éventuelles les scénarios fantasmatiques Une expérience négative ou intrusive peut laisser une trace durable dans le système nerveux. À l’inverse, une relation sécurisante, des expériences positives et une bonne communication peuvent renforcer les circuits du plaisir. Le désir est donc plastique : il évolue, se transforme et peut se réapprendre. La neuroplasticité , capacité du cerveau à créer de nouveaux circuits, permet d’expliquer pourquoi un accompagnement thérapeutique peut aider à retrouver une sexualité plus libre (Doidge, 2007). Le plaisir se construit aussi dans la relation Le cerveau sexuel est profondément relationnel. Le regard, les mots, la confiance, la présence… activent des hormones comme l’ocytocine, impliquée dans l’attachement et la détente. Sans sécurité émotionnelle, le désir peut se mettre en pause. C’est pourquoi la performance technique seule ne suffit pas. Le plaisir se co-construit. Il ne se “réussit” pas seul. Et si la difficulté était une invitation à comprendre ? Une baisse de désir, une difficulté d’excitation ou d’orgasme ne sont pas forcément des échecs. Ce sont parfois des signaux. Des invitations à : ralentir écouter son corps revisiter ses croyances comprendre ses besoins retrouver du choix Parce que lorsque le cerveau se sent compris et apaisé, le corps peut à nouveau s’ouvrir. Besoin d’en parler ? Si vous ressentez de la confusion autour du désir, une pression de performance ou une difficulté à accéder au plaisir, un accompagnement peut vous aider à mieux comprendre votre fonctionnement et à retrouver une sexualité plus sereine. Je vous accueille dans un espace bienveillant, sans jugement, seul·e ou à deux. Vous pouvez me contacter ici pour en savoir plus ou prendre rendez-vous. Selene
- Porter mes mots jusqu’à vous
Porter mes mots jusqu’à vous Il y a des étapes silencieuses dans une vie d’écriture. Celles où l’on noircit des pages, seule. Celles où l’on doute. Celles où l’on tremble devant ce que l’on vient pourtant d’oser écrire. Et puis un jour, une autre étape s’invite. Plus vertigineuse encore. Celle où les mots quittent le papier. Depuis quelque temps, une idée grandit en moi. L’envie , presque la nécessité , de porter mes textes directement aux oreilles de celles et ceux qui voudront bien les entendre. Lire. Partager. Respirer les silences entre les phrases. Sentir les regards. Recevoir l’émotion autrement que derrière un écran. C’est une perspective à la fois exaltante… et terrifiante. Car écrire seule dans une chambre n’a rien à voir avec se tenir debout devant des inconnus. Rien à voir avec la fragilité d’une voix qui se livre. Rien à voir avec le trac qui serre le ventre et rappelle que l’on s’apprête à être vue, vraiment. Pourtant, je sens que c’est une étape nécessaire dans mon parcours. Une manière de donner chair à ces fragments que j’ai longtemps contenus. Ces dernières semaines, certaines rencontres m’ont doucement poussée hors de l’ombre. On est venu me proposer de me déplacer pour une première lecture à Lyon. Un appel inattendu. Un frisson. Je suis donc en train d’organiser ce premier déplacement, où je proposerai une lecture de mes textes. Un premier pas. Une tentative. Un vertige. Peut-être d’autres suivront. Peut-être des cafés-théâtres. Peut-être des rencontres ailleurs, un jour, dans d’autres villes. Je n’avance pas avec des certitudes. J’avance avec une intuition. Celle que la poésie ne vit pleinement que lorsqu’elle circule. Lorsqu’elle se déplace. Lorsqu’elle se risque. Je reviendrai très prochainement vers vous pour vous donner des nouvelles de cette aventure qui commence. Avec une peur immense. Et une joie tout aussi grande. Selene
- Lectures Lunaires — Muse et hommes d’histoires naturelles d'Esthel Cornier
Lectures Lunaires — Muse et hommes d’histoires naturelles d'Esthel Cornier Depuis longtemps, la poésie est pour moi un territoire intime. Un lieu où les mots ne cherchent pas à convaincre, mais simplement à vibrer. Avec Lectures Lunaires, j’ai envie d’ouvrir un espace un peu particulier : un endroit où certaines plumes pourront être mises en lumière, simplement parce qu’elles m’ont touchée. Pas une critique littéraire au sens strict. Plutôt une rencontre avec une écriture, une façon d’habiter les mots, une sensibilité. Je commencerai cette série avec le recueil d’Esthel Cornier, Muse et hommes d’histoires naturelles (que j'ai adoré). Un livre vibrant, où la poésie circule librement entre formes courtes et élans lyriques plus amples. Ce livre est un véritable dédale de passions. L’autrice nous entraîne dans une furie sensuelle et sensorielle où chaque vers semble traversé par le corps, la chair et le vertige d’aimer. Sa poésie est incarnée, presque tactile. Elle respire le désir, la brûlure, les nuits fiévreuses, mais aussi les blessures profondes qui accompagnent les élans du cœur. Les mots s’y heurtent, s’y caressent, s’y déchirent parfois. Même la peine y possède une beauté singulière : tranchante comme une lame, mais étrangement musicale, presque chantante. On traverse dans ces pages une poésie vivante, sauvage, qui ose dire le désir, la perte, la fusion et les abîmes de l’amour. Un recueil d’une intensité remarquable, où chaque poème semble battre comme un cœur à vif. Vous pouvez vous le procurer ici . Je vous invite également à découvrir le compte Instagram d'Esthel @esthel.poemes.bis . Si vous souhaitez me proposer vos textes, je vous invite à lire cet article. Selene Pour découvrir mon recueil personnel, Les Lunes d'un Cœur cliquez ici . Les Lunes d'un Cœur
- Lectures Lunaires — Cœur Éclaboussé d'Alexandra Fertel
Lectures Lunaires — Cœur Éclaboussé d'Alexandra Fertel Depuis longtemps, la poésie est pour moi un territoire intime. Un lieu où les mots ne cherchent pas à convaincre, mais simplement à vibrer. Avec Lectures Lunaires, j’ai envie d’ouvrir un espace un peu particulier : un endroit où certaines plumes pourront être mises en lumière, simplement parce qu’elles m’ont touchée. Pas une critique littéraire au sens strict. Plutôt une rencontre avec une écriture, une façon d’habiter les mots, une sensibilité. Je continue cette série avec le recueil d'Alexandra Fertel, Cœur Éclaboussé (que j'ai adoré). Cœur Éclaboussé Un recueil brûlant d’envie et de vérité Il y a des livres qui ne se contentent pas de raconter. Ils respirent. Ils transpirent presque. Celui-ci est un recueil profondément désirant. Un recueil qui ne s’excuse pas d’exister. Une parole féminine qui choisit de ne plus se cacher, de ne plus édulcorer ses élans, ses contradictions, ses fièvres. J’ai aimé cette manière très physique d’écrire l’émotion. Comme si le corps devenait lui-même langage. Comme si chaque sensation cherchait sa propre syntaxe. Les mots résonnent parfois, comme une incantation. Comme un souffle court. Comme une obsession douce. On a la sensation de frôler une peau encore chaude, encore vivante, encore vibrante. Il y a la déchirure, bien sûr. L’inévitable fracture des liens, des attentes, des projections. Puis vient ce moment suspendu où l’on choisit de s’éloigner de ce qui pourtant continue de nous habiter. Car certaines présences ne quittent jamais vraiment. Elles changent simplement de place. Les paysages poétiques traversés sont multiples. On passe d’un tango brûlant à des éclats très courts, presque haletants. D’une narration intime au “je” à des déplacements subtils du regard. Comme si l’écriture elle-même cherchait une forme capable de contenir l’intensité vécue. On y traverse l’amour sous mille visages. L’attente. La fusion. La peur. La tentation. La perte. Le désir y est assumé. Non pas suggéré timidement, mais détaillé, incarné, presque palpable. Il devient matière, rythme, respiration. Ce qui touche surtout, c’est cette sensibilité à fleur de peau. J’aime les écritures qui osent la chair sans oublier la conscience. Celles qui n’opposent pas le feu et la lucidité. Celles qui savent que l’intensité peut aussi être un chemin de vérité. Vous pouvez vous le procurer ici . Je vous invite également à découvrir le compte Instagram d'Alexandra @naturedeplume. Si vous souhaitez me proposer vos textes, je vous invite à lire cet article. Selene Pour découvrir mon recueil personnel, Les Lunes d'un Cœur cliquez ici . Les Lunes d'un Coeur
- Plumes sous la Lune
Plumes sous la Lune Plumes sous la Lune La poésie est un territoire immense. Un territoire de peau, de vertige et de nuit. Depuis la naissance des Jardins Lunaires, je reçois des messages de lecteurs et parfois de poètes qui me confient leurs textes, leurs recueils, leurs fragments de vie écrits. J’aime cette idée que les mots circulent. Qu’une plume en rencontre une autre. Qu’un texte trouve écho ailleurs. C’est pourquoi j’ai décidé d’ouvrir ici une petite fenêtre : un espace où je mettrai, de temps en temps, certaines plumes poétiques en lumière. Des écritures qui me touchent. Des voix singulières. Des textes qui vibrent, qui osent, qui respirent. Si vous êtes auteur ou autrice de poésie, vous pouvez me contacter pour me faire découvrir votre univers. Pour me proposer votre recueil : 📩 Envoyez-moi un message via le formulaire de contact ou sur Instagram selene_lesjardinslunaires. Précisez : – recueil publié ou manuscrit – quelques poèmes – un lien vers votre univers. Je lirai toujours avec curiosité. Mais ces chroniques resteront guidées par mes affinités littéraires, mes émotions de lecture et mes goûts poétiques. Je me réserve donc la liberté de choisir les textes que je partagerai ici. Parce que la poésie, pour moi, reste avant tout une rencontre. Et certaines rencontres méritent d’être offertes aux autres lorsqu'elles font résonner notre cœur. Selene Les Jardins Lunaires
- Les Lunes d’un Cœur existent désormais aussi en ebook
Les Lunes d’un Cœur existent désormais aussi en ebook Sur une terrasse Il y a quelque chose d’étrange avec les livres. On les écrit dans le silence. Souvent tard. Avec des fragments de nuit, de désir, de souvenirs. On les écrit pour survivre à certaines émotions. Pour leur donner une forme. Puis un jour, ils commencent à vivre ailleurs. Ils apparaissent dans une bibliothèque. Sur une table de chevet. Dans une photo envoyée par quelqu’un que l’on ne connaît pas. Et soudain, ces mots qui étaient nés dans l’intimité commencent à voyager. Les Lunes d’un Cœur ont commencé ce chemin. Et pour celles et ceux qui préfèrent lire sur liseuse, tablette ou téléphone, le recueil est désormais disponible en ebook. Un recueil de fragments intimes Les Lunes d’un Cœur est un recueil composé de 200 éclats poétiques. Des fragments courts. Des instants suspendus. Ils parlent : d’amour de désir de manque de mémoire charnelle de cette part de nous qui continue de battre, même quand tout semble terminé. Le livre traverse plusieurs phases du cœur : la Lune fendue – l’amour et l’absence la Lune nue – le désir et le frisson la Lune brûlante – la vérité du corps la Lune farouche – la puissance et l’abandon Chaque éclat est une émotion capturée. Comme une respiration dans la nuit. Un extrait Voici l’un des fragments du livre : Certains silences vibrent plus fort que les cris. Sous la Lune fendue, je n’écris pas pour être lue, mais pour ne pas me dissoudre. Chaque éclat est un soupir retenu, un souvenir que je ne peux pas enterrer, une tendresse qui refuse de mourir. C’est ici que l’amour s’est retiré, mais pas le sentiment. Ici que la peau se souvient, même quand les bras ne sont plus là. Ce n’est pas un appel. C’est une persistance. Un battement discret dans la nuit du cœur. Pour celles et ceux qui ressentent encore Les Lunes d’un Cœur n’est pas un livre que l’on lit d’une traite. On l’ouvre au hasard. On s’arrête sur une page. On respire un fragment. Et parfois… on se reconnaît dedans. C’est un livre pour : celles et ceux qui aiment encore en silence celles et ceux qui portent un désir intact celles et ceux qui savent que certaines histoires ne disparaissent jamais vraiment. celles et ceux qui n’ont pas peur de leur désir. Le livre est désormais disponible en ebook Si ton cœur aime les textes courts qui vibrent, tu peux désormais emporter ces 200 éclats de lune partout. 📖 Les Lunes d’un Cœur – ebook disponible ici : https://librairie.bod.fr/les-lunes-dun-coeur-selene-les-jardins-lunaires-9782322611263 Et si un jour je retrouve ce livre chez toi… dans une bibliothèque, sur une table, ou entre deux livres que tu aimes… n’hésite pas à me le montrer. J’aime voir les Lunes d’un Cœur voyager. Selene
- Tenir, ce n’est pas guérir.Tenir, c’est survivre.
Tenir, ce n’est pas guérir.Tenir, c’est survivre. Tenir, ce n’est pas guérir.Tenir, c’est survivre. Tenir n’est pas guérir. On peut continuer à fonctionner. Travailler. S’occuper des autres. Répondre calmement. Rester digne. Et pourtant… Quelque chose en nous s'est brisé et n’a pas été réparé. Parfois, on ne pleure pas parce qu’on ne peut pas. Parce qu’il faut gérer . Le travail, les enfants, les autres qui vont mal. Parce qu’on espère encore. Une mauvaise lecture, une explication, une réconciliation. Parce que regarder en face ferait trop mal. Parfois pour l'image que l'on a de soi, parfois de l'autre. Alors on tient. On appelle ça maturité. Force. Patience. Compréhension. Mais parfois… c’était juste une suradaptation. Et un jour, sans prévenir, une remarque, un mot, un détail anodin ouvre une brèche. Et la tristesse qui n’avait jamais eu de place revient réclamer la sienne. Ce n’est pas un retour en arrière. Ce n’est pas une faiblesse . Ce n’est pas régresser . C’est le corps qui dit : “Maintenant, on peut.” Faire une place à cette tristesse, c’est peut-être le premier vrai geste de réparation. Cela montre souvent que l'on se sent enfin en sécurité pour l'accueillir. 🌿 Si tu traverses ce moment flou où tu comprends sans encore tout sentir… je propose des espaces de discussion et des tirages intuitifs pour t’aider à éclairer ce qui se joue émotionnellement. Parfois, mettre des mots suffit à apaiser la brume. Écris-moi si tu ressens que quelque chose s’ouvre en toi en ce moment. Je pourrais te guider vers: ✨ Tirage introspectif Pour comprendre : – Ce qui n’a pas été digéré – Ce qui demande à être vu – Et comment retrouver ton axe émotionnel Tu peux réserver une discussion rapide ici. Un tirage ici. Selene
- Soumission chimique: comment protéger les jeunes (et soi-même)
Soumission chimique: comment protéger les jeunes (et soi-même) Soumission chimique En ce moment, je vois passer des affaires de soumission chimique presque chaque jour. Une femme éveilleuse de conscience que je n'ai pas besoin de citer. Un enfant. Une élue. Un homme. Une étudiante. Ce n’est plus des faits divers isolés. C’est un phénomène. Et je m’interroge. Qu’est-ce qu’on peut faire, concrètement, face à ça ? Comment protéger nos jeunes sans les élever dans la peur ? Comment leur apprendre la vigilance sans leur apprendre la méfiance permanente ? Je suis sexothérapeute. Je parle souvent de désir, de consentement, de liberté. Mais que devient le consentement quand on vous vole la conscience ? Alors je me pose la question. Et peut-être que vous aussi. Qu’est-ce qu’on peut faire, nous, parents, adultes, éducateurs, amis, pour que nos jeunes ne deviennent pas les prochaines victimes d’un verre empoisonné ? Éducation au consentement + vigilance Expliquer dès l’adolescence que : toute boisson laissée sans surveillance peut être à risque on ne boit pas un verre préparé hors de sa vue on ne laisse jamais quelqu’un seul s’il/elle se sent soudainement mal Normaliser le fait de refuser un verre, même offert par “quelqu’un de sympa” Règle d’or en soirée Arriver ensemble, repartir ensemble Se prévenir avant de quitter un lieu Avoir un “mot code” entre amis pour signaler un malaise Garder son téléphone chargé Localisation partagée si nécessaire Signes d’alerte Étourdissement brutal et rapide Sensation de perte de contrôle disproportionnée par rapport à l’alcool consommé Troubles de la mémoire Vision floue Somnolence extrême Si suspicion : Ne pas rester seul Appeler le 15 ou 112 Conserver le verre si possible Aller rapidement aux urgences (analyses dans les premières heures) Pour les parents Instaurer un climat où l’enfant pourra parler sans peur Rappeler que rien ne sera reproché en cas d’appel d’urgence Prévoir un “appel de secours” possible à toute heure Éviter la culpabilisation (“Tu n’avais qu’à…”) La honte protège les agresseurs. La parole protège les victimes. Pour les plus jeunes (enfants) Éducation très claire sur : le droit de dire non le droit de refuser une boisson ou un bonbon le fait que personne ne doit leur donner quelque chose “en secret” Selene













