L’échec n'est pas ce qui nous définit : rester fidèle à soi-même malgré les chutes
- Selene De Beaumont
- 19 mars
- 3 min de lecture
L’échec n'est pas ce qui nous définit : rester fidèle à soi-même malgré les chutes
Il y a des moments où les paroles des autres nous frappent durement. « Tu ne te respectes pas en agissant ainsi. » Ces mots, ont résonné en moi, et pourtant, je n'ai pu m'empêcher de me questionner. Me respecter, est-ce fuir l'inconfort ? Est-ce choisir la sécurité et éviter tout risque, même celui de tomber, même celui d’échouer ? Ou est-ce plutôt persévérer, tout en restant fidèle à sa nature, celle qui pousse à tout tenter, à tout explorer, même au prix de la souffrance ?
Ma vraie nature est celle d’une personne entière, qui va toujours au bout des choses, peu importe la chute, peu importe le regard extérieur. J'ai l'espoir chevillé au corps, l’espoir que chaque pas, même s’il mène à un échec temporaire, est un pas vers quelque chose de plus grand, quelque chose de plus riche. Peut-être même quelque chose de plus fort que ce que l’on aurait cru capable d'atteindre.
Les échecs n’écrivent pas notre histoire, ils en font partie.
Ce que l’on oublie souvent, c’est que l’échec n'est pas une fin. C'est une étape, un passage, une forme de réajustement qui nous permet de redéfinir nos attentes et de nous réinventer. Beaucoup préfèrent se protéger de cet échec, se cacher derrière des excuses, éviter de prendre des risques. Mais je suis convaincue que la véritable souffrance vient de cette peur de ne rien tenter, de ne pas oser. Le véritable échec, ce n’est pas de tomber, c’est de ne jamais essayer, par peur d’y laisser des plumes.
Oui, il est facile de se laisser convaincre que rester dans une zone de confort est la meilleure solution. Mais, dans mon cœur, il y a cette conviction : rester immobile, c'est laisser filer la chance de grandir, de se transformer. Ce n’est pas le chemin que j’ai choisi.
L’échec n'est pas une tare, c’est un levier.
Quand je regarde en arrière, je vois tous ces échecs qui semblaient insurmontables sur le moment, mais qui ont, avec le temps, forgé la personne que je suis devenue. Je ne me définis pas par mes erreurs, par mes chutes. Je les utilise comme des leviers, des tremplins pour avancer. Il y a une beauté dans le fait de se relever, de recommencer encore et encore, avec un peu plus de sagesse et un peu plus de force.
Mon vrai respect envers moi-même, ce n’est pas de m’arrêter de vivre par peur de l’échec, mais de continuer à avancer, d'oser, de briser les chaînes de la peur. C'est dans cet élan que je trouve ma véritable liberté et ma force intérieure.
Rester fidèle à soi-même, malgré tout.
Je le sais, il est difficile de ne pas se laisser dévorer par les doutes et la peur de l’échec, surtout quand il vient d’une personne qu’on respecte. Mais, dans la vérité de ce qu'on est, il y a une puissance insoupçonnée. Une force tranquille qui nous pousse à nous relever et à recommencer. Il est essentiel de rester fidèle à soi-même, même quand tout semble contre nous, même quand les autres ne comprennent pas.
Cette personne a dit aussi : « Tu ne le respectes pas ». Mais je ne suis pas d’accord. Après sept mois de silence, j’ai pris le temps de m’éloigner. J’ai donné à cette situation tout le temps qu’elle méritait. Pourtant, à un moment donné, je dois aussi m’écouter, car à ne jamais bouger, je risquerais d’imploser. À rester dans une position passive, je perdrais mon équilibre, ma paix intérieure.
Et si cela signifie tomber pour mieux se relever, alors tant pis. Chaque pas dans cette direction est un pas vers une version plus authentique de soi-même.
Car au final, il n’y a pas d’échec plus grand que celui de ne pas avoir vécu pleinement.
Alors oui, je suis allée chez Roland. Oui, il ne m’a laissée aucun espoir. Et oui, aujourd’hui, j’ai mal. Très mal, même au point d'avoir le sentiment d'exploser. Mais j’étais dans une mort depuis sept mois, figée dans un silence plus cruel que n’importe quelle vérité. Aujourd’hui, au moins, je suis vivante, sans forces et perdue mais vivante.
Parce qu’au fond, l’échec n’est pas d’avoir aimé en vain. L’échec, c’est de ne pas avoir osé, de ne pas s’être brûlé à la flamme de nos propres désirs, de ne pas avoir tenté d’écrire une histoire, même si elle s’achève autrement que je ne l'aurais souhaité.
Et vous ? Quelle est votre plus grande chute ? Et surtout, comment vous êtes-vous relevé(e) ? Partageons nos éclats brisés et nos renaissances.
Selene










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