Liberté des femmes : quand le contrôle commence par le corps
- Selene De Beaumont
- 13 janv.
- 2 min de lecture
Liberté des femmes : quand le contrôle commence par le corps
En Iran, aujourd’hui encore, le corps des femmes est un territoire surveillé.
Mais ce contrôle ne commence jamais par la loi.
Il commence par l’idée que le corps féminin ne lui appartient pas vraiment.
Le corps comme lieu de pouvoir
Parler de sexualité, ce n’est pas parler de “plaisir léger”.
C’est parler de :
droit au consentement
droit au refus
droit au désir
droit à l’intégrité
Quand une société décide :
comment une femme doit se couvrir
comment elle doit se comporter
ce qu’elle peut ressentir
👉 elle ne régule pas la morale.
Elle régule le pouvoir.
Du contrôle visible… au contrôle intime
Le contrôle du corps ne se manifeste pas toujours par des lois.
Il peut être plus insidieux :
« sois désirable, mais pas trop »
« fais plaisir, mais sans demander »
« accepte, c’est normal »
« tais-toi, c’est intime »
En sexothérapie, je vois chaque jour des femmes
qui vivent dans des corps autorisés, mais pas libres.
Sexualité et liberté sont indissociables
Une femme libre sexuellement, ce n’est pas :
une femme qui fait “tout”
une femme qui dit toujours oui
une femme performante
C’est une femme qui peut dire :
oui
non
pas maintenant
je ne sais pas
sans peur, sans honte, sans sanction.
Pourquoi en parler ici, en sexothérapie ?
Parce que la sexualité est souvent le dernier endroit où les femmes osent reprendre du pouvoir.
Et parfois, le plus subversif n’est pas de crier.
C’est de dire :
« Ceci est mon corps.
Et il m’appartient. »
Défendre la liberté des femmes, ce n’est pas un sujet lointain.
C’est une pratique quotidienne.
Dans les corps, dans les choix, dans l’intime.
Selene









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