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Éclat sauvage: L'orage

Éclat sauvage: L'orage

L'orage

Il gronde, il claque,

il cogne les portes du ciel,

poursuit la brume à coups d’éclairs,

pisse des torrents,

se gorge de nuit,

devient noir comme l’encre d’un gouffre.


Il tape du pied,

il crache ses mots,

il foudroie,

il fend l’air et les âmes,

il saccage tout ce qu’il touche,

jusqu’à s’écorcher lui-même

dans sa propre violence.


Et moi,

j’observe.

Le ciel se défaire,

le monde s’éteindre

sous la fureur de ses poings.

Ce goût de fin du monde

qui m’immobilise.


Mais dans mon cœur,

vit un espoir infaillible.

Car je sais qu’après l’orage,

le soleil finit toujours par tracer sa route.


Alors il ne restera

que des coupelles pleines d’eau,

des coussins lourds de peine,

des tapis imbibés de ses larmes,

et le ruissellement muet

d’une solitude échappée des toits.


Puis viendra la chaleur,

douce, patiente, réparatrice,

qui séchera les plaies du ciel

et recoudra la lumière.


Assise sur la terrasse,

je repense à la peine versée.

Et du bout des doigts,

j’aimerais caresser la tête de l’orage,

lui dire que tout va mieux maintenant,

qu’il peut s’apaiser.


Selene

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