Casser un verre : 7 ans de malheur, ou appel à se libérer ?
- Selene De Beaumont
- 19 août
- 3 min de lecture
Casser un verre : 7 ans de malheur, ou appel à se libérer ?

La scène
Je viens de casser un verre.
Ce n’est pas la première fois.
Mais cette fois… je l’ai “vu” avant qu’il ne tombe. Comme si une partie de moi savait.
Je ne me souviens même plus du geste exact. Juste d’une sensation trouble, d’un avertissement flou. Et puis… crac.
Loin de l’envie de tout “surinterpréter”, j’ai eu envie de creuser. De ressentir. De comprendre. Et de transformer ce moment en quelque chose d’utile.
Pour moi. Pour vous peut-être aussi.
D’où vient la croyance des “7 ans de malheur” ?
L’origine populaire (superstition issue de la Rome antique) : casser un miroir (ou un objet précieux) renvoie à l’idée qu’on brise une part de son âme.
Les 7 ans : référence à des cycles de vie (les cellules du corps se régénèrent toutes les 7 ans).
Résidu culturel : notre peur de “la faute”, du destin, de la punition symbolique.
Et si ce n’était pas une punition… mais un message à décoder ?
Et si casser un verre n’était pas synonyme de malheur, mais le signe qu’on a besoin de laisser aller quelque chose pour que le nouveau entre ?
Casser, c’est rompre le cycle… et en ouvrir un autre
Le verre, c’est un contenant. Je l’ai tenu. Il a glissé. Il s’est brisé.
Et si ce n’était pas moi qui perdais prise, mais l’ancien qui ne voulait plus être porté ?
Parfois, on casse parce qu’on est sous tension. Parfois, ce sont les objets qui cassent à notre place.
Et parfois… ce sont des portes qui se ferment. Des cycles qui s’achèvent. Une ancienne version de nous qui doit mourir pour qu'une nouvelle version s'impose.
Briser un verre peut être l’écho silencieux d’un moment clé :
Une page à tourner.
Un lien à libérer.
Une énergie à recycler.
Une relation amicale, amoureuse, familiale qui ne peut plus exister en l'état et exige transformation ou clôture.
Une nouvelle version de nous à habiter.
Un tournant à amorcer dans sa vie professionnelle.
...
Ce n’est pas une fin. C’est un passage. Un entre-deux.
Et puis, dans ce bruit de verre brisé… parfois, on entend le signal d’un commencement.
Le son net d’un “plus jamais ça”.
Et / ou le murmure doux d’un “bientôt, autrement”.
Un rituel quand on casse quelque chose
J’ai décidé de ne pas balayer ce moment comme un simple accident.
Alors j’ai créé ce rituel réparateur.
Pour moi, pour vous, pour tout ce qui a besoin d’être lâché… avec bienveillance.
🌿 Rituel : L’art de briser en conscience
🔹 1. Le moment
Regarde l’objet cassé. Ne fuis pas. Dis-lui mentalement :
“Tu as porté quelque chose pour moi. Merci.”
🔹 2. Le message
Demande-toi : qu’est-ce qui se brise symboliquement aujourd’hui ?
Un lien ? Une attente ? Un fardeau invisible ?
Note-le sur un papier. Même un seul mot.
🔹 3. Le geste
Jette les morceaux (prudemment), en récitant une phrase :
"Je laisse ce poids derrière moi. Je ne contiens plus ce qui me blesse."
🔹 4. La réparation
Allume une bougie. Ou prends un bain. Ou bois un thé chaud en silence.
Offre-toi une action douce qui vient réparer ce moment.
Pas pour l’annuler. Mais pour en sortir plus légèr.e, plus conscient·e.
Ce qui casse… ouvre
Et si ce n’était pas 7 ans de malheur, mais 7 jours, 7 semaines, ou 7 mois d’ouverture ?
Le début d’un cycle nouveau, plus doux, plus aligné.
Avez-vous déjà “cassé quelque chose” dans un moment étrange ?
Racontez-moi. Partagez ce que vous en avez fait.
Et si vous souhaitez aller plus loin, je peux vous proposer une carte de guidance, ou simplement une conversation douce pour déposer ce que vous traversez.
Selene









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