Ce que je sais. Ce que je crois.
- Selene

- il y a 11 heures
- 3 min de lecture
Ce que je sais. Ce que je crois.
Il y a une question qui m’aide de plus en plus à retrouver mon calme.
Elle paraît presque trop simple.
Et pourtant, elle m’a permis de voir combien notre esprit est capable de fabriquer des réalités entières à partir de quelques morceaux de vérité.
Parce qu’entre ce qui est et ce que nous imaginons, il y a parfois un monde.
Nous faisons tous la même chose.
Quelqu’un tarde à répondre à un message.
Un médecin nous demande de refaire un examen.
Notre responsable nous dit : « Il faut qu’on parle. »
Une personne nous sourit.
Ou, au contraire, ne nous regarde plus.
Et en quelques secondes, notre cerveau se met au travail.
Il imagine.
Il complète.
Il interprète.
Il anticipe.
Parfois dans le pire.
Parfois dans le plus beau.
Mais dans les deux cas, il s’éloigne du présent.
J’ai découvert que je pouvais revenir à quelque chose de beaucoup plus solide.
Et vous n'avez besoin que d'une feuille.
Deux colonnes.
La première s’intitule :
Ce que je sais.
La seconde :
Ce que je crois.
La différence paraît minuscule. Elle change pourtant tout.
Ce que je sais
Ce sont uniquement les faits.
Ce qui s’est réellement produit.
Les paroles prononcées.
Les actions observables.
Les dates.
Les décisions.
Les éléments que n’importe qui pourrait constater.
Sans interprétation.
Sans explication.
Sans conclusion.
Ce que je crois
C’est tout le reste.
Ce que j’imagine.
Ce que je redoute.
Ce que j’espère.
Ce que j’attribue aux autres sans pouvoir le vérifier.
Les intentions que je leur prête.
Les scénarios que mon esprit écrit pendant que la réalité, elle, continue simplement d’exister.
Le plus surprenant est que cette deuxième colonne ne contient pas seulement nos peurs.
Elle contient aussi nos idéalisations.
Nous pouvons croire qu’une rencontre va forcément changer notre vie.
Qu’une personne pense à nous sans arrêt ou ne nous aime plus.
Qu’un projet sera forcément extraordinaire.
Ou, à l’inverse, qu’il est déjà perdu.
Les deux sont des projections.
L’une nous élève trop haut.
L’autre nous entraîne trop bas.
Aucune ne nous permet d’habiter pleinement l’instant présent.
Je ne crois pas qu’il faille renoncer à son intuition.
Au contraire.
Avec le temps, j’ai compris que l’intuition est souvent discrète.
Elle ressemble davantage à une sensation.
À un mouvement intérieur.
À quelque chose qui sonne juste ou qui résiste.
Elle ne raconte pas toute une histoire.
C’est notre mental qui s’en charge ensuite.
Il cherche à expliquer.
À remplir les vides.
À donner du sens à ce qu’il ne sait pas encore.
Alors, lorsque je sens que mes pensées commencent à tourner en boucle, je m’arrête.
Je prends une feuille.
Et j’écris.
Ce que je sais.
Puis.
Ce que je crois.
Très souvent, la deuxième colonne est beaucoup plus longue que la première.
Et cela me fait sourire.
Parce que je réalise à quel point mon esprit travaille sans relâche.
Cet exercice fonctionne presque partout.
Dans une relation.
Dans un conflit.
Lorsqu’on attend une réponse importante.
Lorsqu’on s’inquiète pour quelqu’un.
Face à une décision.
Pendant une période d’incertitude.
Ou même lorsque l’on commence à imaginer le pire… ou le meilleur.
Il ne supprime pas nos émotions.
Il leur redonne simplement leur juste place.
Un petit rituel
Prenez une feuille.
Tracez une ligne au milieu.
À gauche, notez uniquement les faits.
À droite, notez tout ce que votre esprit ajoute.
Puis posez-vous une dernière question.
Au regard de ce que je sais réellement, quelle est la prochaine action juste pour moi ?
Pas la plus rassurante.
Pas la plus spectaculaire.
Simplement la plus juste.
Puis refermez la feuille et relisez-la lorsque c'est nécessaire.
Respirez.
Et revenez vivre.
Je ne peux pas toujours choisir ce qui arrive.
Je peux en revanche choisir de ne plus confondre la réalité avec les histoires que mon esprit invente pour combler ses silences, ses questions, ses inactions.
Et parfois…
Cette simple différence suffit déjà à retrouver un peu de paix.
Un mantra

Et si tu n’arrivais pas à distinguer les faits des scénarios ?
Certaines situations sont trop chargées émotionnellement pour que nous puissions les regarder seuls.
C’est justement l’un des intérêts d’un tirage.
Non pas pour prédire l’avenir.
Mais pour remettre de la clarté là où notre mental entretient parfois la confusion.
• autour d’une situation précise qui tourne en boucle ;
• ou avec un tirage « Chemin de vie », pour mettre en lumière les énergies qui t’accompagnent aujourd’hui, les blocages éventuels et les ressources sur lesquelles t’appuyer.
L’objectif n’est pas de te dire quoi faire.
Il est de t’aider à retrouver un regard plus juste sur ce que tu vis.
Parce que lorsque l’on distingue enfin les faits des scénarios, il devient beaucoup plus facile d’avancer.
Selene

















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