Ceux qui continuent comme si de rien n’était
- Selene De Beaumont
- 26 août
- 2 min de lecture
Ceux qui continuent comme si de rien n’était

Aujourd’hui est un jour douloureux.
Un jour de prise de conscience générale.
Un jour où tout se mélange, où la lucidité brûle.
Et comme je ne peux pas le dire à voix haute à quelqu’un, j’ai besoin de l’écrire.
D’extérioriser. De déposer.
Je suis fatiguée des gens qui mentent, blessent, détruisent,
et qui ensuite continuent…
comme si de rien n’était.
Un like par-ci, un message flou par-là,
comme si leurs actes n’avaient jamais existé,
comme si le monde était amnésique.
Je suis fatiguée des silences confortables,
des réponses à côté,
des regards qui fuient quand il faudrait assumer,
des bras qui ne se tendent jamais sauf pour recevoir.
Je suis fatiguée d’être celle qui voit tout,
ressent tout, comprend trop,
et pardonne encore.
Alors j’arrête.
Je refuse de cohabiter avec les demi-vérités,
les manipulations douces,
et les gestes d’évitement qui prétendent tout régler.
Je ne veux plus faire semblant pour ne pas faire de vagues.
Je suis la mer entière, s’il le faut.
Et je reprendrai tout ce qui m’appartient :
ma voix, mes frontières, ma force.
Et parfois, ceux-là, ce sont les gens que tu aimes le plus.
Ta famille. Tes amis. Les gens que tu aimes.
Alors c’est pire que tout.
Il y a des déceptions qui ne viennent pas de l’extérieur, mais de ceux qu’on croyait solides, fiables, aimants.
Parfois, ce sont les gens qu’on aime le plus — sa famille, ses amis, ses amours — qui vous trahissent, vous déçoivent, vous ignorent, minimisent vos blessures ou ne les regardent pas du tout.
Alors c’est pire que tout.
On se surprend à porter leurs failles, à maquiller leurs manques, à maintenir leurs apparences pour que le monde ne voie pas les fissures. Jusqu’au jour où l’on comprend que ce rôle n’est pas le nôtre.
Alors on se retire. On laisse les masques tomber.
Et on cesse de sauver ce qui n’a jamais voulu se sauver lui-même.
Ce silence-là n’est pas une fuite, c’est une force : la décision de ne plus se trahir pour protéger les autres.
Et si toi aussi tu traverses ce genre de journée, où tout semble lourd, confus, trop… Et où tu es seul.e avec tes idées qui tournent en boucle.
Je t’invite à écrire.
Pas pour publier, pas pour expliquer, mais juste pour déposer.
Les mots soulagent.
Ils posent des frontières invisibles.
Ils redonnent une voix à ce qu’on pensait étouffé.
Alors écris.
Et vois comme, déjà, tu respires un peu plus.
Selene










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