Scénarios Interdits #16 – La cueillette aux champignons
- Selene

- 2 déc. 2025
- 5 min de lecture
Scénarios Interdits #16 – La cueillette aux champignons

Nous étions partis « aux champignons ».
C’était l’excuse la plus sage… et la plus mensongère que tu aies jamais trouvée.
La vérité, c’est que tu m’observais depuis le premier sentier, comme un homme qui ne pense déjà plus à rentrer avec un panier plein, mais avec la peau de sa chérie sous les doigts.
Je m’amusais à te pousser chaque fois que tu te penchais pour ramasser quelque chose.
À un moment, tu es tombé sur les fesses et tu as vu rouge.
Quand tu m’as attrapée par la taille, j’ai éclaté de rire.
Tu m’as soulevée, j’ai protesté, et on a roulé dans les feuilles mortes comme deux corps affamés qui feignent encore le jeu avant de céder au reste.
Le sol était froid.
Toi, non.
J’ai réussi à me relever, non sans mal. En voyant la terre sur mes jambes, je t’ai disputé. Déjà joueur, tu m’as demandé :
— « Comment je peux faire pour être pardonné ? »
J’adorais voir tes yeux implorants à ce moment-là.
Je t’ai demandé de nettoyer la terre sur mes mollets.
Nous avions nos habitudes, et tu savais très bien que ça voulait dire : avec la langue.
Tu t’es exécuté, et un frisson m’a traversée du mollet jusqu’en haut de la cuisse. Alors j’ai soulevé ma jupe et je t’ai dit de réparer ton erreur sur toute la jambe. J’en avais des tremblements à mesure que tu t’approchais de ma culotte.
Puis j’ai soufflé, presque innocemment :
— « La culotte aussi est couverte de terre… »
Tu as commencé à la lécher, et je me suis appuyée sur tes épaules : les décharges de tes lèvres et de ton menton pressé contre moi me faisaient perdre l’équilibre.
Ensuite, j’ai ajouté :
— « Et mon soutien-gorge ? J’imagine qu’il doit y avoir de la terre aussi… »
Tu as osé répondre :
— « Ben non, tu as ton pull… »
Je t’ai coupé net :
— « Je sais bien qu’il y en a. Tu es sot de ne pas t’en rendre compte. »
Tu as acquiescé immédiatement, docile, presque pris en faute, avec des yeux pétillants qui en disaient long.
Quand j’ai retiré mon pull, tu t’es penché sur ma poitrine, pour “nettoyer” mon soutien-gorge de la même manière. Je voyais ton excitation croître — évidente, tendue, impossible à ignorer dans ton pantalon.
Je t’ai murmuré de te mettre plus à l’aise.
Alors tu l’as enlevé.
Nous avons eu un léger moment de peur : un bruit dans les arbres.
On a regardé autour pour vérifier que personne ne nous observait.
Puis j’ai glissé la main sur ton caleçon, affirmant qu’il y avait de la terre dessus et que j’allais devoir l’enlever.
J’ai commencé à te caresser. Tes lèvres se sont entrouvertes et j'y ai glissé un doigt brûlant rien qu'à leur vue.
Très vite, nous nous sommes retrouvés bouche contre bouche, tes mains impatientes sur mes hanches, et mon souffle accroché au tien.
Et d’un coup, tu as repris totalement le dessus :
— « Tu crois que t’es là pour cueillir des champignons ? »
Tu m’as fait basculer au sol, les poignets bloqués, la voix basse, grave, dangereusement douce. J’ai seulement souri et savouré le poids de ton corps sur le mien.
Quand tu as glissé tes doigts sous ma culotte marquée de ta salive et de mon plaisir, le panier de champignons s’est renversé à côté de nous, comme si la forêt elle-même nous donnait la permission.
Ton regard avait changé : plus sombre, plus décidé. Tu ne jouais plus.
Tu t’es approché de mon visage et ta bouche a cherché chaque endroit où il y avait supposément de la terre, chaque zone inventée pour t’obliger à me frôler.
Ta langue glissait, lente, méthodique, le long de ma peau électrique.
Je me suis cambrée malgré moi. Tu le savais. Tu jubilais.
— « Là aussi… tu vois ? Tu as oublié… »
Ta voix grondait contre mon ventre.
Tes lèvres ont suivi. Tes mains ont suivi. Et moi, j’ai cessé de respirer.
Quand tu t’es relevé, ton short avait glissé à moitié, suspendu à tes hanches comme une provocation. Tu l’as fait tomber d’un geste sec.
— « Il reste de la mousse à nettoyer », as-tu sifflé, triomphant.
J’ai compris.
Je me suis mise à genoux, et je t’ai pris en bouche, lentement d’abord, puis avec l’avidité que tu déclenchais en moi.
Ta main dans mes cheveux guidait mon rythme, tes hanches avançaient par instants, ton souffle se brisait.
La forêt elle-même semblait retenir le sien.
Puis tu es retombé sur moi tout d'un coup.
Tu m’as volée un baiser profond, presque sauvage, avant que je n’aie le temps de reprendre haleine.
Tes doigts sont retournés entre mes cuisses, plus assurés, plus affamés encore, et j’ai senti mes jambes se dérober alors que tu fouillais rageusement mon sexe.
Tu m'as finalement pénétrée au sol, avec une impatience maîtrisée, mon dos arqué, tes doigts serrant ma taille comme si tu voulais m’ancrer dans la terre elle-même.
Soudain, je t'ai poussé. Dans un éclat de malice, je t’ai échappé. Et j’ai fait la seule chose qui pouvait encore te rendre fou : je suis partie en courant, riant comme une gamine prise en flagrant délit presque complètement nue à travers les arbres.
Tu m’as poursuivie — je t’entendais derrière moi, les pas rapides, la forêt frémissant à notre passage, les feuilles craquant sous nos pieds.
Tu m’as rattrapée par la taille, m’arrachant un cri mêlé de rire et de surprise.
Ton souffle brûlant est venu mourir dans mon cou quand tu m’as plaquée contre un arbre couvert de mousse.
Puis j'ai vibré un instant quand tu as soufflé dans mon oreille, je ne contrôlais plus rien.
— « Là. »
Tu savais pertinemment que je ne pouvais pas résister à tes lèvres sur mes oreilles.
Tes mains ont écarté ma culotte d’un geste sec à nouveau.
Ton bassin a trouvé le mien sans hésitation.
Et tu m’as prise debout, contre l’arbre, comme si toute la forêt pouvait s’effondrer autour de nous.
Ton rythme était serré, profond, rapide.
Ma joue contre l’écorce, mes doigts cherchant quelque chose auquel se retenir.
Ton corps collé au mien, ta bouche dans mon cou.
Je sentais ton plaisir monter — et le mien s’y mêler.
Quand tu t’es penché pour m’embrasser, tu as joui en moi, dans un dernier tremblement qui a fait vibrer ma colonne entière.
Le panier de champignons gisait quelque part derrière nous, renversé depuis longtemps.
Et nous, debout contre l’arbre, nous n’avions plus du tout l’intention d’être sages.
La forêt s’était tue autour de nous, comme si on venait d’en épuiser la dernière flamme.
Tu gardais encore mes hanches entre tes mains, comme pour t’assurer que je ne t’échapperais pas une seconde fois.
J’avais toujours la joue contre l’écorce tiède, le cœur battant si vite qu’il me semblait faire voler les feuilles au-dessus de nous.
L’air sentait la mousse écrasée, l’humus chaud, et nous.
Quand j’ai relevé la tête, tu m’as regardée comme si j’étais ton œuvre et ton chaos, ta déraison et ta clairière.
J’ai senti ton front se poser contre le mien, ce petit geste que tu ne maîtrises jamais vraiment, celui qui te trahit plus que tes mains.
Nos respirations se sont mélangées encore un instant, avant que je n’éclate de rire, incapable de savoir si je tremblais de froid, de toi, ou du simple bonheur d’être prise dans cette parenthèse sauvage que nous venions d’ouvrir au milieu des arbres.
Je crois que nous n’avons pas mangé de champignons, ce jour-là.
Selene
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