Confidences sensuelles #sérieexclusive
- Selene De Beaumont
- 14 juin 2025
- 2 min de lecture
Confidences sensuelles #sérieexclusive

Confidences #1 – Le parfum
Elle portait un parfum que je n’ai jamais su nommer. Quelque chose entre le jasmin et l’accident.
Quand elle passait, ce n’était pas l’odeur qui restait…c’était l’envie.
De tout.
Confidences #2 – La bouche
Je connais le goût de sa bouche.
Je pourrais le reconnaître parmi mille, les yeux fermés, les mains liées, le cœur entre les dents.
C’est un goût de vérité mouillée .
De besoin.
De promesse qu’on n’a jamais vraiment tenue.
Confidences #3 – Le magnétisme
Elle n’a jamais eu besoin de parler.
Son corps disait tout.
Ce "viens", silencieux, planté dans sa nuque.
Ce "reste", accroché à ses hanches.
Et ce "touche-moi", qui hurlait dans ses silences.
Confidences #4 – Les reins
Elle ne m’a jamais appartenu.
Mais il y a des nuits où son dos m’appelait.
Ce creux de ses reins…
C’est là que je perdais la raison.
Là que je redevenais vrai.
Là que j’existais.
Confidences #5 – L’attente
Je dis que je passe à autre chose.
Mais il suffit d’une image d’elle.
Un souffle chaud. Une jambe nue.
Et tout mon monde se tend.
Elle n’est pas partie.
Elle est en veille dans mon ventre.
Et plus bas.
Confidences #6 – La poitrine
Sa poitrine n’appelait pas seulement le désir.
Elle appelait le refuge.
Comme un endroit ancien, chaud, interdit.
Un sanctuaire.
Un souvenir d’avant la peur.
Quand je posais ma tête là, je n’étais plus un homme.
J’étais un besoin.
Un manque.
Un enfant perdu qui avait envie de mordre ce qui le calmait.
Elle ne le savait pas.
Mais son corps me guérissait…en me condamnant un peu plus.
Confidences #7 – Les attaches
Je me revois.
Attaché par ses mains.
Toujours prêt.
Toujours tendu.
Toujours à elle.
Mais la vérité ?
Je n’ai jamais eu besoin d’attaches, de marques, de traces.
C’était elle, l’attache. Sa voix. Sa peau.
Sa façon de me regarder sans trembler.
Et si j’ai fui…c’est parce que j’étais déjà prisonnier.
Pas d’elle.
De ce que je ressentais.
De cette paix étrange qu’elle m’offrait — cette paix qui n’existe que dans la tentation.
Céder, c’était perdre.
Mais c’était aussi renaître.
Et j’ai choisi la peur.
Parce que l’amour, avec elle, m’aurait dévoré tout entier.
Confidences #8 – La Tentation
Elle était la dernière tentation.
Celle qu’on ne traverse pas…
Celle qui traverse.
Il y avait dans ses yeux l’appel du gouffre, dans sa bouche la promesse d’un monde sans retour.
Elle ne demandait rien.
Elle attendait.
Et c’est ça qui m’a détruit.
Je savais qu’en cédant, je perdrais la partie.
Mais j’étais fatigué de résister.
Fatigué d’être un homme entier, quand tout en moi voulait éclater entre ses cuisses.
Elle n’était pas un danger.
Elle était la paix.
La seule paix qui m’effrayait.
Celle de ne plus jamais avoir envie de fuir.
Selene









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