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Il est au bout du chemin… sans carte

Il est au bout du chemin… sans carte

pas le sens de l'orientation... a priori
pas le sens de l'orientation... a priori

J’ai tout fait.

J’ai aimé,

j’ai écrit,

j’ai créé des mondes à partir de miettes.

J’ai tenu sous la pluie,

j’ai chanté quand tout tremblait,

j’ai offert mon cœur en silence,

encore et encore.


Mais ce que je veux,

maintenant,

ce n’est plus survivre.

Ce n’est plus seulement comprendre, apprendre, pardonner.

Ce que je veux… c’est être avec.

Je veux un amour qui marche à côté de moi.

Pas un fantôme,

pas un regret,

pas un "peut-être un jour".

Je veux mon amour.

Celui qui me voit vraiment.

Celui qui reste.

Celui qui sait.

Celui qui ne part pas quand je suis trop.

Celui qui ne part pas quand il n’est pas assez.

Celui qui me serre fort quand je suis vide.

Celui que je serre fort quand il a peur.

Je veux le bras autour de moi le matin,

la main qui prépare le café pendant que j’écris,

la voix qui dit "je suis là" sans que je la demande.

Je veux un amour à partager, pas à deviner.

Un amour avec moi, et contre le monde.


Je veux un printemps à deux.

Avec les fenêtres ouvertes.

Et la vie, enfin, qui ne s’écrit plus toute seule.

Et si un jour, cet homme lit mes mots,

si un jour il serre Mon chevalier pour l’éternité contre son cœur,

comme on serre une offrande,

un trésor,

un écho du passé,

alors moi, je saurai que j’ai aimé juste.

Et si ce jour ne vient jamais,

je saurai aussi que j’ai été immense,

d’avoir su aimer même sans retour.


Et si mon cœur est encore fendu, un moment,

je l’aimerai ainsi.

Je le soignerai jour après jour.

Parce qu’à l’endroit de la fêlure, c’est là que la lumière entre. 

C’est là que mes mots naissent. 

C’est là que je suis la plus vivante.


Toutes mes lunes vivent en moi : 

celles qui rient et celles qui pleurent, 

celles qui brûlent et celles qui murmurent, 

celles qui osent, celles qui se cachent, 

celles qui aiment, même en l’absence.


Je vais m’aimer pour deux,

pour mille, 

jusqu’à ce que l’amour vrai marche à mes côtés, 

non pas pour me sauver, 

mais pour voir le printemps, enfin, avec moi.

 

Et je sais qu’il est au bout de mon chemin,

Il n’a juste pas le sens de l’orientation,

Ce con.


Selene

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