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Je t’ai porté, tu m’as piétinée

Dernière mise à jour : 21 mai



Je n’ai pas pour habitude d’écrire dans la colère ni de m'abaisser, même dans la douleur. Mais il arrive un moment où le silence devient complice, et je refuse de l’être.

Cet instant précis où l’amour donné devient une arme contre celle qui l’a offert.

Je ne sais pas ce que je pardonnerai un jour. Je ne sais pas si je le pourrai. Je sais que je le devrai, pour moi, car ce n'est certainement pas de lui que viendra la démarche.


Mais ce que je ressens aujourd’hui, ce qu’il m’a infligé sans trembler, ce mépris orchestré, cette humiliation, offerte comme une scène, ça, je ne l’oublierai jamais.

Ce texte n’est pas une lettre. Ce n’est pas une déclaration.

C’est le récit brut d’une trahison. Et c’est ce qu’il me reste à poser avant de me relever.


Je t’ai porté, tu m’as piétinée


Je t’ai porté au ciel.

Et tu m’as jetée à genoux.

Alors que je t'ai soutenu dans ta nuit.

Et tu as trouvé ça juste.


Je t’ai aimé comme on le fait une seule fois.

À nu, sans armure, sans orgueil.

J’ai voulu porter ton nom.

Le porter aussi haut que ma voix pouvait le faire.

Je l’ai défendu. Protégé. Aimé.

Je l’ai hissé, même dans l’absence,

comme on défend un royaume invisible.

Je t’ai attendu sans bruit,

espérant qu’un jour tu viendrais avec la vérité.

Avec l'amour vrai et le pardon.

Et toi…Tu as choisi le mépris.

Tu as choisi l’exposition, la punition, l’humiliation.

Tu m’as fait payer l’amour que je t’ai donné.

Tu m’as punie de t’avoir porté si haut.

Tu as préféré cracher sur la lumière que j’étais pour toi

plutôt que d’admettre ce qu’elle révélait de toi.

Qui peut faire ça ? Qui ?


Je ne t’ai rien fait.

Rien d’autre que t’aimer.

Mais tu as vu dans mon amour un danger,

une mise à nu,

un miroir que tu ne voulais pas affronter.

Alors tu m’as détruite.

Lentement, puis brutalement.

Et tu m’as laissée là, avec cette question sans fin :

Pourquoi fait-on ça à quelqu’un qui vous a aimé sans masque ?


Tu me fais vomir.

Pas parce que je t’ai trop aimé.

Mais parce que tu as souillé cet amour.

Parce que tu m’as regardée pleurer en silence,

et tu as choisi d’en rajouter.

Parce que tu savais ce que j’attendais,

et tu as offert l’inverse,

froidement,

comme une gifle.


Tu me fais vomir.

Ce que tu as fait,

ce que tu es désormais,

ce que tu crois être.

Tu n’es pas un homme,

juste un petit être planqué derrière son ego,

incapable d’assumer l’amour qu’on lui tend.


Tu me fais vomir.

Toi, ta manière de jouer au vivant,

de faire semblant d’aimer ailleurs

comme un enfant qui piétine un oiseau mort.

Tu as mis en scène ta trahison,

avec toute la théâtralité pathétique d’un homme

qui veut dominer ce qu’il ne comprend pas.

Tu n’as même pas eu le courage d’assumer

que tu étais coincé entre deux mondes,

et que tu venais regarder

— en vautour, dans un mausolée —

les traces de mes sentiments,

pour te demander comment mieux les piétiner.

Tu n’es pas supérieur.

Tu n’es pas libre.

Tu es un bouffon dans un théâtre de papier déjà mâché,

gonflé d’orgueil,

creux de vérité.

Tu ne mérites pas la moindre ligne.

Mais voilà : celle-ci, elle est pour toi.

Elle dit ce que mon corps hurle

depuis cette nuit:

du fond du cœur,

tu me dégoûtes.


Tu me fais vomir.

Rideau.


Conclusion


Tu es parti sans mourir.

Mais ce que j’aimais en toi, lui, n’est plus.


Tu t’es vidé de ton humanité pour ne pas affronter ta douleur.

Tu as préféré la dissociation à la guérison.

Et dans ton néant, tu as souillé ce qu’il y avait de plus pur entre nous.


Non pas par oubli.

Mais par volonté.

Tu savais la pureté de mes sentiments.

Tu savais que je t’attendais.

Tu savais que je restais fidèle,

que je protégeais encore ce lien comme un sanctuaire.

Et tu as choisi la destruction, en toute conscience.

Tu as voulu me faire mal.

Tu as voulu me faire tomber, peut-être parce que je t’aimais trop haut.


Aujourd’hui, je vois.

Tu ne veux pas guérir.

Tu ne veux pas vivre.

Et tu es devenu dangereux à côtoyer.


Tu n’as pas simplement fui.

Tu as profané.

Tu as tourné le dos à un amour rare, et tu as voulu le ridiculiser.

Tu as fait de notre histoire une cible, un jeu, une mise à mort.

Et ça, c’est impardonnable.


Mais non,

tu n’as pas tué ce que c’était.


Pourquoi ?

Parce que la beauté de ce que nous avions te terrifiait.

Parce que tu n’as pas su être à la hauteur.

Parce que mon amour te renvoyait à ta petitesse ressentie au fond de toi,

et au lieu de grandir, tu as préféré anéantir.


Alors je te rends à ton vide.

J’ai compris que celui que j’ai aimé ne reviendrait plus jamais.

Mais je reprends ma lumière,

je ne te laisserai plus jamais essayer de l’éteindre pour te sentir vivant.


Tu te sers des gens comme des objets.

Mais le seul objet que je vois moi aujourd’hui, c’est toi :

il sonne creux — mais plus que tout, il sonne vide.

Et comme il doit être triste de vivre prisonnier à l’intérieur.


Car au fond, peut-être que tu ne voyais plus rien de bon en toi,

et que me lire, c’était encore te voir à travers un regard que tu ne méritais plus.

Mais au lieu de grandir, te transformer, évoluer

tu as tout sali.


Et tu n’auras plus jamais accès à la beauté qu’on a créée.

Pas parce qu’elle n’a pas existé.

Mais parce que tu l’as détruite, seul.

Et que je ne veux plus la porter pour toi, seule.


Ce n’est plus ma bataille.

J’étais là pour la vérité,

pas pour un jeu,

où les pièces qui tombent sont les cœurs des gens,

enfin le mienc’était le seul qui était encore là.


Selene


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