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"Les Humeurs" de Sélène – Il a “réussi” à la rendre fontaine


"Les Humeurs" de Sélène – Il a “réussi” à la rendre fontaine


Le plaisir se partage.
Le plaisir se partage.

Je suis tombée sur une vidéo ce matin. Un homme, hilare, fier comme un coq :


« Quand t’as réussi à la rendre fontaine. »

Et j’ai soupiré.

Pas de désir, non. De lassitude.


Parce que non, il n’a rien “réussi”.

Elle n’est pas un trophée.

Et il n’y a pas de médaille à la clé du plaisir féminin.


Ce qui s’est passé, c’est qu’elle s’est ouverte.

À lui, peut-être.

Mais surtout à elle-même.


À cet instant précis, elle s’est sentie en sécurité.

Elle a cessé de vouloir bien faire.

Elle a laissé tomber la pudeur, les réflexes de contrôle, le besoin de plaire.

Et son corps a parlé à sa place.


Ce n’est pas un exploit.

C’est un abandon.

Et cet abandon n’appartient qu’à elle.


Alors oui, qu’il se réjouisse d’avoir créé un espace où elle a pu se sentir libre — pourquoi pas. Mais qu’il cesse de s’enorgueillir d’un phénomène biologique et émotionnel qui ne lui appartient pas.


Le plaisir féminin n’est pas une récompense pour bonne conduite.

Et la fluidité d’une femme n’est pas une validation de la virilité d’un homme.


Peut-être qu’un jour, on cessera de mesurer la puissance d’un homme à ce que son ego croit provoquer, et qu’on commencera enfin à parler de la beauté d’un corps qui s’autorise à être.


Et à ceux qui doutent, qui se comparent ou se jugent : le plaisir ne se “provoque” pas, il se partage.

La puissance d’un homme n’est pas dans la performance, mais dans sa capacité à écouter, à accueillir, à être présent.


En sexothérapie, j’accompagne aussi les hommes sur ce chemin — celui qui libère du poids de la performance pour retrouver la confiance, la justesse et la profondeur du lien.


Pour que le plaisir redevienne un langage, pas une performance.


Pour réserver un temps d'écoute c'est ici.


Selene

2 commentaires


J’ai déjà vu une vidéo similaire, et j’avoue que je suis resté… Sans voix. Je sais en tant qu’homme qu’il me faut faire ce qu’il faut pour amener ma partenaire. À ce type de plaisir ultime, je veux dire par-là que j’ai ma part à jouer. Mais comme vous le dites si bien c’est avant tout à elle, et uniquement à elle, qu’appartient ce lâcher prise, ce laisser aller, cette libération et cet abandon total. Si je devais amener ma partenaire au point d’être fontaine, oui je serais heureux. Pour elle. Parce qu’elle aura réussi à dépasser cette pudeur, à faire tomber les dernières barrières qui l’empêchaient d’être pleinement elle.

Il y a encore - trois fois hélas -…

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En réponse à

C’est une harmonie à deux. Merci pour ce commentaire précieux.

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