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Une terre fertile



Une terre fertile

Ce n’est plus vraiment moi.

Ce n’est pas une autre non plus.

C’est une femme en lente germination.

Une femme qui revient de loin, qui a traversé l’hiver du cœur, et qui sent enfin quelque chose pousser à nouveau.


Cette semaine, j’ai cuisiné pour le plaisir. Pas pour nourrir. Pour ressentir.

J’ai marché pieds nus dans l’herbe, glissé dans la rivière, je me suis laissée frôler par l’eau froide d’une cascade comme on touche le vivant pour s’assurer qu’il existe encore.



La vie qui circule
La vie qui circule

J’ai joué. Au baby-foot, au ping-pong, au billard, à la pétanque. Et j’ai ri. Fort. Simplement. Sans contrôle. Sans devoir aller mieux. Juste parce que ça coulait.

J’ai conduit mon camion.

Longtemps.

Et j’ai commencé à l’imaginer autrement.

Pas comme un rêve à ranger, mais comme quelque chose de possible.

De simple. De doux. De mien.


Et j’ai senti que le temps, pour la première fois depuis longtemps, était un endroit où je pouvais respirer. Un lieu sans urgence. Un espace d’ancrage.

Je marche. Le vent me touche. La lumière m’effleure. Et je me demande :

À quel moment suis-je redevenue une terre fertile ?


Je n’ai pas besoin de réponses. Je sais juste que je suis là.

Sensible.

Sensuelle.

Sauvage.

À moitié nue du cœur.


Et plus vivante que jamais.


Selene

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