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Cinq textes publiés dans L’Épiderme et Sottopelle : quand les mots quittent enfin la maison

  • Photo du rédacteur: Selene
    Selene
  • il y a 2 jours
  • 3 min de lecture

Cinq textes publiés dans L’Épiderme et Sottopelle : quand les mots quittent enfin la maison


Il existe des moments que l'on espère longtemps sans savoir s'ils arriveront un jour.

Puis un matin, un message arrive.


Une publication paraît.


Et l'on réalise soudain que les mots écrits dans le silence ont trouvé leur chemin.

Aujourd'hui, je peux enfin partager une très belle nouvelle : cinq de mes textes ont été publiés dans le numéro consacré au deuil de la revue L'Épiderme, également diffusé dans sa version italienne, Sottopelle.


Voir mes textes apparaître dans une publication bilingue, portée à la fois en français et en italien, est une émotion particulière. L'écriture voyage déjà lorsqu'elle quitte nos carnets. Elle voyage davantage encore lorsqu'elle franchit les frontières.


L'antichambre du deuil

Pour ce numéro intitulé Après que tout s'effondre, j'ai proposé un ensemble de textes réunis sous le titre : L'antichambre du deuil.

Le texte de présentation qui accompagne cette publication ouvre un territoire qui m'est familier : celui des pertes qui commencent parfois avant l'absence elle-même.

Ces moments où rien n'est encore terminé, mais où tout vacille déjà. Le deuil n'y apparaît pas seulement comme une conséquence.


Il devient une présence lente.


Une ombre qui s'installe.


Une transformation silencieuse du monde.


Les textes publiés sont :


  • Quelques mois

  • Tu vas mourir

  • Le déguisement des jours légers

  • La nuit n'a pas encore avalé le monde

  • Alors les hommes n'ont rien appris


Du deuil intime au deuil collectif

Les quatre premiers textes explorent le deuil intime.


Ils parlent de l'attente.

De la peur.

De l'annonce.

De l'impuissance.


De ce moment étrange où l'on commence déjà à perdre quelqu'un alors qu'il est encore là.

Ils interrogent aussi la mémoire, le corps, la solitude et les silences que l'on transporte avec soi lorsque plus rien ne semble avoir de sens.

Le cinquième texte s'écarte volontairement de cette sphère intime.

Alors les hommes n'ont rien appris est un texte engagé consacré aux guerres et aux deuils collectifs.

Il évoque les civils ensevelis, les familles amputées, les exils forcés et les morts qui deviennent des statistiques avant d'être oubliés.

Car derrière chaque conflit, il y a toujours des vies ordinaires arrachées au monde.

Et derrière chaque guerre, il y a des deuils invisibles qui continuent longtemps après le silence des armes.


Voir ses mots vivre ailleurs

Écrire est souvent une activité profondément solitaire.


On écrit dans un carnet.

Dans un document.

Dans une chambre.

Dans un moment de colère ou de tristesse.


Parfois même sans savoir si quelqu'un lira un jour.

Puis un jour, les mots quittent la maison.

Ils rencontrent des lecteurs inconnus.

Ils cessent de nous appartenir entièrement.


Je crois que c'est ce qui me touche le plus aujourd'hui.

Ces textes ont été écrits à une période particulière de ma vie.


Ils portent des émotions, des questionnements et des paysages intérieurs qui m'accompagnent depuis lors .

Les voir publiés dans ces pages leur donne désormais une existence qui ne dépend plus seulement de moi.


Une rencontre littéraire

Au-delà de la publication elle-même, cette aventure m'a permis de rencontrer une équipe profondément investie dans la création littéraire.

Leur confiance m'a particulièrement touchée.


Je remercie sincèrement toute l'équipe de L'Épiderme et de Sottopelle pour leur accueil, leur regard sur mon travail et leur confiance.


Quand une porte s'ouvre

Nous passons souvent beaucoup de temps à attendre certaines reconnaissances.

Parfois elles n'arrivent pas.

Parfois elles prennent une forme différente de celle que nous avions imaginée.

Cette publication ne change pas le monde.

Mais elle me rappelle quelque chose d'essentiel :

Les mots ont leur propre destinée.


Et parfois, après des années d'écriture discrète, ils finissent par trouver leur place. Auprès d’un être, d’une communauté, d’une revue…


Je suis heureuse que les miens aient trouvé la leur dans les pages de L'Épiderme et de Sottopelle.

Et j'espère que cette aventure littéraire ne fait que commencer.


Selene


Pour découvrir la revue et le travail de l'association, vous pouvez consulter leur site et leurs publications.


Un immense merci à toute l'équipe pour cette belle aventure éditoriale.



 
 
 

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