Comment être un bon coup ? Pourquoi la question est déjà mal posée
- Selene De Beaumont
- 21 janv.
- 3 min de lecture
Comment être un bon coup ? Pourquoi la question est déjà mal posée

C’est une question que beaucoup d’hommes se posent.
Parfois en silence.
Parfois avec anxiété.
Parfois avec l’impression qu’il y aurait quelque chose à “réussir”.
Comment être un bon coup ?
Qu’est-ce qu’il faut faire ?
Qu’est-ce que les femmes attendent ?
Et pourtant…
Cette question repose sur une idée fausse.
Le mythe : il existerait une méthode universelle
Cette question suppose qu’il y aurait :
une technique à maîtriser
un niveau à atteindre
des “bons” et des “mauvais” amants
Comme si le plaisir dépendait d’un savoir-faire standardisé.
Comme s’il existait un mode d’emploi valable pour toutes les femmes, tout le temps.
Ce n’est pas ainsi que fonctionne le désir.
La réalité : le plaisir ne se joue pas en solo
Le plaisir n’est pas une performance individuelle.
Il ne se mesure pas.
Il ne se valide pas.
Il se construit dans la relation.
Être “bon”, ce n’est pas savoir faire quelque chose. C’est savoir être avec quelqu’un.
Et surtout :
le plaisir ne se situe pas chez l’homme seul, mais dans l’espace entre deux personnes.
Ce qui change tout : apprendre à découvrir l’autre
La vraie question n’est donc pas :
“Comment être un bon coup ?”
Mais plutôt :
“Comment apprendre à découvrir mon/ma partenaire ?”
Car chaque personne est différente.
Et une même personne peut aimer :
des choses très différentes
selon son âge
son histoire
son état émotionnel
sa fatigue
son sentiment de sécurité
Ce qui a fonctionné dans une relation ne fonctionnera pas forcément dans une autre.
Ce qui fonctionnait hier peut ne plus fonctionner aujourd’hui.
Et ce n’est ni un échec, ni une faute.
Le désir féminin n’est pas fixe, ni linéaire
Contrairement aux idées reçues, le désir féminin n’est pas “plus faible”.
Il est plus contextuel. Voir cet article ici sur le désir féminin.
Il dépend notamment :
du sentiment de sécurité émotionnelle
de la qualité de la relation
de la charge mentale
du stress
du cycle hormonal
de l’histoire corporelle et sexuelle
Le désir ne disparaît pas : il se met parfois en veille quand quelque chose ne va pas.
Ce qui nourrit réellement le désir
Ce qui fait la différence, ce n’est pas :
❌ la performance
❌ la pression
❌ la volonté de “bien faire”
Mais :
✔️ l’écoute
✔️ l’attention
✔️ la capacité à observer les réactions
✔️ la communication (verbale et non verbale)
✔️ le respect du rythme de l’autre
Un corps qui se sent en sécurité est un corps qui peut s’ouvrir.
Communiquer plutôt que deviner
Il n’existe pas de lecture de pensée sexuelle.
Personne ne peut deviner ce que l’autre aime, veut ou refuse à un instant donné.
Poser des questions n’est pas un manque de compétence.
C’est une preuve de maturité relationnelle.
Observer, ajuster, écouter les mots, les gestes, les silences, les retraits…
C’est cela, l’intelligence sexuelle.
Et si on arrêtait de parler de “bon coup” ?
Parler de “bon coup” enferme les hommes dans :
la pression
la comparaison
la peur de mal faire
Alors que le désir n’attend pas un expert.
Il attend un partenaire présent, attentif, ajustable.
Le plaisir ne se prouve pas. Il se co-crée.
Il n’y a pas :
UNE méthode
UNE performance
UNE norme
Il y a :
une relation
deux corps
deux histoires
un dialogue à construire
Et c’est précisément là que le plaisir devient possible.
Et si vous souhaitez être accompagné·e
Si vous vous questionnez sur :
votre place dans la relation
la pression de “bien faire”
la compréhension du désir de votre partenaire
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Parce que la sexualité n’est pas une épreuve à réussir, mais une relation à comprendre.
Selene – Sexothérapeute










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