Entre les mots : là où tout commence
- Selene

- il y a 11 heures
- 2 min de lecture
Entre les mots : là où tout commence

Il y a des moments qui ne font pas de bruit, mais qui marquent un basculement.
Cette soirée à Lyon, au cœur du festival Entre les mots, en fait partie.
Je tiens d’abord à remercier chaleureusement Jonas Assalako, ainsi que l’association Wagenya-Arts, pour leur invitation et pour la qualité de ce qu’ils font vivre.
Dans un monde où tout va vite, ils ont choisi de créer un espace différent.
Un espace où l’on écoute.
Où l’on prend le temps.
Où les mots ne sont pas là pour remplir, mais pour toucher.
Merci également à Bacary pour l’article consacré à l’événement (à découvrir ici), pour ce regard posé, pour cette manière de retranscrire ce qui, justement, ne se voit pas toujours.
Pour moi, cette soirée avait une valeur particulière.
C’était la première fois que je montrais, publiquement, le fruit d’un travail profondément solitaire.
Depuis un an, j’écris.
Dans le silence.
Dans l’intime.
Dans ces espaces où les mots viennent quand ils veulent, et où personne ne regarde.
Une traversée, au fond.
Alors lire ces textes à voix haute, les poser dans une pièce, face à des regards, les laisser vivre ailleurs que sur le papier… c’était autre chose.
C’était un passage.

Il y avait des profils différents.
Des personnes du milieu.
D’autres non.
Des jeunes.
Des regards curieux, attentifs, silencieux.
Et dans ce mélange, quelque chose de simple s’est produit : les mots ont circulé.
Sans filtre.
Sans détour.
Ce moment a été précieux pour moi.
Parce qu’il vient poser une première pierre.
Parce qu’il transforme quelque chose d’intime en quelque chose de partagé.

J’espère que ce n’est qu’un début.
Le début d’une collaboration.
Le début d’autres rencontres.
Le début d’un chemin où mes mots continueront de voyager,
de se déposer ailleurs,
de trouver d’autres échos.
Il y a un an, j’écrivais seule.
Aujourd’hui, les mots sortent de moi.
Et doucement, ils commencent à vivre dans le monde.
Selene





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