Et si c’était la fin du monde demain ?
- Selene De Beaumont
- 26 juil.
- 2 min de lecture
Et si c’était la fin du monde demain ?
J’ai hésité. Longtemps.
Mais aujourd’hui, je sais que ce n’est plus pour lui que j’écris.
Ce n’est pas contre lui non plus.
C’est pour que l’amour que je porte ne se fane pas en silence.
Alors je laisse les mots couler et je vois ce qui vient.
Au début, j’ai eu peur.
Très peur de rouvrir les vannes.
Alors je me suis fermée, cet été.
Fermée pour tenir debout, pour me protéger, pour que ça cesse un peu de couler. Pour me concentrer sur des choses que j’ai mises de côté.
Et c’était juste. C’était assez.
Mais aujourd’hui, je sens que quelque chose revient.
Quelque chose s’ouvre à nouveau.
Je me rends compte que je veux rouvrir mon cœur autrement.
Pas pour lui.
Pas contre lui.
Pour moi.
L’amour est toujours là, en moi.
Mais je ne veux plus le chanter pour qu’il entende.
Je ne veux plus le taire pour l’en priver non plus.
Je veux juste chanter l’amour.
Parce qu’il est là. Parce qu’il brûle doucement. Parce qu’il est à moi. Et que je veux l’offrir.
Je veux le déposer quelque part. Je veux qu’il résonne dans 1000 cœurs.
Je ne cherche plus à provoquer un déclic depuis longtemps maintenant.
Mais, parfois, j’ai besoin de sentir sa présence, même fantôme, même invisible, même imaginaire.
Et ça, je ne m’en excuse plus.
Et je sais que ça ne me détourne plus.
Je suis sur mon chemin.
Et l’amour que je porte ne m’empêche pas d’avancer.
Il m’accompagne. Il me rend plus douce. Plus vraie.
Alors je ne vais plus me taire pour ne pas le déranger.
Je ne vais pas non plus cacher cette tendresse comme une punition.
Et je n’ai pas honte de vivre ces sentiments.
J’ai besoin que l’amour vive. Et je veux qu’il touche. Qu’il éclaire. Qu’il console. Même ailleurs. Même autrement.
Même si ce n’est plus chez lui.
Alors je demande, aux étoiles et au vent…

Et si c’était la fin du monde demain ?
Dis-moi.
Dis-moi que tu viendrais, au chaud sous mon aile.
Que tu soufflerais sous mes jupes comme on rallume un feu sacré.
Que tu viendrais murmurer des chants d’amour à mon oreille,
et déposer toutes les fleurs du jour qui décline à mes pieds.
Dis-moi que tu viendrais tourniller dans ma vie comme un arc-en-ciel.
T’abreuver à mes lèvres comme à une fontaine éternelle.
Marcher avec moi sur un sable brûlant,
danser joue contre joue dans le silence de l’aube,
pleurer à tous nos matins perdus qui ne reviendront plus.
Dis-moi.
Dis-moi que si c’était la fin du monde demain,
tu choisirais encore mon coeur pour dernier refuge.
Selene









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