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Et si le problème n’était pas le désir… mais la vitesse ?

  • Photo du rédacteur: Selene
    Selene
  • il y a 2 minutes
  • 2 min de lecture

Et si le problème n’était pas le désir… mais la vitesse ?


Nous vivons dans un monde qui nous apprend à aller vite.

Vite travailler.

Vite répondre.

Vite produire.

Vite dormir.


Pourquoi notre sexualité y échapperait-elle ?

Petit à petit, nous avons appris à considérer le plaisir comme un objectif à atteindre plutôt qu’un chemin à parcourir.


Alors nous cherchons ce qui fonctionne.


Ce qui stimule rapidement.

Ce qui garantit un orgasme.

Ce qui procure une décharge immédiate.

Ce n’est pas forcément un problème.


Le porno, les sextoys ou certaines habitudes masturbatoires ne sont pas mauvais en eux-mêmes. Ils peuvent même être des outils précieux lorsqu’ils sont choisis librement.


Le problème apparaît lorsqu’ils deviennent notre seule façon d’accéder au plaisir.


Lorsque notre cerveau apprend qu’il faut beaucoup d’intensité pour ressentir quelque chose.

Lorsque notre corps cesse d’être écouté pour devenir simplement efficace.

Petit à petit, certaines personnes découvrent qu’elles n’arrivent plus à se laisser surprendre par une caresse.

Qu’elles ont besoin de toujours plus de stimulation.

Que le désir semble disparaître.

Qu’elles se sentent “cassées”.


La plupart du temps, elles ne le sont pas.

Elles sont simplement déconnectées.

Déconnectées de leurs sensations.

De leur respiration.

De leur imaginaire.

De leur capacité à rester longtemps dans un même instant sans courir vers la fin.


La sexualité n’est pourtant pas une course.

L’orgasme n’est pas une ligne d’arrivée.

Il est parfois une conséquence.

Jamais une obligation.


Notre époque nous apprend à consommer le plaisir. Notre corps, lui, nous demande encore d’apprendre à l’habiter.
Notre époque nous apprend à consommer le plaisir. Notre corps, lui, nous demande encore d’apprendre à l’habiter.


Retrouver son corps demande souvent de ralentir.

Prendre le temps de sentir.

Explorer sans chercher à réussir.

Laisser les mains remplacer les automatismes.

Laisser l’imaginaire remplacer les images.


Découvrir qu’un frisson peut parfois être plus bouleversant qu’un orgasme obtenu en quelques secondes.


Puis, lorsque ce lien avec soi revient, le partager avec l’autre.

Sans pression.

Sans performance.

Sans scénario imposé.

Seulement deux personnes qui apprennent à se rencontrer.

Parce que la meilleure sexualité n’est pas toujours la plus intense.


C’est souvent celle dans laquelle on se sent suffisamment en sécurité pour ralentir.


On ne réapprend pas à désirer en cherchant davantage de sensations. On réapprend à désirer en redevenant présent à celles qui existent déjà.


Je vous écoute.

Si vous avez le sentiment d’avoir perdu le lien avec votre corps, votre désir ou votre plaisir, sachez que cela se reconstruit.

J’accompagne les femmes, les hommes et les couples dans cette reconnexion à soi, ce ralentissement, cette redécouverte de leurs sensations, afin que la rencontre avec l’autre ne soit plus guidée par la performance, mais par la présence.


Parce qu’avant de retrouver l’autre, il est souvent nécessaire de se retrouver soi-même.

Selene

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