Et si… ? Les mille et un scénarios de son retour ( Et peut-être du vôtre)
- Selene De Beaumont
- 17 avr.
- 5 min de lecture
Et si… ? Les mille et un scénarios de son retour
(Et peut-être du vôtre)
Le murmure du cœur
Il n’a jamais su comment faire. Pas vraiment. Quand il y avait un problème, il se taisait. Se retirait. Me regardait sans savoir que faire de mes larmes, de ma colère, de ma tendresse mêlée à ma peine.
Je crois que c’est ce qui a fait le plus mal. Pas son absence. Mais cette incapacité à revenir, à réparer. Cette manière d’aimer — si fort, si vrai, et pourtant… sans savoir comment.
Alors j’ai commencé à faire ce que je sais faire : j’ai rêvé à sa place.
J’ai imaginé, encore et encore, les mille et un scénarios de son retour, cousus au fil fin de l'âme. Pas pour combler. Pas pour attendre. Mais parce que mon cœur avait besoin de donner à l’amour une issue, même imaginaire, pour ne pas le laisser mourir sans forme.
Les scénarios

Le parterre de fleurs et de mots
Un matin, je sors de chez moi. Le sol est couvert de fleurs. Des feuilles aussi. Des morceaux imprimés de mon blog. Chaque article, chaque fragment. Déposés là, comme des preuves muettes. Il n’a jamais été loin. Il lisait. Il savait. Et lui, debout derrière le portillon, me regarde. Il entre. Il s’agenouille pour la dernière fois. Et me dit tout, sans un mot.
Une lettre simple dans ma boîte aux lettres
"Je pense à toi. Je ne sais pas comment faire. Mais je voudrais essayer" ou "Je lisais. Je n’ai jamais arrêté, viens je t'en prie". Pas d’explication. Juste une main tendue.
Un message idiot sur mon téléphone
"Tu es toujours dans mes pensées. Tu veux qu’on parle un jour ?" C’est tout. Et pourtant, ce serait tout.
Une enveloppe glissée sous ma porte
À l’intérieur : une carte postale de Port Grimaud ou de Venise ou une photo de mon jardin, avec simplement écrit : "Je n’ai jamais oublié ce que c’est d’être à la maison." Et lui qui attend depuis des heures mon réveil dans un coin du jardin.
Un colis anonyme
Il contient les colliers que je lui ai offerts et les bracelets. Et un mot : "Me permettras-tu de les porter à nouveau de temps en temps en ta présence? Lorsque cela nous fera plaisir? Réponds-moi."
Lui, m’attendant sur le parking
Pas sûr de lui. Mais là. Le silence plus fort que n’importe quelle déclaration.
Un appel
Il lit une lettre qu’il a écrite. Il trébuche sur les mots. Il respire trop fort. Il a peur. Mais il la lit. Jusqu’au bout.
Une playlist créée pour moi, envoyée par mail
Chaque chanson est un souvenir ou une projection. Un message l’accompagne : "C’est tout ce que je n’ai pas su dire et que j'aimerais aujourd'hui te confier si tu veux bien me voir."
Le déblocage et la preuve
Je suis débloquée partout. Et sur chaque réseau, il m’a envoyé des captures d’écran de mon blog. Des passages, des phrases qu’il a gardées. Comme autant de preuves d’un amour qui n’a jamais cessé de le traverser. Et un message simple: « Pardon, je suis là. »
Les lettres
Il m’envoie toutes les lettres qu’il n’a jamais écrites. Toutes celles que j’ai attendues. Et qui, pourtant, vivaient en lui. Et termine par des mots simples: "Cessons d'écrire, vivons."
Les livres
Il achète dix exemplaires de mon livre. Il vient, les bras chargés. Il me les tend. Pas pour que je les signe. Pour me montrer qu’il sait. Et il tombe à mes pieds.
Le livre déposé devant ma porte
Il a une postface. Un chapitre que je n’ai pas écrit. Il l’a ajouté. Juste pour moi. Il raconte la suite, une suite merveilleuse, si je veux bien.
Un carnet intime laissé à ma porte
Il a recopié à la main ses pensées sur nous deux, mois après mois. Comme s’il m’avait enfin permis d’entrer dans son monde intérieur. Et quelques derniers mots: "Je suis là, si tu veux bien m'ouvrir."
Un commentaire public, sous un post
Il signe de son nom. Et il écrit :"Tu m’as aimé. Tu m’as vu. Je t’ai reconnue trop tard. Mais je t’aime encore. Et pour toujours. Vivons."
Une invitation simple, au restaurant
Il porte des vêtements que je lui ai offert. Il ne parle pas. Il dépose un exemplaire de mon livre sur la table. Avec une lettre. Et me dit :"Je n’ai pas les mots. Mais tout est là." Il n'y a que 5 mots: "Je n'ai jamais cessé d'être à Toi."
Un carnet de mes propres textes, annoté
Il a souligné, commenté, souligné encore. Avec parfois juste un mot en marge : "C’est là que j’ai compris que je t’aimais encore.", "C'est là, que je n'ai plus réussi à réfléchir comme avant."...
Un SMS signé "R."
Pas de prénom. Juste : "Je suis revenu. Pas pour moi. Pas pour toi. Pour nous. Quand tu seras prête."
Des photos anciennes
De nous deux, imprimées, et envoyées par courrier que je n'ai jamais vues, de notre voyage à Venise. Derrière, au crayon : "On était vrais. Je ne veux pas que ce soit fini comme ça. Je veux d'autres voyages et d'autres vies avec Toi."
Un mot accroché sur mon pare brise
"J'aimerais te conduire quelque part, un endroit que tu n'as pas imaginé, et te dire tous les mots que tu n'as pas écrits et qui sont emprisonnés dans mon cœur depuis trop longtemps."
Un geste public discret mais symbolique
Il s’abonne à mon blog sous son vrai nom. Et il m'envoie un mail sur la plateforme.
Ma voix
Et vous ?
Et toi qui me lis… Est-ce que toi aussi tu as des retours rêvés ? Des lettres jamais envoyées ? Des scènes que tu rejoues dans ton cœur parce que c’est tout ce qu’il te reste — ou tout ce que tu oses espérer ?
Je te propose quelque chose de doux. Si tu en ressens le besoin, je peux t’aider à :
Rédiger ta propre lettre, pour poser ce qui brûle.
Imaginer le retour que tu mérites, même s’il ne vient jamais.
Mettre en forme ce que ton cœur ne sait plus comment dire.
Tu peux m’écrire, anonymement ou non ici. Tu peux déposer ton rêve ici, dans cet espace tendre que je tisse avec mes propres morceaux de lune.
Ce n’est pas attendre. Ce n’est pas s’illusionner. C’est aimer encore, sans honte. Et laisser l’imaginaire apaiser ce que la réalité n’a pas su réparer.
Pour finir…
Je ne sais pas s’il reviendra. Mais je sais que j’ai aimé avec vérité. Et que mes rêves de retour ne sont pas une faiblesse — Ce sont les empreintes tendres d’un amour que je rêve.
Et si je continue d’écrire, c’est aussi pour ça : pour qu’un jour, l'Amour puisse suivre mes mots comme un chemin de papier jusqu’à moi.
Selene










Commentaires