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Journal d'une semeuse de troubles #Épisode 1 : L'homme qui se perd et se laisse faire...

Journal d'une semeuse de troubles #Épisode 1 : L'homme qui se perd et se laisse faire...


Journal d'une semeuse de troubles épisode 1
Journal d'une semeuse de troubles épisode 1

J’ai passé une annonce.

Enfin, pas une vraie annonce.

Mais j’ai laissé entendre qu’en échange du gîte (une tente Decathlon Fresh & Black – oui madame, j’ai du standing, même quand j’invite quelqu'un à dormir dans les bois) et du couvert (je me débrouille plutôt honorablement, merci), je cherchais des bras (je me contenterais de 2 pour le moment). Pour désherber. Pour tailler. Pour m’aider à dompter ce foutu jardin en jungle douce. Souplesse appréciée et maniement du manche niveau expert.


Un a dit oui.

Enfin, je me suis concentrée sur un...

J’ai apprécié.

Le visuel, certes. Mais surtout les compétences.

La vitesse d’exécution. Enfin, l’adaptabilité.

Le sourire. La bonne humeur au service de la tâche (et des miennes, un peu aussi).

Mais voilà que le lendemain, au moment de retrouver le chemin…il se perd.

Littéralement. GPS en grève, intuition débranchée, orgueil au volant.

Mais bon, paraît que :

“Ça va aller, j’ai l’habitude de me débrouiller seul.”

Moi, évidemment, j’étais déjà en voiture. Parce que je le sentais. Pas besoin de plan quand on connaît les trajectoires floues par cœur.

Je le retrouve à l’orée du presque-nulle-part, un peu tendu, un peu désorienté.

Il dit :

J’allais m’en sortir, tu sais.

Mais bien sûr… Mais c’est plus amusant quand c’est moi qui te retrouve.s Et puis, j’étais déjà en route, parce que je savais que tu allais te paumer. Encore. Et je déteste rester en suspension. Enfin...

Il hésite.

Puis :

— Bon… d’accord. Je n'ai pas l'habitude mais je vais me laisser faire.

Et là, la perche était trop belle.

Je lui lance un “Tout à fait, laisse-toi faire”, avec cette voix… vous savez, celle qui peut vouloir dire « détends-toi, je gère », ou bien « prépare-toi, mon joli ». J'ai voté. C'était la seconde option. Et cette assurance mi-fée, mi-sorcière, capable d’ensorceler les plantes et les hommes.


On a ri. Fort.

Un rire qui sentait la menthe, le thym… et un peu le péché.

Le genre de rire qui dénoue les épaules et les souvenirs.

Il est monté dans la voiture.

Et, pour une fois, il s’est laissé guider.


Il ne savait absolument pas où mais surtout avec qui...


Et ce n’était que le premier trouble semé… La suite arrive bientôt.


Selene

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