top of page

L’interview complète : ce que je n’ai pas eu le temps de dire

  • Photo du rédacteur: Selene
    Selene
  • il y a 23 heures
  • 4 min de lecture

L’interview complète : ce que je n’ai pas eu le temps de dire


L'interview complète ici
L'interview complète ici

J’ai eu la joie d’être interviewée par Scandal (@bbb.scandal) sur Instagram récemment.

Comme souvent pour les carrousels, le format publié a été raccourci, condensé, lissé.


Alors j’ai eu envie de déposer ici la version complète de cet échange.

Parce que les mots ont besoin d’espace.

Parce que l’intime ne se résume pas totalement en quelques lignes.

Et parce que, derrière ce que je partage, il y a une voix, un parcours, une manière d’habiter le monde.


Voici donc, pour vous, l’entretien dans sa version intégrale. 



Présentation & parcours



Je suis Selene, enseignante en reconversion.

Je souhaite devenir accompagnante de l’intime, de façon plus globale.

À découvrir sur mon site : leslunesduncoeur.fr.


Je n’ai pas vraiment “choisi” l’écriture.

Elle est arrivée quand certaines choses ne trouvaient plus leur place ailleurs.


Au début, c’était très intime. Presque caché. Déjà pendant l’enfance.

Et puis c’est devenu un langage.


Un moment où je me connectais à mes émotions, que j’ai longtemps mises de côté, au profit de l’action et de la volonté.

Une manière de donner de la place à ce qui reste, ce qui fait mal, ce qui déborde… ce que je ne disais à personne à voix haute. 



La lune, l’intime, le désir



La lune, ce n’est pas un symbole pour moi.

C’est un miroir.


Je m’y reconnais. Entière et pourtant changeante.

Je peux être pleine, lumineuse, ouverte.

Et quelques jours plus tard, me retirer, disparaître, devenir presque invisible.


Mais je suis toujours là.


Il y a en moi ces phases.

Ces élans, ces creux, ces retours.

Des moments où tout exulte, et d’autres où tout se tait.


L’intime, c’est cet endroit-là.

Celui qu’on ne montre pas. Celui qui pourtant gouverne tout.


Et le désir, c’est une énergie qui circule, même en silence.

Probablement l’une des plus grandes pulsions de vie que nous puissions ressentir.


Ce sont des espaces mouvants, des terrains de jeu et de création intenses pour moi.

Et j’aime écrire depuis ces endroits-là. 




Les Lunes d’un Cœur : comment tout est né



Les Lunes d’un Cœur, est né d’un trop-plein émotionnel.


Des textes écrits à différents moments, mais avec un même fil : se rappeler, ressentir, attendre, désirer, retenir, aimer.


Je ne voulais pas raconter mon histoire.

Je voulais déposer des fragments d’intime.


Et que chacun puisse s’y reconnaître, à sa manière.

Entrer en résonance avec des cœurs éprouvés comme le mien. 




Mon écriture : plusieurs températures



Je ne sais pas si j’ai un style.

Mais j’ai une voix. Et plusieurs températures.


Parfois fiévreuse, à peau ouverte.

Parfois calme et lucide.

Parfois tranchante et ironique.


Mon écriture est intense, incarnée, sensuelle.

Et de temps en temps, elle laisse aussi place à l’humour.


Je suis exigeante, mais je ne cherche pas à faire joli.

Je cherche à dire juste. 




Se dévoiler sans tout donner



Ce n’est pas difficile de me dévoiler.

Parce que je ne montre pas tout.


Je montre ce qui est prêt à être dit.


Il y a une différence entre se dévoiler et se livrer entièrement.

Je choisis ce que j’offre.


Et je garde encore plein de mystères. 




Ce qui m’inspire



J’écris depuis les silences.

Depuis ce qui reste coincé.


Une absence, un regard, un message jamais envoyé…

Et tout ce que le corps retient.


J’écris depuis ça.


Et plus largement, j’ai toujours admiré Charles Baudelaire, Fernando Pessoa, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Victor Hugo.


J’ai aussi beaucoup lu de correspondances amoureuses.

J’écris à partir de chansons, de photographies, d’œuvres d’art, de paysages, d’instants vécus qui me touchent. 




Le partage sur les réseaux



Au départ, j’écrivais pour tenir.

Pas dans l’optique d’être lue.


J’écrivais parce que je n’avais plus de fenêtre pour dire.

Parce que j’avais besoin d’être entendue.


C’était d’abord adressé à l’absence.


Et puis j’ai vu que ça résonnait ailleurs.


Alors j’ai laissé les mots circuler.

Je me suis laissée toucher par ce bonheur étrange de faire vibrer d’autres cœurs.


Et j’ai fini par comprendre que j’avais une voix, au-delà de ce qui m’avait poussée à écrire. 




L’écriture n’est pas un refuge



Je n’aime pas trop le mot “refuge”.

Parce que ça donne l’impression qu’on s’y cache.


Moi, j’ai plutôt l’impression que je m’y confronte.

Que je vais gratter là où ça pique.


La poésie, c’est l’endroit où je ne peux pas tricher.

Où je vais au bout de ce que je ressens : l’amour, la colère, la peine, la folie, le désir, l’injustice…


Ce n’est pas toujours confortable.

Souvent, ça me vide.


Mais c’est vrai.

Et peut-être que c’est ça, au fond, qui apaise. 




Mes projets



Je prépare Les Lunes d’un Cœur – L’organique,

ainsi que deux autres recueils, dont des nouvelles érotiques.


J’ai eu du temps cette année — même si ce n’était pas toujours simple.

Et j’ai essayé d’en faire quelque chose de vrai. 



Merci à Scandal pour cet échange, la pertinence des questions, et merci à vous qui me lisez ici, dans cet espace plus libre, plus vaste, plus fidèle à ce que je suis.


Selene

Commentaires


bottom of page