Le jour où j’ai demandé la rupture conventionnelle
- Selene De Beaumont
- 20 août
- 3 min de lecture
Le jour où j’ai demandé la rupture conventionnelle
Il y a eu mille relectures.
Mille hésitations.
Mille manières de ne pas envoyer ce message.
Et puis, un matin.
Pas forcément le bon. Pas forcément le pire non plus.
Un matin comme les autres.
J’ai cliqué.
Et le monde a basculé.
Ce n’était qu’un mail. Et pourtant…
C’était une phrase claire, sans ambiguïté.
J’informais un supérieur. Je posais ma demande.
Je disais : Je pars.
Je disais aussi : Je choisis ma route.
Pendant des mois, j’avais erré.
Je m’étais battue contre l’idée d’échec, de peur, de saut dans le vide sans filet.
Je m’étais accrochée à ce que je connaissais, à ma sécurité.
Parce que quitter un métier, ce n’est pas rien.
C’est souvent un peu comme divorcer d’un ancien soi.
Mais ce jour-là… j’ai fait un geste.
Et ce geste a lancé la machine.
À partir de là, plus de retour en arrière
Il y a une énergie presque mystique qui entoure ces instants.
On n’en mesure pas tout de suite la portée.
On croit qu’on tremble.
Mais en réalité…
On s’ancre.
Je savais que je n’aurais plus le choix.
Il faudrait réussir. Avancer. Créer.
Mais curieusement, ce vertige-là… m’a rendue vivante.
Je n’ai pas peur d’avoir perdu un statut dans la société.
Je n’ai pas perdu ma valeur.
Je n’ai pas perdu mes compétences.
Je n’ai pas perdu cette flamme.
La pédagogie continue à me suivre.
Ma façon d’accompagner. Ma capacité à construire des parcours, à sentir les besoins, à faire naître du sens.
C’est une facette de moi. Une parmi d’autres.
Avant, je changeais de peau
À chaque transition, je repartais de zéro.
Je voulais gommer. Me réinventer. Faire table rase.
Aujourd’hui, je veux faire exactement l’inverse.
Je veux intégrer.
Je veux honorer les anciennes versions de moi, et m’appuyer sur elles.
J’ai 44 ans.
Et je vais puiser dans tout ce que j’ai appris, vécu, traversé, étudié…
Pour construire la version la plus vibrante, la plus libre, la plus complète de moi-même.
Et vous la tendre, cœur battant, sans fard.
Un panneau à mantras
Dans les jours qui suivent, je vais me fabriquer un tableau.
Un vrai.
Avec des mots-clés, des phrases-phares.
Des rappels d’âme, quand l’anxiété pointera le bout de son nez.
Car elle reviendra. Elle fait partie du processus.
Mais cette fois, je ne me laisserai pas submerger.
Je vais écrire des phrases comme :
Tu ne perds rien, tu retrouves tout.
Tu ne repars pas de zéro, tu repars de toi.
Ce que tu crées est sacré.
Ta voie n’a pas besoin d’être validée, seulement honorée.
Tu n’as pas besoin d’être prête, tu as juste besoin d’y aller.
Tu n’es pas en retard. Tu es juste à l’heure de ton propre cycle.
Tu n’es pas seule. Il y a d’autres âmes en transition.
L’inconnu n’est pas le danger. C’est parfois le vrai terrain de guérison.
Tu peux respirer et faire un pas. C’est déjà beaucoup.
Tu n’as rien gâché. Tu choisis la suite.
Tu n’as pas besoin de plaire à l’ancienne version de toi.
Créer, c’est guérir.

🤍 Et toi ?
Tu es peut-être, toi aussi, à un carrefour.
Tu sens que l’ancienne peau ne te va plus.
Mais tu ne sais pas encore comment entrer dans la nouvelle.
Je t’accompagne, si tu le souhaites.
Avec bienveillance, avec douceur, sans injonction.
Pour que cette transition ne soit pas un saut dans le vide…
Mais un pas vers toi.
Tu veux créer ton propre panneau de mantras ?
Je peux t’aider à le concevoir, avec les mots qui te ressemblent.
Et te guider à poser ton propre premier geste.
Je serai là, de l’autre côté, pour t’écouter, t’éclairer… ou juste t’encourager.
Parce qu’à chaque tournant de vie, on peut choisir la puissance douce d’être enfin soi.
Selene









Commentaires