Ménopause : ce qu’on ne dit jamais sur le désir féminin
- Selene De Beaumont
- 20 oct.
- 3 min de lecture
Ménopause : ce qu’on ne dit jamais sur le désir féminin

Non, ton feu ne s’éteint pas. Il se transforme.
Il y a un mot qu’on prononce souvent à voix basse : ménopause.
Comme s’il portait en lui une fin annoncée — la fin du corps désirant, de la peau vibrante, du feu intérieur.
Et pourtant, rien n’est plus faux.
La ménopause n’est pas une disparition.
C’est une métamorphose.
Un passage, parfois brutal, vers un nouveau rapport à soi, au temps, au corps et au plaisir.
Ce qui change dans le corps
Oui, les hormones chutent.
Et avec elles, certains repères : les cycles, la régularité du désir, la lubrification naturelle.
Le corps devient plus vulnérable, plus réactif, parfois plus silencieux.
Il faut réapprendre à l’écouter, à le comprendre autrement.
La sécheresse vaginale, la fatigue, la baisse de libido, l’irritabilité ou les bouffées de chaleur ne sont pas des ennemies.
Elles sont les langages du corps.
Des signaux qui disent :
“Je me transforme. Aide-moi à traverser.”
Ce n’est pas une punition.
C’est une invitation à ralentir et à se réinventer.
Ce qui ne disparaît pas : le désir
Le désir ne meurt pas avec la ménopause.
Il change de visage.
Il devient plus profond, moins impulsif.
Il demande plus de présence, plus de douceur, plus de lenteur.
Ce n’est plus un feu de chair immédiat, mais une flamme de conscience.
Et cette flamme-là, quand elle renaît, brûle d’une intensité nouvelle.
Beaucoup de femmes redécouvrent à ce moment-là un plaisir affranchi des attentes, des performances, des rôles.
Elles n’ont plus rien à prouver — elles ont tout à ressentir.
Ce que ça réveille
Ce passage vient parfois secouer les fondations :
le rapport à la féminité, au corps, à la séduction, à la légitimité d’être encore désirable.
Il peut y avoir des moments de doute, de honte, de distance dans le couple.
Mais souvent, derrière la peur se cache une libération.
Parce que la ménopause, c’est aussi la fin du regard social sur la femme fertile.
Et avec cette fin, arrive la possibilité d’un regard neuf sur soi.
Un rapport plus instinctif, plus libre, plus ancré.
Ce qui aide vraiment
Il n’existe pas de solution magique, mais une somme de petits gestes qui changent tout :
Hydrater le corps et la vulve (huiles végétales, ovules à l’acide hyaluronique, lubrifiants doux et naturels).
Bouger, respirer, danser, marcher : le corps reste vivant tant qu’il est mobilisé.
Se reconnecter au plaisir sensoriel : prendre des bains chauds, se masser, redécouvrir la caresse lente.
Parler, en couple ou avec un·e thérapeute : libérer la parole, c’est déjà libérer le corps.
Et surtout, cesser de croire que le plaisir doit ressembler à celui d’avant.
Il ne s’éteint pas, il s’approfondit.
Se réconcilier avec la femme en soi
La ménopause peut devenir une initiation à soi-même.
Un moment où la femme cesse de se battre contre le temps, et commence à faire la paix avec son corps.
Le feu du désir ne disparaît pas :
il se condense, se purifie, se concentre dans l’essentiel.
Quand une femme cesse de chercher à “redevenir comme avant”, elle commence enfin à s’habiter pleinement.
En résumé
La ménopause n’est pas une fin.
C’est une renaissance discrète, lente, sensuelle.
Un passage vers une forme d’amour plus consciente.
Celui qu’on se donne à soi d’abord, avant de le partager.
Et si tu ressens le besoin d’être accompagnée dans cette transformation, je t’accueille en séance — pour réapprivoiser ton corps, ton désir, ton rythme. Clique ici pour réserver une discussion.
Parce qu’il n’y a pas d’âge pour jouir.
Il n’y a que des manières nouvelles de le faire.
Selene










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