Quand les blessures anciennes refont surface
- Selene De Beaumont
- 7 sept.
- 2 min de lecture
Quand les blessures anciennes refont surface

Certaines blessures marquent l’âme et la peau.
Elles prennent mille visages : une tromperie, des mensonges, un rejet, une rupture brutale, des mots durs ou des silences prolongés. Quand elles surviennent, elles laissent une trace profonde.
Et parfois, longtemps après, alors qu’on pense avoir pansé ces cicatrices, quelque chose de beau arrive : une nouvelle rencontre, un retour, une main tendue. Et c’est là que les anciennes peurs s’invitent. J’ai moi-même traversé ces tempêtes. J’ai connu la douleur de l’abandon, l'impression d’une trahison, la violence des silences imposés. Et aujourd’hui encore, il m’arrive que mon cœur tremble devant la beauté qui revient, car il se souvient de ce qui l’a détruit.
Alors, au lieu de s’ouvrir, il se contracte, il doute, il imagine mille scénarios, que l'on se moque de lui, que c'est faux, qu'il y a une stratégie. Il veut se protéger… mais il finit par se priver d’air.
Ce mécanisme de défense est naturel : c’est ton corps, ton esprit, ton cœur qui veulent éviter la souffrance. Mais il n’est pas une fatalité. On peut apaiser ces pensées, les traverser, les déposer. Et surtout, on peut réapprendre à accueillir le beau, même si ça demande du temps, même si ça demande de la douceur.
Voici quelques pistes d’apaisement :
• Respirer profondément quand l’angoisse monte, comme si l’on rallumait une lumière à l’intérieur.
• Écrire ses peurs sur le papier, les regarder en face, pour qu’elles cessent de gouverner en silence.
• Se rappeler que l’instant présent n’est pas hier : il est neuf, il est vierge, il mérite d’être vécu.
• Se tourner vers des gestes tendres pour soi-même : une promenade, un bain, un livre, un thé… ces petites choses qui réapprivoisent le calme.
• Parler à la personne concernée de ce qui se passe en nous pour mettre du vrai là où la peur règne.
• Créer de nouveaux moments pour imprégner une nouvelle réalité et sortir de soi, de son mental. Faire rentrer la vie qui revient.
La paix ne revient pas d’un coup, elle revient par touches.
Moi, je sais ce que j’attends : pas des illusions, pas des silences, mais une vraie discussion, des instants partagés, de nouveaux souvenirs à bâtir.
Parce que la vie ne se rêve pas seulement, elle se vit. 🌹
Et elle finit, doucement, par repeindre la nuit.✨
Même la nuit la plus lourde peut apprendre à respirer à nouveau.
Selene










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