Rituel de lâcher-prise
- Selene De Beaumont
- 9 oct.
- 2 min de lecture
Rituel de lâcher-prise

Quand les choses ne dépendent plus de nous
Il y a des moments où tout semble s’accumuler.
Les soucis, les chiffres, les attentes, les silences.
Et surtout, cette impression d’être seul·e à tout porter, de devoir tenir le monde à bout de bras pendant que plus rien n’avance.
On regarde le temps passer sans savoir où poser les mains.
On voudrait que ça s’arrête, juste un instant, pour respirer à nouveau.
C’est de là qu’est né ce rituel.
De cette fatigue qu’on ne dit pas, de ces jours où même se lever paraît trop.
Quand on ne peut plus agir, alors on peut encore offrir — offrir au souffle, à la terre, à la lumière.
1. Trouver son ancrage
Installe-toi là où tu peux voir un peu de vie —
une plante, ton jardin, un coin de ciel.
Allume une bougie, ou prends un objet dans ta main.
Quelque chose de vrai, de simple.
Ce sera ton point d’ancrage.
Ferme les yeux. Inspire doucement :
Ce qui vient, je l’accueille.
Expire lentement :
Ce qui part, je le rends.
Trois fois, sans effort.
Juste pour sentir ton corps revenir à toi.
2. Déposer le trop-plein
Prends un papier.
Écris tout ce qui te pèse, ce qui ne dépend plus de toi :
les attentes, les dettes, les absences, les retards, les peurs.
Ne cherche pas les mots justes. Laisse sortir.
Puis, sur un autre papier, écris une seule phrase :
Je choisis de rester vivante, même dans l’attente.
Plie-le doucement.
Brûle le premier (ou enterre-le dans une plante, ton jardin, un pot de terre).
Laisse le second près de ta bougie — symbole de ton feu qui persiste.
3. Revenir à la paix
Pose ta main sur ton cœur et dis :
Je ne contrôle pas la mer, mais je sais nager dans ses vagues.
Reste là encore un instant.
Ne cherche pas à te réparer.
Laisse juste ton cœur battre, et ton souffle revenir à lui.
4. Se souvenir de ce qui va
Quand tu as déposé ce qui pèse,
prends une minute pour noter ce qui tient encore.
Pas ce qui brille, pas ce qui impressionne — juste ce qui va.
Une tasse chaude,
un toit,
le rire de quelqu’un,
un rayon de soleil dans le jardin,
ton souffle qui revient.
Tout n’est pas perdu,
tant qu’il reste un peu de vivant en moi.
Relis ces mots lentement.
C’est à partir d’eux que tu pourras reconstruire.
Ce rituel n’a pas pour but de résoudre.
Il sert à adoucir ce qui dépasse.
À nous rappeler qu’au milieu du chaos, il y a encore un espace calme en nous — celui où la vie recommence à circuler.
Selene









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