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Le devoir conjugal : quand le désir devient une obligation silencieuse


Le devoir conjugal : quand le désir devient une obligation silencieuse


Non, non, non

Il y a des moments où l’on n’a pas envie.

Pas ce soir. Pas maintenant. Pas comme ça.


Et pourtant, beaucoup de femmes (et parfois des hommes) continuent de dire oui, par habitude, par peur de décevoir, par crainte de créer une distance, ou simplement parce qu’« on est en couple, donc c’est normal ».


C’est ce que l’on appelle, souvent sans le nommer, le sentiment de devoir conjugal.




Quand le corps dit non, mais que la tête dit « je devrais »



Le devoir conjugal n’est pas toujours imposé par l’autre.

Il est très souvent intériorisé.


👉 « Je devrais faire un effort. »

👉 « Il/elle a besoin de ça. »

👉 « Si je refuse trop souvent, ça va poser problème. »

👉 « Un couple, ça fonctionne comme ça. »


Petit à petit, le désir cesse d’être un élan pour devenir une réponse attendue.

Et quand le corps ne suit plus, il se tait, se crispe… ou s’éteint.




Bonne nouvelle : le “devoir conjugal” n’existe plus juridiquement



Pendant longtemps, le mariage a été interprété comme impliquant une forme d’obligation sexuelle implicite.

Cette vision est aujourd’hui clairement remise en cause.


👉 Une décision récente (confirmée par la Cour européenne des droits de l’homme) rappelle qu’aucune personne n’est tenue d’avoir des relations sexuelles dans le cadre du mariage ou du couple.

👉 Le refus de rapports sexuels ne peut plus être considéré comme une faute, ni comme un manquement aux devoirs conjugaux.


Autrement dit :

le consentement prime toujours, même dans un couple, même dans le mariage, même après des années de vie commune.




Dire non ne détruit pas le couple



Ce qui abîme, c’est de ne plus s’écouter


Le problème n’est pas le non.

Le problème, c’est le non qui n’est jamais dit,

le oui qui n’est pas sincère,

le corps qui se force pendant que l’esprit s’absente.


À long terme, cela crée :


  • de la culpabilité,

  • une perte de désir,

  • parfois du dégoût,

  • souvent un grand silence.




Et si ce “non” était un message, pas un rejet ?



Un non peut vouloir dire :


  • « je suis fatiguée »

  • « je ne me sens pas en sécurité émotionnelle »

  • « je ne me sens pas désirée comme personne, seulement comme corps »

  • « j’ai besoin d’autre chose pour avoir envie »

  • « j’ai des problèmes en ce moment, cela n'a rien à voir avec toi »



Le désir ne disparaît pas sans raison. Il parle. Encore faut-il lui laisser la place.




Quand dire non devient difficile



Si vous avez du mal à :


  • poser vos limites,

  • écouter votre corps sans culpabilité,

  • exprimer vos besoins sans peur de blesser,

  • différencier désir, obligation et amour,



un accompagnement peut aider.


En tant que sexothérapeute, je vous propose un espace sécurisant, sans jugement, pour :


  • remettre du choix là où il y avait du devoir,

  • retrouver une parole libre autour du désir,

  • réconcilier le corps, l’envie et la relation.



👉 Seul·e ou à deux, en présentiel ou en visio.

👉 Le désir n’a pas besoin d’être forcé. Il a besoin d’être écouté.



Selene

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