top of page

Réveils à 3h du matin : quand l’âme se fait entendre

Réveils à 3h du matin : quand l’âme se fait entendre


Insomnie
Insomnie

Il y a des nuits où le sommeil se brise sans prévenir.

3h30 du matin. Les yeux s’ouvrent. Le silence est épais, presque sacré, et pourtant à l’intérieur tout bouillonne.


On pourrait croire à un simple hasard du corps. Mais souvent, ces réveils sont des passages, des moments d’entre-deux où nos émotions cherchent une voie pour se dire. Ce n’est pas seulement un sommeil perturbé : c’est une invitation à écouter ce que nous tentons d’étouffer le jour.



Quand le corps parle dans la nuit



Se réveiller à 3h, c’est ressentir une forme de débordement invisible : une colère rentrée, une frustration, ou parfois une tristesse silencieuse qui frappe à la porte. Comme si tout s’était donné rendez-vous pour rappeler que l’on ne peut pas tout retenir éternellement.


La nuit amplifie. Elle met en lumière ce que le jour voile. Et si nous acceptons d’accueillir ce moment au lieu de le craindre, il devient une respiration intérieure, un temps de réconciliation.



La lecture de la Médecine Traditionnelle Chinoise



La médecine chinoise propose une clé d’interprétation à travers ce qu’on appelle l’horloge des méridiens. Chaque tranche horaire de la nuit correspond à un organe, et donc à une émotion :


  • 21h – 23h : Triple Réchauffeur → difficulté à relâcher le mental, surcharge de la journée.

  • 23h – 1h : Vésicule biliaire → doutes, difficultés à faire des choix, manque de courage.

  • 1h – 3h : Foie → colère retenue, frustration, rancunes non exprimées.

  • 3h – 5h : Poumons → tristesse, chagrin, deuils qui cherchent à être libérés.

  • 5h – 7h : Gros intestin → lâcher-prise, difficulté à se détacher de ce qui n’a plus lieu d’être.



Ainsi, se réveiller entre 3h et 5h du matin serait lié aux poumons : le lieu du souffle, mais aussi celui du chagrin. Comme si l’âme se souvenait de ce qui n’a pas encore été pleuré ou accepté.



Rituel d’apaisement



Plutôt que de lutter, on peut s’offrir quelques gestes simples :


  • Poser une main sur la poitrine, l’autre sur le ventre, et respirer profondément, comme pour accueillir ce qui vient.

  • Allumer une bougie, écrire une phrase, un mot, un éclat, pour déposer le trop-plein.

  • Murmurer à voix basse : « Je me laisse traverser, je n’ai rien à craindre ».



Ces réveils ne sont pas des malédictions. Ils sont des passages intérieurs, des instants où la vie nous rappelle que nous sommes faits de chair, de souffle et d’âme.



Se réveiller à 3h du matin, c’est être convoqué par quelque chose de plus grand que soi.

C’est un appel à s’écouter autrement, à laisser parler le corps quand l’esprit voudrait tout contrôler.


Alors, au lieu de fuir ces heures, nous pouvons les considérer comme des portes : elles s’ouvrent pour nous permettre de nous alléger, de respirer et d’avancer plus libres.


Et peut-être qu’un jour, en se réveillant à cette heure-là, on se rendra compte que

ce n’est plus la douleur qui nous a tirés du sommeil, mais une paix retrouvée.


Selene

Commentaires


bottom of page