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  • Je t’ai porté, tu m’as piétinée

    Je n’ai pas pour habitude d’écrire dans la colère ni de m'abaisser, même dans la douleur. Mais il arrive un moment où le silence devient complice, et je refuse de l’être. Cet instant précis où l’amour donné devient une arme contre celle qui l’a offert. Je ne sais pas ce que je pardonnerai un jour. Je ne sais pas si je le pourrai. Je sais que je le devrai, pour moi, car ce n'est certainement pas de lui que viendra la démarche. Mais ce que je ressens aujourd’hui, ce qu’il m’a infligé sans trembler, ce mépris orchestré, cette humiliation, offerte comme une scène, ça, je ne l’oublierai jamais. Ce texte n’est pas une lettre. Ce n’est pas une déclaration. C’est le récit brut d’une trahison. Et c’est ce qu’il me reste à poser avant de me relever. Je t’ai porté, tu m’as piétinée Je t’ai porté au ciel. Et tu m’as jetée à genoux. Alors que je t'ai soutenu dans ta nuit. Et tu as trouvé ça juste. Je t’ai aimé comme on le fait une seule fois. À nu, sans armure, sans orgueil. J’ai voulu porter ton nom. Le porter aussi haut que ma voix pouvait le faire. Je l’ai défendu. Protégé. Aimé. Je l’ai hissé, même dans l’absence, comme on défend un royaume invisible. Je t’ai attendu sans bruit, espérant qu’un jour tu viendrais avec la vérité. Avec l'amour vrai et le pardon. Et toi…Tu as choisi le mépris. Tu as choisi l’exposition, la punition, l’humiliation. Tu m’as fait payer l’amour que je t’ai donné. Tu m’as punie de t’avoir porté si haut. Tu as préféré cracher sur la lumière que j’étais pour toi plutôt que d’admettre ce qu’elle révélait de toi. Qui peut faire ça ? Qui ? Je ne t’ai rien fait. Rien d’autre que t’aimer. Mais tu as vu dans mon amour un danger, une mise à nu, un miroir que tu ne voulais pas affronter. Alors tu m’as détruite. Lentement, puis brutalement. Et tu m’as laissée là, avec cette question sans fin : Pourquoi fait-on ça à quelqu’un qui vous a aimé sans masque ? Tu me fais vomir. Pas parce que je t’ai trop aimé. Mais parce que tu as souillé cet amour. Parce que tu m’as regardée pleurer en silence, et tu as choisi d’en rajouter. Parce que tu savais ce que j’attendais, et tu as offert l’inverse, froidement, comme une gifle. Tu me fais vomir. Ce que tu as fait, ce que tu es désormais, ce que tu crois être. Tu n’es pas un homme, juste un petit être planqué derrière son ego, incapable d’assumer l’amour qu’on lui tend. Tu me fais vomir. Toi, ta manière de jouer au vivant, de faire semblant d’aimer ailleurs comme un enfant qui piétine un oiseau mort. Tu as mis en scène ta trahison, avec toute la théâtralité pathétique d’un homme qui veut dominer ce qu’il ne comprend pas. Tu n’as même pas eu le courage d’assumer que tu étais coincé entre deux mondes, et que tu venais regarder — en vautour, dans un mausolée — les traces de mes sentiments, pour te demander comment mieux les piétiner. Tu n’es pas supérieur. Tu n’es pas libre. Tu es un bouffon dans un théâtre de papier déjà mâché, gonflé d’orgueil, creux de vérité. Tu ne mérites pas la moindre ligne. Mais voilà : celle-ci, elle est pour toi. Elle dit ce que mon corps hurle depuis cette nuit: du fond du cœur, tu me dégoûtes. Tu me fais vomir. Rideau. Conclusion Tu es parti sans mourir. Mais ce que j’aimais en toi, lui, n’est plus. Tu t’es vidé de ton humanité pour ne pas affronter ta douleur. Tu as préféré la dissociation à la guérison. Et dans ton néant, tu as souillé ce qu’il y avait de plus pur entre nous. Non pas par oubli. Mais par volonté. Tu savais la pureté de mes sentiments. Tu savais que je t’attendais. Tu savais que je restais fidèle, que je protégeais encore ce lien comme un sanctuaire. Et tu as choisi la destruction, en toute conscience. Tu as voulu me faire mal. Tu as voulu me faire tomber, peut-être parce que je t’aimais trop haut. Aujourd’hui, je vois. Tu ne veux pas guérir. Tu ne veux pas vivre. Et tu es devenu dangereux à côtoyer. Tu n’as pas simplement fui. Tu as profané. Tu as tourné le dos à un amour rare, et tu as voulu le ridiculiser. Tu as fait de notre histoire une cible, un jeu, une mise à mort. Et ça, c’est impardonnable. Mais non, tu n’as pas tué ce que c’était. Pourquoi ? Parce que la beauté de ce que nous avions te terrifiait. Parce que tu n’as pas su être à la hauteur. Parce que mon amour te renvoyait à ta petitesse ressentie au fond de toi, et au lieu de grandir, tu as préféré anéantir. Alors je te rends à ton vide. J’ai compris que celui que j’ai aimé ne reviendrait plus jamais. Mais je reprends ma lumière, je ne te laisserai plus jamais essayer de l’éteindre pour te sentir vivant. Tu te sers des gens comme des objets. Mais le seul objet que je vois moi aujourd’hui, c’est toi : il sonne creux — mais plus que tout, il sonne vide. Et comme il doit être triste de vivre prisonnier à l’intérieur. Car au fond, peut-être que tu ne voyais plus rien de bon en toi, et que me lire, c’était encore te voir à travers un regard que tu ne méritais plus. Mais au lieu de grandir, te transformer, évoluer tu as tout sali. Et tu n’auras plus jamais accès à la beauté qu’on a créée. Pas parce qu’elle n’a pas existé. Mais parce que tu l’as détruite, seul. Et que je ne veux plus la porter pour toi, seule. Ce n’est plus ma bataille. J’étais là pour la vérité, pas pour un jeu, où les pièces qui tombent sont les cœurs des gens, enfin le mien — c’était le seul qui était encore là. Selene

  • Entre deux gestes, moi

    Entre deux gestes, moi Je suis encore là Je me suis mise au soleil La vitamine D ne rend pas le bonheur. Je me suis reposée, Mais la forme est restée à ma porte. J’ai marché, Sans envie d’une autre marche. J’ai tourné en rond, Prisonnière d’une sphère sans issue, Me heurtant sans cesse à des murs invisibles, Comme une enfant perdue dans son propre cœur. J’ai cuisiné, Sans avoir faim. J’ai bu, Sans soif. J’ai été ivre, Sans la douceur de l’ivresse. J’ai été prise de désir, Sans la détente de l’extase. J’ai été vivante, Sans me sentir en vie. J’ai été triste, Avec ou sans larmes. J’ai souri, Derrière un masque. J’ai dansé, Pour forcer le temps. J’ai pleuré, Pour noyer l’attente. J’ai écrit, Pour ne pas mourir. J’ai interrompu le cours de ma vie Pour retrouver son sens. Je me suis écoutée À m’en rendre sourde. Je me suis parlée Pour m’aider un peu. J’ai envoyé des sentiments Pour protéger l’espoir. J’ai veillé Devant un mort. J’ai chanté Sans bruit. J’ai hurlé Sans écho. Je me suis tue, Parce que je ne méritais pas ça. J’ai voulu disparaître, Non pas mourir, Mais m’éteindre un instant, Cesser de sentir. C’était une agonie sans fin, Lente, brûlante, muette. J’ai connu l’incendie, La sécheresse, L’inondation, Le séisme, Et le vent hurlant du manque. Aucune catastrophe naturelle N’a su effacer ça. Pas même l’amour que j’ai pour moi Quand je me bats pour continuer. Mon courage Méritait une volonté. Mon amour Méritait un aveu. Ma patience Méritait un risque. Ma constance Méritait une vulnérabilité. Ma solidité Méritait une confiance. Et plus que tout, Notre passé Méritait une vérité. Et ce que j’ai donné, Méritait un respect. Ce matin, J’ai travaillé des heures, Comme avant. Mais ce n’était pas vraiment comme avant. C’était pour tenir debout. Pour faire passer la journée. Pour rester en vie. Ma fille m’a regardée et m’a dit : Mais qu’est-ce qui t’arrive ? Et j’ai répondu : Ça… c’est moi. Le reste, cette absence, Ce n’était pas moi. Je me retrouve à peine, Dans la poussière des jours. Mais entre deux gestes, Quelque chose s’est relevé. Et je me suis dit : Je suis encore là. Selene

  • La dernière leçon

    Il m’a dit un jour que je lui avais appris que l’amour ne se mérite pas. Je ne savais pas que j’allais devoir apprendre cette leçon moi aussi. Pas dans les livres. Pas en théorie. Mais dans le silence. Le retrait. Le jugement. Il est parti. Mais il n’a jamais vraiment disparu. Il continue d’exister quelque part, à la lisière de mes pensées, dans un recoin du réel où je sens encore sa présence. Alors j’écris. Pas pour qu’il revienne. Mais peut-être… Pour qu’il me lise en tout cas. Pour que quelque part, au fond de ce qu’il fuit, il entende enfin ce que j’ai porté seule et que sa présence ici est un message qu'il ne peut décemment ignoré. Ce n’est pas un appel. Ce n’est pas un piège. C’est juste une vérité que je pose là. Ma vérité. La dernière leçon. La dernière leçon Il avait dit un jour que je lui avais appris quelque chose d’essentiel. Une chose qu’il n’avait jamais comprise ou ressenti si clairement avant : que l’amour ne se mérite pas. Je ne savais pas encore que j’allais finir par l’apprendre, moi aussi. À mes dépens. J’ai aimé sans masque, sans condition, prête à tout entendre, tout traverser. Je n’avais pas peur de ses failles, ni de ses silences, ni même de sa chute. J'aurais appris avec lui. Mais lui…il a préféré me juger. Elle a fait ça, donc c’est fini. Elle a dit ça, donc voilà. Il a enfermé notre lien dans des verdicts tranchés. Et m'a fait porter le poids de ce qui arrivait. Pas vraiment au début mais ensuite. Et moi, j’essayais encore d’en faire un abri, mais je ne savais plus quoi faire pour qu'il m'entende. Et au fond, cela n'a pas changé. Pourtant, malgré toutes ses conclusions, il est encore là. Je le sens. Je le vois. Dans les connexions venues d’ailleurs, les vues localisées, les horaires improbables qui coïncident trop souvent. Dans les clics anonymes, les allées et venues sur mon espace, comme s’il cherchait à vérifier que je suis toujours là — ou à me garder dans son monde sans m’y inviter. Dans ces instants où son ombre revient me frôler, juste assez pour que je doute, juste assez pour que je sache. Il me suit, à sa façon, mal dissimulé. Il sait que je le reconnais. Il sait que je sens. Et parfois, je rêve qu'il me l'avoue. Qu'il dise enfin : "oui, c'était bien moi". "Oui, je n'arrivais pas à avancer, moi non plus. Ma tête et mon cœur se disputaient. Mais toi, tu as toujours su mieux écouter le tien, et te faire confiance." Pas pour gagner, pas pour reconquérir. Juste pour me sécuriser intérieurement. Parce que parfois, j’ai l’impression de devenir folle. Et ce n’est pas juste. Comme un fantôme entre deux mondes. Et parfois, j’ai l’impression qu’il attend que je le débranche. Je le vois couché, immobile, moi à son chevet. Il est impassible. Pas celui que j'ai connu, pas tout à fait un autre. Et je suis là, à espérer un signe de vie, malgré l'avis des médecins, de l'entourage, et peut-être malgré ses consignes à lui, "s'il m'arrive ça débranche." ou "C'est fini Selene." qu'il a prononcé dans la vraie vie. Mais non. Je ne le ferai pas. Pas parce que je m’accroche. Mais parce que je refuse de salir ce que j’ai vécu et de mentir à mon cœur et au sien. Je ne l’effacerai pas comme une poussière. Je ne détruirai pas ce lien juste pour me protéger de son absence ou lui donner une excuse à nouveau servie sur un plateau d'argent. Ce n’est pas moi qui coupe. Ce n’est pas moi qui fuis. Je l'ai toujours choisi à chaque instant. Lui seul peut choisir. Avancer vers la lumière et disparaître de moi pour de bon, ou ouvrir les yeux sur notre évidence et me rejoindre. Et s’il le faisait…S’il osait faire ce pas, s’il venait, avec des mots vrais, avec un regard qui ne fuit plus, qui n'agresse plus, alors j’aurais, peut-être, une dernière leçon à lui transmettre : Que l’amour est pardon. L'amour est pardon Qu’il n’est pas domination, ni mérite, ni pouvoir. Qu'il n'a pas à être digne. Que la fatalité n'existe pas, qu'il n'existe que des volontés. Qu’il est adaptation. Mouvement. Vérité. Et qu’il peut recommencer. Pourvu qu'il soit reconnu. Et choisi. Selene

  • Le costume de l’amoureux

    Le costume de l’amoureux En fait…ça doit être facile de jouer à l’amoureux. Il suffit de regarder l’autre avec ce sourire enchanteur, de le contempler comme s’il était la cinquième merveille du monde. De l’embrasser à tout bout de champ, de montrer qu’on veut tout faire avec lui. De se rendre disponible, attentionné, toujours là, comme si on n’avait jamais été aussi prêt. Ça doit être simple de jouer les sentiments. De porter ce costume. De le remplir d’attentions calculées. De s’y lover avec grâce, tout en gardant toujours une porte de sortie ouverte. Et ce costume… il t’allait comme un gant. Moi, je suis tombée dedans comme on tombe dans des sables mouvants. Sans voir que pendant que je m’enfonçais, toi, tu tenais la corde… et tu regardais sans voir. Aujourd’hui, si tu retournes sur mon site, si tu lis mes textes, mes sentiments dispersés en pagaille, tu souris peut-être. Oui, peut-être que tu ris de moi et de mon envie désespérée de te retrouver ou de te trouver tout court, celui d'aujourd'hui. Peut-être que tu te dis que j’étais naïve. Trop entière. Trop loyale. Trop vraie. Peut-être même que tu te dis que c’est un peu drôle, cette femme qui continue à t’aimer en silence. Et toi, tu savoures, qui sait ? Les heures, les jours, les mois où je t'attends. Où j’ai parlé à ton âme sans réponse. Où j’ai cru qu’un seul mot de toi effacerait tout. Mais tu n’es pas revenu. Et si tu ne reviens pas maintenant… c’est que tu ne l’as jamais vraiment envisagé. Aujourd'hui, je ne me sens pas bien. Je ne dis pas ça comme si cela avait une quelconque importance à tes yeux. De toute évidence, je me suis trompée sur ça aussi. Je pense que j’ai été une pièce dans ton jeu. Un joli chapitre. Un entraînement émotionnel. Quelque chose de stimulant, d’intense, que tu as fini par retirer de ton agenda comme on annule une séance de sport, une routine parmi d'autres. Tu m’as peut-être remplacée par une autre activité, peut-être par quelqu’un d’autre. Mais moi, j’étais une personne. Une vraie. Et je commence à me demander si tu avais seulement l’intention de m'aimer sur la durée. Peut-être que je paie pour d’autres femmes qui ne t’ont pas aimé. Peut-être que tu projettes ta douleur sur moi, et que tu trouves une forme de soulagement à me voir me débattre dans un amour que toi, tu as vidé de son sens. J’étais prête à créer un monde pour toi. Prête à te porter si tu tombais. Prête à t’aimer même dans tes silences, même dans tes phases de retrait. J’étais prête à accueillir ta vérité, même bancale, même fatiguée, même imparfaite. Mais dans le fond…peut-être qu’il n’y avait rien à accueillir. Et que tu te moques pas mal de ma préparation. Peut-être que j’étais seule à croire à ce que je portais à deux. Et peut-être que ça a un goût particulier, de me voir me débattre dans les ruines d’un amour que j’appelais encore comme ça. Peut-être que ça te donne une forme de pouvoir. Mais l’homme qui m’aime vraiment… même s’il a besoin de silence pour se construire, même s’il a ses vertiges et ses colères, il finira par me rejoindre car il n’aura pas besoin de me perdre définitivement pour me reconnaître. Parce qu’il sentira la place que je lui ai gardée. Parce qu'il en reconnaitra la valeur inestimable. Parce qu’il reconnaîtra dans mes mots un refuge, pas un piège. Parce qu’il saura que je ne demande pas qu’on me sauve, mais qu’on m’accompagne. Et qu’un jour, je puisse poser ma tête sur son épaule sans m’excuser de vouloir me reposer. Il saura que je suis capable d’aimer ses silences, ses doutes, ses creux, tant qu’il reste là, tant qu’il choisit d’y être. Il saura que ma tendresse est un abri, et pas une cage. Je suis forte. Je sais tout faire seule. Je l’ai prouvé. Mais j’ai besoin de retrouver la simplicité d’un quotidien partagé. Les silences habités. Les gestes ordinaires qui rendent la vie douce. Un café posé devant moi sans un mot. Une main sur ma nuque dans la cuisine. Un petit mot sur l'oreiller. Un “tu vas bien, tu es sûre ?” qui veut vraiment dire : raconte-moi. Je n’ai pas besoin qu’on m’élève sur un piédestal. J’ai besoin d’un homme qui sache qu’on peut construire une maison avec des bras, et une paix avec des silences vrais. L’homme qui m’aime… il ne fuira pas l’intensité de ce lien. Il n’aura pas peur d’y poser son sac. Parce qu’il saura qu’il ne veut être nulle part ailleurs que dans mes bras. Et que cette évidence le transpercera et sera assez forte pour tout balayer sur son passage. Tu disais que tu m’aimais. Mais tu m’aimais juste assez pour me convaincre, jamais assez pour me rejoindre. Et moi, je t’ai aimé pour deux. Sans écho. Dans le froid des jours et du silence. Mais maintenant, je reprends ce cœur. Pas pour le fermer. Mais pour lui rappeler qu’il mérite mieux que le rôle d’une femme que l’on oublie. Et si tu n’étais pas un acteur… alors c’est le moment. Le rideau est levé. Le spectacle a duré assez longtemps. Le rideau se lève C’est à toi de choisir maintenant : garder ce costume idiot ou être nu avec moi, dans la vraie vie. Parce que moi, j’ai atteint mes limites. Et ce que tu fais là…ce n’est pas juste. Pour moi, pour nous, pour ce que l'on a été et ce que l'on pourrait être si cela avait de la valeur pour toi. Je ne peux pas aller plus loin dans ma douleur. Selene Les mots de l’après-midi: Je crois que ce message était ma dernière tentative. Pas une déclaration d’amour. C’est tellement évident. Le site hurle à lui tout seul. Un cri, peut-être. Une vérité que je ne pouvais plus garder enfermée. Je me suis accrochée à l’idée qu’il reviendrait quand il aurait trouvé un peu la paix. Je me suis dit qu’il fallait attendre, comprendre, aimer pour deux. Mais pendant que j’attendais, c’est ma paix à moi qui s’est écroulée. C’est moi qui me suis vidée en silence, pendant que lui détournait les yeux, comme si rien de tout cela n’existait. Comme si je n’existais pas. Alors aujourd’hui, j’ouvre les yeux. Je comprends. Peut-être qu’il ne m’aime plus. Vraiment. Peut-être qu’il ne sait pas aimer autrement. Ou peut-être qu’il n’a jamais voulu vraiment m’aimer et rester. Et chaque jour de silence, chaque absence répétée, vient me le redire. Il n’y a pas de mot pour cette souffrance. Je mérite mieux que l’absence, même de celui que j’ai le plus aimé.

  • Les peurs que je ne confie qu’à la nuit

    Les peurs profondes que je n'ose même pas m'avouer tant j'en ai le souffle coupé Les peurs que je ne confie qu’à la nuit Et s’il ne pensait plus à moi du tout ? S’il avait rangé mon prénom dans une boîte, fermée à double tour, avec d’autres souvenirs sans importance ? S’il ne relisait jamais mes mots ? Et qu’il avait tout supprimé brutalement, sur un coup de tête, comme on se débarrasse d’une mouche en secouant le bras ? S’il n’avait jamais pleuré mon absence ? S’il n’avait jamais senti le manque le ronger ? S’il ne m’avait plus jamais désirée dans sa chair ? Et s’il avait déjà offert ses bras à une autre ? Si une autre entrait dans sa vie par la porte que moi j’ai laissée entrouverte ? Si quelqu’un d’autre récoltait les fleurs que j’ai plantées en lui, patiemment, amoureusement ? Et moi, seule, à regarder pousser ce jardin que je ne peux plus toucher. Et s’il se disait que je l’aimais trop ? Que j’étais un poids, un miroir trop net ? Qu’il valait mieux quelqu’un de plus distant, de plus léger, de plus sage, peut-être ? Qu’il se trouvait mieux dans une relation à sens unique, dans la conquête permanente d’une attention de l’autre, d’une permission de l’autre ? Et s’il ne revenait jamais ? Pas même pour un mot. Pas même pour savoir si je suis en vie, si je vis toujours là. Et s’il me lisait… et s’en fichait ? Et si ce lien que je ressens était une illusion solitaire ? Un fantasme d’âme ? Une construction de manque ? Une projection ? Un rêve que je me raconte pour supporter la vie après lui ? Et s’il me testait ? Si son silence était une épreuve cruelle, un piège, une vengeance ? Et s’il me pensait acquise ? Et s’il savait que j’attendrais, quoi qu’il fasse ? Et s’il se sentait trop coupable pour assumer à mes yeux qu’il n’a pas été là quand j’avais besoin de lui ? Et s’il ressentait de la honte à avoir tourné le dos à quelqu’un d’aussi vrai que moi, et ne pouvait pas faire face à l’image de ses propres failles, malgré ses désirs ? Et s’il ne pouvait pas se le pardonner, et se punissait invariablement, à répétition, sans voir que moi, je suis là — et que je peux accepter et pardonner ? Et s’il se sentait indigne de mon amour, de ma loyauté ? S’il croyait qu’il ne pourrait plus jamais me rendre heureuse… alors que la seule chose qui me rendrait vraiment heureuse, c’est lui ? Et s’il attendait bêtement un scénario parfait — une maîtrise parfaite de lui, de sa vie, de tout — avant de revenir ? Et s’il ne me faisait pas confiance pour créer avec lui un nouvel équilibre, un nouveau projet, une histoire de vérité ? Et s’il pensait que je ne pourrais plus l’aimer s’il était différent ? S’il croyait que s’il traversait une phase d’ombre, de fatigue, de déconnexion… il ne serait plus digne de moi ? Et que cette version-là de lui, je ne pourrais plus l’aimer ? Et s’il avait peur de me faire de la peine à nouveau, et préférait s’éloigner plutôt que cela puisse se reproduire ? Alors que la peine existe dans toutes les relations… rien n’est parfait. L’amour, ce n’est pas l’absence de douleur, c’est la présence du lien malgré tout. Et s’il était trop dans une logique perfectionniste, incapable de reconstruire sur des murs fissurés ? S’il ne voyait pas que même les ruines des cathédrales sont magnifiques — et qu’on peut réinventer n’importe quel monument à la place, en gardant les fondations ? Et s’il avait trop d’orgueil pour revenir, malgré tout ? Alors que moi, je me suis montrée nue, offerte, au vent. Et s’il était finalement bien plus dans le pouvoir que moi ? S’il craignait que j’utilise ses failles contre lui, alors que je n’ai jamais voulu que l’aimer ? Et s’il avait peur de lui-même — peur de sa propre dépendance à moi, telle qu’il l’a déjà montrée ? Et qu’il fuyait pour ne pas perdre le contrôle, pour ne pas s’oublier ? Et s’il ne voyait pas que moi aussi, j’ai des objectifs, une vie, des projets ? Et que l’on aurait pu, ensemble, se stimuler, s’élever, au lieu de s’effacer ? Je n’en parle jamais. Mais ces questions me tiennent éveillée. Elles tapissent le fond de mes nuits, me hantent dans mes rêves. Et pourtant…même dans la peur, même dans le doute, je continue à aimer. C’est ma vérité la plus nue. Parce que je ne peux pas les partager avec lui, parce que je ne peux ni les adoucir, ni les effacer à deux, alors ce soir je les écris. Je les déplie. Je les respire. Parce que les peurs sont moins lourdes quand on les partage, et que les poser ici, dans ces lignes, c’était déjà quelque chose. Une brèche. Une lumière. Un acte d’amour — pour moi. Selene

  • Quand un instant ne définit pas le parcours : à propos des moments où l’on se laisse submerger

    Quand un instant ne définit pas le parcours : à propos des moments où l’on se laisse submerger Et finalement l'envol imprévu Il y a quelques jours, un mélange de rêves perturbants et un petit bug informatique sur Messenger m’ont plongée dans un tourbillon d’émotions. Je me suis retrouvée à envoyer un message que je n'avais pas prévu, un message où je disais "je t’aime", malgré la distance, malgré tout ce que j’avais mis en place pour avancer. À ce moment-là, tout a dérapé. Ce n’était pas prévu, je n’attendais pas de réponse, mais la panique m’a envahie, et j’ai cédé. En voyant que mon dernier message envoyé à cette personne était passé en gras, j’ai cru qu’il y avait eu une réaction, enfin c'était une possibilité. Puis le statut des messages précédents est passé à "envoyé" au lieu de "distribué", et j'ai pensé que j'avais été restreinte. C'était comme si tout s'effondrait. Je me suis sentie dévastée, comme si tous mes efforts étaient réduits à néant à cause d’un instant où je n'ai pas su garder le contrôle. Mais au fond, est-ce que cet instant définit réellement mon parcours ? Non. Ce n'est pas ce message, ni cette réaction fugace qui déterminent où j’en suis aujourd’hui. Ce que je veux dire, c’est que cette sensation de fragilité fait partie de notre parcours. C’est comme si vous étiez en train de suivre un régime ou de prendre de bonnes résolutions : vous pouvez avoir un écart, un moment où vous cédez, mais cela ne remet pas en question l’ensemble de votre évolution. Ce n’est pas cette "pizza" qui efface tout le travail accompli. Les émotions, même les plus inconfortables, sont là pour nous apprendre quelque chose. Elles font partie de notre cheminement. Elles ne nous définissent pas, elles ne sont pas notre identité. Et surtout, elles ne doivent pas être un obstacle à la progression. Il est important d’accepter que l’évolution n’est pas linéaire. Parfois, on avance deux pas, puis on en fait un en arrière. Mais chaque pas, même celui qui semble être une régression, fait partie de l’avancement global. Il est normal de se laisser submerger parfois. Mais au lieu de se flageller, pourquoi ne pas choisir de se traiter avec la même bienveillance que l’on offrirait à un ami dans une situation similaire ? L’auto-compassion est un moteur puissant pour ne pas rester bloqué dans cette culpabilité, qui ne fait que nous ralentir. Chaque petit pas, chaque moment difficile, chaque sentiment d’être submergé est une occasion de grandir, de mieux comprendre ce que l’on ressent et de mieux se connaître. Ce n’est pas l’instant qui définit le parcours, mais ce que l’on fait avec cet instant. Alors, peu importe ce que tu traverses aujourd’hui, sache que tu as déjà parcouru bien plus que tu ne le crois. Et ces moments de doute ou de panique, bien qu’inconfortables, ne feront que renforcer ta résilience. Parce qu’après tout, chaque vague nous enseigne à mieux nager. Je veux aussi dire que j’ai failli effacer ce message, mais au fond, c’était un moment d’authenticité. Effacer ne m’aurait pas plus soulagée. Car il serait resté une trace et c’est dans le fond cette trace qui m’ennuyait. Cette envie de communiquer directement, qui m’a dépassée malgré le fait que cette envie ne soit pas partagée, c’est ça qui m’a gênée. C’était comme si j’étais un oiseau débile qui s’acharnait à essayer de picorer un mur ou un caillou. Mais j’aurais laissé une plume en passant. Et ce que j’aurais voulu alors, c’est ne rien laisser. Et rester maître de moi. Mais je n’ai pas su. Finalement, ce message reste là, non pas comme une erreur, mais comme une trace d’authenticité. Parce qu’on n’avance pas toujours en ligne droite. Parfois, un moment de fragilité nous apprend des choses qu’aucune victoire ne pourrait nous apprendre. Et ces moments, même s’ils nous font nous sentir vulnérables, sont une part essentielle de notre parcours. D'ailleurs, peut-être que ce vertige m’a poussée à quelque chose d’essentiel. Dans les heures qui ont suivi, sans vraiment y réfléchir, je me suis lancée dans un projet que je repoussais depuis longtemps. Comme si cette secousse avait réveillé un feu discret, prêt à jaillir. Comme si, parfois, il fallait frôler le débordement pour retrouver l’élan. Comme si ce bug — émotionnel, numérique ou peut-être cosmique — avait ouvert une porte inattendue. Je ne savais pas encore que ce moment de désordre serait le début de quelque chose de bien plus vaste. Et aujourd’hui, je regarde ce point de rupture non plus avec honte, mais avec un léger sourire. Celui de celle qui a laissé une plume, oui, mais qui a aussi pris son envol. Vous comprendrez ce que cela signifie pour moi dans les heures, jours à venir. Et toi, quel a été ton "instant de panique" que tu as fini par accueillir comme une part précieuse de ton chemin ? 🌿 Si tu veux le partager, je te lirai avec attention. Et si tu ressens le besoin d’en parler plus profondément, en dehors des commentaires, tu peux réserver un moment pour échanger avec moi. Je serai là, avec douceur et sans jugement ici . 💬✨ Selene

  • Le feu que tu laisses mourir

    Tu sais, j’ai longtemps veillé sur un feu que tu laissais mourir. J’ai soufflé sur les braises, nourri l’absence de mes pensées, tendu des mots dans le vide, espérant que l’écho me revienne en tendresse. Mais aujourd’hui, je suis lasse. Lasse de t’attendre, toi qui ne viens pas. Lasse de deviner ce que tu caches, de traduire ce que tu tais. Tu fais du silence ton royaume, mais je n’en suis plus la prisonnière. J’ai été patiente, douce, loyale. J’ai aimé sans conditions, sans retour, sans cesse. Et c’est peut-être bien cela que je dépose ici : l’idée que mon amour pourrait te réveiller. Tu tournes dans tes brumes, et moi, je décide de marcher hors du brouillard. Je veux vivre. Maintenant. Je n’ai pas ton âge. L’âge où on peut perdre son temps. Je veux vivre. Maintenant. Pas dans un peut-être figé, pas suspendue entre deux silences. Je veux vivre — dans le plein, dans le vrai, dans l’élan. Alors je lâche. Je ne lâche pas l’amour — il veille encore, discret, quelque part dans un repli du cœur. Mais je lâche l’idée de te sauver. Je lâche le poids de t’aimer à ta place. Et je choisis de me retrouver. Je ne claque pas la porte. Je la laisse entrebâillée, oui, mais je ne reste plus figée sur le seuil. Si tu veux me retrouver un jour, il faudra avancer. Il faudra parler. Il faudra oser. Et il faudra affronter la peur du rejet. En attendant, je reprends ma lumière. Je la rends à mes mains, à mes nuits, à mes rêves. Et je trace ma route — sans toi, puisqu’il le faut, car ton silence et ton absence m’abîment, ternissent l’image que j’avais de toi, me mettent en colère, et entravent ma vie. Selene

  • Lettre à Roland, l’instant où l’on cesse d’attendre

    L’instant où l’on cesse d’attendre J’ai compté les nuits. Toutes les nuits. J’ai sombré chaque soir très tard, en réalisant qu’un jour de plus tu ne viendrais pas. J’ai voulu me convaincre d’arrêter d’espérer, mais toujours une lueur subsistait : et si demain ? Et si un mot de moi, une image, un souvenir, un article de blog, un hasard, une visite te faisaient comprendre ? J’ai tout fait. Je t’ai appelé, écrit des lettres, des mails, envoyé des messages, tendu la main encore et encore. Je suis venue à toi, brisant mon orgueil tout à fait car je pense que l’ego n’a rien à faire là -dedans, effaçant ma douleur pour t’aimer malgré tout. Chaque geste était une supplique, un cri silencieux pour capter ton regard, pour espérer ne serait-ce qu’une réponse. J’ai encaissé chaque rejet, chaque coup porté à mon cœur, en te pardonnant sans cesse, convaincue que notre amour pouvait renaître malgré tout. Mais j’ai fini par comprendre : je vivais cet amour seule. J’ai regardé le portillon de mon jardin, celui que tu connaissais si bien. Tu trouvais toujours une excuse très mignonne pour que je t’y raccompagne, pour grappiller quelques secondes de plus avec moi. T’en souviens-tu ? Et j’ai compris que je pouvais le surveiller autant que je le voulais : tu avais décidé de ne plus jamais le franchir. Alors, je choisis de souffrir une bonne fois et d’en finir avec cette attente qui me ronge depuis bientôt 8 mois. Te rends-tu compte? Je ne veux plus de ce monde sans couleur où je ne suis plus qu’une passagère. Je veux redevenir celle que j’étais : l’aventurière, celle qui expérimente, qui crée, qui avance. J’ai des projets. Des road trips seule, malheureusement. Des réflexions sur ma carrière, sur l’évolution de mon blog, sur ma formation en sexothérapie, sur mon rôle dans la domination. J’envisageais un tournant, que ce rôle soit partagé, un compte de couple et tant d’autres choses. J’ai tout à réinventer seule alors que je voulais t’intégrer si fort. Alors que je voulais ta force avec moi, ton regard pour me donner envie de me dépasser. Je recentre ma vie sur ce qui compte : ma fille, mon avenir, mes rêves à retrouver. Mais surtout, j’ai pris conscience d’une chose essentielle : l’amour infini et précieux que j’ai en moi. Cet amour que je suis prête à partager, à multiplier et à offrir, mais jamais à sacrifier. Je ne renoncerai jamais à l’authenticité, ni au bonheur de grandir à deux, ni à la communication, ni à l’engagement. Toi, tu as fait ton choix. Et il n’est pas pour nous. Je t’ai rendu l’hommage que je m’étais promis. Je t’ai demandé pardon en face, par écrit, dans mille lettres que je n’ai pas envoyées et dans mille pensées et nuits. J’aurais aimé te prouver mon honnêteté, que tu l’éprouves mais tu ne le veux pas. Mon cœur a toujours été sincère et ma réflexion sur moi-même véritable. Tu as préféré le silence. Tu as préféré partir. Je n’ai rien à regretter, j’aurais tout fait, tout donné pour nous. Mais ce n’est pas une histoire qui s’écrit seule. Alors surtout, n’utilise pas ce texte pour valider une rupture que je n’ai jamais voulue et que toi seul as actée. C’est un mot de survie. C’est le choix de vivre, plutôt que de mourir chaque jour un peu plus dans cette attente, dans l’espoir d’un regard chéri, qui se détourne de moi. Pas de jeu de dupes. C’est ton choix. Et ce que tu as voulu. Mon cœur, malgré la douleur et les regrets, conserve la sincérité de ses élans. Mais je refuse que ce silence imposé continue de dicter ma vie. Je suis en train de me perdre dans cet amour unilatéral, et tu n’en as que faire. Tu Selene

  • L’amour était-il vrai ? Quand le doute s’installe après la rupture

    L’amour était-il vrai ? Quand le doute s’installe après la rupture Il y a des questions qui lacèrent l’âme plus profondément que d’autres. “Mais il t’aimait vraiment ?” Cette phrase, glissée parfois innocemment, parfois avec scepticisme, peut déclencher un cataclysme intérieur. Parce qu’elle vient toucher la plaie encore vive, ravivant le doute, celui qui s’insinue dans mes nuits d’insomnie et mes silences trop longs. Et si c’était vrai ? Et si l’amour que j’ai ressenti, celui qui m’a fait vibrer, qui m’a portée, qui m’a donné des preuves innombrables, n’était qu’un mirage ? Cette idée est insupportable, vertigineuse. Parce qu’elle remet en cause non seulement l’autre, mais aussi moi-même : ai-je été aveugle ? Ai-je inventé quelque chose qui n’existait pas ? Le poids du regard des autres Les autres, eux, voient la fin. Ils voient le silence, la distance, l’éloignement. Ils ne voient pas les nuits passées à parler à cœur ouvert, les gestes subtils qui disaient plus que les mots, les regards échangés qui portaient tout l’univers en un instant. Ils ne voient pas ce que j’ai vécu de l’intérieur, dans cette bulle que nous avions construite, ce langage secret que seuls nous comprenions. Alors je défends cet amour, bec et ongles. Je ressors les souvenirs comme des preuves dans un procès invisible, je cherche dans le passé des traces indélébiles de ce que nous étions, pour me rassurer, pour affirmer : oui, c’était réel. Et pourtant, malgré toutes ces certitudes, le doute grignote, insidieux. L’incompréhension et l’impuissance Pourquoi un amour si fort peut-il finir dans un silence aussi brutal ? Comment peut-on aimer et partir, aimer et se taire ? Le manque est insupportable, et plus encore, cette sensation de ne pas pouvoir réparer ce qui est brisé. Parce que l’amour ne suffit pas toujours. Parce que l’autre, parfois, se protège, se barricade, fuit ce qui l’effraie. Et moi, je suis là, avec tout cet amour que je voudrais encore donner, mais qui n’a plus de destinataire. Cette tendresse, ce soin que j’aimerais lui offrir, ces mots que je continue d’écrire dans l’espoir qu’il les lise et comprenne. Mais il y a ce mur. Ce blocage. Cette impossibilité d’agir seule. L’illusion ou la vérité ? Alors vient ce moment où tout vacille. Et si tout ceci n’était qu’un rêve dont il faut se réveiller ? Mais mon cœur sait. Il sait que ce lien n’est pas une invention, que l’amour ne disparaît pas simplement parce qu’il n’est plus exprimé. Il sait que l’absence n’efface pas ce qui a été. Aujourd’hui est une journée de douleur. Mais elle ne définit pas l’avenir. Un jour, la lumière reviendra, sous une forme ou une autre. Peut-être par un retour, peut-être par une compréhension nouvelle, peut-être par une paix qui prendra du temps à s’installer. En attendant, je me raccroche à une seule certitude : mon amour n’était pas une erreur. Il était vrai, parce qu’il a été vécu. Et personne ne peut m’enlever cela. Et toi ? Et toi, as-tu déjà ressenti cela ? Ce vertige du doute qui te fait remettre en question tout ce que tu croyais certain ? Cette douleur de devoir défendre un amour que tu sais avoir été vrai, alors que le silence et l’absence le font vaciller ? Si ces mots résonnent en toi, alors sache que tu n’es pas seul. Que nous sommes nombreux à nous accrocher à des souvenirs, à chercher du sens là où il n’y en a peut-être plus. Mais l’amour que nous avons donné a existé. Rien ne peut l’effacer. Et toi, que ressens-tu ? Selene

  • Le verre à moitié plein, le verre à moitié vide

    Le verre à moitié plein, le verre à moitié vide J’ai toujours été de ceux qui voyaient le verre à moitié plein. De ceux qui croient en l’infini des possibles, en la force de la volonté, en la puissance d’un amour sincère. J’ai toujours pensé que l’on pouvait renverser le cours des choses, qu’avec assez de patience, d’efforts et de foi, rien n’était perdu. Mais aujourd’hui, je suis fatiguée. Fatiguée d’avoir tout fait, fatiguée de me battre seule contre le silence, contre l’inertie, contre l’évidence qu’il ne bouge pas. Fatiguée d’attendre un réveil qui ne vient pas, d’espérer encore quand tout me dit d’arrêter. Fatiguée surtout de voir qu’il ne me fait pas confiance. Pas vraiment. Il doute de mes intentions, de mes actions à venir, comme si tout ce que j’ai fait, tout ce que j’ai donné, n’avait pas suffi à lui prouver la sincérité absolue de mon amour. Il a peur de mes sentiments alors qu’avant, il les réclamait. Il se cache derrière l’évitement alors qu’avant, il assumait. Fatiguée de voir que je suis seule quand je pourrais être avec lui. Fatiguée de voir qu’il est prêt à me perdre comme si cela n’avait pas d’importance. Comme si j’étais interchangeable, comme si nous étions remplaçables. Il n’a pas pris la mesure de ce que nous étions, de ce que nous aurions pu être. Il est capable de sacrifice, mais pas dans le bon sens. Fatiguée de le voir mariner, hésiter, s’accrocher à une solitude qui ne le rend pas plus heureux, alors qu’il pourrait simplement continuer ce qu’il a commencé… mais avec moi. Il pourrait avoir ce qu’il voulait, sans renoncer à lui-même. Fatiguée d’être seule dans cette lutte. Seule à voir que tout pourrait changer. Seule à y croire encore, alors que lui préfère son masque, préfère me faire renoncer. Et moi, que dois-je abandonner ? Abandonner la plus belle histoire que j’ai connue ? Abandonner l’homme que j’aime le plus au monde ? Abandonner quelqu’un qui compte encore, malgré tout, malgré l’absence, malgré l’usure ? Abandonner quelqu’un qui m’a transformée, qui a mis des fleurs dans mon jardin et qui aujourd’hui refuse de les arroser ? Abandonner la sincérité de ce que nous partagions, comme si ce n’était plus rien, comme si cela n’avait jamais existé ? Je suis fatiguée, oui. Mais la déception est encore plus grande que la fatigue. Parce que je n’arrive pas à comprendre pourquoi il ne fait pas le pas. Pourquoi il ne réalise pas. Et pourtant, le verre est encore là. À moitié vide, à moitié plein. Je ne sais plus. Je ne sais plus si je devrais encore me dire ces mots : Reviens, dis, reviens. Le jardin a gardé ses couleurs, il a fleuri et moi aussi, malgré la pluie, malgré toi. Le ciel gris qui opacifiait certains moments n’est plus là. La pluie a balayé les zones d’ombre et les cœurs pleins de doutes. La clarté l’a envahi. Le beau est là, sans les erreurs d’interprétation. Il ne reste que le beau. Comment peux-tu ne pas le voir ? Selene

  • Reconstruction et Nouvelle Histoire : Un Voyage à Deux

    Reconstruction et Nouvelle Histoire : Un Voyage à Deux J'ai souvent pensé que tout ce que je traversais me menait à ce moment, à cette prise de conscience : je ne veux pas écrire la même histoire. Pas encore. Ce que j'ai vécu avec lui, avec nous, était intense. Ça a été beau, peut-être plus que je n'aurais pu l’imaginer, et pourtant, ça s’est brisé. Mais voilà, je ne suis pas du genre à m’arrêter là. Ce n’est pas la fin (pour moi). Lui et moi étions à un carrefour, chacun cherchant à se raccrocher à quelque chose. On avait besoin de ce tout, de cette fusion, mais au fond, il manquait une chose essentielle : l’espace pour respirer, pour être soi-même. Lorsque je manifestais l’envie de faire quelque chose seule, il se proposait. Lorsqu’il prenait du temps pour lui, je me manifestais. Aujourd’hui, je me rends compte que, malgré les douleurs, malgré tout ce qu’on a traversé, je suis toujours accrochée à moi-même, à ce que j’ai reconstruit après tout ça. Lui aussi, je crois, est resté accroché à quelque chose—sa sécurité et sa tranquillité, je suppose. Il n’a peut-être jamais su ce que c’était que d’être aimé dans sa totalité, avec toute la profondeur, la complexité et la beauté de l’amour que je lui ai offert. Et pourtant, il a été un pilier essentiel pour moi, sans même en avoir conscience, tant il pensait que j’étais en maîtrise de tout et lui, débordé par sa vie. Je ne veux pas qu’on reste figés dans ce passé. J’aimerais une nouvelle histoire, une autre symphonie, une où l’on se redécouvre. J’ai vu qu’il perdait ses repères, qu’il n’avait plus les filets de sécurité d’autrefois. Je l’ai vu dans un moment de fragilité, et ça m’a fait de la peine… mais aussi nourri un espoir. Seulement, sa fermeture dimanche m’a laissée sans voix, m’empêchant de lui dire tout ce que j’aurais voulu. Je me souviens de ce premier message qu’il m’avait envoyé en août, alors qu’il commençait à se murer, où il me remerciait de continuer à lui parler. Malgré lui, malgré ses silences, malgré ses blocages. Ce message m’a touchée plus que tout, car il reconnaissait ce que j’avais fait : rester là, malgré tout, sans jamais cesser de lui tendre la main, de lui adresser mes mots, mes pensées. Et je veux qu’il sache que cela ne s’arrêtera jamais. JAMAIS. Que ce soit écrit, mental ou autrement, cela fait partie de moi maintenant. C’est impossible pour moi de cesser. Mon cœur et mes mots lui appartiennent toujours, d’une certaine façon, et je continuerai à les lui adresser, quoi qu’il arrive. À lui offrir mes prières silencieuses. J’ai envie qu’il comprenne. Qu’il voie que je suis là, que je me reconstruis et que j’ai aussi des projets pour moi, pour nous, si cela est possible. Je veux qu’il prenne de la place pour ses rêves, ses envies, et que nous puissions nous aider à avancer chacun de notre côté, sans pour autant oublier cette connexion. Le bonheur de faire des choses ensemble, de travailler côte à côte sans voir les minutes passer. Je ne sais pas s’il me lit. Je ne sais pas si je vais recevoir des réponses. Mais au fond de moi, j’espère qu’il en a l’envie. Peut-être qu’il n’en a pas encore les mots. Mais me lire, ce serait déjà une manière de se reconnecter, d’ouvrir une brèche, d’esquisser un nouveau nous, même malgré lui. Et moi, je suis là. Prête à faire le premier pas. Toujours. J’écris sans savoir ce que l’avenir me réserve, sans garantie, sans promesse, mais avec un cœur qui ne l’a jamais oublié. Alors, je l’attends… en avançant. J’attends qu’il se présente à moi, dépouillé de ses craintes, de ses idées noires, de ce fardeau invisible qui le consume et consume ce que nous pourrions être. Et alors, les mots seraient miens, et j’ai toujours notre petit cahier. Nos mains nous guideraient, nos mains nous guériraient. Peu importe ce qui nous a séparés, je veux croire qu’on peut faire émerger quelque chose de beau de cette souffrance, de cette distance. Je prends le risque de croire qu’on peut réécrire notre histoire—ensemble et chacun de notre côté—mais toujours avec la promesse de ne pas oublier ce que nous avons été. Et ce que nous pourrions être. La vie est pleine de rendez-vous inattendus. Récemment, j’ai même été surprise de recevoir des nouvelles d’une personne que j’avais cessé d’attendre depuis des années, et que je n’ai, au fond, certainement jamais réellement attendue. Le temps fait son œuvre. Il peut être un ami ou un ennemi, pourvu qu’on grandisse avec lui. Et j’espère qu’il le guidera, lui aussi, vers un jardin au bord d’un lac. Là où le silence ne sera plus une barrière mais une présence, où les racines du passé nourriront de nouvelles fleurs encore plus belles, encore plus vraies. Selene Et vous ? Avez-vous déjà connu des retrouvailles inattendues, un amour revenu d’entre les silences ? Racontez-moi en commentaire ou par message les chemins que l’amour a tracés pour vous.

  • Quand l’absence devient une énigme

    Quand l’absence devient une énigme 1. Une douleur invisible mais bien réelle Il est des blessures invisibles qui marquent plus profondément que celles que l'on peut voir. On parle souvent des deuils, des séparations, de la difficulté de tourner la page. Mais qu'en est-il lorsque l'on ne sait pas si une page se tourne ou si elle reste simplement en suspens, flottant entre ce qui fut et ce qui aurait pu être ? Quand l'absence est une énigme plus qu'un adieu ? Vivre avec une douleur qui ne s’explique pas rationnellement, c’est porter un poids que personne ne semble voir. Le monde continue de tourner, les jours s’enchaînent, et pourtant, à l’intérieur, quelque chose reste figé. Cette sensation que l’autre, quelque part, existe encore dans une forme de lien indéfinissable, mais inaccessible. Une présence diffuse, un murmure persistant. Est-ce une illusion ? Un refus de lâcher prise ? Ou certaines connexions sont-elles simplement plus fortes que le silence ? 2. La violence du silence Un déséquilibre qui semble m'écraser : je ressens tout, une tempête m’habite, et en face, c’est le néant. Comme si ma douleur était invisible, comme si mon existence pouvait être effacée sans conséquence. Chaque tirage de tarot, chaque objet chargé de souvenirs, chaque nuit passée à pleurer, à écrire des lettres envoyées, non envoyées et sans écho. Les trajets jusqu’à chez lui, l’attente, le rejet. L’indifférence à ma souffrance. Les moments de panique où j’aurais voulu l’appeler, où j’avais besoin qu’il me soutienne. Être tout un jour, plus rien le lendemain. Tomber de mille étages sans parachute et devoir malgré tout continuer à marcher avec le corps en miettes. Dis, elles étaient là, les miettes d'infini? Et c’est ça, la violence : il y a eu quelque chose. Et puis plus rien. Comme si ce qui était brûlant pouvait s’éteindre sans laisser de cendres. Comme si l’autre pouvait exister pleinement un jour et disparaître le lendemain, sans laisser derrière lui l’écho de ce qu’il a été. 3. La quête de sens interminable Ne pas réussir à dire que c’est fini. A personne, et surtout pas à soi. Détester les commentaires de ceux qui parlent de tourner la page, ceux qui promettent un avenir amoureux nouveau et flamboyant, ceux qui expliquent comment ressentir, comment aimer, qui disent ce qu'il aurait fallu faire, ce qu'il est décent de faire dans pareille situation mais attention pour mon bien. Se retrouver seule parce qu’on ne supporte plus de faire semblant. Et si mon bien était mort lui-aussi? "Il n’est plus dedans", ça veut dire quoi ? "Il s’est trompé", mais encore ? Quand il a dit "je t’aime" ? Quand il a dit que j’étais la personne la plus importante de sa vie ? C'est là l'erreur? Ou c'est l'erreur de penser assumer un couple avec moi? Penser être avec moi tout court? Je n’étais rien, en fait ? Un jeu ? Un piège ? "Quand tu m’aimeras comme une folle, le jeu, c’est que je disparais" ? Il y a eu un amour intense, un feu qui a tout consumé, et puis, lui, il a fermé la porte. Brutalement. Sans mots clairs, sans m’accorder une conclusion, sans prendre le soin de venir parler avec moi. Et c’est ça qui torture. Pas seulement la perte, mais l’absence de sens. Comment passe-t-on de "je t’aime" à "je te rejette" ? Comment peut-on dire "tu es la personne la plus importante de ma vie" et ensuite traiter cette personne comme une étrangère, pire, comme une menace ? Comment peut-on aimer une présence constante et, une fois obtenue, la fuir comme si elle brûlait ? 4. La vérité qu’il refuse d’affronter La vérité, c’est que ce n’est pas moi qui suis incohérente. C’est lui. Je cherche encore la vérité, mais lui, il l’a déjà fuie. Parce qu’il n’a pas la force d’affronter ce qu’il a détruit, ou parce qu’il ne veut pas se voir comme celui qui fait du mal (aussi). Ce que je ressens aujourd'hui est la preuve que ça a compté. Peut-être qu’il fuit cette intensité, ou qu’il se convainc qu’il n’a pas à la regarder en face. Peut-être qu’il pense qu’il ne peut rien faire, ou qu’il ne veut rien faire. Mais moi, je reste avec cette tempête dans le cœur, avec ce vide qui hurle. 5. Et maintenant ? Et pourtant, malgré tout, je marche. Chaque jour, j'avance. Même quand tout semble figé, même quand mon esprit supplie qu’on le laisse tomber. Même quand la culpabilité me dévore d'être encore dans cet état après ce temps, d'être une ombre auprès des autres, auprès de ceux qui comptent pourtant. Alors, maintenant, il faut réapprendre à exister autrement. Pas pour oublier, pas pour minimiser ce qui a été, mais pour se redonner une chance. • Écrire une lettre à soi-même pour dans dix ans, y déposer ses rêves, ses espoirs. • S’autoriser à se pardonner ce que l'on aurait pu faire autrement, à lâcher prise. • Inventer de nouveaux rituels, bâtir des repères qui ne dépendent que de nous. • Trouver de la douceur dans des gestes simples, reconstruire patiemment ce qui a été brisé. Je ne suis pas thérapeute, je ne prétends pas avoir de réponses universelles. Mais je peux offrir une autre voix, une autre façon d’aborder la douleur. Parce que je la traverse. Parce que je sais ce que c’est. Parce que, peut-être, en partageant ces fragments d’humanité, on peut ensemble trouver une façon de continuer. Jusqu’à ce que, un jour, sans s’en rendre compte, on cesse de compter les jours, les mois et j'espère pas les années. Jusqu’à ce qu’on oublie, peut-être, d’y penser. Ecrivez-moi. Selene

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