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J’ai envie de toi

Lune rouge
Lune rouge

J’ai envie de toi.

D’une main ferme, mais douce.

D’un corps qui s’affirme,

et qui se fend — lentement, puissamment.


De lèvres assoiffées,

de regards affamés,

de cette orgie qui ne s’excuse pas.


D’une colère qui s’exprime en prises charnues,

en chairs capturées,

en soupirs qui deviennent râles,

et de râles qui deviennent prières.


De mots doux,

glissés entre des mots sales.

De mains qui supplient,

puis qui volent,

puis qui pétrissent

comme on façonne l’abandon,

puis qui s’introduisent

sans demander la permission.


J’ai envie de toi avec ma langue

sur ton corps —

traçant la carte de mon désir.


J’ai envie de ta danse entre mes dents,

de ton crâne coincé entre mes cuisses

qui se referment et te bloquent,

comme une offrande inversée,

comme une prison délicieuse.


J’ai envie de toi au bord du vide,

et de t’y regarder te débattre quelques instants,

pour me rendre compte que c’est moi

qui me perds aux confins de ta frustration.


J’ai envie de ton goût de sel sur mes lèvres,

de ton parfum intime

qui rôde sur moi comme un piège,

comme une ombre qui colle à la peau

et ne veut plus partir.


Et mon goût.

Là, sur ta langue.

Dans ta gorge.

Dans ton manque.


J’ai envie de ta gorge nouée sous ma bouche,

de ta chute en moi,

et de ma chute en toi.


J’ai envie de ce moment exact

où je deviens ton besoin.

Et que tu oublies tout

sauf mon nom.


Selene

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