top of page

Résultats de recherche

267 résultats trouvés avec une recherche vide

  • À l’endroit de la fêlure

    À l’endroit de la fêlure Je suis à aimer, même fêlée. Il y a cet endroit en moi que rien ne comble. Pas les mots. Pas les bras. Pas même le temps. C’est une fêlure fine, silencieuse, comme un trait de lumière sur un vase ancien. Elle ne saigne plus, mais elle respire. Elle est là, vivante. Je l’ai crue honteuse . Je l’ai crue faible . Mais c’est à cet endroit que je ressens le plus. C’est là que je suis vraie . C’est là que je sais que j’ai aimé. Et peut-être que rien ne pourra jamais refermer cette brèche. Mais je peux la border. L’entourer de soin. Y semer quelques fleurs discrètes. Et apprendre à vivre non malgré elle, mais avec elle. Elle ne m’abîme pas. Elle me rappelle que j’ai été immense. Peut-être pour la première fois. Selene

  • Visualiser pour manifester !

    Visualiser pour manifester ! Et si ce qu’on imaginait profondément, ce qu’on ressentait jusqu’au ventre, pouvait vraiment changer quelque chose ? Je ne te parle pas de pensée magique, ni de “positivité toxique”. Je te parle d’un choix. Celui de te voir autrement . De t’imaginer entier(ère), vivant(e), entouré(e), puissant(e) — même avant que le monde ne t’en donne la preuve. Depuis quelques mois, j’ai créé un rituel personnel de visualisation sur 7 jours. Et je te le dis avec toute l’honnêteté du monde : Non, tout ne s’est pas encore manifesté. Mais moi, je change . Et parfois, c’est là que tout commence. Pourquoi visualiser change déjà quelque chose Ce n’est pas une croyance sortie d’un conte. C’est un fait neuroscientifique. Quand tu visualises une scène précise, avec ton souffle et tes émotions, ton cerveau active les mêmes zones que si tu la vivais vraiment. Tu entraînes ton esprit. Tu ouvres des chemins neuronaux. Tu éprouves de la satisfaction, du plaisir. Et petit à petit… tu marches vers ce que tu as vu. Une action à la fois. C’est ce que les athlètes de haut niveau utilisent. C’est ce que les artistes pratiquent sans le nommer. C’est ce que font ces personnes qu’on croit “chanceuses”, mais qui, souvent, ont juste appris à se voir autrement . Quelques figures célèbres qui le disent aussi 🎬 Jim Carrey  a écrit un chèque de 10 millions de dollars à son nom… et l’a encaissé quelques années plus tard. 🎾 Serena Williams  visualise chaque match avant de le jouer. 🎤 Oprah Winfrey  crée des vision boards  chaque année. 🧠 Dr Joe Dispenza  explique que ton cerveau croit ce que tu lui montres avec émotion. 📘 Shakti Gawain , pionnière de la visualisation créatrice, l’a écrit il y a 30 ans déjà : ton monde intérieur prépare ton monde réel. Ce que j’ai vu changer Non, je n’ai pas encore tout ce que j’imagine. Mais depuis que je pratique ce rituel , voilà ce que je peux dire : – J’avance avec plus de confiance , même quand rien n’est encore visible. – Mon corps commence à me dire oui , au lieu de résister. – Mon énergie matinale est plus claire . – Je fais de la place en moi. Et autour de moi, ça bouge aussi. Alors non, ce n’est peut-être pas magique. Mais c’est transformateur . Et ça, je peux te le promettre. J’ai créé un rituel en 7 jours Personnellement, chaque jour, je me connecte à 5 sphères de ma vie : L’amour Le travail Les finances L’énergie La création Chaque jour contient : – une respiration guidée , – des visualisations précises , – un rituel de clôture , – un mantra à incarner . Et maintenant, je te propose de faire le tien. Crée ton propre rituel – personnalisé, intime, vibrant Ce que je t’offre, c’est une version sur mesure , rien que pour toi. Un accompagnement doux, simple, mais puissant, pour écrire ta semaine de manifestations . 🔮 Comment ça se passe : 1. Tu commandes ton rituel personnalisé en cliquant ici . 2. Je t’envoie un questionnaire introspectif sous 24h Des questions simples pour faire émerger tes désirs, blocages, élans. 3. Deux jours plus tard : un petit échange audio (optionnel) Un moment de 15 min en visio ou message vocal, pour affiner ensemble. 4. Deux jours après : tu reçois ton PDF rituel personnalisé 7 jours de visualisation écrits pour toi, avec ton énergie, ton histoire, ton vocabulaire. À lire, imprimer, incarner, méditer. Pour commencer à marcher vers toi. ✨ Ce que ce rituel n’est pas ❌ Ce n’est pas une baguette magique ❌ Ce n’est pas une méthode toute faite ❌ Ce n’est pas une injonction à être heureux (se) tout le temps Mais c’est… ✔ Une porte entrebâillée ✔ Un texte qui t’appartient ✔ Une manière de choisir ta vibration , au lieu de la subir Pourquoi ce n’est pas gratuit ? Parce que je mets dedans toute ma plume, mon écoute, et mon intuition. Parce que tu mérites que ton futur soit traité comme une œuvre d’art . Et parce qu’investir en toi, même symboliquement, c’est déjà commencer à manifester. 🌿 Ce que tu recevras exactement 📄 Un PDF personnalisé  de 10 pages environ, avec : 7 jours complets de visualisations un rituel de début et de fin des mantras, respirations et scènes sur mesure un format imprimable, lisible ou écoutable 🎧 Une version audio premium lue par moi  pourra aussi être proposée en option, pour t’accompagner chaque jour dans la douceur. A découvrir en cliquant ici . Et si tu n’es pas prêt(e) ? Tu peux toujours commencer par t’imaginer. Te dire : “Et si je pouvais vivre ça…” Et juste… laisser une porte entrouverte. Mais si tu es prêt(e), vraiment…alors je suis là pour t’écrire ce passage. 🔗 Réserver ton rituel Ton rituel Inscris-toi ici pour recevoir l’offre 🛒 Lien d’achat Version premium Si tu as des questions: 📬 écris-moi directement via le formulaire de contact du site 📲 envoie-moi message privé sur Instagram : @ seleneleslunesduncoeur Selene

  • Scénarios Interdits #10 – Les campeurs ou comment allumer une mèche sans jamais éteindre l'incendie

    Scénarios Interdits #10 – Les campeurs ou comment allumer une mèche sans jamais éteindre l'incendie Les campeurs Je ne les avais pas vraiment choisis. Le premier est arrivé avec sa tente et un sourire franc, torse nu et bronzé dès 7h du matin sous le soleil tardif de septembre, le genre à te réparer une clôture entre deux cafés. Le second a débarqué un jour plus tard, laptop vissé sur les genoux et regard moqueur. Un trader, le genre de mec qui garde ses lunettes même à l’ombre, avec un regard qui vous déshabille sans jamais se mouiller. Qui campait, lui aussi. Allez savoir. Ils se sont installés dans le jardin comme deux planètes en orbite, à tourner autour de moi sans jamais se heurter. L’un parlait peu, mais ses yeux parlaient pour lui. De toute façon, je ne suis pas sûre que ce qu'il avait à dire était d'un quelconque intérêt. L’autre décortiquait tout, même mes silences et cherchait la moindre observation pour me faire rire. Il faisait chaud ce jour-là. Leur dernier jour. Très chaud. Je préparais une tarte aux légumes — pour faire oublier à l’un que ma chienne avait volé sa ratatouille, heureusement pas son rosé. Il est sorti, short de sport, torse nu, les muscles taquinés par le soleil et le dos perlé de sueur. Le campeur du bâtiment. Il s’est mis à faire des tractions sur la rambarde de la terrasse. Rien d'extraordinaire — sauf pour mon niveau de concentration. Tout s’est arrêté : mes doigts dans la farine, mon souffle, mes idées. Je l’ai regardé comme on regarde un orage approcher : fascinée et pas prête. J’observais la tension de ses avant-bras, la ligne de ses clavicules. Il le sentait. Et ça l’excitait visiblement... Il aurait pu faire son sport ailleurs, j'imagine... Je suis sortie pour les prévenir que je dînerai avec eux pour le dernier soir et me faire pardonner l'impair de la ratatouille. Ensuite, l’autre s’est approché — le trader. Avec son petit air ironique et son humour de mec qui a lu tous les classiques et pas mal de forums de finance. Il a pointé du doigt mes toilettes sèches, celles en plastique cheap de chez Action, qu'il avait sorties de la cave et m’a dit, très sérieusement : "Je pense qu’on va devoir discuter… de mon équilibre et de ma dignité. Car là, j'ai l'impression que tu veux m’achever... À chaque passage, j’ai l’impression de négocier avec ma colonne vertébrale." Chaque jour, il me faisait une nouvelle blague sur ce trône de fortune. Je riais, mais je savais qu’il les trouvait attachantes, ces toilettes. Il y retournait quand même. Pas le choix. Et chaque jour, j’avais un peu plus envie de les inviter tous les deux à l’apéro. Et puis on a ouvert une bouteille. Puis une autre. Je sentais que la soirée pouvait très sérieusement déraper avec Monsieur indice 50. On a bu. Trop. Deux bouteilles de rhum, quelques confidences, beaucoup de regards. Et je confirme, ce qu'il racontait était sans grand intérêt, voire même effrayant par moments, il avait fait de la prison pour quelques larcins mais s'était racheté une conduite. Nous allions voir si sa conduite allait me convenir... Je ne disais pas grand-chose, je ponctuais. C’est fou comme une femme peut mener une scène en silence. Mes yeux ont voyagé de l’un à l’autre. L'un m’écoutait. L’autre me dévorait du regard. Le trader s’est un moment retiré dans sa tente, sentant qu'il était de trop. Du moins c'est ce que je pensais, à ce moment-là. Le corps du bronze, lui, ne m’a pas quittée du regard. Et c'est à ce moment que j'ai su. Je suis allée vers le spa, pieds nus, nue sous ma robe de coton. L’homme du bâtiment m’a suivie. Ma proposition. Deux heures passées, lune pleine, vapeur sur l’eau. Dès que j’ai posé le pied dans l’eau, il m’a attrapée par la taille. Ses lèvres étaient brûlantes. Il m’a embrassée. Sans un mot. Un baiser chaud, franc, sans détour. Il m’a plaquée contre lui comme s’il voulait me faire rentrer dans sa peau. Mes mains ont glissé le long de ses hanches, l’eau éclaboussait nos peaux déjà moites. Et puis…La fermeture éclair d’une tente. Des pas dans l’herbe. Le trader est revenu.Il nous a vus. Il n’a pas rebroussé chemin. Il s’est déshabillé lentement, ses yeux dans les miens, comme pour dire : "On ne termine pas une dernière nuit si vite." Il s’est glissé dans l’eau, en silence. Sans colère. Juste… le regard fixe. Et moi, entre eux deux, je n’ai rien dit. Je me suis reculée. Je les ai regardés. J’ai laissé mes jambes s’ouvrir un peu plus sous la surface. Et j’ai attendu. Mes bras se sont accrochés au rebord du spa. J'ai laissé mes cheveux tremper doucement, mes pieds flotter… puis glisser vers eux. L’un d’abord, un frôlement sur la cuisse. Puis l’autre, un effleurement du pied, sur le tibia, puis plus haut, un peu plus audacieux. Je les ai regardés, à tour de rôle. Ils se sont regardés aussi. J'ai souri. J'étais devenue le courant dans lequel ils nageaient sans repère. Et cette sensation était indescriptible. J'ai senti que c’était le moment. Je me suis approchée, lentement, et suis venue m’asseoir sur l’un d’eux. Je me suis installée, dos contre lui. Ses jambes de chaque côté des miennes. Son torse brûlant contre mon dos. Ses bras sont venus m’enlacer, m’englober. Je suis contenue. Enveloppée. Et pourtant, c’est moi qui orchestre. Mes jambes s’ouvrent, naturellement, dans l’eau. Je suis de face pour l’autre. Celui qui me regarde avec cette envie pure, presque animale. Il est si proche. Je tends la main vers lui, l’attire doucement. Et nos bouches se rencontrent. Long baiser, humide, profond, que je module. Ma langue invite, puis se retire. Je veux qu’il me suive, me cherche, me goûte. Derrière, l’autre a glissé ses mains sur mes cuisses. Puis entre. Ses doigts me caressent, me préparent. Je me cambre contre lui. Je le sens dur, présent, tendu. Je soupire. Mon bassin ondule à peine. Je suis au centre, connectée à leurs deux souffles. Leurs regards se croisent à travers moi. Ils n’échangent pas de mots. Mais ils savent. Ils savent que je les veux tous les deux. Que je joue, que je choisis, que j’offre. Je prends la main de celui qui est face à moi, et la pose sur ma poitrine. Il la masse, l'effleure, la serre. Je gémis doucement, en m’ouvrant un peu plus à l’autre derrière moi. Il me pénètre lentement, dans l’eau. Je pousse un long soupir, le regard ancré dans les yeux du premier. Ma bouche embrasse encore. Mon dos se cambre. Je suis traversée, tenue, prise et libre à la fois. Je suis reine. Je suis mythe. Je me redresse légèrement, attrape les deux visages, les rapproche. Ils se cherchent du regard. Je les embrasse l’un après l’autre. Et je laisse ma main descendre, effleurer, choisir… Je me lève lentement, l’eau ruisselle sur ma peau, mes seins offerts à l’air de la nuit. Je suis debout dans le spa, ils sont encore assis, chacun de part et d’autre, à peine remis du baiser que je viens de leur voler. Je les regarde, un sourire en coin, féline, souveraine. Leur regard monte sur moi, lent, avide, incrédule. Je tends une main vers chacun, et je les saisis fermement par les cheveux. Pas pour les blesser. Pour les dompter. Ils comprennent. Leurs yeux s’enflamment. L’un se penche entre mes cuisses, lèvres prête à m’accueillir, l’autre glisse ses mains vers mon fessier, puis y dépose sa bouche. Et sa langue parcourt le reste du chemin. Je reste debout, cambrée, les doigts dans leurs cheveux comme on tient les rênes d’un attelage sauvage. Je ne guide rien. Je m’offre à leur soif. Et pourtant, je les contrôle — chaque mouvement, chaque gémissement, chaque frémissement vient de moi. Leurs bouches me dévorent en même temps. Ma tête part en arrière. Je ris. Je soupire. Je gémis. Je suis bloquée de l’avant, prise de l’arrière, mangée vivante, adorée, possédée à la bouche. L’un me tient les cuisses. L’autre me tire lentement vers lui, embrassant la peau sous mes reins. Et moi, les deux mains agrippées à leurs crânes trempés, je me balance doucement, me donnant toute entière. C’est moi qui impose la cadence. C’est moi, la tempête, le feu, l'ouragan qui les emporte tout à fait. Et au moment où mes jambes commencent à trembler, où le plaisir monte comme une vague violente, je murmure entre deux halètements : — Suivez-moi. Tous les deux. Je sors du spa, nue, ruisselante, sans un mot de plus. Ils obéissent, silencieux, comme deux ombres brûlantes, à peine capables de contenir leur excitation. Je sais qu’ils me regardent marcher, que leurs yeux sont fixés sur le mouvement de mes hanches, sur les gouttes qui glissent le long de mes jambes, sur la manière dont je laisse mes cheveux s’égoutter dans mon dos. Je pousse la porte de ma chambre. Ils entrent derrière moi, encore dans la pénombre. Je n’allume pas la lumière. Je veux que tout reste à la lueur des lampes de chevet et de la lune. Je me retourne vers eux. Ils sont là, debout, presque tendus d’attente. Je m’approche, comme une louve pour les observer, les détailler. L’un plus musclé, l’autre plus nerveux. Deux corps d’hommes, deux formes de désir. Deux énergies. Et moi, au centre. Je me glisse sur le lit, à genoux, les cuisses légèrement écartées, mes mains sur mes propres seins, comme pour leur montrer ce qu’ils vont avoir. Et je les appelle d’un simple geste de la main. — Approchez. Vous savez ce que vous voulez. Moi aussi. L’un vient devant, s’agenouille pour m’embrasser à pleine bouche, les mains sur ma taille. L’autre s’installe derrière moi, caresse mes reins, mes hanches, m’embrasse la nuque. Je soupire déjà, prise en étau entre deux corps brûlants. Je suis entre eux, exactement où je veux être. L’un m’embrasse. L’autre me pénètre doucement d’un doigt, juste pour me rappeler que je suis à eux, ce soir. Je me cambre. Je soupire. Je souris. — Allez-y. Montrez-moi ce que c’est… être désirée ensemble . Je me laisse tomber sur le lit, à demi allongée, les cuisses entrouvertes, l’air de dire : approchez. Ils se regardent. L’un glisse entre mes jambes, sans un mot, happé. L’autre, déjà derrière moi, à genoux, me découvre, m’ouvre, m’explore avec une lenteur calculée. Leurs langues se croisent en moi. Leur souffle se fond et me confond. Leur faim m’électrise. Je gémis, sans retenue. Mon corps se cambre entre eux. Je les tiens par les cheveux, l’un puis l’autre, les guide comme une reine affamée. Ma peau devient braise, mes hanches dansent à leur rythme. Ils se synchronisent, l’un sur mon plaisir le plus cru sous moi, l’autre sur ma chair la plus vulnérable face à moi. Et je ne suis plus qu’un feu nourri de deux bouches, deux sexes, deux souffles, deux fièvres. Je me tends. Je me perds. Je me répands dans leur dévotion. Et quand je sens que tout explose, je me redresse, encore haletante, je les fixe, avec ce regard qui ne demande pas la permission. — Maintenant, c’est moi qui choisis de que vous faites et quand vous le faites. Et je ris, nue, brûlante, libre. Parce qu’ils savent tous les deux qu’ils sont devenus mes amants cette nuit, mais jamais mes égaux. Depuis, j’ai fermé l’annonce. Plus de tente. Plus de bras nus à réparer mes clôtures. J’ai changé de toilettes. En bois. Solides. Respectueuses de la dignité masculine et de l'environnement. Je lui envoie parfois des photos. Il répond par un sticker ironique. On n’a plus jamais parlé du spa. Mon jardin a repris ses secrets. Mais parfois, quand je regarde le spa sous la lune, je me demande si c’était réel…ou si mon corps a inventé ce souvenir pour ne pas oublier comment c’est, quand deux hommes vous regardent comme si vous étiez la dernière nuit d’été de leur vie toute entière. Selene Je vous rappelle que je peux écrire pour vous des scénarios personnalisés plus ou moins intenses, plus ou moins crus pour réveiller votre passion de couple. N'hésitez pas à lire le post correspondant "Les mots du désir" ici . Ou prenez directement un rdv avec moi ici .

  • Ce n’était pas de l’amour. C’était du pouvoir.

    Ce n’était pas de l’amour. C’était du pouvoir. Le pouvoir Pour celles et ceux qui aiment seuls .
 Ce texte est pour toi, si tu vis un amour unilatéral.
 Si tu attends un signe, une réponse, une présence qui ne revient jamais vraiment.
 Si tu es resté·e prisonnier·ère d’un silence, d’un regard lointain, d’un lien qui vacille.
 Si tu souffres des allers-retours d’un homme qui ne s’explique pas, mais t’observe encore de loin.
 Si tu sens que ce n’est pas de l’amour, mais tu n’arrives pas à le lâcher.

 Alors ce texte est pour toi.

 
Ce n’était pas de l’amour.

 C’était du pouvoir.

 Toi, tu aimais vraiment, même dans l'absence.
 Tu donnais, tu espérais, tu bâtissais des ponts invisibles pour qu’il puisse revenir, au cas où.
Tu regardais les signes, tu lisais entre les silences.
 Tu étais fidèle à lui et puis à ton coeur. Tu appelais ça de la patience. 
De la loyauté.
 De l’amour.

 Mais ce n’était pas réciproque.
 Ce n’était pas du lien.
 C’était du pouvoir.

 Un pouvoir étrange , discret , insidieux .
 Celui de partir sans prévenir d' abord .
 Celui de regarder sans se montrer maintenant .
 Celui de te laisser deviner, d’attendre que tu poses les mots qu’il ne dira jamais.
 Celui de te faire douter de toi, pendant que lui se tait.

 Un pouvoir qui étouffe. 
Qui fait mal.
 Et qui ne veut ni te perdre,
 ni vraiment te retrouver.

 Alors tu finis par comprendre :
 Là où il y a du pouvoir,
 il ne peut pas y avoir d’amour.

 ❤️ L’amour, c’est autre chose.

 L’amour n’a pas besoin de gagner.
 L’amour ne manipule pas le silence.
 L’amour rassure, éclaire, répond, construit.

 L’amour ne se cache pas derrière un masque .
 L’amour ne regarde pas l’autre souffrir en se demandant si c’est “le bon moment pour revenir” ou en se disant "elle va s'en sortir, ce n'est pas mon rôle", ou pire qui sait "bien fait, moi aussi je souffre". L’amour avance, même bancal.
 L’amour parle, même maladroitement.
 L'amour surtout nous fait nous dépasser, franchir nos zones floues, nos zones d'ombre, il nous expose et nous fait aller plus loin. L’amour est un mouvement, pas une tombe.

 Aujourd’hui je me le rappelle :
 Ce n’était pas de l’amour.
 C’était un déséquilibre.
 Un jeu à un seul joueur .
 Un pouvoir sur moi.

 Et je reprends le mien.
 Pas pour écraser, ni pour punir.
 Juste pour me relever.
 Pour respirer à nouveau. 
Et pour n’offrir mon cœur qu’à ceux qui le prennent avec les deux mains, et sans costume.

 Sans se cacher derrière un rôle. Sans chercher à impressionner, ni à posséder. Je n’attends ni statut, ni sécurité, ni maturité parfaite. Mon amour ne s’évalue pas à l’aune de ce que l'autre gagne, de ce qu'il accomplit, ou de qu'il peut m’offrir matériellement. Il n’a pas besoin d’un homme fini, d’un homme prêt. Il n’a besoin que de vérité. Car ce que je ressens, c’est un battement simple, brut, sans raison. Une évidence nue. Une eau claire qui coule malgré moi. Je n’ai jamais demandé à être rassurée par des preuves extérieures. Je voulais simplement qu’on vienne, qu’on parle, qu’on tende la main, qu’on marche à mes côtés — sans fierté déplacée, sans jeu, sans détour. En mars, je l’avais invité à regarder le blog. À découvrir le lieu que j’avais créé, comme un autel en hommage à notre histoire . Je voulais qu'il voit le cadeau de mon temps, et de ce que je lui avais donné. Un espace vivant, ouvert, où ma voix pouvait enfin résonner — là où lui avait choisi de la réduire au silence. J’espérais qu’il y verrait clair. Qu’il comprendrait où j’en étais. Mes réflexions, mes prises de conscience, tout ce qu’il nous restait à réparer, des deux côtés. Je voulais lui montrer que je ne fuyais pas mes torts, que j’étais lucide, honnête, prête à parler vrai. Et surtout, j’espérais qu’il ressentirait ma sincérité. Qu’il oserait s’approcher, sans peur, porté par quelque chose de plus grand que sa fuite . Notre amour. Car moi, je n’avais jamais douté de ses sentiments. Mais le temps a passé. Les jours, les mois, et ses silences, ses absences, ses gestes sans cohérence… ont eu raison de cette ouverture en ce lieu. Alors aujourd’hui, je le dis simplement :Il n’est plus le bienvenu ici. Ce qu’il fait, ce n’est pas de l’amour. C’est une intrusion. Il vient comme un voleur . Il prend ce qui le nourrit — un shoot de souvenirs, un shoot de sentiments, un shoot d'amour narcissique — puis repart. Sans un mot. Sans un regard. Sans une trace (ou presque...). Et ça, ce n’est pas digne. Ce n’est pas équilibré. Ce n’est pas du lien. Il sait où j’habite. Il connaît mon numéro de téléphone — sauf s’il l’a supprimé. Et sinon, il reste les réseaux. C’est là que je suis. C’est là que je suis ouverte, si un jour il ressent vraiment l’envie d’un échange, d’une vraie discussion. Mais pas ailleurs. Pas en douce. Pas dans l’ombre. Pas pour venir vérifier qu’il a encore une place. Pas pour se flatter d’avoir été aimé par quelqu’un comme moi. Pas pour se nourrir de ce qu’il a laissé derrière lui … et me laisser vide, à nouveau . Je ne veux plus de ce fonctionnement. Je n’en peux plus de ce déséquilibre. Moi, j’attends qu’il donne. Un vrai geste. Une vraie parole. Pas une présence muette qui prend sans jamais offrir. Ce qu’il fait aujourd’hui est injuste. Malsain . Et je n’en veux plus. 💔 Parfois, je suis en colère contre moi, comme ce matin, où j'ai été réveillée à 6h par un cauchemar. Dans lequel, je revivais encore ce rejet, lui qui voit que je suis là, m'adresse un mot pour vérifier puis s'enferme dans sa chambre. Mais je dois me pardonner. Je souffre parce que je suis vraie.
 Parce que je ne sais pas jouer.
 Parce que je ne sais pas mentir.
 Parce que quand j'aime, j'engage tout.
 Mais lui, il n’est pas là. Il ne revient pas. Il regarde. Et il se tait.
 Et ça, c’est destructeur. Parfois je me demande si je suis folle. Mais je ne suis pas folle.
 Et surtout je ne suis pas faible.
 Bien au contraire. Je suis une femme qui a donné, espéré, attendu, parlé, tendu la main, aimé avec tout son cœur.
 Et lui, il a choisi de ne pas me répondre.
 Il a choisi de ne pas m’aimer comme on aime une femme qui te donne son âme.
 Il a peut-être ses raisons, ses blessures, ses blocages.
 Mais aucune blessure ne justifie de faire du mal .

 De jouer avec le cœur des autres, de leur voler ce qu'ils ont de plus précieux. Et si cela arrive, on doit avoir la décence de le reconnaître auprès de la personne concernée, de reconnaître sa douleur, et de souhaiter corriger ce comportement et au moins de s'en excuser. Et lorsque l'Amour existe, le Pardon existe. Mais seulement face à la Vérité crue . Et ça fait mal parce que mon cœur ne parle pas ce langage-là.
 Il cherche le lien, il cherche le vrai.
 Mais lui, il ne répond qu’à son propre tempo — et à ses propres besoins.
 Il m’a dit d’ailleurs froidement en partant : nous n’avons pas les mêmes besoins, alors que jusque-là oui, « j’ai besoin d’être seul ».
 Et j’ai entendu son besoin, je lui ai proposé alors de le rejoindre juste une fois par semaine, juste de venir me coucher auprès de lui en silence, sentir quand même sa présence. 
Lui a nié mes besoins totalement. Et m’a niée totalement .

 Alors quand la douleur revient me saisir, je me répète ce mantra que tu peux aussi utiliser: Je ne veux plus d’un amour qui me laisse au sol sans venir me voir.
 Je ne veux plus souffrir pour quelqu'un qui se tait.


 Je me rends compte qu'il y a des gens qui n’aiment pas. 
 Ils prennent.
 Ils aiment qu’on les aime. 
Ils aiment avoir une place dans ta tête. 
Ils aiment te sentir à portée de main. 
 Mais ils ne prennent jamais le risque de venir vraiment. 
 De parler. 
De se livrer. 
D’accueillir.

 Parce que ça, ce serait de l’amour. Et eux, ils veulent du pouvoir.

 Ils veulent avoir le dernier mot. 
 Décider du moment. 
 Choisir si tu existes aujourd’hui, ou non. 
 Ils veulent être le soleil, et toi, la fleur qui se tourne vers eux.

 Mais l’amour, ce n’est pas ça.

 L’amour, c’est un choix qui se fait à deux. 
 Pas un jeu d’ombres où l’un regarde , jauge , disparaît et revient .

 L’amour, ce n’est pas le silence . 
 Ce n’est pas faire croire qu’on ne ressent rien. 
 Ce n’est pas laisser l’autre dans le doute , le manque , l’ inquiétude .

 Ce n’est pas du pouvoir. 
 C’est du lien.

 Et moi, je mérite un lien. 
Pas une guerre. 
 Pas un trône vide. 
 Pas un fantôme.

 Je mérite qu’on me parle. 
 Qu’on me rejoigne. 
 Qu’on m’aime pour de vrai. Selene

  • Les chansons qui nous touchent en plein coeur 2

    Les chansons qui nous touchent en plein coeur 2 You’re somebody else Il y a des voix qui résonnent plus fort que d’autres, des artistes qui semblent chanter directement ce qu’on ressent, comme s’ils mettaient des mots et une mélodie sur nos pensées les plus secrètes. Pas besoin de tout comprendre pour être bouleversé. Il suffit parfois d’un souffle, d’un accord, d’une phrase. Et quelque chose s’ouvre à l’intérieur. Une mémoire. Une émotion. Une vérité. Cette chanson-là m’a touchée. Je n’ai pas envie d’en dire trop. Je la dépose ici, pour celles et ceux qui en auront besoin ou qui la porteront aussi en eux. Flora Cash Et vous ? Quelle chanson vous parle le plus en ce moment, et pourquoi ? Quel titre vous ramène à un souvenir, une émotion, une personne ? Partagez-moi votre mélodie du cœur. Selene

  • Il est au bout du chemin… sans carte

    Il est au bout du chemin… sans carte pas le sens de l'orientation... a priori J’ai tout fait. J’ai aimé, j’ai écrit, j’ai créé des mondes à partir de miettes. J’ai tenu sous la pluie, j’ai chanté quand tout tremblait, j’ai offert mon cœur en silence, encore et encore. Mais ce que je veux, maintenant, ce n’est plus survivre. Ce n’est plus seulement comprendre, apprendre, pardonner. Ce que je veux… c’est être avec. Je veux un amour qui marche à côté de moi. Pas un fantôme, pas un regret, pas un "peut-être un jour". Je veux mon amour. Celui qui me voit vraiment. Celui qui reste. Celui qui sait. Celui qui ne part pas quand je suis trop . Celui qui ne part pas quand il n’est pas assez . Celui qui me serre fort quand je suis vide. Celui que je serre fort quand il a peur. Je veux le bras autour de moi le matin, la main qui prépare le café pendant que j’écris, la voix qui dit "je suis là" sans que je la demande. Je veux un amour à partager, pas à deviner. Un amour avec moi, et contre le monde. Je veux un printemps à deux. Avec les fenêtres ouvertes. Et la vie, enfin, qui ne s’écrit plus toute seule. Et si un jour, cet homme lit mes mots, si un jour il serre Mon chevalier pour l’éternité contre son cœur, comme on serre une offrande, un trésor, un écho du passé, alors moi, je saurai que j’ai aimé juste. Et si ce jour ne vient jamais, je saurai aussi que j’ai été immense, d’avoir su aimer même sans retour. Et si mon cœur est encore fendu, un moment, je l’aimerai ainsi. Je le soignerai jour après jour. Parce qu’à l’endroit de la fêlure, c’est là que la lumière entre.  C’est là que mes mots naissent.  C’est là que je suis la plus vivante. Toutes mes lunes vivent en moi :  celles qui rient et celles qui pleurent,  celles qui brûlent et celles qui murmurent,  celles qui osent, celles qui se cachent,  celles qui aiment, même en l’absence. Je vais m’aimer pour deux, pour mille,  jusqu’à ce que l’amour vrai marche à mes côtés,  non pas pour me sauver,  mais pour voir le printemps, enfin, avec moi.   Et je sais qu’il est au bout de mon chemin, Il n’a juste pas le sens de l’orientation, Ce con. Selene

  • Lettre à celle qui m’a dit que la force, c’est pénible

    Lettre à celle qui m’a dit que la force, c’est pénible Et si l’amitié,c’était ce souffle rare qui ne pousse pas,mais qui permet enfin de respirer ? On parle souvent des gens qui nous ont poussés à nous dépasser . On parle moins de ceux qui nous ont autorisés à déposer nos valises. Cette lettre est pour elle. Et pour toutes celles et ceux qui n’en peuvent plus d’être forts. Tu n’as rien exigé. Tu as juste posé les mots là, comme on pose un linge chaud sur une brûlure : "Tu sais, la force… c’est pénible. Ce n’est pas facile d’être ton amie, Selene." Et tout s’est figé en moi. Parce que ce jour-là, j’avais 27 ans. Et à 27 ans, je pensais que se montrer vulnérable était une faiblesse . Et pire que tout, je croyais qu’on ne pouvait pas m’aimer si je n’étais pas parfaite : la fiancée parfaite, la jeune maman qui assure, la travailleuse modèle… et j’en passe. Dans ma tradition familiale, on ne pleure pas. On tient. On nous a appris à être fortes, toujours. Parce qu’il y a pire ailleurs, parce que nos aînés ont souffert plus que nous, parce qu’ils ont tout sacrifié pour nous offrir ce que nous avons. Famille d’immigrés. Héritage de silence et de solidité. C’était la première fois que je pleurais dans tes bras. La première fois que je me suis laissée aller à t’étreindre. La première fois que je me suis autorisée à ne plus être celle qui tient. Tu es la première à ne pas m’avoir félicitée pour ma solidité. La première à m’avoir dit doucement : "J’aimerais être là pour toi, comme tu l’as été pour moi." Et je t’ai crue. Parce que tu avais traversé la nuit avant moi. Parce que tu connaissais les mots qu’on ne dit pas. Parce que tu n’as jamais eu peur de mes silences. Tu étais en avance, émotionnellement. Et moi, j’étais en avance sur les expériences, la liberté de vivre. Toi, tu avais déjà beaucoup plus de responsabilités. Moi, je venais juste de devenir maman. Je m’étais écroulée ce jour-là, après une énième remarque du père de ma fille. Lui, ne faisait pas grand-chose, mais avait le verbe facile pour juger ce que moi je faisais. Ton amour ne m’enferme pas. Il m’élargit. Notre respect est sans hiérarchie. Notre admiration est sans attente. Notre liberté est réciproque. Tu n’es pas bruyante. Mais tu es celle devant qui je peux déposer mes armes. Et tu n’as jamais reculé. Alors je te rends cette phrase, comme une offrande. Oui. La force, c’est pénible. Mais ton amour, lui, ne l’a jamais été. On dit parfois que l’amitié ne soigne pas. Moi je crois que certaines âmes vous rebranchent à vous-même, sans rien exiger en retour. C’est elle qui m’a permis d’explorer ce que je portais en silence, de confirmer que ce qui se passait en moi avait un sens plus vaste. Comme si, finalement, c’était prévu. Mon chemin de vie. C’est avec elle que j’ai découvert le Human Design lorsque je lui ai parlé de mon changement, de mon ouverture aux énergies, aux cartes… Un outil qui ne met pas en case. Qui éclaire au lieu de diagnostiquer. Qui murmure : tu es déjà assez, si tu t’écoutes. J’en parlerai bientôt. Mais aujourd’hui… je voulais simplement la remercier. Elle est d’une culture et d’une religion différentes de la mienne. Et pourtant, je me sens plus libre avec elle qu’avec n’importe qui. Parce qu’elle ne juge pas. Elle ne catalogue pas. Elle n’enferme pas. Elle ne se place pas en autorité bien pensante. Son amitié est la plus douce et légère qui soit. Comme un trésor. Comme un souffle. Et je lui dis simplement: Merci d’être Toi. Je t’aime. ✨ Si vous aussi vous vous sentez à l’étroit dans votre propre force, si vous cherchez une lumière qui ne vous oblige pas à briller, restez par ici. Je vous partagerai bientôt ce que ce chemin m’a appris. Selene

  • J’ai envie de toi

    Lune rouge J’ai envie de toi. D’une main ferme, mais douce. D’un corps qui s’affirme, et qui se fend — lentement, puissamment. De lèvres assoiffées, de regards affamés, de cette orgie qui ne s’excuse pas. D’une colère qui s’exprime en prises charnues, en chairs capturées, en soupirs qui deviennent râles, et de râles qui deviennent prières. De mots doux, glissés entre des mots sales. De mains qui supplient, puis qui volent, puis qui pétrissent comme on façonne l’abandon, puis qui s’introduisent sans demander la permission. J’ai envie de toi avec ma langue sur ton corps — traçant la carte de mon désir. J’ai envie de ta danse entre mes dents, de ton crâne coincé entre mes cuisses qui se referment et te bloquent, comme une offrande inversée, comme une prison délicieuse. J’ai envie de toi au bord du vide, et de t’y regarder te débattre quelques instants, pour me rendre compte que c’est moi qui me perds aux confins de ta frustration. J’ai envie de ton goût de sel sur mes lèvres, de ton parfum intime qui rôde sur moi comme un piège, comme une ombre qui colle à la peau et ne veut plus partir. Et mon goût. Là, sur ta langue. Dans ta gorge. Dans ton manque. J’ai envie de ta gorge nouée sous ma bouche, de ta chute en moi, et de ma chute en toi. J’ai envie de ce moment exact où je deviens ton besoin. Et que tu oublies tout sauf mon nom. Selene

  • Confidences sensuelles #sérieexclusive

    Confidences sensuelles #sérieexclusive Confidences sensuelles Confidences #1 – Le parfum Elle portait un parfum que je n’ai jamais su nommer. Quelque chose entre le jasmin et l’accident. Quand elle passait, ce n’était pas l’odeur qui restait…c’était l’envie. De tout.   Confidences #2 – La bouche Je connais le goût de sa bouche. Je pourrais le reconnaître parmi mille, les yeux fermés, les mains liées, le cœur entre les dents. C’est un goût de vérité mouillée . De besoin. De promesse qu’on n’a jamais vraiment tenue.   Confidences #3 – Le magnétisme Elle n’a jamais eu besoin de parler. Son corps disait tout. Ce "viens", silencieux, planté dans sa nuque. Ce "reste", accroché à ses hanches. Et ce "touche-moi", qui hurlait dans ses silences.   Confidences #4 – Les reins Elle ne m’a jamais appartenu. Mais il y a des nuits où son dos m’appelait. Ce creux de ses reins… C’est là que je perdais la raison. Là que je redevenais vrai. Là que j’existais.   Confidences #5 – L’attente Je dis que je passe à autre chose. Mais il suffit d’une image d’elle. Un souffle chaud. Une jambe nue. Et tout mon monde se tend. Elle n’est pas partie. Elle est en veille dans mon ventre. Et plus bas.   Confidences #6 – La poitrine Sa poitrine n’appelait pas seulement le désir. Elle appelait le refuge. Comme un endroit ancien, chaud, interdit. Un sanctuaire. Un souvenir d’avant la peur. Quand je posais ma tête là, je n’étais plus un homme. J’étais un besoin. Un manque. Un enfant perdu qui avait envie de mordre ce qui le calmait. Elle ne le savait pas. Mais son corps me guérissait…en me condamnant un peu plus.   Confidences #7 – Les attaches Je me revois. Attaché par ses mains. Toujours prêt. Toujours tendu. Toujours à elle. Mais la vérité ? Je n’ai jamais eu besoin d’attaches, de marques, de traces. C’était elle, l’attache. Sa voix. Sa peau. Sa façon de me regarder sans trembler. Et si j’ai fui…c’est parce que j’étais déjà prisonnier. Pas d’elle. De ce que je ressentais. De cette paix étrange qu’elle m’offrait — cette paix qui n’existe que dans la tentation. Céder, c’était perdre. Mais c’était aussi renaître. Et j’ai choisi la peur. Parce que l’amour, avec elle, m’aurait dévoré tout entier.   Confidences #8 – La Tentation Elle était la dernière tentation. Celle qu’on ne traverse pas… Celle qui traverse. Il y avait dans ses yeux l’appel du gouffre, dans sa bouche la promesse d’un monde sans retour. Elle ne demandait rien. Elle attendait. Et c’est ça qui m’a détruit. Je savais qu’en cédant, je perdrais la partie. Mais j’étais fatigué de résister. Fatigué d’être un homme entier, quand tout en moi voulait éclater entre ses cuisses. Elle n’était pas un danger. Elle était la paix. La seule paix qui m’effrayait. Celle de ne plus jamais avoir envie de fuir. Selene

  • Il me manque

    Tu me manques Tu me manques. Pas comme un caprice, pas comme un vide. Tu me manques dans les gestes du matin, dans le vent sur la peau, dans le silence du soir. Tu me manques dans l’ombre douce des jours réussis, là où j’aurais voulu glisser ton prénom comme une victoire. Tu me manques dans le torrent des jours gris, là où j’aurais voulu murmurer ton prénom comme un baume. Tu me manques dans les jours plein d’amour qui ne débordent plus. Tu me manques dans les jours chargés de larmes qui ne sèchent plus. Tu me manques hier. Dans les souvenirs qui se nichent là où on ne les attend plus. Tu me manques aujourd’hui. Dans les présences invisibles, celles qu’on devine mais qu’on ne peut jamais toucher. Tu me manques demain. Dans les chemins sans la trace de tes pas. Tu me manques toujours Dans cette vie nue de ta caresse. Selene

  • Je voudrais

    🕊️ Ce matin, j’ai rêvé. Longtemps. Intensément. Des rêves remplis de futur, d’élan, de gestes simples et concrets. Des rêves trop beaux pour être ignorés, trop chargés pour être laissés en suspens. Alors j’ai écrit ce poème. Pour ne pas planer dans leur ombre toute la journée. Pour les poser quelque part, hors de moi, comme un souffle. Et pour exorciser cette tendresse qui m’a traversée. Je voudrais Je voudrais Je voudrais faire la sieste avec toi À l’ombre d’un arbre, Sur un canapé moelleux, Dans un lit de fortune, Ou sur un tapis d’herbe fraîche. Je voudrais manger avec toi Avec les doigts, Dans la vaisselle du dimanche, À la becquée de tes lèvres. Je voudrais nager avec toi Dans une rivière gelée, Boire la tasse, Toucher le fond de la mer. Je voudrais danser avec toi N’importe où, N’importe comment — Mais dans tes bras. Je voudrais rire avec toi Jusqu’à avoir mal aux joues, À te taper le bras, À me gondoler comme à Venise. Je voudrais pleurer avec toi De joie partagée, De rage contenue, De pardon accordé. Je voudrais me disputer avec toi, T’entendre dire des méchancetés, Et savoir que demain, Toi et moi, on sera là. Je voudrais travailler avec toi, Soutenir tes projets, Que tu partages les miens, Aller plus haut, plus vrai, ensemble. Je voudrais t’embrasser Comme si c’était la première fois, Comme si c’était vital, Comme si c’était la dernière. Je voudrais me perdre dans tes bras Nue de pudeur, Riche de passion, À vouloir mourir cette fois. Je ne sais si tu es du passé, Du présent, Ou du futur. Je ne sais si tu es blond, brun, Ou roux. Je ne sais si tes joues sourient déjà aux miennes, Si tes yeux ont la couleur des premières fois. Je ne sais si ta peau a l’odeur de mes souvenirs, Ou la couleur du soleil des lendemains. Je ne sais si tu portes des grains de beauté, Des cicatrices, Des tatouages, Si ta peau garde la marque de mes ongles Ou celle d’un autre matin. Je ne sais quel est ton nom, S’il est étranger, Ou distingué. Mais je sais Que je voudrais le porter. Et que tu portes le mien. Et être à toi. Et je sais que je pourrais offrir le monde Pour toi. Selene À l’écoute

  • Monsieur (ou l'art d'attirer toute mon attention) #nouvellesérie

    Monsieur (ou l'art d'attirer toute mon attention) #nouvellesérie Drague lunaire : l’art d’être sérieusement ambiguë Je ne sais pas vraiment draguer. Pas au sens classique. Je fais des compliments étranges, souvent un peu trop précis , parfois légèrement vexants . Et pourtant… ils plaisent. Peut-être parce qu’ils laissent un doute : est-ce que je me fous de lui ? Ou est-ce que je viens de lui ouvrir une porte ? La vérité, c’est que c’est souvent les deux. Je joue avec les contradictions comme d’autres alignent des emojis. Je peux commenter un pull hideux avec le même ton qu’un regard qui déshabille. Je peux rire d’un homme tout en le dévorant des yeux. J’appelle ça de " la drague lunaire" : une façon de désirer à distance, de troubler avec légèreté, d’offrir une attention à double tranchant. Si vous n’êtes pas sûr… c’est normal. Moi non plus. Mais je suis attentive. Très attentive. Selene Résumé du premier visuel Monsieur (ou l'art d'attirer toute mon attention) #nouvellesérie Il y a des jours où je suis calme. Lucide. Prête à ignorer toutes les absurdités du monde. Et puis il y a ce type dans mes recherches vidéo. Torse nu. Dans la rue. En train de battre deux cordes comme si sa virilité dépendait du nombre de claquements. Je l’observe. Avec un certain respect. Ou une certaine fascination. Ou peut- être juste un brin de moquerie bienveillante. Il a l’air concentré. Héroïque. Essoufflé. Et ses fesses méritent un hommage national. Alors je me propose. Charitablement. Stable. Moelleuse. Parfaitement placée. Qu’il vienne se reposer un instant. Son séant trouvera chez moi un accueil à la hauteur de ses efforts. Monsieur 1 Monsieur 2 Monsieur 3 Monsieur 4 Monsieur 5 Monsieur 6 (to be continued...)

bottom of page