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  • Quand le corps devient poésie

    Quand le corps devient poésie Il y a quelques jours, un peintre m’a proposé une collaboration. Mettre mes mots sur ses aquarelles de nus artistiques. Et sans vraiment m’y attendre, quelque chose en moi s’est mis à sourire doucement. Parce que son travail m’a touchée. Parce qu’il y a dans ses traits quelque chose de délicat, de vivant, presque silencieux. Des corps esquissés sans brutalité. Des courbes qui ne cherchent pas à impressionner, mais simplement à exister. Et puis, je crois que cette rencontre arrive à un moment particulier de ma vie. Depuis longtemps, j’écris le corps. Le manque. Le désir. La féminité. Les traces que la vie laisse sur nous. Mais il y a une différence immense entre écrire le corps… et accepter d’habiter pleinement le sien. Alors oui. Dans quelques mois, j’aimerais moi aussi m’essayer à la pose à l’occasion d’un cours d’artistes peintres. Pas pour provoquer. Pas pour jouer un personnage. Pas pour prétendre que je me trouve parfaite chaque matin dans un miroir. Je reste une femme pudique. Avec ses complexes. Ses hésitations. Ses zones d’ombre parfois. Mais cela n’empêche pas une autre vérité d’exister en même temps : J’ai simplement décidé d’embrasser pleinement la personne que je suis. Avec mon histoire. Mon corps réel. Ma féminité. Ma sensibilité. Mes contradictions aussi. Je crois qu’il existe une immense différence entre montrer un corps… et honorer un corps. Pendant longtemps, j’ai regardé le mien comme un lieu à corriger. Peut-être qu’un jour, je le regarderai enfin comme une œuvre à habiter. Et peut-être que c’est cela, au fond, devenir femme autrement : cesser doucement de se cacher à soi-même. Selene Découvrez mon recueil sur BOD

  • Collaboration artistique

    Collaboration artistique Il y a des collaborations qui ressemblent moins à un projet qu’à une rencontre artistique. J’ai eu le plaisir de participer à cette série autour des œuvres de SamWatercolors et du modèle professionnel Aurore_artmodel, dont l’univers m’a profondément inspirée. Continuer à découvrir le travail de Sam, ses aquarelles sensibles, ses nus délicats presque charnels, a été un vrai bonheur. Oeuvres de @samwatercolors Et rencontrer l’univers d’Aurore, sa présence, sa force douce, cette féminité fauve et incarnée qu’elle porte naturellement, l’a été tout autant. Dimitri Delarue @dimitri.delarue.life.drawing Ces images ont immédiatement fait naître un texte en moi. Un poème entre peinture, silence d’atelier, eau, chair et regard. Je vous invite sincèrement à découvrir leur travail, leur sensibilité et leurs univers respectifs. Et puisque certaines œuvres méritent qu’on leur laisse tout l’espace nécessaire, je vous partage ici les aquarelles issues de leur travail. Oeuvres de @samwatercolors Et maintenant la version intégrale de mon texte inspiré par cette collaboration. Louve fauve Elle est entrée comme une louve fauve, à pas feutrés, caressant la langue du sol offerte à ses plantes fines. J’ai effleuré ma feuille comme on masque un trouble ; très mal, trop mal. L’air s’est arrêté un instant pour la regarder. Mon trait, lui, s’est suspendu, inavoué, étouffé, alors que son peignoir glissait de ses dunes où déjà je me perdais. J’ai commencé à ouvrir sa chair avec l’eau, à noyer ma confusion dans l’encre diffuse, sur le grain du papier qui rougissait presque à ma place. Dans le silence de l’atelier, elle est restée immobile, m’offrant les contours de sa nudité, serment entre l’ombre et le blanc. La grâce animale de sa chevelure rousse venait se déposer au balcon de ses seins, pleins comme le monde. Et dans l’opulence magnifique de ses courbes fertiles, mon brouillon devenait mer, aquarelle humide soumise à la tension lente de son ventre. Son corps, à la fois carnet ouvert et manuscrit vivant, laissait courir l’encre en lianes sombres le long de son dos. Ses tatouages tenaient lieu de confidences, ses lèvres de silences retenus en otage. J’aurais pu convoquer une pluie de pigments, tout le miel de la terre, la rouille, l’argile mêlée, tourner autour d’elle comme un vautour affamé. Cette femme, mon Dieu, avait l’abondance du corps et le parfum du lait ancien. Sans posture, sans défense, elle semblait écrite dans la chair du monde avant même d’être peinte de mes mains. Selene Découvrez mon recueil sur BOD

  • Casser un verre : 7 ans de malheur, ou appel à se libérer ?

    Casser un verre : 7 ans de malheur, ou appel à se libérer ? Le verre cassé et ses significations La scène Je viens de casser un verre. Ce n’est pas la première fois. Mais cette fois… je l’ai “vu” avant qu’il ne tombe. Comme si une partie de moi savait. Je ne me souviens même plus du geste exact. Juste d’une sensation trouble, d’un avertissement flou. Et puis… crac. Loin de l’envie de tout “surinterpréter”, j’ai eu envie de creuser. De ressentir. De comprendre. Et de transformer ce moment en quelque chose d’utile. Pour moi. Pour vous peut-être aussi. D’où vient la croyance des “7 ans de malheur” ? L’origine populaire (superstition issue de la Rome antique) : casser un miroir (ou un objet précieux) renvoie à l’idée qu’on brise une part de son âme. Les 7 ans : référence à des cycles de vie (les cellules du corps se régénèrent toutes les 7 ans). Résidu culturel : notre peur de “la faute”, du destin, de la punition symbolique. Et si ce n’était pas une punition… mais un message à décoder ? Et si casser un verre n’était pas synonyme de malheur, mais le signe qu’on a besoin de laisser aller quelque chose pour que le nouveau entre ? Casser, c’est rompre le cycle… et en ouvrir un autre Le verre, c’est un contenant. Je l’ai tenu. Il a glissé. Il s’est brisé. Et si ce n’était pas moi qui perdais prise, mais l’ancien qui ne voulait plus être porté ? Parfois, on casse parce qu’on est sous tension. Parfois, ce sont les objets qui cassent à notre place. Et parfois… ce sont des portes qui se ferment. Des cycles qui s’achèvent. Une ancienne version de nous qui doit mourir pour qu'une nouvelle version s'impose. Briser un verre peut être l’écho silencieux d’un moment clé : Une page à tourner. Un lien à libérer. Une énergie à recycler. Une relation amicale, amoureuse, familiale qui ne peut plus exister en l'état et exige transformation ou clôture. Une nouvelle version de nous à habiter. Un tournant à amorcer dans sa vie professionnelle. ... Ce n’est pas une fin. C’est un passage. Un entre-deux. Et puis, dans ce bruit de verre brisé… parfois, on entend le signal d’un commencement. Le son net d’un “plus jamais ça”. Et / ou le murmure doux d’un “bientôt, autrement”. Un rituel quand on casse quelque chose J’ai décidé de ne pas balayer ce moment comme un simple accident. Alors j’ai créé ce rituel réparateur. Pour moi, pour vous, pour tout ce qui a besoin d’être lâché… avec bienveillance. 🌿 Rituel : L’art de briser en conscience 🔹 1. Le moment Regarde l’objet cassé. Ne fuis pas. Dis-lui mentalement : “Tu as porté quelque chose pour moi. Merci.” 🔹 2. Le message Demande-toi : qu’est-ce qui se brise symboliquement aujourd’hui ? Un lien ? Une attente ? Un fardeau invisible ? Note-le sur un papier. Même un seul mot. 🔹 3. Le geste Jette les morceaux (prudemment), en récitant une phrase : "Je laisse ce poids derrière moi. Je ne contiens plus ce qui me blesse." 🔹 4. La réparation Allume une bougie. Ou prends un bain. Ou bois un thé chaud en silence. Offre-toi une action douce qui vient réparer ce moment. Pas pour l’annuler. Mais pour en sortir plus légèr.e, plus conscient·e. Ce qui casse… ouvre Et si ce n’était pas 7 ans de malheur, mais 7 jours, 7 semaines, ou 7 mois d’ouverture ? Le début d’un cycle nouveau, plus doux, plus aligné. Avez-vous déjà “cassé quelque chose” dans un moment étrange ? Racontez-moi. Partagez ce que vous en avez fait. Et si vous souhaitez aller plus loin, je peux vous proposer une carte de guidance, ou simplement une conversation douce pour déposer ce que vous traversez. Selene Découvrez mon recueil sur BOD

  • Entre les mots : là où tout commence

    Entre les mots : là où tout commence Un bonheur de vous présenter mon recueil Il y a des moments qui ne font pas de bruit, mais qui marquent un basculement. Cette soirée à Lyon, au cœur du festival Entre les mots, en fait partie. Je tiens d’abord à remercier chaleureusement Jonas Assalako , ainsi que l’association Wagenya-Arts , pour leur invitation et pour la qualité de ce qu’ils font vivre. Dans un monde où tout va vite, ils ont choisi de créer un espace différent. Un espace où l’on écoute. Où l’on prend le temps. Où les mots ne sont pas là pour remplir, mais pour toucher. Merci également à Bacary pour l’article consacré à l’événement ( à découvrir ici ), pour ce regard posé, pour cette manière de retranscrire ce qui, justement, ne se voit pas toujours. Pour moi, cette soirée avait une valeur particulière. C’était la première fois que je montrais, publiquement, le fruit d’un travail profondément solitaire. Depuis un an, j’écris. Dans le silence. Dans l’intime. Dans ces espaces où les mots viennent quand ils veulent, et où personne ne regarde. Une traversée, au fond. Alors lire ces textes à voix haute, les poser dans une pièce, face à des regards, les laisser vivre ailleurs que sur le papier… c’était autre chose. C’était un passage. Lecture de mes textes Il y avait des profils différents. Des personnes du milieu. D’autres non. Des jeunes. Des regards curieux, attentifs, silencieux. Et dans ce mélange, quelque chose de simple s’est produit : les mots ont circulé. Sans filtre. Sans détour. Ce moment a été précieux pour moi. Parce qu’il vient poser une première pierre. Parce qu’il transforme quelque chose d’intime en quelque chose de partagé. Et parce qu’il me confirme que Les Lunes d’un Cœur ne sont pas faites pour rester enfermées. Superbe moment en votre compagnie J’espère que ce n’est qu’un début. Le début d’une collaboration. Le début d’autres rencontres. Le début d’un chemin où mes mots continueront de voyager, de se déposer ailleurs, de trouver d’autres échos. Il y a un an, j’écrivais seule. Aujourd’hui, les mots sortent de moi. Et doucement, ils commencent à vivre dans le monde. Selene

  • Le cerveau est le premier organe sexuel

    Le cerveau est le premier organe sexuel Le cerveau est le premier organe sexuel On parle souvent du désir comme d’un phénomène corporel. Une excitation. Une réaction physique. Une montée de sensations. Mais en réalité, la sexualité commence bien avant le contact des corps. Elle commence dans le cerveau . Comprendre cela peut profondément changer la manière dont on vit son désir, son plaisir… et ses difficultés sexuelles. Le désir est une construction cérébrale Le cerveau est le centre de commande du plaisir sexuel. C’est lui qui : interprète les stimuli sensoriels active l’imaginaire et les fantasmes déclenche l’excitation physiologique autorise… ou bloque l’accès au plaisir Les zones cérébrales impliquées sont nombreuses : le système limbique (émotions), le cortex préfrontal (contrôle, jugement), l’hypothalamus (hormones), le circuit de la récompense (dopamine). Autrement dit : le désir n’est pas seulement une réaction physique. C’est une expérience émotionnelle, cognitive et relationnelle. Des travaux en neurosciences ont montré que l’excitation sexuelle active des réseaux cérébraux proches de ceux du plaisir, de la motivation et de l’attachement (Georgiadis & Kringelbach, 2012). Pourquoi le corps peut “ne pas suivre” alors que l’envie est là Beaucoup de personnes consultent en pensant avoir un “problème physique”. Troubles de l’érection. Difficulté à lubrifier. Absence d’orgasme. Baisse de désir. Or, dans de nombreux cas, le cerveau est en mode vigilance plutôt qu’en mode plaisir . Le stress, la fatigue, la charge mentale, les conflits relationnels ou la peur de mal faire activent le système nerveux de protection. Et un corps qui se sent en danger, même psychologique, ne s’abandonne pas facilement au plaisir. Des recherches montrent que le stress chronique augmente le cortisol et diminue la disponibilité des hormones liées au désir comme la testostérone ou l’ocytocine (Hamilton & Meston, 2013). Ce n’est donc pas une question de volonté. C’est une question de sécurité intérieure. Le rôle de l’imaginaire, de la mémoire et des expériences passées Le cerveau ne vit jamais la sexualité “dans l’instant pur”. Il convoque : les souvenirs les apprentissages les croyances les blessures éventuelles les scénarios fantasmatiques Une expérience négative ou intrusive peut laisser une trace durable dans le système nerveux. À l’inverse, une relation sécurisante, des expériences positives et une bonne communication peuvent renforcer les circuits du plaisir. Le désir est donc plastique : il évolue, se transforme et peut se réapprendre. La neuroplasticité , capacité du cerveau à créer de nouveaux circuits, permet d’expliquer pourquoi un accompagnement thérapeutique peut aider à retrouver une sexualité plus libre (Doidge, 2007). Le plaisir se construit aussi dans la relation Le cerveau sexuel est profondément relationnel. Le regard, les mots, la confiance, la présence… activent des hormones comme l’ocytocine, impliquée dans l’attachement et la détente. Sans sécurité émotionnelle, le désir peut se mettre en pause. C’est pourquoi la performance technique seule ne suffit pas. Le plaisir se co-construit. Il ne se “réussit” pas seul. Et si la difficulté était une invitation à comprendre ? Une baisse de désir, une difficulté d’excitation ou d’orgasme ne sont pas forcément des échecs. Ce sont parfois des signaux. Des invitations à : ralentir écouter son corps revisiter ses croyances comprendre ses besoins retrouver du choix Parce que lorsque le cerveau se sent compris et apaisé, le corps peut à nouveau s’ouvrir. Besoin d’en parler ? Si vous ressentez de la confusion autour du désir, une pression de performance ou une difficulté à accéder au plaisir, un accompagnement peut vous aider à mieux comprendre votre fonctionnement et à retrouver une sexualité plus sereine. Je vous accueille dans un espace bienveillant, sans jugement, seul·e ou à deux. Vous pouvez me contacter ici pour en savoir plus ou prendre rendez-vous. Selene

  • Porter mes mots jusqu’à vous

    Porter mes mots jusqu’à vous Il y a des étapes silencieuses dans une vie d’écriture. Celles où l’on noircit des pages, seule. Celles où l’on doute. Celles où l’on tremble devant ce que l’on vient pourtant d’oser écrire. Et puis un jour, une autre étape s’invite. Plus vertigineuse encore. Celle où les mots quittent le papier. Depuis quelque temps, une idée grandit en moi. L’envie , presque la nécessité , de porter mes textes directement aux oreilles de celles et ceux qui voudront bien les entendre. Lire. Partager. Respirer les silences entre les phrases. Sentir les regards. Recevoir l’émotion autrement que derrière un écran. C’est une perspective à la fois exaltante… et terrifiante. Car écrire seule dans une chambre n’a rien à voir avec se tenir debout devant des inconnus. Rien à voir avec la fragilité d’une voix qui se livre. Rien à voir avec le trac qui serre le ventre et rappelle que l’on s’apprête à être vue, vraiment. Pourtant, je sens que c’est une étape nécessaire dans mon parcours. Une manière de donner chair à ces fragments que j’ai longtemps contenus. Ces dernières semaines, certaines rencontres m’ont doucement poussée hors de l’ombre. On est venu me proposer de me déplacer pour une première lecture à Lyon. Un appel inattendu. Un frisson. Je suis donc en train d’organiser ce premier déplacement, où je proposerai une lecture de mes textes. Un premier pas. Une tentative. Un vertige. Peut-être d’autres suivront. Peut-être des cafés-théâtres. Peut-être des rencontres ailleurs, un jour, dans d’autres villes. Je n’avance pas avec des certitudes. J’avance avec une intuition. Celle que la poésie ne vit pleinement que lorsqu’elle circule. Lorsqu’elle se déplace. Lorsqu’elle se risque. Je reviendrai très prochainement vers vous pour vous donner des nouvelles de cette aventure qui commence. Avec une peur immense. Et une joie tout aussi grande. Selene

  • Lectures Lunaires — Muse et hommes d’histoires naturelles d'Esthel Cornier

    Lectures Lunaires — Muse et hommes d’histoires naturelles d'Esthel Cornier Depuis longtemps, la poésie est pour moi un territoire intime. Un lieu où les mots ne cherchent pas à convaincre, mais simplement à vibrer. Avec Lectures Lunaires, j’ai envie d’ouvrir un espace un peu particulier : un endroit où certaines plumes pourront être mises en lumière, simplement parce qu’elles m’ont touchée. Pas une critique littéraire au sens strict. Plutôt une rencontre avec une écriture, une façon d’habiter les mots, une sensibilité. Je commencerai cette série avec le recueil d’Esthel Cornier, Muse et hommes d’histoires naturelles (que j'ai adoré). Un livre vibrant, où la poésie circule librement entre formes courtes et élans lyriques plus amples. Ce livre est un véritable dédale de passions. L’autrice nous entraîne dans une furie sensuelle et sensorielle où chaque vers semble traversé par le corps, la chair et le vertige d’aimer. Sa poésie est incarnée, presque tactile. Elle respire le désir, la brûlure, les nuits fiévreuses, mais aussi les blessures profondes qui accompagnent les élans du cœur. Les mots s’y heurtent, s’y caressent, s’y déchirent parfois. Même la peine y possède une beauté singulière : tranchante comme une lame, mais étrangement musicale, presque chantante. On traverse dans ces pages une poésie vivante, sauvage, qui ose dire le désir, la perte, la fusion et les abîmes de l’amour. Un recueil d’une intensité remarquable, où chaque poème semble battre comme un cœur à vif. Vous pouvez vous le procurer ici . Je vous invite également à découvrir le compte Instagram d'Esthel @esthel.poemes.bis . Si vous souhaitez me proposer vos textes, je vous invite à lire cet article. Selene Pour découvrir mon recueil personnel, Les Lunes d'un Cœur cliquez ici . Les Lunes d'un Cœur

  • Lectures Lunaires — Cœur Éclaboussé d'Alexandra Fertel

    Lectures Lunaires — Cœur Éclaboussé d'Alexandra Fertel Depuis longtemps, la poésie est pour moi un territoire intime. Un lieu où les mots ne cherchent pas à convaincre, mais simplement à vibrer. Avec Lectures Lunaires, j’ai envie d’ouvrir un espace un peu particulier : un endroit où certaines plumes pourront être mises en lumière, simplement parce qu’elles m’ont touchée. Pas une critique littéraire au sens strict. Plutôt une rencontre avec une écriture, une façon d’habiter les mots, une sensibilité. Je continue cette série avec le recueil d'Alexandra Fertel, Cœur Éclaboussé (que j'ai adoré). Cœur Éclaboussé Un recueil brûlant d’envie et de vérité Il y a des livres qui ne se contentent pas de raconter. Ils respirent. Ils transpirent presque. Celui-ci est un recueil profondément désirant. Un recueil qui ne s’excuse pas d’exister. Une parole féminine qui choisit de ne plus se cacher, de ne plus édulcorer ses élans, ses contradictions, ses fièvres. J’ai aimé cette manière très physique d’écrire l’émotion. Comme si le corps devenait lui-même langage. Comme si chaque sensation cherchait sa propre syntaxe. Les mots résonnent parfois, comme une incantation. Comme un souffle court. Comme une obsession douce. On a la sensation de frôler une peau encore chaude, encore vivante, encore vibrante. Il y a la déchirure, bien sûr. L’inévitable fracture des liens, des attentes, des projections. Puis vient ce moment suspendu où l’on choisit de s’éloigner de ce qui pourtant continue de nous habiter. Car certaines présences ne quittent jamais vraiment. Elles changent simplement de place. Les paysages poétiques traversés sont multiples. On passe d’un tango brûlant à des éclats très courts, presque haletants. D’une narration intime au “je” à des déplacements subtils du regard. Comme si l’écriture elle-même cherchait une forme capable de contenir l’intensité vécue. On y traverse l’amour sous mille visages. L’attente. La fusion. La peur. La tentation. La perte. Le désir y est assumé. Non pas suggéré timidement, mais détaillé, incarné, presque palpable. Il devient matière, rythme, respiration. Ce qui touche surtout, c’est cette sensibilité à fleur de peau. J’aime les écritures qui osent la chair sans oublier la conscience. Celles qui n’opposent pas le feu et la lucidité. Celles qui savent que l’intensité peut aussi être un chemin de vérité. Vous pouvez vous le procurer ici . Je vous invite également à découvrir le compte Instagram d'Alexandra @naturedeplume. Si vous souhaitez me proposer vos textes, je vous invite à lire cet article. Selene Pour découvrir mon recueil personnel, Les Lunes d'un Cœur cliquez ici . Les Lunes d'un Coeur

  • Plumes sous la Lune

    Plumes sous la Lune Plumes sous la Lune La poésie est un territoire immense. Un territoire de peau, de vertige et de nuit. Depuis la naissance des Jardins Lunaires, je reçois des messages de lecteurs et parfois de poètes qui me confient leurs textes, leurs recueils, leurs fragments de vie écrits. J’aime cette idée que les mots circulent. Qu’une plume en rencontre une autre. Qu’un texte trouve écho ailleurs. C’est pourquoi j’ai décidé d’ouvrir ici une petite fenêtre : un espace où je mettrai, de temps en temps, certaines plumes poétiques en lumière. Des écritures qui me touchent. Des voix singulières. Des textes qui vibrent, qui osent, qui respirent. Si vous êtes auteur ou autrice de poésie, vous pouvez me contacter pour me faire découvrir votre univers. Pour me proposer votre recueil : 📩 Envoyez-moi un message via le formulaire de contact ou sur Instagram selene_lesjardinslunaires. Précisez : – recueil publié ou manuscrit – quelques poèmes – un lien vers votre univers. Je lirai toujours avec curiosité. Mais ces chroniques resteront guidées par mes affinités littéraires, mes émotions de lecture et mes goûts poétiques. Je me réserve donc la liberté de choisir les textes que je partagerai ici. Parce que la poésie, pour moi, reste avant tout une rencontre. Et certaines rencontres méritent d’être offertes aux autres lorsqu'elles font résonner notre cœur. Selene Les Jardins Lunaires

  • Les Lunes d’un Cœur existent désormais aussi en ebook

    Les Lunes d’un Cœur existent désormais aussi en ebook Sur une terrasse Il y a quelque chose d’étrange avec les livres. On les écrit dans le silence. Souvent tard. Avec des fragments de nuit, de désir, de souvenirs. On les écrit pour survivre à certaines émotions. Pour leur donner une forme. Puis un jour, ils commencent à vivre ailleurs. Ils apparaissent dans une bibliothèque. Sur une table de chevet. Dans une photo envoyée par quelqu’un que l’on ne connaît pas. Et soudain, ces mots qui étaient nés dans l’intimité commencent à voyager. Les Lunes d’un Cœur ont commencé ce chemin. Et pour celles et ceux qui préfèrent lire sur liseuse, tablette ou téléphone, le recueil est désormais disponible en ebook. Un recueil de fragments intimes Les Lunes d’un Cœur est un recueil composé de 200 éclats poétiques. Des fragments courts. Des instants suspendus. Ils parlent : d’amour de désir de manque de mémoire charnelle de cette part de nous qui continue de battre, même quand tout semble terminé. Le livre traverse plusieurs phases du cœur : la Lune fendue – l’amour et l’absence la Lune nue – le désir et le frisson la Lune brûlante – la vérité du corps la Lune farouche – la puissance et l’abandon Chaque éclat est une émotion capturée. Comme une respiration dans la nuit. Un extrait Voici l’un des fragments du livre : Certains silences vibrent plus fort que les cris. Sous la Lune fendue, je n’écris pas pour être lue, mais pour ne pas me dissoudre. Chaque éclat est un soupir retenu, un souvenir que je ne peux pas enterrer, une tendresse qui refuse de mourir. C’est ici que l’amour s’est retiré, mais pas le sentiment. Ici que la peau se souvient, même quand les bras ne sont plus là. Ce n’est pas un appel. C’est une persistance. Un battement discret dans la nuit du cœur. Pour celles et ceux qui ressentent encore Les Lunes d’un Cœur n’est pas un livre que l’on lit d’une traite. On l’ouvre au hasard. On s’arrête sur une page. On respire un fragment. Et parfois… on se reconnaît dedans. C’est un livre pour : celles et ceux qui aiment encore en silence celles et ceux qui portent un désir intact celles et ceux qui savent que certaines histoires ne disparaissent jamais vraiment. celles et ceux qui n’ont pas peur de leur désir. Le livre est désormais disponible en ebook Si ton cœur aime les textes courts qui vibrent, tu peux désormais emporter ces 200 éclats de lune partout. 📖 Les Lunes d’un Cœur – ebook disponible ici : https://librairie.bod.fr/les-lunes-dun-coeur-selene-les-jardins-lunaires-9782322611263 Et si un jour je retrouve ce livre chez toi… dans une bibliothèque, sur une table, ou entre deux livres que tu aimes… n’hésite pas à me le montrer. J’aime voir les Lunes d’un Cœur voyager. Selene

  • Tenir, ce n’est pas guérir.Tenir, c’est survivre.

    Tenir, ce n’est pas guérir.Tenir, c’est survivre. Tenir, ce n’est pas guérir.Tenir, c’est survivre. Tenir n’est pas guérir. On peut continuer à fonctionner. Travailler. S’occuper des autres. Répondre calmement. Rester digne. Et pourtant… Quelque chose en nous s'est brisé et n’a pas été réparé. Parfois, on ne pleure pas parce qu’on ne peut pas. Parce qu’il faut gérer . Le travail, les enfants, les autres qui vont mal. Parce qu’on espère encore. Une mauvaise lecture, une explication, une réconciliation. Parce que regarder en face ferait trop mal. Parfois pour l'image que l'on a de soi, parfois de l'autre. Alors on tient. On appelle ça maturité. Force. Patience. Compréhension. Mais parfois… c’était juste une suradaptation. Et un jour, sans prévenir, une remarque, un mot, un détail anodin ouvre une brèche. Et la tristesse qui n’avait jamais eu de place revient réclamer la sienne. Ce n’est pas un retour en arrière. Ce n’est pas une faiblesse . Ce n’est pas régresser . C’est le corps qui dit : “Maintenant, on peut.” Faire une place à cette tristesse, c’est peut-être le premier vrai geste de réparation. Cela montre souvent que l'on se sent enfin en sécurité pour l'accueillir. 🌿 Si tu traverses ce moment flou où tu comprends sans encore tout sentir… je propose des espaces de discussion et des tirages intuitifs pour t’aider à éclairer ce qui se joue émotionnellement. Parfois, mettre des mots suffit à apaiser la brume. Écris-moi si tu ressens que quelque chose s’ouvre en toi en ce moment. Je pourrais te guider vers: ✨ Tirage introspectif Pour comprendre : – Ce qui n’a pas été digéré – Ce qui demande à être vu – Et comment retrouver ton axe émotionnel Tu peux réserver une discussion rapide ici. Un tirage ici. Selene

  • Soumission chimique: comment protéger les jeunes (et soi-même)

    Soumission chimique: comment protéger les jeunes (et soi-même) Soumission chimique En ce moment, je vois passer des affaires de soumission chimique presque chaque jour. Une femme éveilleuse de conscience que je n'ai pas besoin de citer. Un enfant. Une élue. Un homme. Une étudiante. Ce n’est plus des faits divers isolés. C’est un phénomène. Et je m’interroge. Qu’est-ce qu’on peut faire, concrètement, face à ça ? Comment protéger nos jeunes sans les élever dans la peur ? Comment leur apprendre la vigilance sans leur apprendre la méfiance permanente ? Je suis sexothérapeute. Je parle souvent de désir, de consentement, de liberté. Mais que devient le consentement quand on vous vole la conscience ? Alors je me pose la question. Et peut-être que vous aussi. Qu’est-ce qu’on peut faire, nous, parents, adultes, éducateurs, amis, pour que nos jeunes ne deviennent pas les prochaines victimes d’un verre empoisonné ? Éducation au consentement + vigilance Expliquer dès l’adolescence que : toute boisson laissée sans surveillance peut être à risque on ne boit pas un verre préparé hors de sa vue on ne laisse jamais quelqu’un seul s’il/elle se sent soudainement mal Normaliser le fait de refuser un verre, même offert par “quelqu’un de sympa” Règle d’or en soirée Arriver ensemble, repartir ensemble Se prévenir avant de quitter un lieu Avoir un “mot code” entre amis pour signaler un malaise Garder son téléphone chargé Localisation partagée si nécessaire Signes d’alerte Étourdissement brutal et rapide Sensation de perte de contrôle disproportionnée par rapport à l’alcool consommé Troubles de la mémoire Vision floue Somnolence extrême Si suspicion : Ne pas rester seul Appeler le 15 ou 112 Conserver le verre si possible Aller rapidement aux urgences (analyses dans les premières heures) Pour les parents Instaurer un climat où l’enfant pourra parler sans peur Rappeler que rien ne sera reproché en cas d’appel d’urgence Prévoir un “appel de secours” possible à toute heure Éviter la culpabilisation (“Tu n’avais qu’à…”) La honte protège les agresseurs. La parole protège les victimes. Pour les plus jeunes (enfants) Éducation très claire sur : le droit de dire non le droit de refuser une boisson ou un bonbon le fait que personne ne doit leur donner quelque chose “en secret” Selene

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