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- Et si je m’étais vue tomber ?
Et si je m’étais vue tomber ? Le pouvoir de l'intuition Ces instants où l’intuition devance le corps Il y a des moments dans la vie où le temps fait une pause étrange. Où l’espace se plie. Où l’on sait quelque chose… une fraction de seconde avant que cela n’arrive. Je marchais, ce jour-là, sur un chemin que je connaissais pourtant bien. Une balade dans les basses gorges. Rien de très audacieux. Le genre de marche paisible, entre rocaille et lumière, où les pensées flânent avec le paysage. Et pourtant. Je ne sais pas comment le dire autrement : je me suis vue tomber. Pas comme dans un rêve, pas comme une métaphore. Je me suis littéralement projetée dans la scène quelques secondes avant qu’elle ne se produise. Mon corps, lui, n’avait pas encore trébuché. Mais moi, quelque part en moi, je savais. Et c’est peut-être ce “savoir”, cette microseconde de lucidité fulgurante , qui m’a permis de faire un quart de tour et de m’agripper de toutes mes forces au bord du chemin. Une sorte de danse réflexe avec le danger. Je suis tombée. Mais pas tout à fait. Je me suis raccrochée . J’ai eu la force. Parce que j’étais prête. Parce que quelque chose en moi avait devancé la chute. Le fossé faisait bien 2m50 à 3 mètres. Une chute réelle, brutale, qui aurait pu me blesser (vraiment). Mais ce flash m’a préparée et m'a permis de m'en sortir avec des égratignures. Comment expliquer ça ? Je crois profondément que l’ intuition n’est pas un mystère brumeux réservé à quelques initié·e·s. C’est une forme de sagesse intérieur e. Un langage ancien que notre corps, notre esprit ou notre âme reconnaît encore, malgré le bruit du monde. Il existe un mot scientifique : anticipation sensorielle inconsciente. Et d’autres plus spirituels : pré-cognition, vision intuitive, flash intérieur. Mais les mots importent peu. Ce qui compte, c’est que parfois, notre être tout entier capte quelque chose. Avant que notre mental ne comprenne. Avant que la logique ne suive. Peut-on apprendre à écouter cette voix ? Je pense que oui. Je pense que plus on ralentit, plus on revient au présent, plus on crée un lien entre notre corps, notre souffle et notre monde intérieur… plus cette voix devient claire . Elle ne crie pas. Elle chuchote. Elle ne s’impose pas. Elle propose. Et parfois, elle nous sauve. Littéralement . Et vous ? Avez-vous déjà eu cette sensation ? De savoir qu’un événement allait se produire ? De sentir une évidence s’imposer avant même qu’elle ne se matérialise ? Ou même… d’avoir rêvé quelque chose, et de le voir surgir dans la réalité quelques jours plus tard ? 💫 Rituel proposé – Pour renforcer son lien à l’intuition corporelle : Fermez les yeux. Posez une main sur le ventre, l’autre sur le cœur. Souvenez-vous d’un moment où vous avez “su” sans savoir pourquoi. Observez ce que cela a éveillé : dans le souffle, dans les sensations, dans l’émotion. Écrivez-le. Sans chercher de cohérence. Juste comme on écrit à une part plus profonde de soi. Tirez une carte ou laissez un symbole venir. Demandez : “Que suis-je prêt.e à percevoir avant de comprendre ?” Pour aller plus loin : 💌 Vous pouvez m’écrire si vous avez vécu des instants similaires. ✨ Je prépare une séance spéciale (tirage, écriture ou méditation guidée) autour du thème : Intuition & Présence. Dites-moi si cela vous intéresse. Et si vous aussi, vous êtes: toujours en équilibre sur les bords du monde, là où l’on tombe un peu, mais où l’on se rattrape aussi. Selene,
- Rituel du soir pour les couples : Le Bain Secret
Rituel du soir pour les couples : Le Bain Secret Un bain, le silence, deux souffles et... deux corps. Et si le bain du soir devenait votre terrain de jeu préféré ? Organiser votre parenthèse sensorielle Avant toute chose, accordez de l’importance à la scène . Vous pouvez organiser ce rituel à tour de rôle, ou surprendre l’autre en préparant ce moment avec attention. C’est une offrande : celle d’un espace dédié à la lenteur , à la sensualité , à la reconnexion . - Tamisez la lumière. Les bougies sont vos alliées. - Préparez une playlist douce, sensuelle ou évocatrice. - Décorez avec romantisme. Pétales de fleurs, petits mots à découvrir... - Disposez à portée de main savon, huile, serviettes chaudes… - Et pourquoi pas… écouter un épisode des Scénarios Interdits sur ma chaîne Spotify ? Le rituel : deux options, une seule intention Option douce : Le câlin dans l’eau Glissez-vous ensemble dans l’eau chaude. L’un contre l’autre, sans mot. Juste les bras, les jambes mêlées, la chaleur partagée. Respirez au même rythme. Laissez les tensions fondre. À la fin, regardez-vous. Échangez un mot. Celui qui vient du cœur. Option pimentée : Le bain à l’autre Installez-vous face à face dans la baignoire ou la douche. Les mains glissent. Les pieds caressent. La bouche ose… Ensuite, l’un accroupi, l’autre debout, ou les deux debout selon vos envies, vous vous savonnez lentement, comme un jeu secret. Chaque geste est une parole, chaque regard une invitation muette, chaque soupir une promesse. Quand vous sentez que c’est le bon moment… poursuivez par ce que dicte votre désir. Ou restez là, à vous adorer sous l’eau chaude. Autres idées pour pimenter le bain secret Et pourquoi ne pas faire de ce bain un véritable moment de célébration ? Il peut marquer une occasion à fêter : un anniversaire, une réconciliation, un week-end, une victoire du quotidien, ou simplement une envie de se retrouver. Ajoutez un verre de vin, un cocktail maison ou une tisane sensuelle, et laissez vos verres s’entrechoquer à la lueur des bougies. Pour les gourmands, il est même possible d’imaginer un petit plateau flottant ou une planche en bois disposée en travers de la baignoire, avec quelques bouchées à déguster ensemble. Vous pouvez aussi ajouter une touche littéraire : pendant que l’un des deux se prélasse dans l’eau, l’autre s’installe à proximité et lit à voix haute un poème, une nouvelle érotique, ou un passage d’un livre que vous aimez. Et si le bain se prolonge, pourquoi ne pas terminer par un massage des épaules, du cou, ou plus encore ? Celui ou celle qui est resté(e) à l’extérieur du bain devient alors l’artisan du soin, celui ou celle qui enveloppe de ses mains, doucement, lentement… 🔥 Ce rituel peut devenir votre rendez-vous du dimanche soir. Ou de n’importe quel soir. Il est à votre image, unique, modulable, infini. Vous voulez le personnaliser ? Ajoutez un accessoire, un mot-clé, une contrainte douce… Ou écrivez-moi pour créer votre rituel sur mesure pour votre couple 💌 Selene
- Et si ce n’était pas la montagne… mais le caillou ?
Et si ce n’était pas la montagne… mais le caillou ? Ose et libère-toi de tes cailloux Tu crois que c’est trop grand, trop dur, trop haut. Impossible. Mais parfois, ce n’est pas l’obstacle immense qui t’épuise. C’est ce petit frottement . Ce détail invisible. Cette pensée en boucle. Ce mot que tu n’as jamais digéré. Ce doute qui s’est glissé dans ta chaussure… et que tu continues d’ignorer. 🧘♀️ Rituel “Le petit caillou” Chaque matin ou chaque soir, prends une feuille. Note ce qui, aujourd’hui, t’a freiné, irrité, blessé, même si ça semble minuscule . Une phrase. Un regard. Un moment où tu ne t’es pas écoutée. Puis plie cette feuille. Pose-la au sol. Et, symboliquement… écrase-la du pied. Ou jette-la. Souffle dessus. Dépose-la. Tu n’as pas à la porter demain. ✨ Et surtout… Ne laisse pas un petit caillou devenir une montagne. Nos scénarios sont souvent pires que la réalité. Le mental dramatise. Le cœur, lui, sait ce qui est léger. Allège. Marche. Continue. 💌 Si tu veux aller plus loin, je t’accompagne pour créer ton rituel personnalisé ou simplement en discuter à deux. Écris-moi. Selene
- Ton miroir intérieur
Ton miroir intérieur Ton reflet ne te plaît pas? Ce que tu crois de toi pèse bien plus que ce que tu vois dans ton reflet. L’estime de soi , ce n’est pas juste “se trouver joli·e”. C’est savoir, profondément, que tu mérites le respect… même les jours où tu ne rayonnes pas. Elle se façonne dans les gestes simples, souvent discrets, que tu poses envers toi-même : Écouter ton corps et t’accorder du repos quand il le réclame. Oser dire “non” quand c’est nécessaire, même si cela ne plaît pas. Remarquer et célébrer tes victoires , même les plus modestes. Ce soir, offre-toi 3 minutes. Note trois choses dont tu es fier·e aujourd’hui. Elles peuvent sembler anodines… mais mises bout à bout, elles deviennent ton armure invisible , celle qui te rappellera que tu avances , même à petits pas. Et si tu as du mal à voir ces forces en toi, je peux t’accompagner . Lors d’une discussion , nous mettrons en lumière tout ce qui, dans ton parcours, mérite d’être reconnu et célébré — ces petites réussites que tu ne vois plus, et pourtant, elles inspirent déjà les autres. Nous pourrons aussi, si tu le souhaites, faire un tirage de tarots pour révéler tes forces cachées et les ressources que tu portes déjà en toi. Selene
- Il ne reviendra pas.
Je suis allée au bout de moi Il ne reviendra pas. J’ai tout essayé. Les mots, les lettres, les visites, les prières... Le pardon , même pour ses blessures intentionnelles. Les passerelles invisibles. Les scénarios pour lui faciliter le chemin. Même le silence . Rien. Alors c’est clair : il est déterminé à ne pas revenir. Et plus le temps passe, plus ce serait difficile pour lui. Bravo. Il a réussi. Je ne guetterai plus. Je n'inventerai plus. Aujourd’hui, c’est moi qui choisis. De vivre. De créer. D’aimer autrement. Ou plutôt, je n’ai plus le choix pour être honnête : cela fait un an et je viens de m’effondrer totalement, malgré des éclats de joie. C’est mon corps qui me dit stop . Et mon cœur, lui, est brisé en mille morceaux . Je pensais pouvoir avancer en lui gardant une place malgré tout. D'atteindre cet état particulier du don de soi de façon sereine. Si seulement... Mais je n’y arrive pas. Ce n'est pas un échec, je suis allée au bout de moi. J’aurais tellement aimé qu'il se réveille. Qu'il vienne nu. Que l'on écrive une page blanche avec une seule certitude, être avec notre personne favorite au monde. Mais j’ai compris. Il a gagné . Et vers lui, je ne ferai plus jamais aucun geste. Il m'a montré à quel point je n’avais aucune valeur pour lui. Aucune . Peut-être qu’un jour il réalisera ce que c’est, de perdre quelqu’un qui l’aimait avec ce cœur-là. Et je le mets au défi d’en retrouver un pareil. Mais aucune méprise, aucune provocation de ma part. Tout le monde a perdu. J'aurais au moins essayé. Dans le fond… il n’a jamais voulu être mon chevalier pour l’éternité. Selene
- Se déposer dans son corps comme dans un lit d’eau
Quand tout est lourd Se déposer dans son corps comme dans un lit d’eau Il y a des jours où tout semble lourd . Où chaque mouvement demande un effort . Où même penser paraît trop . Dans ces moments-là, il ne s’agit pas d’avancer, mais de se déposer . Comme on se laisserait flotter dans un lit d’eau, porté par quelque chose de plus grand que soi. Rituel en 3 étapes Respiration Ferme les yeux. Inspire profondément par le nez, comme si tu voulais remplir ton ventre de douceur. Expire par la bouche, lentement, comme pour libérer un poids invisible . Répète trois fois, ou plus si ton corps le demande. Enveloppement Croise les bras autour de toi ou enroule-toi dans un plaid. Sens le contact contre ta peau, imagine que tu te tiens toi-même, que tu t’accueilles. Serre-toi . Sens que tu es contenu·e, même par toi-même. Chaleur Ajoute une source de chaleur simple : une tasse chaude entre les mains, un coussin chauffant, la lumière du soleil sur ton visage. Laisse cette chaleur t’imprégner comme une marée lente et bienveillante. Et puis… rien. Donne-toi la permission de rester là. Sans productivité. Sans attente. Juste toi, ici, maintenant. Tu as le droit. Et si tu veux aller plus loin Parce que certains jours demandent un peu plus de douceur, je peux t’accompagner : Un tirage de cartes pour recevoir une guidance et trouver une direction. Une discussion bienveillante pour déposer ce qui t’alourdit. Un audio personnalisé avec un rituel sur mesure, rien que pour toi. 📩 Écris-moi pour créer ton moment à toi . Selene Selene.de.beaumont@gmail.com
- Quand on croit que le bonheur n’est pas pour nous
Quand on croit que le bonheur n’est pas pour nous Un jour, en séance d’hypnose, j’ai vu une pièce remplie d’or . Pas juste de l’or. De la lumière, des reflets chauds, un éclat de conte de pirate et de film merveilleux. Je me suis approchée, émerveillée. J’ai touché, j’ai senti la chaleur de ces pièces sous mes doigts. C’était beau, presque irréel. Et puis… quelque chose a changé. Une contraction dans mon ventre, comme un spasme. Une voix silencieuse a chuchoté : "Ce n’est pas pour toi." Alors je me suis éloignée, et suis montée sur un nuage pour fuir ce qui m’attirait, persuadée que je n’avais pas le droit. Que ce n'était pas à moi ou pour moi. Ce jour-là, j’ai compris ce que c’était : un sentiment d’indignité. Cette idée invisible, enracinée depuis longtemps, qui nous fait croire qu’on n’a pas le droit au beau, au bon, à l’amour qui reste. Depuis, j’apprends à rester. À ne pas détourner les yeux. À laisser mes mains toucher ce qui brille. Mais c'est encore une lutte personnelle . Parce que la vérité est simple : Rien n’est trop beau pour toi. Et si ce réflexe cachait une vieille croyance qui nous prive de la vie qu’on mérite ? Rien n'est trop beau pour toi Rituel en 3 étapes – “Accueillir le Beau” 1. Respire et observe Assieds-toi confortablement. Ferme les yeux. Inspire lentement, expire doucement. Pense à quelque chose que tu trouves magnifique (un lieu, un objet, un visage, un souvenir). Laisse cette image remplir tout l’espace de ton esprit. 2. Reste Quand vient l’envie de détourner le regard, de “redescendre”, de "t'éloigner", dis-toi : " Je peux rester ici. C’est à ma place." Sens ce que ça fait de ne pas fuir. 3. Scelle Place une main sur ton cœur , l’autre sur ton ventre . Répète trois fois : "Je mérite ce qui est beau. Je mérite ce qui est bon. Je reste." Accompagnement possible 📩 Je peux te créer un audio guidé personnalisé pour refaire ce rituel chez toi, après une courte conversation . 🔮 Je peux aussi te tirer une carte pour t’aider à identifier et dépasser cette croyance. Parce qu'ensemble, on peut apprendre à se sentir digne du beau , à a ccueillir le bonheur sans crainte … et à le laisser rester . Selene
- Ce n’est pas (que) la taille qui compte, ce n’est même pas (que) la pénétration.
Ce n’est pas (que) la taille qui compte, ce n’est même pas (que) la pénétration. Pour réserver une conversation Il y a des conversations qui grattent un peu, comme un tissu rêche sur la peau. L’autre jour, un homme me parlait de « vagins trop dilatés », « pas assez lubrifiés », ou "trop lubrifiés" (femmes fontaines)… comme si le plaisir se mesurait en degrés d’humidité ou en serrage au millimètre près. Ce qui m’a frappée, ce n’est pas le sujet — c’est le transfert. Cette idée que si le plaisir n’est pas là, c’est forcément « l’autre ». Ça m’a fait sourire — jaune . Parce que derrière ce genre de phrases, il y a une idée tenace : que l’autre doit s’adapter à nos sensations, plutôt que de chercher ensemble comment en créer. Et si on arrêtait de réduire le sexe à un geste mécanique pour le remettre là où il vit vraiment : dans le frisson avant, dans les mains qui savent, dans les mots qui font monter la tension ? L’art de préparer un corps, et une tête, à recevoir. Les clés secrètes, celles qu’on choisit avec soin : un parfum, un livre érotique, une tenue, un souvenir qu’on chuchote, un lieu surprenant. Le sexe, c’est un langage . Et comme tous les langages, il se parle à deux. Il ne s’impose pas. Et si, au lieu de chercher un sexe « serré », on cherchait un lien intense ? Un désir qui ne se mesure pas en centimètres mais en frissons ? La pénétration ? J’y tiens, oui. Mais dans mon univers, elle ne pèse que 30% du plaisir . Le reste… c’est tout ce qui se passe avant qu’elle ne commence — et parfois bien après qu’elle soit terminée. Alors si on arrêtait de considérer que la pénétration représente l’alpha et l’oméga de la sexualité? Et puis d'abord, pourquoi le problème serait le sexe de la femme et pas une verge "fine"... Le corps d’une femme n’est pas un simple réceptacle. Il est une constellation de points sensibles, une carte qui change chaque jour selon ses humeurs, ses hormones, ses envies. La pénétration est une voie … mais pas la seule. Et certainement pas la plus courte vers l’extase. Les mains savent. La bouche sait. Le souffle sait. L’espace entre deux peaux sait. Quand on se concentre uniquement sur la taille, la forme, serrée ou non serrée… on réduit la sexualité à une mécanique. Et on oublie que le plaisir, c’est avant tout une chimie. Une alchimie. Cette alchimie se construit dans les heures — parfois les jours — qui précèdent. Une conversation qui glisse. Un regard qui s’attarde. Un geste anodin qui devient promesse. C’est ça qui prépare un corps. C’est ça qui crée la fameuse lubrification dont certains parlent sans comprendre qu’elle n’est pas un bouton ON/OFF. Si vous voulez vraiment savoir si vous « plaisez », arrêtez de chercher un corps adapté à votre sexe. Cherchez à créer un lien qui réveille chaque cellule. Et si vous êtes une femme à qui on a fait ce genre de remarques… souvenez-vous que votre corps n’a pas à s’excuser. Jamais. Votre plaisir ne se négocie pas sur un centimètre de circonférence. Il se construit dans le dialogue, la curiosité et le désir mutuel. La vraie question n’est pas : « Est-ce que je suis assez serrée ? » Mais : « Est-ce qu’il sait m’ouvrir ? » Pour aller plus loin avec moi Et si vous avez envie d’ouvrir cette conversation dans votre couple (ou avec vous-même), je peux vous accompagner. Entre rituels sensoriels , scénarios érotiques et clés de communication , on peut ensemble réinventer votre terrain de jeu. Réservez une conversation privée pour en discuter ici . Selene
- Scénarios Interdits #13 – Sans un mot
Scénarios Interdits #13 – Sans un mot Sans un mot La chaleur ne lâche pas la nuit. L’air reste lourd, collant, autour de trente degrés. Ma porte battante entrouverte laisse passer un souffle tiède, timide, qui effleure à peine ma peau. Le volet n’est pas vraiment fermé. Il suffirait d’un geste, d’un bras passé pour le soulever. Il est une heure. Peut-être deux. Je dors. Mon corps est lourd, ma respiration lente, régulière. Tout se confond : le tissu contre ma peau, l’air tiède qui passe par la porte, le lointain bruissement des feuilles dehors et l'eau qui s'écoule de la fontaine. Et puis…Il y a autre chose. Un silence plus dense. Un regard qui pèse. Je dors encore, mais une part de moi sait déjà. Il est là. Il ne bouge pas tout de suite. Il me regarde. Cinq minutes. Dix, peut-être. J’entends presque ses pensées venir toucher ma peau avant ses mains. Il s’avance, respire à distance mon odeur comme pour s'en saouler avant d’oser me toucher. Il fait glisser mes draps, à peine, juste assez pour dévoiler la ligne de ma hanche. Je dors en culotte, la chaleur rend tout le reste insupportable. Ma peau nue devient une invitation muette . Immédiatement, il se déshabille dans le noir. Entièrement . Le tissu tombe quelque part derrière lui, contre le parquet. Ses lèvres se penchent, frôlent mon front, ma tempe, mes lèvres. Rien ne me réveille vraiment. Mais je frissonne. C’est comme si mon corps savait déjà. De haut en bas, il parcourt ma peau. La pointe de mes pieds. L’arrondi de mon genou. L’intérieur de ma cuisse. Il remonte lentement, baisant le creux de mon dos, effleurant le côté de ma poitrine, comme s’il m’apprenait à nouveau. Sa main se perd dans mes cheveux, les agrippe doucement, pour les sentir. Je sens son corps qui s’approche, glisse dans le lit derrière moi. Sa poitrine contre mon dos. Ses cuisses épousent les miennes. Il reste là. Longtemps. Juste à respirer contre ma nuque. Puis ses doigts s’aventurent et m'explorent, ses cheveux longs effleurent mon épaule nue, et je le reconnais . Mes yeux s’ouvrent. L’émotion monte. Pas un mot. Pas un geste pour l’arrêter. Sa main passe sur mon ventre, descend doucement, comme pour vérifier s’il m’a vraiment retrouvée. Ses doigts effleurent ma culotte, la longent, la contournent, puis reviennent, plus insistants, sentant la chaleur qui s’y concentre. L’autre main m’agrippe la hanche, me tire imperceptiblement vers lui, jusqu’à sentir son désir dur contre moi . Je retiens ma respiration. Je le laisse faire et tourne mon visage vers lui. Il m'embrasse encore et encore et dans ces baisers profonds, je ressens tout, le manque, la tendresse, la faim et cette vérité nue qu'aucune absence n'a remplacée. Dans cette nuit brûlante, sans un mot , chaque geste trouve sa place, nos corps se retrouvent comme s’ils n’avaient jamais cessé de se connaître. Il me prend comme on reprend une lecture interrompue depuis trop longtemps. Il me soulève légèrement pour mieux s’insérer derrière moi, ses mains maintenant fermes sur mes hanches. Son bassin vient se caler contre le mien dans un mouvement lent , presque révérencieux, comme si chaque centimètre retrouvé devait être savouré. Sa bouche s’égare dans mon cou, contre mon oreille, m’arrache un soupir, ses mains remontent, agrippent ma poitrine, roulent mes tétons entre ses doigts, jusqu’à ce que mon dos se cambre de lui-même. Ses mains sont partout comme autant de pages tournées, cornées, pliées... Nous réapprenons la peau de l'autre. Je le laisse m’envahir comme on laisse un rêve devenir réalité en savourant chaque mouvement avec une faim qui n'a jamais disparu. Selene 💌 Scénarios Interdits est une collection de récits brûlants, sensuels ou transgressifs. Chaque scène est un éclat d’imaginaire, un cri du corps, un rappel à la vie. Si vous souhaitez que j’écrive pour vous un scénario sur mesure — plus ou moins cru, plus ou moins symbolique — pour nourrir votre intimité, votre lien, ou réveiller une tension à deux… Je propose une création personnalisée. 👉 Toutes les infos sont ici : article . Ou prenez rendez-vous directement ici .
- Toutes les fois où je suis morte… et celle où je suis née
Toutes les fois où je suis morte… et celle où je suis née Toutes les fois où je suis morte… et celle où je suis née Depuis que tu es parti, je suis morte déjà plusieurs fois. Loin de moi l'idée d'être dramatique, mais plusieurs morceaux de moi sont morts . Celui qui croyait que l'amour pouvait suffire à guérir, à pardonner, à reconstruire. J’ai compris que je ne pouvais pas seule, il faut être deux. Celui qui avait une confiance aveugle en toi, qui pensait que tu m'aimais profondément et que tu ne pouvais pas imaginer ta vie sans moi. J’ai compris que tu pouvais vivre sans moi et chasser notre histoire en un instant. Ce visage-là, c'est celui que j’ai beaucoup de mal à écrire, il me tord encore le ventre . Certains de ces visages sont morts, et j’en suis pleinement heureuse. Il y a celui qui pensait qu'il fallait continuer à jouer un rôle pour te plaire, à tenir une posture, des exigences particulières. Je me suis perdue. Il y a celui qui pensait qu'il n'était pas assez pour être aimé entièrement au naturel et qu'il devait sans cesse travailler à son image pour être admiré avec les codes erronés que je pensais être les tiens. J’ai été contre ma nature par peur que tu m’abandonnes. Et j’en paie chaque jour le souvenir. Et la mort que je crains le plus, c'est celle que je vais m'infliger par ton entremise silencieuse, un jour. Je crains ce matin où je vais mourir parce que je vais toucher quelqu'un d'autre, parce que je vais considérer qu’il me faut vivre pleinement pour ne pas m’éteindre… Et surtout, ce jour où je vais mourir parce que je vais accepter que quelqu'un d'autre me touche. Accepter que quelqu’un prenne la place que j’ai tout fait pour te garder. Et la pire mort, je crois, ce sera quand je laisserai quelqu'un m'embrasser. Parce que pour le moment, je ne me vois pas embrasser qui que ce soit . C’est comme si je m’étais suspendue à nous, comme si je voulais rester pure et fidèle à mes sentiments, comme si je ne voulais pas être salie par quelqu’un d’autre — quelqu’un que je n’ai jamais souhaité désirer. Et je repousse cette mort le plus loin possible de toutes mes forces. Mon rêve est ailleurs. Mon rêve ne ressemble pas au passé. Il en porte des marques, des caresses, un nom, mais il est neuf et inconnu . Il est à inventer à deux, avec deux étrangers qui se connaissent si bien . Il y a peut-être encore plus grave. Ce qui me maintient émotionnellement, c'est cette idée que tu restes en lien avec moi malgré tout, depuis là où tu es, par la pensée, par une surveillance anonyme . Et je vais mourir de cette idée, quand je vais accepter que c'est quelque chose que j'ai inventé pour tenir. Pour attendre le plus possible pour toi, en me disant que ce n'est pas possible, que nous étions deux et que tu sais, au fond de toi, l a saveur inégalée de ce que l'on a partagé. Je crois qu’il s’agira de ma dernière mort si tu restes au chaud dans ce monde qui ne parle plus de moi. Et pourtant… Au milieu de toutes ces morts, je suis aussi née. Née à moi-même. Plus vraie que je ne l’ai jamais été. Plus alignée avec moi que je ne l’ai jamais été. Je me suis découverte : une part de moi tellement douce, tellement lumineuse, tellement aimante, que j’ai terriblement envie de la partager. Alors je dépose des brins d’amour partout où je le peux, puisque tes bras restent fermés . Pour ça, je te dis merci .Merci, parce que j’ai atteint une authenticité que je n’avais jamais réussi à atteindre. J’aurais tellement aimé que tu en profites. J’aurais tellement aimé t’aimer. Je suis plus en accord avec moi, avec les autres, avec la nature, avec mon chez-moi. Je ne me suis jamais sentie autant ancrée. Tu m’as permis de prendre des décisions, de voir que certaines choses que je vivais ne me rendaient plus heureuse. Non, ce n’est pas toi qui m’as ouvert les yeux directement. C’est en lien avec ton absence. Au milieu du vide, j’ai pu voir ce à quoi j’avais envie de me raccrocher et ce que j’avais besoin de quitter dans ma vie. Tu vois, c’est drôle, tu n’étais pas dans la liste : je ne pouvais me raccrocher à toi, et je ne peux pas t’oublier. Alors oui… tu m’as révélée. Dans les larmes, dans le feu et dans toutes les choses que j’aurais pu encore vivre et que l’on n’a pas encore inventées. Selene
- Juste ça, et c’était suffisant
Juste ça, et c’était suffisant Donner et recevoir C’était un week-end magnifique. Des éclats de rire, des discussions à n’en plus finir, des restos, des activités sportives, et cette sensation douce de légèreté. Ça faisait longtemps que je ressentais le besoin de déverser un peu de ce que j’ai au fond de moi. De donner, encore et encore. Et puis, tout doucement, j’ai commencé à accepter de recevoir. Même du soin. Même de l’attention. Il a soigné mon bobo, comme on répare un petit éclat de peau, et il m’a offert des mots doux comme on pose des pansements invisibles. Il m’a regardée comme on admire une œuvre, sans vouloir la posséder. Il m’a dit que j’étais magnifique, qu’il avait eu du désir, et qu’il l’avait rangé dans sa poche. Il avait compris. On a marché, on a pagayé, on a partagé des repas simples et délicieux. Et puis il y a eu son fourgon aménagé… ce cocon roulant, cet avant-goût d’un demain qui sent la route, le vent et la mer. Rien de plus. Juste ça. Et c’était suffisant. Il est parti. Mais c’est un pas de plus vers moi. Un pas de plus vers cette version de moi qui sait accueillir autant qu’elle donne. Selene
- Tango
Tango Tango Ton souvenir danse avec ma peine un tango endiablé, où chaque mouvement me guide vers toi et m’arrache un peu plus à moi. Tes yeux — ces soleils anciens — continuent de brûler dans ma mémoire, même si je ne sais plus où ils se posent aujourd’hui. Les miens, obstinés, s’abandonnent à ton absence, comme on scrute l’horizon après la tempête, espérant un signe, même infime, une improvisation . J’ai ri, ailleurs, dans d’autres rythmes, mais aucun éclat de rire n’a su couvrir la musique sourde qui bat encore au tempo de tes pas. Selene


















