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- Porter mes mots jusqu’à vous
Porter mes mots jusqu’à vous Il y a des étapes silencieuses dans une vie d’écriture. Celles où l’on noircit des pages, seule. Celles où l’on doute. Celles où l’on tremble devant ce que l’on vient pourtant d’oser écrire. Et puis un jour, une autre étape s’invite. Plus vertigineuse encore. Celle où les mots quittent le papier. Depuis quelque temps, une idée grandit en moi. L’envie , presque la nécessité , de porter mes textes directement aux oreilles de celles et ceux qui voudront bien les entendre. Lire. Partager. Respirer les silences entre les phrases. Sentir les regards. Recevoir l’émotion autrement que derrière un écran. C’est une perspective à la fois exaltante… et terrifiante. Car écrire seule dans une chambre n’a rien à voir avec se tenir debout devant des inconnus. Rien à voir avec la fragilité d’une voix qui se livre. Rien à voir avec le trac qui serre le ventre et rappelle que l’on s’apprête à être vue, vraiment. Pourtant, je sens que c’est une étape nécessaire dans mon parcours. Une manière de donner chair à ces fragments que j’ai longtemps contenus. Ces dernières semaines, certaines rencontres m’ont doucement poussée hors de l’ombre. On est venu me proposer de me déplacer pour une première lecture à Lyon. Un appel inattendu. Un frisson. Je suis donc en train d’organiser ce premier déplacement, où je proposerai une lecture de mes textes. Un premier pas. Une tentative. Un vertige. Peut-être d’autres suivront. Peut-être des cafés-théâtres. Peut-être des rencontres ailleurs, un jour, dans d’autres villes. Je n’avance pas avec des certitudes. J’avance avec une intuition. Celle que la poésie ne vit pleinement que lorsqu’elle circule. Lorsqu’elle se déplace. Lorsqu’elle se risque. Je reviendrai très prochainement vers vous pour vous donner des nouvelles de cette aventure qui commence. Avec une peur immense. Et une joie tout aussi grande. Selene
- Lectures Lunaires — Muse et hommes d’histoires naturelles d'Esthel Cornier
Lectures Lunaires — Muse et hommes d’histoires naturelles d'Esthel Cornier Depuis longtemps, la poésie est pour moi un territoire intime. Un lieu où les mots ne cherchent pas à convaincre, mais simplement à vibrer. Avec Lectures Lunaires, j’ai envie d’ouvrir un espace un peu particulier : un endroit où certaines plumes pourront être mises en lumière, simplement parce qu’elles m’ont touchée. Pas une critique littéraire au sens strict. Plutôt une rencontre avec une écriture, une façon d’habiter les mots, une sensibilité. Je commencerai cette série avec le recueil d’Esthel Cornier, Muse et hommes d’histoires naturelles (que j'ai adoré). Un livre vibrant, où la poésie circule librement entre formes courtes et élans lyriques plus amples. Ce livre est un véritable dédale de passions. L’autrice nous entraîne dans une furie sensuelle et sensorielle où chaque vers semble traversé par le corps, la chair et le vertige d’aimer. Sa poésie est incarnée, presque tactile. Elle respire le désir, la brûlure, les nuits fiévreuses, mais aussi les blessures profondes qui accompagnent les élans du cœur. Les mots s’y heurtent, s’y caressent, s’y déchirent parfois. Même la peine y possède une beauté singulière : tranchante comme une lame, mais étrangement musicale, presque chantante. On traverse dans ces pages une poésie vivante, sauvage, qui ose dire le désir, la perte, la fusion et les abîmes de l’amour. Un recueil d’une intensité remarquable, où chaque poème semble battre comme un cœur à vif. Vous pouvez vous le procurer ici . Je vous invite également à découvrir le compte Instagram d'Esthel @esthel.poemes.bis . Si vous souhaitez me proposer vos textes, je vous invite à lire cet article. Selene Pour découvrir mon recueil personnel, Les Lunes d'un Cœur cliquez ici . Les Lunes d'un Cœur
- Lectures Lunaires — Cœur Éclaboussé d'Alexandra Fertel
Lectures Lunaires — Cœur Éclaboussé d'Alexandra Fertel Depuis longtemps, la poésie est pour moi un territoire intime. Un lieu où les mots ne cherchent pas à convaincre, mais simplement à vibrer. Avec Lectures Lunaires, j’ai envie d’ouvrir un espace un peu particulier : un endroit où certaines plumes pourront être mises en lumière, simplement parce qu’elles m’ont touchée. Pas une critique littéraire au sens strict. Plutôt une rencontre avec une écriture, une façon d’habiter les mots, une sensibilité. Je continue cette série avec le recueil d'Alexandra Fertel, Cœur Éclaboussé (que j'ai adoré). Cœur Éclaboussé Un recueil brûlant d’envie et de vérité Il y a des livres qui ne se contentent pas de raconter. Ils respirent. Ils transpirent presque. Celui-ci est un recueil profondément désirant. Un recueil qui ne s’excuse pas d’exister. Une parole féminine qui choisit de ne plus se cacher, de ne plus édulcorer ses élans, ses contradictions, ses fièvres. J’ai aimé cette manière très physique d’écrire l’émotion. Comme si le corps devenait lui-même langage. Comme si chaque sensation cherchait sa propre syntaxe. Les mots résonnent parfois, comme une incantation. Comme un souffle court. Comme une obsession douce. On a la sensation de frôler une peau encore chaude, encore vivante, encore vibrante. Il y a la déchirure, bien sûr. L’inévitable fracture des liens, des attentes, des projections. Puis vient ce moment suspendu où l’on choisit de s’éloigner de ce qui pourtant continue de nous habiter. Car certaines présences ne quittent jamais vraiment. Elles changent simplement de place. Les paysages poétiques traversés sont multiples. On passe d’un tango brûlant à des éclats très courts, presque haletants. D’une narration intime au “je” à des déplacements subtils du regard. Comme si l’écriture elle-même cherchait une forme capable de contenir l’intensité vécue. On y traverse l’amour sous mille visages. L’attente. La fusion. La peur. La tentation. La perte. Le désir y est assumé. Non pas suggéré timidement, mais détaillé, incarné, presque palpable. Il devient matière, rythme, respiration. Ce qui touche surtout, c’est cette sensibilité à fleur de peau. J’aime les écritures qui osent la chair sans oublier la conscience. Celles qui n’opposent pas le feu et la lucidité. Celles qui savent que l’intensité peut aussi être un chemin de vérité. Vous pouvez vous le procurer ici . Je vous invite également à découvrir le compte Instagram d'Alexandra @naturedeplume. Si vous souhaitez me proposer vos textes, je vous invite à lire cet article. Selene Pour découvrir mon recueil personnel, Les Lunes d'un Cœur cliquez ici . Les Lunes d'un Coeur
- Plumes sous la Lune
Plumes sous la Lune Plumes sous la Lune La poésie est un territoire immense. Un territoire de peau, de vertige et de nuit. Depuis la naissance des Jardins Lunaires, je reçois des messages de lecteurs et parfois de poètes qui me confient leurs textes, leurs recueils, leurs fragments de vie écrits. J’aime cette idée que les mots circulent. Qu’une plume en rencontre une autre. Qu’un texte trouve écho ailleurs. C’est pourquoi j’ai décidé d’ouvrir ici une petite fenêtre : un espace où je mettrai, de temps en temps, certaines plumes poétiques en lumière. Des écritures qui me touchent. Des voix singulières. Des textes qui vibrent, qui osent, qui respirent. Si vous êtes auteur ou autrice de poésie, vous pouvez me contacter pour me faire découvrir votre univers. Pour me proposer votre recueil : 📩 Envoyez-moi un message via le formulaire de contact ou sur Instagram selene_lesjardinslunaires. Précisez : – recueil publié ou manuscrit – quelques poèmes – un lien vers votre univers. Je lirai toujours avec curiosité. Mais ces chroniques resteront guidées par mes affinités littéraires, mes émotions de lecture et mes goûts poétiques. Je me réserve donc la liberté de choisir les textes que je partagerai ici. Parce que la poésie, pour moi, reste avant tout une rencontre. Et certaines rencontres méritent d’être offertes aux autres lorsqu'elles font résonner notre cœur. Selene Les Jardins Lunaires
- Les Lunes d’un Cœur existent désormais aussi en ebook
Les Lunes d’un Cœur existent désormais aussi en ebook Sur une terrasse Il y a quelque chose d’étrange avec les livres. On les écrit dans le silence. Souvent tard. Avec des fragments de nuit, de désir, de souvenirs. On les écrit pour survivre à certaines émotions. Pour leur donner une forme. Puis un jour, ils commencent à vivre ailleurs. Ils apparaissent dans une bibliothèque. Sur une table de chevet. Dans une photo envoyée par quelqu’un que l’on ne connaît pas. Et soudain, ces mots qui étaient nés dans l’intimité commencent à voyager. Les Lunes d’un Cœur ont commencé ce chemin. Et pour celles et ceux qui préfèrent lire sur liseuse, tablette ou téléphone, le recueil est désormais disponible en ebook. Un recueil de fragments intimes Les Lunes d’un Cœur est un recueil composé de 200 éclats poétiques. Des fragments courts. Des instants suspendus. Ils parlent : d’amour de désir de manque de mémoire charnelle de cette part de nous qui continue de battre, même quand tout semble terminé. Le livre traverse plusieurs phases du cœur : la Lune fendue – l’amour et l’absence la Lune nue – le désir et le frisson la Lune brûlante – la vérité du corps la Lune farouche – la puissance et l’abandon Chaque éclat est une émotion capturée. Comme une respiration dans la nuit. Un extrait Voici l’un des fragments du livre : Certains silences vibrent plus fort que les cris. Sous la Lune fendue, je n’écris pas pour être lue, mais pour ne pas me dissoudre. Chaque éclat est un soupir retenu, un souvenir que je ne peux pas enterrer, une tendresse qui refuse de mourir. C’est ici que l’amour s’est retiré, mais pas le sentiment. Ici que la peau se souvient, même quand les bras ne sont plus là. Ce n’est pas un appel. C’est une persistance. Un battement discret dans la nuit du cœur. Pour celles et ceux qui ressentent encore Les Lunes d’un Cœur n’est pas un livre que l’on lit d’une traite. On l’ouvre au hasard. On s’arrête sur une page. On respire un fragment. Et parfois… on se reconnaît dedans. C’est un livre pour : celles et ceux qui aiment encore en silence celles et ceux qui portent un désir intact celles et ceux qui savent que certaines histoires ne disparaissent jamais vraiment. celles et ceux qui n’ont pas peur de leur désir. Le livre est désormais disponible en ebook Si ton cœur aime les textes courts qui vibrent, tu peux désormais emporter ces 200 éclats de lune partout. 📖 Les Lunes d’un Cœur – ebook disponible ici : https://librairie.bod.fr/les-lunes-dun-coeur-selene-les-jardins-lunaires-9782322611263 Et si un jour je retrouve ce livre chez toi… dans une bibliothèque, sur une table, ou entre deux livres que tu aimes… n’hésite pas à me le montrer. J’aime voir les Lunes d’un Cœur voyager. Selene
- Tenir, ce n’est pas guérir.Tenir, c’est survivre.
Tenir, ce n’est pas guérir.Tenir, c’est survivre. Tenir, ce n’est pas guérir.Tenir, c’est survivre. Tenir n’est pas guérir. On peut continuer à fonctionner. Travailler. S’occuper des autres. Répondre calmement. Rester digne. Et pourtant… Quelque chose en nous s'est brisé et n’a pas été réparé. Parfois, on ne pleure pas parce qu’on ne peut pas. Parce qu’il faut gérer . Le travail, les enfants, les autres qui vont mal. Parce qu’on espère encore. Une mauvaise lecture, une explication, une réconciliation. Parce que regarder en face ferait trop mal. Parfois pour l'image que l'on a de soi, parfois de l'autre. Alors on tient. On appelle ça maturité. Force. Patience. Compréhension. Mais parfois… c’était juste une suradaptation. Et un jour, sans prévenir, une remarque, un mot, un détail anodin ouvre une brèche. Et la tristesse qui n’avait jamais eu de place revient réclamer la sienne. Ce n’est pas un retour en arrière. Ce n’est pas une faiblesse . Ce n’est pas régresser . C’est le corps qui dit : “Maintenant, on peut.” Faire une place à cette tristesse, c’est peut-être le premier vrai geste de réparation. Cela montre souvent que l'on se sent enfin en sécurité pour l'accueillir. 🌿 Si tu traverses ce moment flou où tu comprends sans encore tout sentir… je propose des espaces de discussion et des tirages intuitifs pour t’aider à éclairer ce qui se joue émotionnellement. Parfois, mettre des mots suffit à apaiser la brume. Écris-moi si tu ressens que quelque chose s’ouvre en toi en ce moment. Je pourrais te guider vers: ✨ Tirage introspectif Pour comprendre : – Ce qui n’a pas été digéré – Ce qui demande à être vu – Et comment retrouver ton axe émotionnel Tu peux réserver une discussion rapide ici. Un tirage ici. Selene
- Soumission chimique: comment protéger les jeunes (et soi-même)
Soumission chimique: comment protéger les jeunes (et soi-même) Soumission chimique En ce moment, je vois passer des affaires de soumission chimique presque chaque jour. Une femme éveilleuse de conscience que je n'ai pas besoin de citer. Un enfant. Une élue. Un homme. Une étudiante. Ce n’est plus des faits divers isolés. C’est un phénomène. Et je m’interroge. Qu’est-ce qu’on peut faire, concrètement, face à ça ? Comment protéger nos jeunes sans les élever dans la peur ? Comment leur apprendre la vigilance sans leur apprendre la méfiance permanente ? Je suis sexothérapeute. Je parle souvent de désir, de consentement, de liberté. Mais que devient le consentement quand on vous vole la conscience ? Alors je me pose la question. Et peut-être que vous aussi. Qu’est-ce qu’on peut faire, nous, parents, adultes, éducateurs, amis, pour que nos jeunes ne deviennent pas les prochaines victimes d’un verre empoisonné ? Éducation au consentement + vigilance Expliquer dès l’adolescence que : toute boisson laissée sans surveillance peut être à risque on ne boit pas un verre préparé hors de sa vue on ne laisse jamais quelqu’un seul s’il/elle se sent soudainement mal Normaliser le fait de refuser un verre, même offert par “quelqu’un de sympa” Règle d’or en soirée Arriver ensemble, repartir ensemble Se prévenir avant de quitter un lieu Avoir un “mot code” entre amis pour signaler un malaise Garder son téléphone chargé Localisation partagée si nécessaire Signes d’alerte Étourdissement brutal et rapide Sensation de perte de contrôle disproportionnée par rapport à l’alcool consommé Troubles de la mémoire Vision floue Somnolence extrême Si suspicion : Ne pas rester seul Appeler le 15 ou 112 Conserver le verre si possible Aller rapidement aux urgences (analyses dans les premières heures) Pour les parents Instaurer un climat où l’enfant pourra parler sans peur Rappeler que rien ne sera reproché en cas d’appel d’urgence Prévoir un “appel de secours” possible à toute heure Éviter la culpabilisation (“Tu n’avais qu’à…”) La honte protège les agresseurs. La parole protège les victimes. Pour les plus jeunes (enfants) Éducation très claire sur : le droit de dire non le droit de refuser une boisson ou un bonbon le fait que personne ne doit leur donner quelque chose “en secret” Selene
- Rituel de prière à la vie
Rituel de prière à la vie On peut prier sans religion. Sans dieu. Sans dogme. On peut simplement s’adresser au souffle de vie qui circule en nous. La prière n’est pas une croyance. C’est un acte d’attention. C’est une façon de poser des mots là où le mental s’agite. C’est une manière de créer une petite lumière dans une nuit intérieure. Une flamme n’enlève pas l’obscurité. Mais elle change notre rapport à elle. Et parfois, c’est suffisant pour retrouver l’élan. Tu peux allumer une bougie et t'installer dans un endroit apaisant. ⸻ ✨ Exemple 1 – Prière de stabilité Vie, je ne te demande pas de résoudre mes problèmes. Je te demande de m’aider à les traverser sans me perdre. Quand je doute, rappelle-moi ce que je sais déjà. Quand je tremble, rappelle-moi que je respire encore. Que cette flamme soit un point fixe quand tout semble mouvant. ⸻ ✨ Exemple 2 – Prière de confiance Souffle en moi la part qui sait. Même si je ne vois pas encore le chemin, que je garde la sensation que j’avance. Même fragile, je suis en mouvement. Même incertain.e, je suis vivant.e. Et c’est déjà beaucoup. ⸻ ✨ Exemple 3 – Prière de douceur Aujourd’hui, je renonce à me juger. Je ne suis pas en retard. Je ne suis pas insuffisant.e. Je suis en train de devenir. Que cette lumière m’enveloppe comme des bras invisibles. ⸻ 🌙 Rituel d’ancrage personnalisé Si tu ressens le besoin d’une prière écrite pour toi, adaptée à ce que tu traverses actuellement : • 15 minutes d’échange • puis écriture d’une prière d’âme personnalisée • accompagnée d’un rituel simple à répéter 7 jours La répétition crée des connexions neuronales. Les mots que nous répétons façonnent notre regard. Et notre regard transforme notre manière de traverser. Tu peux réserver ici notre conversation. Selene
- Scénarios Interdits #17 – La partie de billard
Scénarios Interdits #17 – La partie de billard La partie de billard Il s’est penché sur la table comme si le monde dépendait réellement de cet angle précis. La lumière suspendue au-dessus de nous découpait ses épaules dans une clarté chaude. Le reste de la pièce disparaissait presque. Il n’y avait plus que le velours vert, ses mains, et cette concentration qui le rendait terriblement sérieux. Et attirant. Moi, je n’ai pas regardé la bille. J’ai regardé ses doigts. La craie bleue qu’il frotte avec lenteur sur l’embout. Le bois poli qui glisse dans sa paume. La manière dont son pouce ajuste, vérifie, insiste. Il retient son souffle. Je m’approche. Très près. Assez pour sentir la chaleur de son dos à travers le tissu. Assez pour que mon parfum trouble sa ligne parfaite. « Tu vises laquelle ? » je murmure. Il sourit sans me regarder. La bille blanche part. Collision nette. La rouge caresse la bande avant de rouler jusqu’à la poche. Précis. Je me rapproche encore. Mon genou effleure sa cuisse. Accidentellement. Ou presque. « Toujours aussi précis ? » Ma main descend derrière lui. Lentement. Je sens sous ma paume la tension de son corps. Une pression brève sur ses fesses. Ferme. Insolente. Je n’insiste pas. Mais je ne retire pas tout de suite. « Ne force pas surtout. » Cette fois, sa respiration change. Je la sens dans son dos. Plus courte. Plus dense. Le coup suivant part trop vite. À peine trop. Il rate. Minuscule erreur. Délicieuse fissure dans son assurance. Vexé, il se redresse. Son regard s’assombrit. « Viens. » Il place la queue dans ma main. Ses doigts referment les miens avec autorité. Je me penche. Ma robe effleure le rebord de la table. Le velours accroche légèrement le tissu. Ma peau frissonne. « Ne bouge pas. » Sa paume glisse le long de mon poignet. Ajuste l’angle. Descend un peu plus bas pour corriger l’alignement. Son torse se plaque contre mon dos. Stable. Chaleureux. Son souffle glisse dans mon cou. « Regarde la blanche. C’est elle qui décide du jeu. Si tu frappes trop vite, tu perds. Si tu hésites, tu perds. » Je sens sa voix plus que je ne l’entends. « Tout est dans le contrôle. » Il ralentit mon geste. Guide le va-et-vient presque imperceptible qui prépare l’impact. « Maintenant. » Je frappe. Le choc est doux. Presque intime. La bille roule. Le temps se dilate. Elle frôle la bande, hésite, revient dans une trajectoire parfaite. Puis s’enfonce lentement dans la poche. Je me redresse. Il est encore contre moi. Je relève la tête. « Le secret, c’est l’effet. Tu vois ? » Oui. Je vois très bien. Je vois le trouble dans son silence. Je vois qu’il n’a pas oublié ma main. Et je crois qu’il n’est plus certain de maîtriser la partie. Surtout que j’ai décidé d’en changer les règles. Je me suis allongée sur la table de billard sans le prévenir. Le velours a accroché mes cuisses nues sous la robe. La lumière suspendue au-dessus de nous rendait la scène presque irréelle. Il a levé les yeux. Enfin. Je me suis cambrée légèrement, juste assez pour que le tissu remonte, juste assez pour que le jeu devienne autre chose. « Tu disais que la blanche décide ? » Ma voix était calme. Le silence autour de nous vibrait. J’ai saisi la bille blanche et l’ai fait glisser sur mes lèvres, le long de mon cou, sur mes épaules, puis sur mes seins, très lentement. Je suis descendue sur mon ventre, traçant une ligne fraîche sur ma peau échauffée. Je lui ai lancé un clin d’œil. Je l’ai entendu déglutir. Il s’est approché lentement. Plus lentement que tout à l’heure. Comme si le moindre geste pouvait faire basculer quelque chose d’irréversible. Je sentais son regard sur ma peau. Pas pressé. Pas brutal. Juste intense. J’ai continué le voyage de la bille plus bas, entre mes cuisses, après avoir soulevé ma robe de l’autre main. L’air contre ma peau m’a fait frissonner. Il n’était plus qu’à quelques centimètres de moi, complètement hypnotisé par mes gestes. Brusquement, il s’est emparé de la queue de billard et l’a glissée le long de ma cuisse. Le bois froid contre ma peau nue. Une vague m’a traversée, nette, incontrôlable. Je me suis arquée davantage contre le velours, mes doigts s’ancrant dans le tapis comme pour retenir ce qui menaçait déjà de m’emporter. Il a remonté lentement la queue le long de ma jambe, effleurant, traçant une ligne invisible jusqu’à la naissance de ma hanche. La lumière rouge dessinait des ombres sur ma peau, accentuant chaque mouvement, chaque respiration. Je me suis tortillée malgré moi. Il a laissé glisser l’extrémité du bois plus haut, soulevant le tissu sans brusquerie, savourant le pouvoir de décider du rythme. Ma poitrine se soulevait plus vite. Un soupir m’a échappé. La salle semblait retenir son souffle avec nous. Il a attrapé la bille noire. Froide. Lisse. Implacable. Il l’a fait rouler entre ses doigts avant de la poser contre ma peau. La fraîcheur m’a fait frissonner de nouveau. Il a effleuré, insisté à peine, laissant la sensation s’installer, me traverser. Il a libéré ma poitrine avant d’en frôler l’extrémité avec la bille. Je tremblais. Pas de peur. D’anticipation. Son regard a changé. Plus sombre. Moins joueur. Il ne parlait plus. Et c’est peut-être ce silence qui m’a le plus troublée. Je l’ai attiré vers moi. Nos lèvres se sont trouvées sans hésitation, profondes, impatientes, presque affamées. Nos langues ont inventé des paysages étrangers. La table a gémi sous son poids lorsqu’il s’est hissé sur moi. Le velours s’est froissé sous nos corps mêlés. La lumière était toujours là, implacable au-dessus de nous. Comme un projecteur. Comme un témoin. Quelqu’un aurait pu entrer. La porte n’était pas verrouillée. Mais à cet instant, plus rien n’existait que la chaleur, la tension, le vertige d’être vus — peut-être — et de ne pas reculer. Le jeu avait quitté le tapis. Et nous n’étions plus certains de vouloir gagner. Il a glissé une main derrière ma nuque. L’autre s’est ancrée à ma hanche, ferme, décidée. Il ne cherchait plus à viser. Plus à contrôler. Il me cherchait, moi. Il a débarrassé le peu de tissu qui m’entravait. Je l’ai senti contre moi, sans distance, sans retenue. La pression de son corps répondait à la mienne, nos respirations se heurtaient, se mêlaient. Je me suis ouverte à lui sans réfléchir. Le velours sous mon dos. Sa chaleur au-dessus de moi. Il m’a serrée davantage, comme si la table pouvait disparaître, comme si la pièce entière pouvait s’effondrer autour de nous. Il n’y avait plus de billes. Plus d’angle. Plus de règles. Seulement cette étreinte urgente, profonde, où nos corps se sont trouvés avec une évidence presque brutale. La lumière rouge nous enveloppait. Et cette fois, ce n’était plus un jeu. C’était une collision. Selene 💌 Scénarios Interdits est une collection de récits brûlants, sensuels ou transgressifs. Chaque scène est un éclat d’imaginaire, un cri du corps, un rappel à la vie. Si vous souhaitez que j’écrive pour vous un scénario sur mesure — plus ou moins cru, plus ou moins symbolique — pour nourrir votre intimité, votre lien, ou réveiller une tension à deux… Je propose une création personnalisée. 👉 Toutes les infos sont ici : article . Ou prenez rendez-vous directement ici .
- Pourquoi j’ai écrit Les Lunes d’un Cœur
Pourquoi j’ai écrit Les Lunes d’un Cœur La Couverture Je n’ai pas écrit ce livre pour parler d’amour. J’ai écrit ce livre pour parler du désir. Du vrai. Celui qui ne se montre pas toujours. Celui qui ne crie pas. Celui qui brûle en silence. Celui qui reste fidèle à un nom même quand il n’y a plus de présence. Je n’avais jamais lu un texte qui parle du désir féminin comme je le vis. Pas comme un jeu. Pas comme une provocation. Pas comme une fragilité. Mais comme une force. Une souveraineté. Une traversée. On parle souvent du désir des hommes. On fantasme celui des femmes. Mais on parle rarement de ce que ça fait, dans le corps, dans la mémoire, dans l’absence. Ce livre n’est pas un roman. Ce n’est pas un manuel. Ce n’est pas un journal. C’est une mise à nu. Quatre lunes. Quatre cycles. Quatre manières d’habiter le feu. La Lune Fendue — le manque. La Lune Nue — la peau. La Lune Brûlante — la loyauté. La Lune Farouche — le pouvoir. Il y a du silence. Il y a du tremblement. Il y a de la chair. Il y a de la retenue. Il y a de l’obéissance choisie. Il y a du feu contenu. Et il y a une femme qui ne s’excuse plus de ressentir. J’ai écrit ce livre parce que je ne voulais plus me taire. Parce que je ne voulais plus faire semblant d’être raisonnable. Parce que je ne voulais plus réduire le désir à quelque chose de discret. Parce que je voulais dire que l’on peut être puissante, et vibrante, et loyale, et sensuelle, et souveraine. En même temps. Ce livre ne cherche pas à séduire. Il cherche à révéler. Il ne plaira pas à celles et ceux qui veulent du tiède. Mais il parlera à celles qui savent. Et aux hommes qui n’ont pas peur des femmes entières. Les Lunes d’un Cœur 200 éclats de lune incandescents. Disponible ici : https://librairie.bod.fr/les-lunes-dun-coeur-selene-les-jardins-lunaires-9782322634408 et en cours de diffusion sur toutes les librairies. Selene
- Quand une œuvre demande à sortir
Quand une œuvre demande à sortir Il y a des textes que j’écris pour tenir debout. D’autres parce qu’ils hurlent à mes oreilles. Et puis il y a ceux que je dois maintenant apprendre à laisser partir. Je vous dévoile en exclusivité la couverture de mon recueil … Les Lunes d’un Cœur est terminé depuis longtemps. Dans son essence, dans sa vérité, dans ce qu’il avait à dire. Je le sais. Je le sens. Je n’en doute pas. Et pourtant, je tarde. Non pas parce que l’œuvre n’est pas prête. Mais parce que le moment où elle quitte mes mains me fait peur. J’ai écrit ce recueil dans une zone très intime, très nue, très organique. Il est né sans stratégie, sans attente, sans regard extérieur. Enfin presque . Il m’a accompagnée, portée, parfois même sauvée. Aujourd’hui, ce n’est plus l’écriture qui me met en difficulté. C’est la mise en page. Le cadre. Les choix techniques. Les mentions légales. La peur de “mal faire”, de “mal éditer”, de trahir le texte par une forme qui ne lui rendrait pas justice. Je crains qu’il ne soit pas assez beau. Je crains d’oublier quelque chose. Je crains que le regard posé dessus change… et me fasse vaciller. Parce que cette fois, je ne l’écris plus seulement pour moi. Je veux le montrer. Le proposer. Le porter. Aux lectrices et lecteurs, aux bookstagrammeuses. Peut-être à des salons. Peut-être à des inconnus. Et cette idée-là me bouleverse. Ce n’est pas un manque de fierté. Au contraire. C’est parce que je l’aime profondément que je tremble. Je suis exigeante, parfois trop. Je relis, je reprends, je questionne chaque détail. Je suis à la moitié de la relecture complète des Éclats et je sais que j’irai au bout. Je n’ai pas voulu de bêta-lecteurs. Pas parce que je me crois au-dessus. Mais parce que ce texte est encore trop vivant en moi. Trop sensible. Trop vrai. Je sais pourtant que je vais le mener à terme. Je sais que je vais traverser cette peur. À mon rythme. Avec délicatesse. Les Jardins Lunaires ont toujours été un refuge. Mais un refuge n’est pas une cachette. Un jour, il faut ouvrir la grille. Et ce jour-là approche. Selene
- Bienvenue sous les lunes d'un cœur...
Bienvenue sous les lunes d’un cœur… Le mien. Celui que je vous livre ici sans masque, au fil des mots, des cycles et des métamorphoses. Sous les phases changeantes de la lune — comme dans nos propres vies — le cœur traverse, s’embrase, se replie, apprend, puis renaît. Il aime. Il désire. Il cherche du sens. Il se transforme. Si vous êtes ici, c’est peut-être parce que vous ressentez, vous aussi, cette alchimie subtile entre émotion, corps et âme. Cette envie de mieux comprendre ce qui vous traverse, sans vous trahir. Je suis Selene de Beaumont, et Sous les Lunes d’un Cœur est un espace vivant, traversé par trois mondes, trois manières d’habiter le cœur : 🌙 Les Jardins Lunaires Un lieu d’écriture et de poésie. Des fragments d’émotions, des éclats de lune, des textes sensibles où le cœur se dit, se souvient, observe, et apprend à se tenir debout. 🔥 La Sexothérapie Un espace pour parler du désir, du corps, de l’intimité et des silences. Quand l’envie vacille, quand la connexion se cherche, quand il faut réapprendre à se frôler, à se dire, à se rencontrer — seul·e ou à deux. ✨ La Magicienne du Bien-Être Un monde de rituels, d’ancrage et de douceur. Pour se réconcilier avec son corps, apaiser l’esprit, transformer le quotidien et remettre un peu de sacré là où la vie a parfois tout essoufflé. Ce blog est un refuge. Un espace d’introspection, de lucidité et de transmission. Vous y trouverez des textes poétiques, des réflexions profondes, mais aussi des outils concrets pour cultiver vos relations, traverser les épreuves et nourrir ce qui, en vous, demande à grandir. Car même dans les moments les plus sombres, une lumière persiste. Une lumière intime, discrète, qui ne demande qu’à être reconnue et accompagnée. Alors installez-vous. Laissez vos pensées vagabonder au fil des mots. Et souvenez-vous : vous n’êtes pas seuls. Sous les lunes d’un cœur, l’amour se réinvente. Et il commence toujours par soi. Avec toute ma bienveillance, Selene













