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  • 10 signes que tu vis un éveil intérieur (et que ta vie est en train de changer)

    10 signes que tu vis un éveil intérieur (et que ta vie est en train de changer) éveil intérieur Il y a des moments dans la vie où tout semble se fissurer. Tu ne ris plus aux mêmes blagues, tu ne supportes plus certaines personnes, tes désirs changent. On croit parfois que c’est une « crise », mais en vérité, c’est souvent un éveil intérieur. C’est subtil au début, comme un frisson qu’on ne peut pas expliquer. Puis ça devient une évidence : ton âme est en train de prendre plus de place que ton ancien « moi ». Voici 10 signes que tu vis un éveil intérieur : 1. Tu ne supportes plus le superficiel Les conversations creuses, les « comment ça va » mécaniques… tu sens que tu n’as plus de patience pour jouer des rôles. 2. Tu te sens différent.e, même un peu « à part » Comme si tu étais en décalage avec ton entourage. Ce n’est pas que tu rejettes les autres, mais tu perçois le monde autrement. 3. Ton corps réagit Fatigue inhabituelle, hypersensibilité, insomnies… c’est ton corps qui s’ajuste à une nouvelle vibration. 4. Tu ressens le besoin de solitude Tu n’as plus peur de t’isoler. Tu sais que dans ce silence, quelque chose en toi s’aligne et se répare. 5. Tu questionnes tes choix de vie Travail, relations, habitudes : tout ce qui était « normal » hier ne fait plus sens aujourd’hui. 6. Tu es attirée par la nature et la simplicité Le bruit du vent, la lumière du soleil, marcher pieds nus… Tu retrouves une joie pure dans ce qui est essentiel. 7. Tes émotions sont plus intenses Tu pleures plus facilement, tu ris plus fort, tu ressens plus profondément. C’est le signe que ton cœur s’ouvre. 8. Tu perçois des synchronicités Ces « hasards » qui tombent au bon moment, ces rencontres improbables, ces phrases qui résonnent comme si elles t’étaient destinées. 9. Tu as soif de vérité Fini le mensonge, les faux-semblants. Tu veux l’authenticité, la clarté, dans tes relations comme dans ta propre vie. 10. Tu sens que quelque chose de plus grand te guide Tu ne sais pas l’expliquer. Mais tu perçois une force, une énergie, un souffle. Comme si tu n’étais plus seul.e à marcher. Que faire si tu vis cet éveil intérieur ? 🌿 Accueille-le : ce n’est pas une crise, c’est une mue. Comme une peau ancienne qui tombe pour laisser place à la nouvelle. 🌸 Entoure-toi autrement : choisis des lectures, des pratiques, des personnes qui nourrissent ce nouvel espace en toi. 🔥 Honore tes ressentis : écris, médite, danse, crée. Tout ce qui t’aide à exprimer ce feu intérieur est un pas de plus vers toi. Un éveil intérieur n’est pas une destination, c’est un chemin. Et ce chemin, même s’il est parfois déroutant, mène toujours à plus de vérité, de liberté et de paix. Si tu te reconnais dans ces signes, respire. Tu n’es pas en train de « perdre pied »… tu es en train de changer de peau. Un éveil intérieur n’est jamais confortable , mais il ouvre la porte à une version plus vraie, plus libre, plus lumineuse de toi-même. 🌿 Tu n’as pas à traverser cela seul.e. Je peux t’accompagner à accueillir tes émotions, à t’ancrer dans ton corps et à transformer ce passage en véritable renaissance. 👉 Découvre mes rituels d’âme, certains dans ma rubrique réservation , d'autres dans la boutique . Mes rituels d'âme 👉 Réserve une séance de guidance / bien-être avec moi via une rapide conversation privée. 👉 Télécharge gratuitement mes 5 mantras pour traverser ton éveil avec douceur. Parce qu’un éveil, ce n’est pas seulement « survivre » au bouleversement. C’est apprendre à en faire un nouvel élan de vie. 🌙 Selene

  • Les 3 exercices pour se reconnecter à son vagin (sans tabou)

    Les 3 exercices pour se reconnecter à son vagin (sans tabou) Se reconnecter à son vagin 1 femme sur 3 ne connaît pas vraiment l’anatomie de son vagin (selon des études de sexologie). Beaucoup n’osent même pas le nommer à voix haute, ou ne l’ont jamais observé dans un miroir. Résultat ? Une déconnexion intime qui se traduit souvent par un manque de désir, des douleurs, ou une impression de ne pas “habiter son corps”. Le vagin n’est pas qu’un organe sexuel ou reproductif. C’est aussi un centre de puissance, de plaisir et d’énergie. Alors comment recréer du lien avec lui, sans tabou ni jugement ? 1. La respiration dans le bassin Asseyez-vous ou allongez-vous confortablement. Posez vos mains sur le bas-ventre. Inspirez profondément, imaginez que l’air descend jusque dans votre bassin. Expirez lentement, comme si vous relâchiez les tensions accumulées dans cette zone. Cet exercice aide à prendre conscience de son vagin comme d’un espace vivant, à le détendre et à libérer les crispations invisibles. 2. Le toucher doux et conscient Après une douche ou dans un moment calme, prenez un miroir et observez votre vulve. Touchez doucement vos lèvres, l’entrée du vagin, sans chercher l’excitation. Restez simplement dans l’exploration, la curiosité et l’accueil. L’idée est de développer une relation neutre et bienveillante avec votre intimité, en dehors de toute performance sexuelle. 3. Les contractions de Kegel revisitées Contractez doucement les muscles du vagin comme si vous reteniez une envie d’uriner. Tenez 3 secondes puis relâchez. Recommencez une dizaine de fois, en posant votre attention sur la puissance et la chaleur qui s’activent dans cette zone. Ces contractions renforcent le périnée, mais surtout, elles redonnent une conscience sensorielle et énergétique au vagin. Se reconnecter à son vagin, c’est reprendre le pouvoir sur son intimité. Mais parfois, ces exercices réveillent des émotions enfouies : pudeur, gêne, colère, larmes. Et c’est normal. 💌 C’est là que j’accompagne, à travers mes rituels d’âme , mes écoutes sacrées ou mes ateliers sexo : pour que chaque femme puisse retrouver son lien avec son corps, à son rythme et avec douceur. Réserver ici. Selene

  • Malicieuse

    Malicieuse Malicieuse Ta blouse blanche trahit tes douceurs. À chaque mouvement, je vois tes courbes danser, tes balancements me défient, et je n’ai qu’une tentation : plonger mon visage dans tes oreillers de chair, sentir ton dos se cambrer sous mon poids. Ce tissu est une torture . Il sépare mes lèvres de tes pointes dressées, il me prive de leur brûlure contre ma bouche. Mes doigts impatients veulent briser une à une les agrafes ennemies, te libérer de ce carcan qui t’oppresse. Je voudrais les ouvrir avec mes dents, et que ma langue , dans sa maladresse volontaire , effleure le miel de ta peau, juste là, là où la chaleur appelle. Et quand enfin le tissu tombe, ma bouche viendra cueillir le fruit tout entier, enfermant ta chair contre ma fièvre, et dans ton soupir, je saurai que tu es à moi, libérée, offerte, et brûlante. Selene Nouvelles lunes #1 / Regards Masculins

  • Ce qui brûle en moi

    Ce qui brûle en moi Ce qui brûle en moi On m’a demandé un jour : « Tu n’as pas peur de t’ennuyer, après ? » Au lit. Dans le couple classique. Dans la durée. J’ai souri. Parce que si je regarde en arrière, je sais la vérité : à peu de choses près, toutes les audaces, les jeux, les inventions, c’était moi . C’est moi qui ai porté la fantaisie , qui ai inventé , initié , osé, partagé une petite portion de moi . Certes, encouragée , parfois accompagnée , mais la source, l’étincelle, c’était la mienne . Et je n’ai jamais cessé de m’amuser. Dominante, joueuse, audacieuse, exploratrice. Des voyages, des expériences, du shibari à Venise, du canoë au BDSM, des rires à table jusqu’aux feux dans la chambre. Alors non : je n’ai pas peur de l’ennui. Je porte le jeu comme un drapeau. Cet été, j’ai parlé de mes goûts, de mon évolution, de mes envies, avec trois hommes totalement différents (âge, profession, parcours de vie, physiques...) Et en quelques minutes, j’ai vu leurs regards changer . Je savais que je pourrais les convertir, les surprendre, les emporter dans mon univers. Parce que ma richesse intérieure est là, et qu’elle est immense. J'ai surpris des regards portés à mes pieds comme une confidence, une curiosité pour mon univers, une confession sur l'envie de découvrir ce que c'est que d'être "pris en main" par une femme... Et à la fois, pas simplement pour réaliser un fantasme, mais bien dans l'idée de s'épanouir à deux dans cette connexion particulière de corps et d'âmes. Et je sais donc une chose essentielle : les hommes capables d’ouvrir les yeux existent. Des hommes qui reconnaissent une chance quand elle se présente. Des hommes qui ne fuient pas l’intensité, mais qui savent la recevoir, l’honorer, la rendre et la faire grandir. Des hommes qui ont parfois souffert pendant des années de solitude à deux. Et il me reste encore tant à découvrir, tant à expérimenter. Je sais qu’un jour, après ces temps de jeûne, de disette de sensations, de retenues imposées, mon corps explosera comme un feu d’artifice. Et je sais que je ne veux plus vivre dans le pays des fantasmes ( j'ai quand même rédigé 14 scénarios en une année), le temps du changement est amorcé. J'ai suffisamment attendu, mûri, intériorisé. Je veux maintenant ressentir dans ma chair. Je parle de feu d'artifice en connaissance de cause, je l’ai senti déjà dans d’autres temps de privation choisis : après quatre jours sans rien manger ou boire (jeûne sec), croquer dans un concombre devenait une extase. Les goûts étaient décuplés. Alors imaginez… Quand je vais faire renaître ce feu en moi, dans la vraie vie que j'ai quitté trop longtemps, il sera incandescent . Et pourtant, malgré ma force créatrice, malgré mon feu, je sais aussi ce que je désire profondément : un abandon . Le bon. Pas celui qui détruit ou humilie. Pas celui qui laisse seule. Mais l’abandon qui lie deux âmes. Celui où je n’ai plus besoin de contrôler, où je peux tout offrir, sans peur, sans calcul, sans masque. Un abandon qui est confiance. Un abandon qui est lumière. Un abandon qui est amour. Ce jour-là, je me donnerai tout entière. Ce jour-là j'aurais plaisir à l'attente à nouveau, une satisfaction folle à l'idée de me retrouver entièrement disponible pour l'autre, dans le jeu qui est amour . A aller au bout de mes possibilités physiques et intellectuelles, au bout de mes rêves les plus secrets dont je n'ai pas encore écrit les scénarios , car j'ai bien l'intention de les vivre et de les faire vivre à quelqu'un que j'aurai choisi et qui m'aura choisi. Et ce sera la plus belle des (r)évolutions. Parce qu’au fond, il n’y a pas de règles ni de cadences figées. Certains vivent leur désir dans le tumulte, d’autres dans le silence. Parfois on traverse des saisons de disette, parfois des feux d’été. Et tout est juste, tant que l’on écoute sa voix intérieure. C’est ça, le vrai secret : rester fidèle à soi, à son rythme, et accueillir l’autre quand il vient danser au même tempo. Selene

  • Pierre après pierre

    Pierre après pierre Pierre après pierre Il est entré dans ma vie et je n’ai même pas eu besoin de lui donner l’adresse . Il a réceptionné mon cœur comme s’il avait été livré, emballé rien que pour lui .   Il l’a posé au creux de ses mains et en a fait un coussin, moelleux, tranquille, à sa mesure. Moi, j’ai repeint mes murs avec son nom , mes fenêtres sont devenues ses yeux , et mon souffle s’est accroché à ses mots , comme un cerf-volant suspendu à une promesse.   Je n’avais plus besoin de couvertures : il y avait ses bras. Et je croyais, vraiment, que cette maison défierait les tempêtes, bien plus solide, que celles des contes pour enfants .   Mais les jeunes sentiments ont parfois la légèreté du foin. Et quand le vent s’est levé, Il l’a pris pour une invitation .   Il est parti sur une brise, sans porte à fermer, me laissant sans murs, sans toit, et l’air arraché de mes poumons. Comme si ma maison n’avait jamais existé.   Alors j’ai dû reconstruire, pierre après pierre, les mains nues, dans le froid, avec les larmes comme seul ciment. Sans jamais comprendre pourquoi il avait fui au premier courant d’air.   Et aujourd’hui encore, quand mon carillon tinte dans le soleil et que la lumière danse sur ses reflets, je devine une ombre, immobile, cachée derrière les arbres.   Elle ne part pas, mais elle ne frappe pas non plus.   Moi, je veux juste que le soleil continue d’entrer dans ma maison, qu’un jour quelqu’un vienne s’asseoir près du carillon, et dépose avec moi de nouvelles pierres.   Je ne veux plus jamais de maisons de paille.   Je veux une maison qui brave la pluie, l’orage et la guerre. Une maison où l’on se sent à l’abri du monde, où l’on rit fort, où l’on se répare, où l’on se retrouve.   Je veux une maison qu’on construit à deux, à la main, à l’âme, à l’amour. Une maison d’où l’on ne part jamais seul. Seulement ensemble. Et toujours pour y revenir. Selene

  • Liens karmiques, liens sacrés 

    Liens karmiques, liens sacrés  Le troisième oeil Il arrive que l’on croise une personne et que tout bascule. Ce n’est pas toujours l’âme sœur que l’on croit rencontrer… parfois, c’est un lien karmique. Un lien qui vient réveiller nos blessures . Un lien qui ébranle nos certitudes . Un lien qui nous confronte à ce que nous ne voulons plus . C’est douloureux, mais c’est aussi un révélateur . Cette année, beaucoup de lunes ont mis en lumière ce tri : les liens karmiques se sont effacés, les liens sacrés se sont renforcés, certains se sont même retrouvés et réconciliés. Les liens karmiques Ils apparaissent souvent comme des passions brûlantes , des rencontres “impossibles à éviter” . Mais derrière leur intensité se cachent des épreuves . Un lien karmique nous confronte à nos blessures profondes : l’abandon (être laissé seul face à soi-même), l’égoïsme (le déséquilibre des dons et des réceptions), le mensonge (les masques, les faux-semblants), le manque (attendre un geste qui ne vient jamais). ... Ces liens ne sont pas inutiles. Ils sont des révélateurs. Ils nous forcent à ouvrir les yeux , à rompre des cycles, à dire non là où nous n’avons cessé de dire oui. Un lien karmique ne dure pas. Il brûle, il consume, puis il s’efface. Mais il purifie . Parce qu’il a rempli sa mission : nous pousser à grandir, à choisir la lumière, à sortir des eaux troubles, à accepter de ne pas être choisi.e. Les liens sacrés Un lien sacré, lui, n’a pas besoin de preuves ou de drames. Ils ne cherchent pas à nous consumer, mais à nous élever . Un lien sacré se reconnaît par son rayonnement doux et solide, sa permanence : la sécurité (on peut déposer son cœur sans crainte), la compassion (les blessures sont accueillies, pas jugées), le pardon (il libère au lieu d’enchaîner), la connexion (les âmes se comprennent au-delà des mots), la réciprocité (l’un donne autant qu’il reçoit), la construction (ensemble, on bâtit quelque chose qui dure). ... Il s’enracine dans la clarté, la confiance, la réciprocité. Il ne se nourrit pas de manque, mais de la joie d’être ensemble. Les karmas disparaissent quand leur leçon est apprise, ils ferment un cycle . Les sacrés demeurent, parce qu’ils sont faits de vérité, ils ouvrent une voie . 🌙 Et toi, sens-tu qu’un lien de ta vie était karmique ? Selene

  • Le pendule divinatoire : un outil pour écouter son intuition

    Le pendule divinatoire : un outil pour écouter son intuition Le pendule Il y a des moments où nos pensées s’entrechoquent, où nos émotions brouillent tout… et où l’on aimerait qu’une petite lumière s’allume pour éclairer notre choix. Le pendule divinatoire est un outil ancien, simple et puissant. Non pas pour prédire un avenir écrit d’avance, mais pour nous aider à accéder à notre intuition quand le mental prend trop de place. Qu’est-ce qu’un pendule divinatoire ? Un pendule est un objet suspendu à une chaîne ou un fil, qui oscille librement. Il peut être en cristal, bois, métal, pierre semi-précieuse… ou même improvisé avec une bague accrochée à un fil. Il n’a rien de magique en lui-même. Mais il agit comme un révélateur de ce que ton corps et ton inconscient savent déjà. Comment ça marche ? Le pendule capte nos énergies et de micro-mouvements musculaires inconscients. Quand on pose une question claire, notre corps connaît déjà une partie de la réponse : le pendule amplifie ce ressenti subtil. C’est une passerelle entre notre cœur, notre intuition et notre esprit conscient. Les bonnes pratiques pour l’utiliser Se préparer  : prends un temps pour respirer, méditer quelques minutes si tu le peux, afin de calmer les émotions trop fortes. Purifier le pendule  : comme tout outil énergétique, il est conseillé de le purifier régulièrement (fumée d’encens, eau, lune, selon la matière). Le garder contre soi  : le porter, le laisser dans ta poche ou sous ton oreiller, pour qu’il s’imprègne de ton énergie. Définir le langage  : demande-lui de te montrer “oui” et “non”, chaque pendule ayant son propre mouvement. Questions fermées  : privilégie des questions simples et précises (“Est-ce bénéfique pour moi de… ?”). Prendre du recul  : considère la réponse comme une piste, pas comme une vérité absolue. 💡 Certaines personnes trouvent plus juste d’utiliser le pendule pour les autres (car leurs émotions personnelles n’interviennent pas). Mais avec de l’entraînement, il est tout à fait possible d’apprendre à l’utiliser pour soi, en gardant l’esprit clair et ouvert. Quand utiliser le pendule ? Quand un choix te semble flou. Quand tu veux vérifier un ressenti. Quand tu hésites entre deux directions. Ou simplement pour t’offrir un moment de centrage, comme une mini-méditation active. Et si tu veux aller plus loin… Si tu sens que tes émotions brouillent trop l’exercice, tu peux confier ton pendule à quelqu’un de neutre. ✨ Moi-même, je propose parfois de le faire pour toi : si tu m’envoies une photo et des questions fermées, je peux poser le pendule et te transmettre les réponses reçues. Réserve ici. Le pendule divinatoire n’est pas un oracle qui dicte la vie, mais un outil d’écoute intérieure. Il nous rappelle que nous avons déjà les clés en nous, et qu’il suffit parfois d’un petit mouvement pour retrouver notre cap. Et si le plus beau des pendules était déjà ton cœur qui oscille doucement, pour t’amener vers ce qui est juste pour toi ? Selene

  • Fragment de lune claire

    Fragment de lune claire Une main tendue, ce n’est pourtant rien . Il existe des instants fragiles, suspendus, où l’on accepte d’être vue sans rien céder de soi. Ce texte raconte un de ces instants, offert comme une fleur qu’on choisit de ne pas cueillir. Je l’ai emmené là où l’histoire s’était arrêtée.  Il ne savait pas. Il a senti.  Il n’a pas demandé trop .  Il a marché à côté de mon silence . Il m’a dit que j’étais courageuse .  Et j’ai pensé :  non, pas courageuse.  Juste debout . Il m’a aidé pour le passage d’un fossé, Une main tendue, Ce n’est pourtant rien . Frisson glacial. La mienne s’est figée. Le soir, une tendresse m’a traversée .  J’ai pensé à ses bras.  Pas pour aimer.  Juste pour poser ma peine .  Mais je ne l’ai pas fait.  Peut-être que j’aurais pleuré.  Peut-être que j’aurais menti à mon corps.  Peut-être que j’aurais eu besoin de plus. Alors j’ai gardé la tendresse  comme une fleur que je n’ai pas cueillie. Il a lu mes éclats.  Il a souri.  Il a répété certains mots à voix haute,  comme on goûte une langue qu’on comprend . Il a dit que c’était joli .  Que c’était libre .  Et qu’il aimerait les faire lire à ses filles. “ C’est beau, une femme libre. ” Il ne voulait rien prendre.  Et c’est pour ça que j’ai pu lui offrir ça :  Un bout de moi.  Sans m’abandonner. Selene

  • Scénarios Interdits #14 – La Table des Silences

    Scénarios Interdits #14 – La Table des Silences La table des silences Ce jour-là, elle était rentrée plus tard du bureau. Rien d’extraordinaire. Juste une journée d’août un peu vide, un peu lente, un peu suspendue. Les enfants étaient chez leur père pour deux semaines, et la maison était restée en silence. Un silence propre . Trop propre . Trop net . Celui qui vous rappelle que vous êtes seule, et que personne ne rentrera ce soir. C’était à la pause de midi que le déclic s’était glissé. Presque en douce. Elle déjeunait avec deux collègues, un couple aux allures libres et complices. Ils parlaient d’un club, avec légèreté. D’une soirée prévue ce week-end. Un lieu libertin, chic, à l’ambiance feutrée. Pas glauque . Pas tape-à-l’œil. Ils n’étaient pas entrés dans les détails — mais ce qu’ils n’avaient pas dit avait éveillé en elle quelque chose de plus fort que les mots. Elle avait ri, un peu gênée. Elle avait fait semblant d’être au-dessus de ça. Mais le nom du lieu s’était imprimé quelque part dans sa mémoire, comme une possibilité. Elle n’en avait jamais fréquenté. Elle ne savait pas vraiment si elle en avait envie. Mais elle avait senti une chaleur remonter sous sa peau . Le soir venu, alors qu’elle démaquillait son visage machinalement, elle s’est arrêtée. Et elle s’est regardée dans le miroir. Quatre ans. Quatre ans qu’aucun homme ne l’avait vraiment touchée. Il y avait bien eu deux histoires sans importance, mais tout s’était figé. Elle s’était consacrée à ses enfants, à leur reconstruction. Elle-même, elle avait cessé d’être un corps. Elle était devenue un refuge, une ressource, une maman. Mais pas une femme. Et là, ce soir-là, quelque chose frappa à la porte de son ventre. Un battement. Une envie sans nom . Une tension qui montait. Depuis longtemps sans qu'elle ne veuille l'écouter. Elle se dit que ce n’était pas raisonnable. Et en même temps… c’était peut-être précisément ce qu’il fallait. Et qu'elle devait l'écouter. Pas une aventure. Ni un homme. Ni une conquête. Juste… un retour. A la vie. Alors elle s’est préparée pour sortir. Elle n’y allait pas pour draguer. Pas pour jouer. Elle n’était pas libertine. Et savait déjà qu'elle n'aimerait pas le lieu. Elle s'en fichait. Elle voulait juste un instant de corps. Un fragment. Une morsure de vie. Quelque chose qui marquerait sa peau, qui la réveillerait de l’intérieur. Sans trop y réfléchir, elle a fouillé dans ses tiroirs. Elle a sorti une robe noire qu’elle n'avait jamais portée — soyeuse, fluide, presque indécente. Elle a remonté ses cheveux, appliqué un trait de liner, un peu de rouge sur sa bouche. Elle a glissé dans ses escarpins, doucement. Elle s’est surprise à ajuster ses bas, à choisir des sous-vêtements qu’elle n’avait pas portés depuis des années. Un porte-jarretelles. Un bustier noir. Et un loup en velours noir qu’elle a glissé dans son sac, au cas où . Elle ne savait pas encore ce qu’elle allait faire. Mais elle avait pris une direction. Son corps, lui, savait. À l’accueil du club, elle a demandé à être accompagnée pour la première visite. Elle a précisé qu’elle était seule. Et qu’elle ne comptait pas faire de rencontres. Elle voulait juste voir . Enfin c'est ce qu'elle s'est dit à ce moment-là... On l’a accueillie avec tact. On lui a montré les salons, les différents espaces. Des couples, entre autres étaient déjà affairés. Cette vision lui procura une forme de dégoût mêlée de curiosité. Elle se dit que c'était bien la dernière chose qu'elle aurait souhaitée en couple, sous peine de finir en prison pour homicide. Cette pensée inscrit un sourire naissant sur son visage plutôt crispé. Et dans une pièce plus intime, elle a vu une table basse, massive, recouverte de velours sombre. Une image s’est imposée à elle, violente de désir et de certitude . Elle s’est vue à quatre pattes, masquée, offerte. Mais pas comme dans un fantasme d’homme . Non . Elle voulait être touchée, goûtée, adorée… sans être connue et sans connaître. Selon ses termes. Elle voulait être offerte à son propre désir. Sans dialogue. Sans séduction. Sans lien . Elle voulait sentir , mais ne rien devoir. Et surtout : ne pas rendre. Elle est allée au bar, encore troublée par sa propre vision. Et c’est là qu’il est arrivé. Il s’est approché de sa table, un homme à la quarantaine douce, regard clair, allure sportive. Il portait une chevalière à l’index, un détail qui l’a marquée. Il a demandé, d’un ton feutré, s’il pouvait s’asseoir. Elle a hoché la tête, silencieuse. Ils ont parlé. Il était là avec sa femme, mais une scène entre eux venait d’avoir lieu. Un écart de trop, un baiser échangé entre elle et un autre homme sans autorisation. Il était blessé. C'était une règle depuis toujours entre eux. Elle venait de briser quelque chose. Un écart interdit. Elle avait quitté le lieu, il était resté. Peut-être pour se venger. Peut-être pour comprendre. Et il avait fui dans un verre, dans l’ombre. Elle, à ce moment-là, ne savait pas encore pourquoi elle parlait. Mais elle lui a dit. Elle lui a décrit ce qu’elle voulait. « Je veux m’installer sur cette table. Masquée. À quatre pattes. Je veux qu’on me touche, qu’on m’embrasse, qu’on me pénètre, qu'on me remplisse. Je ne veux plus jamais me sentir vide. Mais je ne veux pas savoir qui. Je ne veux pas de mots. Je veux juste que mon corps exulte. Je veux qu’on me traite comme une offrande silencieuse. Et je veux que ce soit toi qui surveilles. » Il n’a pas souri. Il n’a pas cherché à séduire. Il a dit : « D’accord. Je m’en porte garant. Tout sera respecté. Et si tu poses tes coudes sur la table, j’arrête tout. » Elle a accepté. Et le rituel a commencé. Elle s’est déshabillée lentement. Il était derrière elle. Il a baissé sa fermeture, effleuré sa colonne. Frissonnement. Ses doigts étaient précis, respectueux, presque religieux. Il a noué le loup sur ses yeux, s'est assuré qu'elle ne voyait plus rien en agitant ses mains devant elle. Il l’a aidée à s’installer, à genoux, mains posées à plat. Offerte — mais pas soumise. Il a glissé un coussin de velours sous ses genoux. Le silence est tombé. Et les premiers souffles sont venus. Puis des mains. Des mains d’hommes, peut-être de femmes, elle ne savait pas. Des mains qui caressaient ses épaules, ses reins, ses fesses, ses cheveux qu'elle avait dénoués. D’autres qui effleuraient sa nuque, ses chevilles, ses cuisses. Chaque geste prenait son temps. Il devait veiller de loin. Un souffle lui frôlait l’oreille, un autre son ventre. Des bouches se sont jointes. Ses seins ont été embrassés, longuement. L’un les suçait avec tendresse. Un autre les pinçait légèrement. Sa peau était vivante. Chaque frisson devenait une onde. Un sexe est venu l’effleurer. Puis la pénétrer. Lentement. Un va-et-vient contenu. Rien n’était brutal. Tout était sacré. Puis un autre. Puis des doigts. Elle sentait des baisers dans le creux de ses reins, sur la cambrure de ses hanches, sur son sexe déjà mouillé. Les corps tournaient autour d’elle. Elle ne comptait plus. Elle ne contrôlait plus rien — et pourtant tout se passait selon ses règles. Elle gémissait doucement, retenant ses cris. Pas par honte. Mais par respect pour le silence qu’elle avait ordonné. Elle était la déesse de cette cérémonie, offerte, gorge nue, fesses tendues, et le silence devenait un chant plus fort que tous les cris. Le plat d’honneur. Goûtée. Dévorée. Admirée. Elle a joui. Une fois. Deux fois. Peut-être trois... Et soudain… un doigt dans sa bouche. Elle l’a reconnu. Le métal a claqué contre l'une de ses dents. L'homme de la chevalière. C’était lui. Le gardien. Il était là, et il voulait qu’elle sache. Son sexe a suivi. Il est entré en elle, lentement. Juste une fois. Juste pour marquer ses lèvres. Elle a gémi plus fort, et elle a senti qu'il se déplaçait derrière elle. Son bijou froid glissa le long de son dos jusqu'à ses fesses et brusquement, elle fut saisie à pleines mains par les hanches, et elle sentit une langue effleurer l' interdit puis s'y faufiler . Un cri s'échappa malgré elle. Une vague l'emporta. Elle pensait dire stop. Elle dit oui autrement. Par son silence, par sa cambrure. Il présenta son sexe à cette entrée et la pénétra lentement. Puis plus loin. Jusqu'à ce qu'elle ne sache plus si c'était plaisir, offrande ou délivrance. Puis, elle a posé les coudes. Immédiatement, il a arrêté. Les autres corps ont disparu sous ses ordres. Il lui a ôté le masque. Elle avait les joues rouges, les yeux humides. Il l’a accompagnée à la douche. L’a attendue. Elle s’est rhabillée sans un mot. Avant de partir, elle s’est tournée vers lui. Elle l’a embrassé. Une seule fois. Passionnément. Avec des années de tendresse contenue. Et elle lui a dit : « Maintenant, tu as rétabli l’équilibre avec elle. » Avant de franchir la porte, elle s’est tournée vers lui. Elle l’a regardé. « Merci. Je ne reviendrai pas. J’ai juste… inscrit quelque chose sur ma peau. » Et elle est partie. Le cœur battant. Les cuisses encore humides. Dans la nuit qui cache bien des secrets. Et... elle s’est réveillée... dans sa chambre vide. Les draps étaient trempés. Son cœur cognait fort. Ses jambes tremblaient encore. Elle se leva, se regarda dans le miroir et se dit, en silence : « Il va falloir que je l’ose. » Selene 💌 Scénarios Interdits est une collection de récits brûlants, sensuels ou transgressifs. Chaque scène est un éclat d’imaginaire, un cri du corps, un rappel à la vie. Si vous souhaitez que j’écrive pour vous un scénario sur mesure — plus ou moins cru, plus ou moins symbolique — pour nourrir votre intimité, votre lien, ou réveiller une tension à deux… Je propose une création personnalisée. 👉 Toutes les infos sont ici : article . 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  • Ceux qui continuent comme si de rien n’était

    Ceux qui continuent comme si de rien n’était Ceux qui continuent comme si de rien n’était Aujourd’hui est un jour douloureux. Un jour de prise de conscience générale. Un jour où tout se mélange, où la lucidité brûle. Et comme je ne peux pas le dire à voix haute à quelqu’un, j’ai besoin de l’écrire. D’extérioriser. De déposer. Je suis fatiguée des gens qui mentent, blessent, détruisent, et qui ensuite continuent… comme si de rien n’était. Un like par-ci, un message flou par-là, comme si leurs actes n’avaient jamais existé, comme si le monde était amnésique. Je suis fatiguée des silences confortables, des réponses à côté, des regards qui fuient quand il faudrait assumer, des bras qui ne se tendent jamais sauf pour recevoir. Je suis fatiguée d’être celle qui voit tout, ressent tout, comprend trop, et pardonne encore. Alors j’arrête. Je refuse de cohabiter avec les demi-vérités, les manipulations douces, et les gestes d’évitement qui prétendent tout régler. Je ne veux plus faire semblant pour ne pas faire de vagues. Je suis la mer entière, s’il le faut. Et je reprendrai tout ce qui m’appartient : ma voix, mes frontières, ma force. Et parfois, ceux-là, ce sont les gens que tu aimes le plus. Ta famille. Tes amis. Les gens que tu aimes. Alors c’est pire que tout. Il y a des déceptions qui ne viennent pas de l’extérieur, mais de ceux qu’on croyait solides, fiables, aimants. Parfois, ce sont les gens qu’on aime le plus — sa famille, ses amis, ses amours — qui vous trahissent, vous déçoivent, vous ignorent, minimisent vos blessures ou ne les regardent pas du tout. Alors c’est pire que tout. On se surprend à porter leurs failles, à maquiller leurs manques, à maintenir leurs apparences pour que le monde ne voie pas les fissures. Jusqu’au jour où l’on comprend que ce rôle n’est pas le nôtre. Alors on se retire. On laisse les masques tomber. Et on cesse de sauver ce qui n’a jamais voulu se sauver lui-même. Ce silence-là n’est pas une fuite, c’est une force : la décision de ne plus se trahir pour protéger les autres. Et si toi aussi tu traverses ce genre de journée, où tout semble lourd, confus, trop… Et où tu es seul.e avec tes idées qui tournent en boucle. Je t’invite à écrire. Pas pour publier, pas pour expliquer, mais juste pour déposer. Les mots soulagent. Ils posent des frontières invisibles. Ils redonnent une voix à ce qu’on pensait étouffé. Alors écris. Et vois comme, déjà, tu respires un peu plus. Selene

  • Celle-là m’a fendue en deux

    Celle-là m’a fendue en deux Proposition manquée Elle m’appelle depuis Dakar. Une femme forte, brillante, engagée. Une amie. Une sœur. Elle est à son compte et travaille pour des organisations qui défendent les femmes, leur liberté, leur place, leur voix. Et elle me dit : “Dans ma structure, on cherche quelqu’un pour corriger, relire, affiner les textes. Quelqu’un de rigoureux, sensible, doué avec les mots. J’ai tout de suite pensé à toi.” Moi . Mais voilà : Pas de statut. Pas d’auto-entreprise. Encore coincée dans les filets de mon ancien emploi. Encore en train d’attendre que ma vie me laisse une permission en dépassant la lourdeur administrative. Et tu sais quoi ? Ça me fait péter un plomb. Parce que ce n’est pas juste un contrat que je laisse passer. C’est un rêve qui toque, et que je regarde s’éloigner. J’ai envie de hurler. De pleurer. De tout envoyer bouler. De « magouiller » comme elle dit. Parce qu’à force de me contenir, je bouillonne. Mais non… Combien d’opportunités il va falloir encore laisser filer avant que je puisse dire : “Je suis prête. Je me lance. Je me crée. Je me légitime.” Pas pour qu’on m’accepte. Mais pour ne plus jamais m’excuser d’être capable et refuser. Ce que cette structure fait pour les femmes, c’est ce que j’essaie de faire aussi, à ma façon. Éveiller. Soutenir. Rendre visibles. Déployer. Et là, j’aurais pu être une pièce de ce puzzle-là. Mais je ne suis pas prête… administrativement. Alors aujourd’hui, je me promets une chose : 🔸 Plus jamais je ne laisserai une opportunité passer parce que je n’ai pas coché la case. 🔸 Je me prépare. Je m’équipe. Je me déclare. 🔸 Je deviens visible. Je deviens prête. Parce que je veux qu’un jour, quand ce genre de message arrive… je dise oui. Et que ce oui ait toute la puissance d’une femme libre. Selene

  • Ça, c’est non. (Ou l’art de poser des frontières sans se justifier)

    Ça, c’est non. (Ou l’art de poser des frontières sans se justifier) Dire NON Il y a des soirées qu’on n’oublie pas. Pas parce qu’elles ont été parfaites. Mais parce qu’elles nous ont confrontées à ce qu’on ne veut plus. Parce qu’elles nous rappellent que dire non, c’est parfois l’acte le plus sacré d’amour envers soi. Ce week-end, j’étais invitée chez une amie. On est sorties dans un resto-tapas qui se transforme en piste de danse. Il était déjà 23h, la musique était bonne, mais la piste vide. Alors j’ai dansé. Pas pour me montrer, pas pour séduire. Juste pour le plaisir. Pour l’élan. Parce que j'en avais assez d'attendre que quelqu'un se lance. Parce que je sais que je peux parfaitement être ce quelqu'un . Et une des amies de mon amie lui a dit : « Qu’est-ce que j’aimerais avoir son cran… » Elle parlait de ce geste anodin, mais si rare : oser. Pour le plaisir. Pour allumer une étincelle. Et cette étincelle, elle a pris. Petit à petit, tout le monde s’est mis à danser. On alternait entre cocktails et musique, entre rires et déhanchements. C’était joyeux, simple. Jusqu’à ce moment. J’étais revenue m’asseoir à table. Et lui, cet homme que j’avais remarqué déjà plusieurs fois derrière moi, pesant, s’est approché. Trop près. Sans invitation. Il a posé son bras autour de mes deux épaules. Il s’est penché, sa bouche presque contre mon visage, et il m’a dit : « Je voulais te dire, vraiment, tes jambes… Elles sont incroyables. Avec mes potes, on n’en pouvait plus de te regarder… » Je suis restée figée une seconde. Son bras toujours là. Pesant. Non désiré. Son regard gluant. Il ne me voit pas. Il voit un corps. Une silhouette. Un fantasme. Il me parle comme s’il achetait un produit. Et ses mots me collent à la peau comme une salissure. Je n’ai pas bougé, je suis restée calme et j’ai répondu : « Ah oui ? Vraiment? Et tes potes aussi pensent ça ? » Il les a appelés. Un d’eux s’est approché, visiblement mal à l’aise. Et là, j’ai compris. Ce n’était pas un compliment. Ce n’était même pas de la drague. C’était une mise en vitrine. Un étalage. Une pièce de viande. Alors j’ai dit, assez fort au nouvel arrivé, pour que tout le monde entende : « Tu devrais dire à ton pote de ne pas me parler aussi près de la bouche. » La glue a reculé. Et a disparu. La légende dit qu'il est allé ramasser ses dents quelque part dans un musée de la honte. L’autre a souri, gêné. Il n'était visiblement pas très fier de l'audace de son camarade de soirée. On s’est claqué la main, vite fait, comme pour solder l’incident, et il est reparti. Mais moi, j’ai gardé la sensation. L’intrusion. Le dégoût. Le besoin urgent, brûlant, de dire NON. Mais ce n’est pas tout. Ces derniers mois ont aussi été ceux des limites posées avec une amie. Une relation que je ne peux plus appeler amitié sans me trahir. Une personne à qui j’avais laissé beaucoup d’espace dans ma vie. Et qui, par son comportement, par des paroles ou des silences, par son incapacité à respecter ce que je suis devenue et tant d'autres choses… m’a fait perdre l’envie d’être son amie. Alors j’ai mis fin à ce lien. Non pas dans le bruit, ni dans la haine. Mais dans une lucidité froide, douce et sans retour : Ce que tu as fait là, c’est trop. Je n'ai plus envie de continuer. Ça, c’est non. Et puis il y a le cercle familial. Les non-dits, les alliances bancales, les vérités déformées, les pactes de silence, les histoires maquillées pour que personne ne perde la face. Aux dépens des autres, sans scrupules. J’en suis fatiguée. Je ne veux plus vivre dans mille nuances de mensonges et de manipulations. Et surtout je ne veux pas qu’on me demande de faire semblant. Je ne veux plus être complice des choix malsains des autres. Ça, c’est non. Je suis en quête d’authenticité radicale, même si ça dérange. Même si ça blesse. Même si ça isole, parfois. Mais étonnamment ou pas, j'ai le sentiment que cela fait et va faire entrer les personnes qui ont les mêmes désirs de vérité et de sincérité que moi. Et je préfère être seule dans la vérité qu'entourée dans le mensonge. Les liens, amour / famille / amitié / professionnels, quels qu'ils soient, je les veux vrais, sans masques, sans mensonges, sans paroles détournées, sans stratégies. Je dis oui à l'honnêteté, à la tendresse, à l'authenticité, à l'âme qui s'invite nue, à l'amour dans sa pureté parfois douloureuse. Je dis non aux masques, aux faux-semblants, aux demi-mots, aux actes non assumés, aux intentions floues. Ce week-end, j’ai compris que fixer des limites, ce n’est pas ériger des murs. C’est créer un territoire sain. Je suis dans une phase de vie où poser mes limites est une nécessité vitale. Et ce n’est pas un mur. C’est un filtre. C’est dire : voici ce que je suis, ce que je mérite, ce que je refuse désormais. J’ai longtemps confondu la bienveillance avec la tolérance à tout prix. Mais aujourd’hui je sais : dire non, c’est me choisir. ✦ Et toi, c’est quoi ta liste de NON ? Ce post est une invitation. 💥 À dresser ta propre liste de “Ça, c’est non”. 💥 À refuser ce qui t'abîme. 💥 À t'autoriser à exiger de l’amour, oui, mais pas sans respect. 💥 À rappeler à ceux qui oublient que tu n’es pas un corps qu’on admire ou critique, ni une amie qu’on garde par habitude, ni une complice dans une mascarade, ni un pantin à qui l'on raconte n'importe quoi. Ma liste, elle ressemble à ça (non exhaustive...): Se faire toucher sans consentement, même sous couvert de flatterie ? 👉 Non. Être réduite à mon physique, même par quelqu’un qui me « trouve jolie » ? 👉 Non. Qu’un proche me lie à un mensonge, à un secret ou à un non-dit toxique ? 👉 Non. Qu’on me moralise, qu’on me jauge, qu’on me regarde de haut ? 👉 Non. Qu’on me retienne par culpabilité ? 👉 Non. Qu’on joue avec mes sentiments sous prétexte d’être perdu.e ? 👉 Non. Et ce non-là… c’est un acte d’amour. Pour moi. Pour mon corps. Pour mon cœur. Pour le cocon que je veux pour moi. ✨ Dire NON. Ça prend trois secondes. Et ça change tout. Selene

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