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- Ménopause : ce qu’on ne dit jamais sur le désir féminin
Ménopause : ce qu’on ne dit jamais sur le désir féminin La ménopause Non, ton feu ne s’éteint pas. Il se transforme. Il y a un mot qu’on prononce souvent à voix basse : ménopause . Comme s’il portait en lui une fin annoncée — la fin du corps désirant, de la peau vibrante, du feu intérieur. Et pourtant, rien n’est plus faux. La ménopause n’est pas une disparition. C’est une métamorphose. Un passage, parfois brutal, vers un nouveau rapport à soi, au temps, au corps et au plaisir. Ce qui change dans le corps Oui, les hormones chutent. Et avec elles, certains repères : les cycles, la régularité du désir, la lubrification naturelle. Le corps devient plus vulnérable, plus réactif, parfois plus silencieux. Il faut réapprendre à l’écouter, à le comprendre autrement. La sécheresse vaginale, la fatigue, la baisse de libido, l’irritabilité ou les bouffées de chaleur ne sont pas des ennemies. Elles sont les langages du corps. Des signaux qui disent : “Je me transforme. Aide-moi à traverser.” Ce n’est pas une punition. C’est une invitation à ralentir et à se réinventer. Ce qui ne disparaît pas : le désir Le désir ne meurt pas avec la ménopause. Il change de visage. Il devient plus profond, moins impulsif. Il demande plus de présence, plus de douceur, plus de lenteur. Ce n’est plus un feu de chair immédiat, mais une flamme de conscience. Et cette flamme-là, quand elle renaît, brûle d’une intensité nouvelle. Beaucoup de femmes redécouvrent à ce moment-là un plaisir affranchi des attentes, des performances, des rôles. Elles n’ont plus rien à prouver — elles ont tout à ressentir. Ce que ça réveille Ce passage vient parfois secouer les fondations : le rapport à la féminité, au corps, à la séduction, à la légitimité d’être encore désirable. Il peut y avoir des moments de doute, de honte, de distance dans le couple. Mais souvent, derrière la peur se cache une libération. Parce que la ménopause, c’est aussi la fin du regard social sur la femme fertile. Et avec cette fin, arrive la possibilité d’un regard neuf sur soi. Un rapport plus instinctif, plus libre, plus ancré. Ce qui aide vraiment Il n’existe pas de solution magique, mais une somme de petits gestes qui changent tout : Hydrater le corps et la vulve (huiles végétales, ovules à l’acide hyaluronique, lubrifiants doux et naturels). Bouger, respirer, danser, marcher : le corps reste vivant tant qu’il est mobilisé. Se reconnecter au plaisir sensoriel : prendre des bains chauds, se masser, redécouvrir la caresse lente. Parler, en couple ou avec un·e thérapeute : libérer la parole, c’est déjà libérer le corps. Et surtout, cesser de croire que le plaisir doit ressembler à celui d’avant. Il ne s’éteint pas, il s’approfondit. Se réconcilier avec la femme en soi La ménopause peut devenir une initiation à soi-même. Un moment où la femme cesse de se battre contre le temps, et commence à faire la paix avec son corps. Le feu du désir ne disparaît pas : il se condense, se purifie, se concentre dans l’essentiel. Quand une femme cesse de chercher à “redevenir comme avant”, elle commence enfin à s’habiter pleinement. En résumé La ménopause n’est pas une fin. C’est une renaissance discrète, lente, sensuelle. Un passage vers une forme d’amour plus consciente. Celui qu’on se donne à soi d’abord, avant de le partager. Et si tu ressens le besoin d’être accompagnée dans cette transformation, je t’accueille en séance — pour réapprivoiser ton corps, ton désir, ton rythme. Clique ici pour réserver une discussion. Parce qu’il n’y a pas d’âge pour jouir. Il n’y a que des manières nouvelles de le faire. Selene
- Rituel de délivrance à l’eau chaude
Rituel de délivrance à l’eau chaude Rituel de délivrance Il y a dans la chaleur de l’eau un pouvoir ancien : celui de délier, de dissoudre, d’apaiser. Ce rituel est né sous ma douche, un matin où j’avais besoin de me délester — non pas de tout, mais de ce qui n’avait plus besoin de rester accroché à moi. 🜂 Intention Laisser partir le poids, la peur, la crispation. Retrouver la légèreté du souffle, la chaleur du cœur et la confiance dans son propre corps. 1. Les épaules – Je dépose les charges Sous l’eau chaude, laisse couler la chaleur sur tes trapèzes et tes épaules. Dis-toi intérieurement : “Je relâche tout ce qui pèse sur moi. Je me déleste des attentes, des tensions, des responsabilités qui ne m’appartiennent plus. ” Respire profondément. Visualise l’eau emporter le poids comme une pluie tiède qui nettoie ton ciel intérieur. 2. Le cœur – J’accueille l’amour et la douceur Place le jet au niveau du cœur. Laisse la chaleur t’envelopper. “J’accueille l’amour dans toutes ses formes. Je me libère des blessures qui ferment mon cœur. Je m’ouvre à la douceur, à la tendresse, à la réconciliation.” Sens la chaleur se diffuser comme une caresse bienveillante. 3. Le plexus solaire – Je retrouve mon souffle Fais glisser l’eau vers le centre du thorax. “Je relâche l’oppression. J’accueille la paix, la sérénité, la respiration libre.” Inspire profondément, expire longuement. Ressens ton ventre et ta poitrine s’ouvrir à la lumière. 4. Le ventre – Je relâche le contrôle Laisse l’eau couler en gestes circulaires sur ton ventre. “Tu n’as plus besoin de tout retenir. Tu peux te détendre, te faire confiance. Je t’écoute, je te protège.” Souris. Reste sous la chaleur encore un instant, simplement présent.e, allégé.e, en paix. Clôture Quand tu coupes l’eau, imagine que tu fermes un cycle. Ce qui devait partir est déjà parti. Ce qui reste, c’est toi — pur.e, vivant.e, doux.ce, prêt.e à accueillir la suite. 💧 À répéter aussi souvent que nécessaire, chaque fois que ton corps réclame un apaisement. Selene
- Stage Secret #1 – S’initier au BDSM soft (présentiel & visio)
Stage Secret #1 – S’initier au BDSM soft (présentiel & visio) Pourquoi ce stage ? Envie d’explorer de nouvelles sensations , de pimenter votre vie intime ou de renforcer la complicité dans votre couple ? Au cours d’une demi-journée guidée, je vous accompagne pas à pas pour : Découvrir les principes du BDSM soft (confiance, consentement, jeux de rôle) Apprendre à donner et recevoir du pouvoir (ou de l’abandon) en toute sécurité Partager un espace bienveillant, ludique et sensuel Assumer avec plaisir son côté obscur Formats & dates Présentiel (3 h – pause de 15 min) Dates à convenir : espace de co-working privé à réserver après la confirmation. Lieux : Brignoles / Marseille Programme : Accueil & cadrage des envies Exercices d’écoute et de positionnement (domination vs abandon) Jeux sensoriels et manipulation d’accessoires Pause rafraîchissement (15 min) Mise en pratique guidée et débrief Visio (2 × 1 h) Séances à distance adaptées si vous ne pouvez pas vous déplacer Planning : à convenir ensemble, sur deux créneaux d’une heure Contenu : Présentation et gestion du cadre en ligne Exercices de connexion à soi & à l’autre (respiration, regard, posture) Introduction aux jeux de rôle simplifiés Conseils personnalisés pour pratiquer en duo et situations de mise en pratique Questionnaire préalable Pour cibler au mieux votre accompagnement, vous recevrez avant la date : Un questionnaire en ligne à compléter (goûts, limites, expériences passées, attentes...) Une fiche préparation pour venir en toute sérénité Tarifs & fiches produits Dans la foulée de ce post, retrouvez deux fiches produits détaillées avec les tarifs dans ma page de réservation: Stage présentiel 3 h – incluant pause et matériel Stage visio 2×1 h – en duo ou solo (Les fiches préciseront modalités de paiement, conditions d’annulation et réductions “couple” le cas échéant.) Comment réserver ? Choisissez votre formule et communiquez-moi vos dates souhaitées (présentiel) et votre date souhaitée (visio) en cliquant ici: présentiel / visio . Remplissez le questionnaire dès réception Confirmez votre inscription par mail ou DM 📩 Contact & infos : selene.sexotherapie@gmail.com 🔒 Pour aller plus loin : stages thématiques avancés , me contacter pour de plus amples informations. Offrez-vous cette parenthèse d’exploration et laissez-vous guider vers de nouveaux plaisirs, en toute confiance. Selene
- Dépendance au porno : et si le vrai manque, c’était le lien ?
Dépendance au porno Dépendance au porno : et si le vrai manque, c’était le lien ? On en parle souvent avec gêne, ou alors en plaisantant. Mais derrière les sourires ou les jugements, il y a un vrai sujet : la place du porno dans nos vies, et la manière dont il façonne nos rapports au plaisir, au corps et au lien. Et si le problème n’était pas le porno en soi, mais la façon dont on l’utilise… et ce qu’il vient combler ? Ce qu’on appelle “dépendance au porno” Le mot “dépendance” fait peur. Mais il s’agit avant tout d’une habitude du cerveau, une réponse de plaisir rapide, facile, répétée. Un réflexe qui court-circuite parfois la sensibilité du corps réel. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 👉 9 hommes sur 10 et 6 femmes sur 10 déclarent consommer du contenu pornographique chaque mois.* 👉 En moyenne, le premier contact a lieu autour de 11 ans, souvent bien avant d’avoir reçu la moindre éducation affective ou sexuelle. (*Étude publiée dans The Journal of Sex Research, 2018) Le porno, ce n’est donc pas “leur” problème, c’est notre rapport collectif au plaisir et à l’image. Quand l’écran remplace la peau Le cerveau apprend très vite. Lorsqu’il associe excitation et images, il finit par réagir à l’écran plutôt qu’au corps. Les connexions sensorielles s’affaiblissent, la patience s’érode, et la relation devient plus mentale que charnelle. Progressivement, on peut ressentir : 🌫 une baisse du désir réel, ⚡ un besoin croissant d’images pour se stimuler, 😔 de la honte, de la culpabilité, ou une difficulté à s’abandonner. Ce n’est pas une question de genre : les hommes sont statistiquement plus nombreux à consommer fréquemment, mais les femmes aussi utilisent le porno — souvent dans des moments de solitude, de stress ou d’ennui. Quand tout commence trop tôt Certaines personnes ont été exposées au porno bien avant l’âge adulte, parfois dès l’enfance. Or, cette exposition précoce impacte durablement la construction du désir : le plaisir devient une performance visuelle, le corps un décor, le lien un oubli. Chez certains, cela peut être une façon d’anesthésier un manque, une peur ou même un traumatisme précoce. Lorsqu’un enfant est confronté à des images ou à des gestes qui dépassent sa maturité émotionnelle, il peut développer plus tard une relation confuse à la sexualité — oscillant entre fascination, compulsion et fuite. Parler de ces blessures, c’est déjà commencer à les apaiser. Ce qu’on ne dit pas assez Le porno n’est pas le mal. Il peut même, dans une consommation consciente, nourrir l’imaginaire, inspirer, éveiller des envies, donner des idées à explorer seul·e ou à deux. Mais tout est une question de place. Lorsqu’il devient le seul espace du plaisir, il coupe du corps, du lien, et du vivant. Ce n’est pas le porno qu’il faut fuir, c’est l’absence de connexion qu’il faut réapprendre à combler autrement. Comment recréer du lien 🌙 Revenir au corps : respiration, lenteur, exploration sensorielle. 🌙 Apprendre à ressentir plutôt qu’à performer. 🌙 Retrouver la curiosité du toucher, de la chaleur, de l’odeur. 🌙 En parler sans honte — seul·e, en couple, ou avec un·e sexothérapeute. Le travail thérapeutique aide à comprendre ce que le porno vient occuper : un vide, un stress, un besoin d’évasion ou de réassurance. Et à transformer cette habitude en un espace conscient, choisi, relié. Ce qu’il faut retenir Le plaisir n’est pas un spectacle. Il se vit, il se partage, il se ressent. Et si, au fond, ce n’était pas le porno le problème… mais le manque de lien ? Et après ? Je t’accompagne, seul ou en couple, pour transformer ta relation au porno et à la sexualité. Sans honte, sans pression — avec douceur, humour et humanité. En tant que sexothérapeute, je t’accompagne (seul ou en couple) pour transformer cette difficulté en chemin de confiance et de plaisir retrouvé. 📩 Contacte-moi directement pour en parler en toute confidentialité, et commençons ensemble à écrire une nouvelle page de ton intimité. Selene
- Ce n’est pas de ta faute, maman.
Ce n’est pas de ta faute, maman. A ma fille. La veille, on avait parlé longtemps, toutes les deux. Je lui avais dit que l’amour d’un parent n’était pas un effacement. Que c’était inconditionnel , oui — mais pas absolu au point de se renier. Je lui avais parlé de ma propre mère, de ce sentiment de dette que je portais encore malgré les années, de ces appels répétés que je j'avais fait plus par devoir que par envie. Et je lui avais dit que moi, je ne voulais pas ça pour elle. Que si un jour elle m’appelait, même rarement, je préférais que ce soit par envie, pas par culpabilité. Je lui avais dit : « Ce que je te donne, c’est la liberté d’être toi. » Et puis, le lendemain, c’est elle qui m’a prise dans ses bras. J’étais dans le spa, les bulles pour couvrir un peu le tremblement de mes larmes. Je venais de recevoir une mauvaise nouvelle que j'attendais depuis des semaines. Je croyais être seule. Elle est arrivée sans bruit, s’est penchée sur moi, a glissé ses bras dans l’eau. Elle m’a serrée fort, longtemps. Et quand j’ai essayé de ravaler, de respirer vite pour me calmer, elle a murmuré : « Tu sais, tu peux pleurer. » Je lui ai dit que je m’en voulais. Que j’aurais voulu la rassurer, lui donner plus de réponses, être déjà sortie du tunnel professionnel et matériel. Que j'avais envie de travailler. Que ce n’était pas juste, ce système, cette lenteur, ces différences avec le privé. Et elle a répondu simplement : « Ce n’est pas grave. Ce n’est pas de ta faute, maman. » Alors j’ai pleuré, vraiment . Pour la première fois, je pense. Et je crois que dans ce moment-là, quelque chose s’est réparé. L’enfant que j’étais encore un peu s’est apaisée dans les bras de la fille que j’ai élevée. Le cercle s’est refermé doucement, dans l’eau chaude, entre deux souffles. Un mot soufflé: " Merci ". Ces deux bras-là, ils ont eu un souffle d’éternité, et de guérison pour mon petit cœur meurtri. Selene
- Et si… tout était déjà là ?
Et si… tout était déjà là ? Changer son regard Parfois, on cherche la solution partout — sauf en nous. On tourne, on s’épuise, on croit qu’il faut plus : plus d’argent, plus d’aide, plus de signes. Et puis un jour, on change juste d’angle. On regarde autrement. Et ce qui paraissait impossible devient soudain évident. Depuis des semaines, je suis dans une forme d’attente professionnelle qui m’épuise. Tout avance lentement. Et dans ces moments-là, j’ai besoin de quelque chose qui me ramène à moi, à la matière, à la vie simple. Mais en ce moment, je n’ai pas les moyens de me payer des escapades ou des soins coûteux. Alors j’ai tourné mon regard vers ce que j’avais : un spa que j’avais laissé tomber, envahi d’eau verte, abandonné à sa stagnation. Un peu comme moi, ces derniers temps. Je croyais ne pas pouvoir le remplir — un tuyau fissuré, des frais inutiles à éviter. Et puis hier, sans raison apparente, une phrase m’a traversée : « Et si le tuyau du bas montait jusque-là ? » Et tout s’est remis en mouvement. J’ai vidé, nettoyé, rempli, chauffé. L’eau est redevenue claire. Et avec elle, quelque chose en moi aussi. Et si le mouvement, ce n'était pas courir, mais oser réessayer autrement. La vie, parfois, ne demande pas qu’on force les choses. Elle attend juste qu’on change de regard. Qu’on passe de la frustration à la curiosité. De la fatigue à la douceur. Et c’est fou comme tout recommence à circuler à partir de là. Moralité : quand tout semble bloqué, ne cherche pas à casser le mur. Tourne simplement la tête. La porte est souvent juste à côté. Aujourd'hui, à mon niveau, j'ai fait ce que je pouvais. J'ai cuisiné. J'ai laissé le soleil entrer. J'ai donné du goût au silence. J'ai remis de la chaleur dans l'eau et dans mon corps. Et si le bonheur, finalement, c'était ça : un peu de riz, des légumes parfumés, du houmous qu'on a fait soi-même, et cette fierté tranquille d'avoir trouvé un autre chemin pour faire circuler la vie. Selene
- La tendresse sans mots
La tendresse sans mots Le gardien Il y a des matins où la douceur vient sans prévenir. Pas d’appel, pas de bruit, juste une présence qui s’impose, comme un baume. Un poids sur le ventre, une chaleur contre la peau, une respiration mêlée à la nôtre. On ne sait plus très bien où commence le corps, où finit la solitude. On se laisse faire, on accueille, on ferme les yeux. C’est dans ce silence-là que j’ai compris : l’amour ne parle pas toujours notre langue. Il s’exprime parfois dans le souffle d’un être qui ne demande rien, mais qui vous offre tout — simplement en étant là. À toi, mon gardien silencieux Ce matin, tu es venu te coucher sur mon ventre, sans prévenir. Comme on dépose une promesse. La chaleur de ton corps est entrée dans le mien. Sous toi, mon souffle est devenu plus lent, plus profond. Tu permettais à ma respiration de descendre plus bas, plus vrai, jusque dans ce lieu où le cœur se cache, chassant le froid logé dans mes côtes, remplaçant l’absence par un rythme — celui d’une vie qui ne demande rien. Ton corps disait : je suis là. Et mes bras, d’instinct, t’ont enveloppé comme on enlace un arbre pour s’y ancrer. Ta peau tiède contre la mienne, ton souffle glissant sur ma peau nue, un courant d’air doux, presque humain. Ta petite langue, travailleuse et souple, a effleuré mes cuisses comme une pulsion de vie revenue d’ailleurs. Puis, dans un soupir qui paraissait sortir d’une grotte, tu t’es allongé contre moi — de tout ton long, repus d’avoir donné, rassasié d’avoir pris. Un frisson de reconnaissance s’est promené sur les rives de mon cœur, ivre de ta tendresse. Quand tu t’es étendu vers la fenêtre, baigné de lumière, mon ventre est resté léger, non plus vide, mais allégé de ta douceur. Alors seulement j’ai souri — parce que tu n’es pas un homme, mais mon chien, et peut-être celui qui, ce matin, a le mieux compris mes silences. Et dans cette présence muette où tu veilles, je sais que même la solitude a ton odeur. Nos animaux savent ce que nous oublions parfois : comment apaiser sans parler, comment aimer sans attente, comment veiller sans promesse. Ils nous apprennent la lenteur, l’écoute du vivant, et la beauté d’un silence partagé. Leur présence est un ancrage, une respiration du monde. Ils nous rappellent que la tendresse n’est pas un luxe — c’est une manière d’habiter la vie. Selene
- Rituel de lâcher-prise
Rituel de lâcher-prise Rituel de lâcher prise Quand les choses ne dépendent plus de nous Il y a des moments où tout semble s’accumuler. Les soucis, les chiffres, les attentes, les silences. Et surtout, cette impression d’être seul·e à tout porter, de devoir tenir le monde à bout de bras pendant que plus rien n’avance. On regarde le temps passer sans savoir où poser les mains. On voudrait que ça s’arrête, juste un instant, pour respirer à nouveau. C’est de là qu’est né ce rituel. De cette fatigue qu’on ne dit pas, de ces jours où même se lever paraît trop. Quand on ne peut plus agir, alors on peut encore offrir — offrir au souffle, à la terre, à la lumière. 1. Trouver son ancrage Installe-toi là où tu peux voir un peu de vie — une plante, ton jardin, un coin de ciel. Allume une bougie, ou prends un objet dans ta main. Quelque chose de vrai, de simple. Ce sera ton point d’ancrage. Ferme les yeux. Inspire doucement : Ce qui vient, je l’accueille. Expire lentement : Ce qui part, je le rends. Trois fois, sans effort. Juste pour sentir ton corps revenir à toi. 2. Déposer le trop-plein Prends un papier. Écris tout ce qui te pèse, ce qui ne dépend plus de toi : les attentes, les dettes, les absences, les retards, les peurs. Ne cherche pas les mots justes. Laisse sortir. Puis, sur un autre papier, écris une seule phrase : Je choisis de rester vivante, même dans l’attente. Plie-le doucement. Brûle le premier (ou enterre-le dans une plante, ton jardin, un pot de terre). Laisse le second près de ta bougie — symbole de ton feu qui persiste. 3. Revenir à la paix Pose ta main sur ton cœur et dis : Je ne contrôle pas la mer, mais je sais nager dans ses vagues. Reste là encore un instant. Ne cherche pas à te réparer. Laisse juste ton cœur battre, et ton souffle revenir à lui. 4. Se souvenir de ce qui va Quand tu as déposé ce qui pèse, prends une minute pour noter ce qui tient encore. Pas ce qui brille, pas ce qui impressionne — juste ce qui va. Une tasse chaude, un toit, le rire de quelqu’un, un rayon de soleil dans le jardin, ton souffle qui revient. Tout n’est pas perdu, tant qu’il reste un peu de vivant en moi. Relis ces mots lentement. C’est à partir d’eux que tu pourras reconstruire. Ce rituel n’a pas pour but de résoudre. Il sert à adoucir ce qui dépasse. À nous rappeler qu’au milieu du chaos, il y a encore un espace calme en nous — celui où la vie recommence à circuler. Selene
- "Les Humeurs" de Sélène – le Body count, le corps féminin n’est pas un marché à évaluer
le bodycount "Les Humeurs" de Sélène – le Body count, le corps féminin n’est pas un marché à évaluer Il y a des discours qui sentent la naphtaline, même quand ils se déguisent en vérités “sociales” ou “biologiques”. Le dernier en date ? Celui qui prétend que le nombre d’amants d’une femme déterminerait sa “valeur”. Comme si le corps féminin devait encore se mesurer, se compter, se comparer. Comme si notre désir avait besoin d’un code-barres. Ce fantasme du “body count” n’est qu’une vieille ficelle du patriarcat : celle qui prétend protéger, alors qu’elle contrôle. On veut bien des femmes libres, à condition qu’elles ne le soient pas trop. On les veut désirables, mais pas désirantes. Jouissives, mais pas puissantes. Et ce qui me sidère, c’est d’entendre certains dire, très sérieusement : “Je ne veux pas fonder une famille avec une femme qui a eu trop d’hommes.” C’est grave. Grave, parce qu’on ne parle plus ici de préférence, mais de peur de la femme vivante. Grave, parce que ce discours enferme encore l’amour dans une logique de pureté et de contrôle. Comme si fonder une famille devait se faire avec une femme “neuve” plutôt qu’avec une femme vraie. Le plaisir d’une femme n’est pas un trophée, c’est une langue à part entière. Chaque amant n’est pas un chiffre, mais une rencontre, un fragment, une exploration. Et ceux qui comptent sont souvent ceux qui ne savent pas faire l’amour — ils additionnent parce qu’ils n’ont jamais su goûter. Ceux aussi qui ont peur. Peur des femmes qui savent ce qu’elles veulent, qui osent le dire, le demander, le vivre. Parce qu’une femme qui sait jouir d’elle-même n’a plus besoin d’être choisie : elle choisit. Alors oui, le corps féminin n’est pas un marché à évaluer. Et s’il fallait vraiment parler de rareté, ce n’est pas celle du “produit” qu’il faudrait questionner, mais celle des hommes capables de rencontrer une femme autrement que par son passé. Selene
- Anorgasmie : ce qu’on ne dit jamais
Anorgasmie : ce qu’on ne dit jamais Anorgasmie Et si le problème n’était pas le corps ? On en parle peu, ou alors à voix basse, comme d’un échec intime. Certaines femmes disent : “je n’y arrive pas”. D’autres : “je crois que je n’en ai jamais eu”. Et derrière ces mots, il y a souvent un mélange de gêne, de solitude, et de culpabilité. Comme si l’orgasme était une preuve — de féminité, de plaisir, ou même de normalité. Mais non. L’absence d’orgasme n’enlève rien à ta valeur, ni à ton désir. Elle te parle simplement d’un chemin à explorer autrement. 1. Ce que l’on appelle “anorgasmie” L’anorgasmie désigne la difficulté ou l’impossibilité d’atteindre l’orgasme, malgré le désir et la stimulation. Elle peut être : primaire , quand une femme n’a jamais connu d’orgasme secondaire , quand il y en a eu par le passé, mais plus maintenant situationnelle , quand il ne se produit que dans certains contextes (seule, à deux, selon la stimulation…) Mais surtout, elle n’est pas figée. Ce n’est pas une incapacité, c’est un verrou de confiance. 2. Ce qu’on ne dit jamais 👉 L’orgasme ne se “cherche” pas, il s’apprivoise. 👉 Le corps n’oublie jamais, mais il a parfois besoin d’être réentendu. 👉 Beaucoup de femmes n’ont jamais appris à se connaître — vraiment. Derrière l’anorgasmie, il y a souvent un rapport au corps façonné par la performance : faire plaisir, être désirable, “réussir” son rapport. Mais le plaisir n’aime pas la pression. Il se cache, dès qu’on le surveille. 3. Les conséquences invisibles L’anorgasmie n’est pas qu’un trouble sexuel. C’est parfois le reflet d’une déconnexion : entre le corps et le cœur, entre le plaisir et la sécurité. Elle peut entraîner : une baisse du désir (“à quoi bon ?”) de la culpabilité (“je devrais y arriver”) une distance dans le couple (“je fais semblant”, “je me renferme”) Mais il existe un autre chemin. Celui de la lenteur, de la curiosité, et du retour à soi. 4. Ce que tu dois savoir 💡 Le plaisir n’est pas un but, c’est un langage. 💡 L’orgasme n’est pas une obligation, c’est une conséquence naturelle de la détente. 💡 La clé, c’est la réconciliation avec ton corps, à travers la douceur, la respiration, et la sécurité. Et c’est précisément là que le rituel commence. 🌙 Rituel intime : se reconnecter à ses sensations Un moment pour toi. Sans attente. Juste pour sentir, sans devoir “réussir”. Étape 1 – Crée ton espace. Ferme la porte. Baisse la lumière. Enveloppe-toi d’une couverture douce. Pose-toi une main sur le cœur, une autre sur le bas-ventre. Respire profondément. Sens ton souffle qui descend jusque dans ton bassin. Étape 2 – Réveille tes sens. Choisis une huile, une texture, une musique lente. Passe tes doigts sur ta peau — bras, cuisses, ventre, seins — sans but. Juste pour sentir la température, la douceur, la vie. Étape 3 – Explore sans objectif. Laisse-toi guider par ce qui appelle ton attention. Pas pour atteindre quelque chose, mais pour écouter ton corps. Observe où tu te crispes, où tu respires plus fort, où tu sens une chaleur monter. Ce sont des signaux, pas des tests. Étape 4 – Reviens à ton souffle. Si ton esprit part, ramène-le vers ta respiration. L’orgasme, c’est une onde. Elle circule quand on la laisse faire. Étape 5 – Termine avec gratitude. Quand tu sens que c’est suffisant, remercie ton corps. Même s’il n’y a pas eu d’orgasme. Le plaisir commence quand tu cesses de te juger. 5. Et après ? Tu n’as pas à “savoir faire”. Tu as juste à te retrouver. Le travail en sexothérapie t’aide à comprendre les freins, les schémas et les émotions liés au plaisir. C’est un chemin de confiance, pas de performance. Tu n’as pas à traverser cela seule. L'anorgasmie peut devenir un chemin vers une intimité retrouvée, où ton corps n’est plus un obstacle, mais un allié. En tant que sexothérapeute, je t’accompagne avec bienveillance, à ton rythme, pour transformer cette difficulté en chemin de confiance et de plaisir retrouvé. 📩 Tu peux réserver un petit rendez-vous de 15 minutes pour en parler en toute confidentialité . Parce qu’apprendre à jouir, c’est aussi apprendre à s’aimer. Selene
- Éjaculation précoce : et si le problème n’était pas le contrôle ?
Éjaculation précoce Éjaculation précoce : et si le problème n’était pas le contrôle ? On en parle peu, ou alors avec moquerie. Et pourtant, l’éjaculation précoce est l’un des troubles sexuels les plus fréquents — et aussi l’un des plus mal compris. Derrière ce mot qui fait peur, il y a souvent un homme en tension, pris entre la peur de “ne pas tenir” et celle de “décevoir”. Un homme qui se met une pression immense… alors que son corps, lui, réagit simplement à une émotion, un rythme, un apprentissage. Ce qu’on appelle “éjaculation précoce” Il ne s’agit pas d’un simple “manque de maîtrise”. C’est une éjaculation qui survient plus tôt que désiré — parfois avant ou juste après la pénétration. Mais ce délai ne dit rien du plaisir, ni de la qualité de la relation. Chaque homme a son propre rythme. Le problème naît surtout lorsque ce rythme devient source de stress, de culpabilité ou de gêne dans la relation. Ce qu’on ne dit jamais 👉 Ce n’est pas rare : un homme sur trois en vit un épisode au cours de sa vie. 👉 Ce n’est pas “dans la tête” : c’est une réaction du corps, parfois liée à un apprentissage centré sur la performance ou au stress. 👉 Ce n’est pas une question de virilité : ça ne dit rien de ta valeur, ni de ton désir. 👉 Ce n’est pas une honte : c’est un signal à écouter, pas un échec à cacher. D’où ça vient ? Les causes peuvent être multiples : 💡 Le stress, l’anxiété de performance, la peur de “ne pas assurer”. 💡 Un apprentissage trop rapide de la sexualité, souvent influencé par le porno et la recherche du résultat. 💡 Un rythme physiologique personnel plus rapide. 💡 Parfois, un facteur biologique (hormones, hypersensibilité du gland, inflammation, etc.). L’éjaculation précoce n’est donc pas un “dysfonctionnement”, mais une réponse corporelle à un ensemble d’émotions et de contextes. Ce que ressent le couple Quand la précocité s’installe, le partenaire peut se sentir mis à distance, frustré·e ou coupable. Mais le vrai lien, ce n’est pas la durée : c’est la connexion, la présence, la tendresse. Apprendre à redéfinir le rapport, à ralentir, à jouer autrement, change tout. Ce n’est pas “tenir plus longtemps” qu’il faut viser, mais “être plus présent”. Ce que tu dois retenir 💬 En parler soulage déjà la pression. 🕊 Travailler sur la respiration, la conscience corporelle et le lâcher-prise aide à retrouver ton rythme naturel. 💞 La sexothérapie propose des outils concrets pour reconnecter le corps et la tête, seul ou à deux. 🌗 Ce n’est pas une fatalité — c’est une histoire de rythme, d’écoute et de confiance à réapprendre. Et après ? Tu n’as pas besoin de “performer”. Tu as besoin de respirer, de ressentir, d’être présent. Je t’accompagne, seul ou en couple, pour transformer la précocité en une nouvelle manière de vivre ton plaisir. Sans honte, sans pression — avec douceur, humour et humanité. En tant que sexothérapeute, je t’accompagne (seul ou en couple) pour transformer cette difficulté en chemin de confiance et de plaisir retrouvé. 📩 Contacte-moi directement pour en parler en toute confidentialité, et commençons ensemble à écrire une nouvelle page de ton intimité. Retrouvons ensemble le plaisir d’un rythme partagé. Selene
- "Les Humeurs" de Sélène – Il a “réussi” à la rendre fontaine
"Les Humeurs" de Sélène – Il a “réussi” à la rendre fontaine Le plaisir se partage. Je suis tombée sur une vidéo ce matin. Un homme, hilare, fier comme un coq : « Quand t’as réussi à la rendre fontaine. » Et j’ai soupiré. Pas de désir, non. De lassitude. Parce que non, il n’a rien “réussi”. Elle n’est pas un trophée. Et il n’y a pas de médaille à la clé du plaisir féminin. Ce qui s’est passé, c’est qu’elle s’est ouverte. À lui, peut-être. Mais surtout à elle-même. À cet instant précis, elle s’est sentie en sécurité. Elle a cessé de vouloir bien faire. Elle a laissé tomber la pudeur, les réflexes de contrôle, le besoin de plaire. Et son corps a parlé à sa place. Ce n’est pas un exploit. C’est un abandon. Et cet abandon n’appartient qu’à elle. Alors oui, qu’il se réjouisse d’avoir créé un espace où elle a pu se sentir libre — pourquoi pas. Mais qu’il cesse de s’enorgueillir d’un phénomène biologique et émotionnel qui ne lui appartient pas. Le plaisir féminin n’est pas une récompense pour bonne conduite. Et la fluidité d’une femme n’est pas une validation de la virilité d’un homme. Peut-être qu’un jour, on cessera de mesurer la puissance d’un homme à ce que son ego croit provoquer, et qu’on commencera enfin à parler de la beauté d’un corps qui s’autorise à être. Et à ceux qui doutent, qui se comparent ou se jugent : le plaisir ne se “provoque” pas, il se partage. La puissance d’un homme n’est pas dans la performance, mais dans sa capacité à écouter, à accueillir, à être présent. En sexothérapie, j’accompagne aussi les hommes sur ce chemin — celui qui libère du poids de la performance pour retrouver la confiance, la justesse et la profondeur du lien. Pour que le plaisir redevienne un langage, pas une performance. Pour réserver un temps d'écoute c'est ici . Selene













