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- Monsieur (ou l'art d'attirer toute mon attention) #nouvellesérie
Monsieur (ou l'art d'attirer toute mon attention) #nouvellesérie Drague lunaire : l’art d’être sérieusement ambiguë Je ne sais pas vraiment draguer. Pas au sens classique. Je fais des compliments étranges, souvent un peu trop précis , parfois légèrement vexants . Et pourtant… ils plaisent. Peut-être parce qu’ils laissent un doute : est-ce que je me fous de lui ? Ou est-ce que je viens de lui ouvrir une porte ? La vérité, c’est que c’est souvent les deux. Je joue avec les contradictions comme d’autres alignent des emojis. Je peux commenter un pull hideux avec le même ton qu’un regard qui déshabille. Je peux rire d’un homme tout en le dévorant des yeux. J’appelle ça de " la drague lunaire" : une façon de désirer à distance, de troubler avec légèreté, d’offrir une attention à double tranchant. Si vous n’êtes pas sûr… c’est normal. Moi non plus. Mais je suis attentive. Très attentive. Selene Résumé du premier visuel Monsieur (ou l'art d'attirer toute mon attention) #nouvellesérie Il y a des jours où je suis calme. Lucide. Prête à ignorer toutes les absurdités du monde. Et puis il y a ce type dans mes recherches vidéo. Torse nu. Dans la rue. En train de battre deux cordes comme si sa virilité dépendait du nombre de claquements. Je l’observe. Avec un certain respect. Ou une certaine fascination. Ou peut- être juste un brin de moquerie bienveillante. Il a l’air concentré. Héroïque. Essoufflé. Et ses fesses méritent un hommage national. Alors je me propose. Charitablement. Stable. Moelleuse. Parfaitement placée. Qu’il vienne se reposer un instant. Son séant trouvera chez moi un accueil à la hauteur de ses efforts. Monsieur 1 Monsieur 2 Monsieur 3 Monsieur 4 Monsieur 5 Monsieur 6 (to be continued...)
- Inventer un métier qui me ressemble. Avec la peur au ventre.
Inventer un métier qui me ressemble. Avec la peur au ventre. À cet instant-là, on ne voit pas les tremblements. Mais ils sont là. Je suis à un carrefour. Une vie professionnelle que j’ai portée, honorée, mais qui ne me suffit plus. Une vie intérieure qui bouillonne . Une envie de créer ce qui n’existe pas encore . Et entre les deux : la peur . Pas la peur du vide. La peur de trahir ce que j’ai construit. De ne pas être à la hauteur . De ne pas savoir comment faire. J’ai peur. Mais j’avance. Les silences et les apparences ne disent pas tout. Des réussites visibles… et des tremblements en coulisses. Des femmes qu’on croit fortes — mais qui avancent avec la peur au ventre. Aujourd’hui, je suis cette femme. Je suis à un moment de ma vie où ce que j’ai construit m'est devenu étranger et ce, même si j'excellais dans mon métier . Je l'ai aimé. Je l’ai exercé avec engagement. Mais quelque chose a bougé, et cela fait un moment déjà. En moi. Autour de moi. Et je ne peux plus faire semblant. Pas contre mon corps. Pas contre mon cœur. Ce que j’ai déjà osé : écrire, me dévoiler, créer Je suis allée au bout de deux livres. Le premier, Mon chevalier pour l’éternité , était une promesse d’amour , un hommage à une histoire forte, mais surtout mon parcours dans cette histoire . Le second, Éclats de Lune , est né d’ une pulsion plus vaste : celle d’ exprimer, ressentir, offrir . Deux cents fragments, deux cents éclats, une femme en vibration . J’ai aussi créé des visuels, des formats courts, des scénarios sensuels, des podcasts, des vidéos, des identités. Et j’ai redécouvert une chose que j’avais perdue : j’aime créer. J’aime transmettre. J’aime inspirer. On me l’a souvent dit : que je portais une lumière. Mon oncle l'a traduit récemment de cette façon: " Retourne à table pour animer la soirée " alors que je lui proposais de le remplacer à la vaisselle. Alors peut-être qu’il est temps de l’assumer. Ce qui me retient encore : la peur, les contraintes, l’illégitimité, un sentiment de solitude dans ce parcours J’ai investi dans une formation de sexothérapeute . Mais je n’arrive pas à m’y plonger. C’est là. Tout prêt. Mais je bloque. Je rêve aussi d’écrire pour des magazines, de proposer des chroniques… mais je n’ose pas m’auto-proclamer. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, ma vie matérielle ne laisse plus de place à l’improvisation . Je suis seule avec ma fille. J’ai des charges. Une maison. J’ai construit une forme de stabilité. Et la quitter, c’est vertigineux. Je ne peux plus tomber comme à vingt ans. Et d'ailleurs à cet âge-là, je n'envisageais même pas la chute, je considérais ma réussite comme une évidence et je donnais tout pour y parvenir. Mon estime de moi était à 95% liée au monde professionnel. Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui heureusement. Et pourtant…Je ne peux plus non plus vivre à côté de moi. Il y a aussi cette autre part de moi, plus discrète mais tout aussi présente. Celle qui accompagne autrement. Par les cartes. Par les plantes. Par la lenteur, la symbolique, les rêves. Par l’intuition. Par la résilience. Je n’en ai pas encore fait un métier, mais c’est déjà un chemin. Un art de la présence. Une manière d’être là, pour moi d’abord, et peu à peu, pour les autres. Un espace où poser ses peurs, ses cycles, et retrouver ses ressources. Je ne sais pas encore exactement quelle forme cela prendra , mais je sais que cette dimension fait partie de ce que j’ai à offrir. Et qu’elle ne s’oppose pas à ce que j’ai été — elle vient, au contraire, le compléter. Alors je choisis : des petites actions. Une après l’autre. Je vais commencer par imprimer la formation. L’avoir sous les yeux, chaque jour. Je vais retravailler un CV créatif avec plusieurs articles thématiques. Lister les contacts possibles. Envoyer une candidature. Juste une. Pour commencer, pour me débloquer. Et si elle revient avec un silence, ce ne sera pas moi qui aurai échoué. Ce sera le monde qui n’aura pas encore entendu. À toi qui lis : si tu ressens la même chose… Si tu es dans cette zone floue où ta vie d’avant ne te porte plus et où ta vie d’après n’est pas encore née , sache que tu n’es pas seul·e. Parfois, les gens autour de nous ne comprennent pas. Ils veulent notre sécurité, pas notre élan. Parce que cela les renvoie à leurs propres peurs, à leurs limites. Et parfois, aussi, à une forme de jalousie face à ce choix de liberté . Un choix qu'eux-mêmes se sentent incapables d'incarner. Mais ton élan, lui, il sait. Il pousse. Même doucement. Alors si tu veux en parler, je suis là . Si tu veux tirer les cartes pour t’éclairer, je suis là aussi. Pas pour te guider. Mais pour être à côté de toi , pendant que tu t’écoutes enfin. Je ne suis pas une façade. Ni un symbole de force. Je suis faite d’élans et de doutes, de peurs bien réelles et de désirs persistants. Quelque chose en moi vacille, mais une autre part ne veut plus attendre. Alors j’avance. Pas parce que je suis prête. Mais parce que je ne peux plus rester là, immobile, à regarder mes rêves de loin . Je m’autorise. À créer. À changer. À essayer. Simplement parce que c’est devenu vital. Selene A toi qui ne te sens plus heureux (se) au travail?
- Libre
Libre J’ai porté trop d'absence, et de questions enfouies sous la peau. Errant dans les rues de ma vie, comme une âme abandonnée. Et même si tout en moi était brisure, ecchymose, silence gercé et chagrin, du cœur, de l’esprit et du corps, voilà que soudain, un matin a glissé sur ma peau fatiguée. Un ciel, un soleil, un pétale doux, une aube fraîche, un vent clair qui fait sourire les cheveux, ont décidé de se poser sur moi, et de réchauffer mes yeux. Ils n'ont rien promis. Ils m'ont juste rappelé, que j'étais vivante. Mon cœur, mon esprit et mon corps semblent prêts à se multiplier, à voir encore tout le beau qu’il y a au bord du monde. Je fais le choix que plus jamais je ne dépose de courriers à la lune, plus de regards aux étoiles, plus de messages aux oiseaux et au vent, et plus d'ensorcellement aux liens invisibles. Je n’écoute que l’eau claire qui glisse dans les chemins, la rondeur d’un fruit mûr qui tombe au sol sans bruit, la chaleur sèche d’un mur auquel on peut enfin s’appuyer sans peur qu’il ne s’effondre. Je tends l’oreille au chant des cigales Plus qu’aux souvenirs, je tends la main vers la feuille nouvelle, vers les choses simples et sûres. Le pain. Le sel. La peau qui frissonne par plaisir et non par manque. Je suis à l’heure du tangible. Des présences vraies. Des mains qui serrent, pas qui fuient. Des regards clairs, pas des silences fuyants. Je ne veux plus d’énigme à déchiffrer à l’aube. Je veux un nom, un souffle, un visage éveillé tout contre moi. Pas des absences poétisées, pas des échos inventés, par mon cœur, piégé dans les ravins du passé. Je veux des nuits sans attente. Des jours qui n’ont pas besoin d’être traduits. Un présent à déguster à toute vitesse avant qu'il ne ferme. Je marche. Pieds nus, sur cette terre qui n’exige rien. Je veux l’eau, le feu simple, les mains visibles, le regard sans détour, et le cœur qui tremble. Je ne demande rien. Mais je me tiens prête. Pour ce qui est vrai. Pour ce qui vient. Mon cœur, mon esprit, mon corps veulent bâtir, et non implorer. Ils tendent leurs ailes, à qui ne recule pas. Ils ne veulent plus ensorceler de fantômes mais marcher main dans la main sur l'écorce, la roche. Avec le pas sûr de l'amour qui ne doute pas, de l'amour qui s'écrit sur la chair, à l'encre de l'éternité. Je suis libre, et ma liberté ne veut plus jamais faire de prières à ceux qui ne répondent pas. Libre. Selene
- Une terre fertile
Une terre fertile Ce n’est plus vraiment moi. Ce n’est pas une autre non plus. C’est une femme en lente germination. Une femme qui revient de loin, qui a traversé l’hiver du cœur , et qui sent enfin quelque chose pousser à nouveau . Cette semaine, j’ai cuisiné pour le plaisir . Pas pour nourrir. Pour ressentir . J’ai marché pieds nus dans l’herbe, glissé dans la rivière, je me suis laissée frôler par l’eau froide d’une cascade comme on touche le vivant pour s’assurer qu’il existe encore. La vie qui circule J’ai joué . Au baby-foot, au ping-pong, au billard, à la pétanque. Et j’ai ri . Fort . Simplement. Sans contrôle. Sans devoir aller mieux. Juste parce que ça coulait. J’ai conduit mon camion. Longtemps. Et j’ai commencé à l’imaginer autrement . Pas comme un rêve à ranger, mais comme quelque chose de possible . De simple. De doux. De mien . Et j’ai senti que le temps, pour la première fois depuis longtemps, était un endroit où je pouvais respirer. Un lieu sans urgence. Un espace d’ ancrage . Je marche. Le vent me touche. La lumière m’effleure. Et je me demande : À quel moment suis-je redevenue une terre fertile ? Je n’ai pas besoin de réponses. Je sais juste que je suis là. Sensible. Sensuelle. Sauvage. À moitié nue du cœur. Et plus vivante que jamais. Selene Se retrouver
- Ce que cachent les femmes fortes
Ce que cachent les femmes fortes Deux guerriers face à la lune. Aucun combat, juste l’abandon. Et si, pour une fois, je parlais de nous ? Pas de l’amour qu’on attend. Pas de l’absence. Mais de ce qu’on est, vraiment. Des femmes fortes. Celles qui tiennent. Qui portent. Qui comprennent. Celles qu’on admire… mais qu’on ne soutient pas toujours. Celles qu’on consulte, mais qu’on n’écoute pas vraiment quand elles tombent. Je veux écrire un moment pour elles. Pour moi. Pour celles qui avancent sans faiblir — ou en feignant de ne pas faiblir. Celles qui inspirent, mais qui s’épuisent. Pas pour réclamer. Mais pour dire. Pour déposer. Pour souffler. Je vais poser ici, sous ce post quelques éclats. Des bouts de vérité. Des confidences douces, lucides. Ce que cachent les femmes fortes. Juste un espace où on arrête de se convaincre qu’on va bien. Tout le temps. Qu'on peut tout supporter. Parce que parfois, on a juste besoin d’être une femme forte… qu’on vient prendre dans les bras. L’amour véritable ne demande pas de prouesse. Il offre un abri. Vidéo 1 Vidéo 2 Selene
- Scénarios Interdits #7 – Le photographe — ou comment une séance photo dérape ...
Scénarios Interdits #7 – Le photographe — ou comment une séance photo dérape ... Le photographe J'avais rendez-vous pour une séance " boudoir " conseillée par une amie. Le studio était feutré, habillé de velours. Rideaux sombres, lumière tamisée, parfum discret d’ambre et de bois chaud. Une coiffeuse, un miroir ancien, un fauteuil bas. Boudoir. Rien de trop. Juste assez pour poser l’atmosphère. Frédéric m’attendait déjà. — Tu peux prendre ton temps, installe-toi. Je portais un ensemble en dentelle noire. Pas un costume, pas un cliché. Un hommage. À moi. À mon corps, à ma féminité. Un besoin de me retrouver femme. Il ne disait presque rien. Juste : — Le menton… un peu plus haut. Voilà. Garde cette position. Regarde-moi dans les yeux. Mais ses yeux, eux, en disaient bien plus. Ce n’était plus ceux d’un photographe. C’était ceux d’un homme. Il me faisait tourner, cambrer, tendre une jambe, laisser glisser une bretelle. Et plus je suivais ses gestes, plus je sentais que ses yeux déshabillaient plus que son objectif. Et j’ai commencé à me sentir différente. Plus forte. Plus réelle. Plus sensuelle. J’ai vu ses gestes changer. Sa respiration devenir plus saccadée. Ses yeux, à peine, plus gourmands. Et cette tension montait. Dans l'air. Dans mon ventre. Comme un fil invisible entre nous. Puis, il s’est arrêté. A posé l’appareil. S’est installé dans le fauteuil de velours, jambes croisées. Il m’a regardé. Longtemps. — Les vraies photos, celles qu’on garde, ne se font pas habillée. Mais je ne sais pas si tu veux aller plus loin. Il n’a pas souri. Il n’a pas bougé. Mais tout était dit. J’ai senti mon ventre se tendre. Il n’a rien précisé. Mais j’ai compris. Je ne sais pas pourquoi mais je me suis levée. Lentement. Face à lui. Et j’ai commencé à me déshabiller. Pas pour plaire. Pour affirmer. Pour répondre à ce silence chargé. Chaque mouvement était pour moi. Pour lui. Pour cette tension. Quand j’ai retiré ma culotte, j’ai vu ses doigts se crisper sur les accoudoirs. Il ne bougeait toujours pas. Mais son regard me dévorait. Et son sexe était dur. Visible. Sa main a glissé, furtive, entre ses cuisses. Juste un effleurement. Mais suffisant pour que mon souffle se coupe. Il s’est levé. — Viens . Il a ouvert une porte discrète, dans le mur latéral. Un petit couloir. Puis une salle. Sombre. Épaisse. Chargée. Là, tout changeait. Les murs étaient noirs. Une croix de Saint-André en bois sombre était éclairée par un spot. Un fauteuil en cuir, large, trônait à gauche. Plus loin, un banc ergonomique, cintré, sanglé. Des vitrines pleines de cordes, pinces, masques, gants. Tout était rangé. Silencieux. Domestiqué. — Contre le mur. Je me suis figée. Le silence bourdonnait. — Approche. Je l’ai rejoint. Il a glissé un de mes bas entre ses doigts. — Ouvre la bouche. Il m’a noué le tissu, fermement, sans brutalité. — Tu ne parles plus maintenant. Tu ressens. Puis il m'a saisie par la nuque et conduite jusqu’à la croix. Il a commencé à prendre des photos. Beaucoup. Trop. Des cadrages serrés. Je n’osais pas bouger. Je me sentais étalée. Disséquée. Puis, il a sorti une sangle. Et une autre. Il m’a attachée. Bras en croix, jambes écartées. Il a reculé d’un pas, s’est adossé au mur, et a défait la braguette de son pantalon. Son sexe était dressé, vibrant. Il s’est caressé un instant en me regardant. Je n’ai pas bougé. Je l’ai regardé. Et j’ai senti ce feu entre mes jambes, monter, pulser. Ce pouvoir, je le sentais, je le respirais. Il a repris son appareil. Il me photographiait nue. Sanglée. Offerte. Chaque clic me traversait comme un souffle chaud. Il s’approchait pour cadrer. Je sentais son souffle sur ma clavicule. Sur mes seins. Mes tétons se sont durcis. Il a souri. — Ça, c’est très photogénique. Il m’a contournée. Lentement. Ses doigts ont glissé sur ma hanche. Puis sur mes fesses. Puis entre mes cuisses. Un frôlement. Rien d’autre. Et pourtant, mon corps s’est tendu comme un arc. — Tu frissonnes. Ton corps parle pour toi. Il a posé l’appareil. Il s'est approché de moi. M'a détournée, m'a fait plier un peu. Et là, sans prévenir, ses lèvres ont happé les miennes. Un baiser brutal, intrusif, exigeant. Il m’a embrassée comme s’il voulait m’effacer la pensée. J’étais trop saisie pour répondre. Ma bouche s’ouvrait, mais ne suivait pas. Ses mains, elles, exploraient déjà. Ses doigts ont glissé entre mes cuisses, puis sont entrés. Profonds. Partout. Dans chaque interstice. Il me remplissait de lui, sans ménagement, sans pause, sans parole. Mon dos s’est arqué, mes jambes ont tremblé. Une jouissance violente, imprévisible, m’a fauchée comme une vague. J’ai gémi contre sa langue. Mes muscles se sont contractés autour de lui. Il a senti. Il a souri. Puis, seulement alors, il m’a détachée, fait plier à genoux. J'ai senti sa main dans mes cheveux. Il a tiré doucement. M'a fait me mettre à genoux. Son sexe était là, près de mes lèvres. Il a guidé ma bouche. C'était brut. Direct. Mais pas violent. Juste... intense. Chargé. Mon souffle court, ma salive, mes gémissements contenus. Je sentais ses reins se contracter, sa main trembler sur ma nuque. Puis il m’a relevée, doucement, comme s’il tenait quelque chose de précieux. Il m’a guidée vers le banc. M’a couchée dessus, ventre contre le cuir. Il a replacé les sangles. Poignets. Chevilles. Je ne voyais plus rien. Mais je sentais tout. Et quand il est entré en moi, lentement, puissamment, j’ai su que ce n’était pas une séance photo. C’était une prise. Une possession. Une offrande. Selene Je vous rappelle que je peux écrire pour vous des scénarios personnalisés plus ou moins intenses, plus ou moins crus pour réveiller votre passion de couple. N'hésitez pas à lire le post correspondant "Les mots du désir" ici. Ou prenez directement un rdv avec moi ici.
- 10 mantras lunaires pour se relever et se révéler après une rupture et s’offrir la lumière intérieure
10 mantras lunaires pour se relever et se révéler après une rupture et s’offrir la lumière intérieure Les 10 mantras offerts en téléchargement après inscription sur le site (tout en bas) et demande par mail: selene.de.beaumont@gmail.com Il y a des silences qui coupent le souffle. Des nuits sans fin où l’on doute même d’exister encore. Mais sous la peine, une voix peut surgir. Un murmure. Un mantra. Un mot simple, pour rappeler à l’âme qu’elle n’est pas perdue. Voici les 10 mantras lunaires pour se relever et se révéler après une rupture et s’offrir la lumière intérieure. 1. Phase obscure Je me laisse traverser par la nuit sans me perdre dans l’obscurité. 2. Renaissance Je n’ai pas été brisé(e). J’ai été transformé(e). 3. Le corps sacré Je ne suis pas ce qu’il/elle n’a pas su aimer. Je suis ce que je choisis de chérir. 4. Retrouvailles Je m’appartiens. Même lorsque je tremble. 5. Silence fertile Ce que je ne dis pas fleurira ailleurs. 6. Présence Je ne suis pas seul(e) : je suis avec moi. 7. Le feu doux J’ai peut-être été consumé(e)… mais je reste vivant(e). 8. Cœur battant Chaque battement est un rappel : je suis encore là. 9. Rituelle Je m’honore dans les gestes simples : un bain, une lumière, un souffle. 10. Nouvelle lune Je suis ce qui recommence, même si rien ne recommence à l’identique. Et maintenant ? Ces mantras ne sont pas des vérités. Ce sont des balises . Des éclats de lumière, à poser sur le bord du cœur. Si l’un d’eux résonne en toi, laisse-le vivre. Écris-le sur ton miroir. Murmure-le dans la voiture. Offre-lui un espace. ✨ S'offrir un mantra sur mesure Les mots ont parfois le pouvoir d’ouvrir une brèche. Un mot juste, une phrase qui résonne, peut devenir une ancre, un souffle, un talisman. Je te propose de créer pour toi un mantra lunaire personnalisé . Une phrase née d’un échange écrit entre nous — en toute intimité, en toute douceur. Tu me racontes ce que tu traverses, ce que tu ressens. Je t’écris un mantra unique, rien qu’à toi. Réserve ici ta discussion avec moi. 💌 Ou une lettre-talisman , plus longue, pour t’accompagner dans une transition, une séparation, un appel à toi-même. Rends-toi dans la boutique pour commander ta lettre rituelle personnalisée. 🔮 Et si tu le souhaites, je peux aussi tirer une carte de tarot et en faire un repère de révélation : un message inspiré de ta carte, transformé en mantra ou en rituel symbolique, réserve notre séance de tarots ici. Ressources complémentaire Créer un autel chez soi pour se reconnecter à sa lumière Un rituel d’ancrage pour les soirs de doute Me contacter pour écrire ton mantra personnel Selene selene.de.beaumont@gmail.com
- L'épopée médico-burlesque - et c'est pas fini...
L’Épopée Médico-Burlesque – et c’est pas fini... Et c’est pas fini ! J’étais venue pour une grosse douleur. Je suis repartie avec un bilan complet : abdominal, émotionnel, sensoriel… et spirituel, presque. Palpée, perfusée, explorée. Touchée aux pieds par une mamie topless dans un état d’éveil parallèle et sondée par un monsieur très concentré. Bref, une traversée hospitalière comme on en fait peu. Et le pire… ou le meilleur ? C’est que c’est pas fini. L’entrée dans la zone Je suis arrivée aux urgences samedi matin, fatiguée, gonflée, crevée de douleur depuis plusieurs jours. Ils m’ont perfusée. Et là, j’ai plané. J’ai dormi, ou plutôt comaté, pendant des heures. Plus rien ne comptait, même pas les gémissements lointains de couloirs d’hôpital. On me fait patienter, on me palpe, on m’appuie partout. Plusieurs personnes différentes. Bon… j’ai pas été touchée depuis neuf mois, alors même si c’était médical, j’ai pris. Enfin… c’est ce que je me suis dit. Vers midi, on m’a ramené une colocataire de fortune : une vieille dame de 90 ans, bien décidée à rendre cette chambre inoubliable. À peine installée, elle a commencé à retirer sa blouse. Pas par nécessité médicale, non. Par choix. Tétés à l’air, regard vaguement absent, elle a déclaré : — Il fait chaud ici, non ? Et comme si ça ne suffisait pas, elle a décidé de me toucher les pieds. Oui, comme ça. En toute détente. Une petite caresse impromptue, style "je vérifie si t’es encore vivante". Spoiler : j’étais vivante. Et maintenant, en alerte. Je venais pour une douleur à l’appendice, je suis repartie avec un massage plantaire non-consenti par mamie topless. Elle se promenait comme ça dans le couloir, blouse ouverte, seins au vent. À un moment, elle est venue jusqu’à ma tête et m’a demandé si elle devait retirer les patchs pour prendre le rythme cardiaque. J’ai dit non, évidemment. En essayant d'éviter son 85 A insolent et tête bêche. Ensuite, elle a commencé à focaliser sur son drap, retourné son lit en m’expliquant qu’elle avait fait pipi, qu’elle avait saigné, et elle déposait toutes ses affaires de mon côté... Charmant. Surtout qu’elle avait eu plusieurs points à la tête et avait, bien sûr, retiré son pansement. Soudain, elle crie : “Attention ! Attention !” Moi, je sursaute. Elle me dit d’un air inquiet et un peu fiérot : “Il y a un jeune en face, je l’ai bien repéré… mais ah ! il pousse une dame !” J’ai dû lui expliquer que c’était un brancardier. Les jeunes, ça l’effrayait. Moi, c’est elle qui me faisait flipper. Elle a fini par venir s’asseoir sur le bord de mon lit. “Je préfère rester avec vous, je me sens seule.” Intimité non désirée, épisode 3. Le massage intime offert par la République L’après-midi, l’équipe médicale m’annonce une échographie. Très bien. Je m’attendais à un petit tour de gel froid sur le ventre, version classique. Un petit reminder de ma grossesse. Mais non. Le docteur — très pro, très calme, et d’une délicatesse absolue — me regarde et dit : — On va commencer par une échographie naturelle… Moi, naïvement, je pense prairie, tisane, gel bio. Il précise : par voie vaginale. Bon, huit mois sans contact, j’ai pas dit non. Et puis ma santé était en jeu. Il me regarde dans les yeux, très pro : — C’est ok ? Et moi, dans ma blouse, perfusée, fébrile, et légèrement en manque de contact humain, finalement reconnaissante : — Oh oui… c’est ok. J’ai failli lui demander s’il voulait qu’on déjeune ensemble. Mais il avait déjà sorti la sonde. De 25 cm je dirais à vue de nez — mais j’avoue que les médicaments et mes fantasmes ont tendance à fausser mes estimations. Professionnel. Efficace. Intime. Le tout en 12 minutes chrono. J’ai failli lui demander son prénom. J’ai failli tomber amoureuse de la sonde. Franchement, j’ai connu des dates Tinder moins pénétrants. Et je ne vais pas mentir… Déjà que j’ai un petit faible pour les gants en latex — j’ai toujours eu un goût un peu trop affirmé pour les manipulations médicales bien exécutées —j’étais au bord du frisson. Il n'a pas eu besoin de me dire de me détendre... Non, franchement… le CHU, ce n’est pas l’endroit où tu t’attends à vibrer. Mais je ne dis pas non à une deuxième séance. On n’est jamais trop prudent. Et puis le tour en fauteuil roulant. Couloirs lugubres, portes automatiques, lumière froide… J’étais à la croisée entre Disneyland version hôpital et séance de massage intérieur-extérieur. Un spa de l’étrange. Et moi ? J’ai adoré. Mamie Topless, ou le syndrome de Stockholm en chambre double Mamie n’a pas chômé pendant mon absence. Elle s’était redressée, re-dénudée, étouffait dans sa blouse, faisait pipi dans son lit… puis m’a demandé de la remettre dedans. Moi, perfusion à la main, perche au bras, j’ai servi d’aide-soignante sans contrat. Je l’ai portée. Rassurée. Couchée. Trois fois. Trois fois où je n’avais même pas le temps de retourner à mon lit qu’elle était déjà descendue du sien. Les infirmiers m’ont remerciée pour mon zèle. Je pense qu’ils envisageaient sérieusement de m’embaucher. Et le bouquet final ? Juste avant mon départ, elle me regarde, nue, avec un naturel désarmant : — Vous plierez vos draps avant de partir, hein ? C’est plus propre. Plus propre. Elle, qui flottait dans l’urine depuis midi. Et là, la révolte a grondé. — J’ai déjà plié le vôtre, et vous l’avez redéplié. Je ne plierai pas les miens. Je suis partie, fière. Tête haute. Perche dressée. Antalgiques dans le sang. Draps au vent. Mission solo Aujourd'hui, je vais au labo pour compléter le chef-d’œuvre. Je fais les analyses prévues pour le ventre et je me fais un petit bonus MST etc , conseillé par doctolib. La secrétaire, très polie, me dit que si je veux on peut faire la totale . Je lui demande à peine de quoi il s’agit, tant je suis enthousiaste depuis samedi, et lui indique que je suis grave partante. Elle me tend un sachet et me chuchote : — Il faudra faire gorge… vaginal… et anal. Elle a dit “anal” comme si elle avait invoqué un démon . Moi, j’ai pris le sachet comme une mission sacrée. Trois cotons-tiges. Trois zones. Trois défis. J’étais le personnel médical, la patiente et l’acrobate. Dans les toilettes du laboratoire, face au miroir, je me suis regardée et j’ai murmuré : — C’est maintenant que tu deviens une femme complète. Une fin en seringue molle Après tout ça — le ballet des blouses, la sonde intime, les pieds de mamie, les prélèvements dans les coins sombres de ma dignité… Je termine par une prise de sang. Classique. Banale. Bras tendu, coton, sparadrap. Limite j’étais déçue. Presque vexée. Moi qui venais de tout donner, de tout offrir, et on me pique comme si j’étais venue pour un contrôle de routine. J’aurais voulu qu’ils m’invitent à dîner, au moins. Qu’on me dise : bravo pour l’ensemble de votre œuvre. Mais non. On m’a tendu un verre d’eau. Et je suis repartie, le sachet de prélèvements à la main, la tête pleine de souvenirs et l’intérieur… bien visité. Et c’est pas fini. Demain j’ai encore une échographie (externe malheureusement) et un rendez-vous chez le généraliste alors… Selene
- Et ça dégage - la mini série
Et ça dégage - la mini série 🔮 “Et ça dégage” – Présentation de la série Il paraît qu’on peut apprendre à respirer profondément pour ne pas exploser. Qu’on peut “travailler sur soi” pour ne plus réagir. Qu’on peut “accueillir ce qui est”, “accepter les autres” et “s’ancrer dans le moment présent”. Mais moi… parfois j’ai juste envie de hurler sur Sandrine de la compta qui oublie toujours mes heures sup, de faire disparaître Hervé l’informaticien et ses doigts gras dans une faille spatio-temporelle, et de brûler un peu de sauge pour évacuer tout ça sans finir en prison. Alors j’ai créé “Et ça dégage.” Une mini-série de micro-rituels et de mantras sacrément nécessaires. Des coups de balai énergétiques pour toutes celles et ceux qui n’en peuvent plus de tout supporter, en silence, avec bienveillance, et un ulcère. 🎬 Ici, on purifie, on claque des doigts, on secoue l’encens et on libère. Avec humour. Avec un peu de sorcellerie bien-être. Et surtout avec cette phrase un peu magique : Et ça dégage. 📍 À retrouver sur TikTok, Instagram, et ici aussi forcément. Une série signée Selene – Magicienne du Bien-Être , pour tous ceux qui ont assez médité… et qui méritent un bon décrassage énergétique. 💥 Et parce que vous êtes ici, en exclu sur le blog, je vous partage les 7 premiers épisodes de la série Et ça dégage — avec un peu d’encens, beaucoup de vérité, et une touche de vengeance karmique. 🔔 Épisode 1 — Jean-Claude Il t’écrit “Urgent !!” à 1h12 du matin. C’est ton boss. Il croit que ton âme est salariée. On commence par lui. Parce qu’il faut toujours purger le haut de la hiérarchie d’abord. Jean-Claude ça dégage ! 💨 Épisode 2 — Zoé Elle dit que t’as changé. Elle appelle ça de l’égoïsme. Mais poser tes limites, c’est pas un crime. C’est un acte sacré. Zoé ça dégage ! 🦶 Épisode 3 — Cousin Antoine Il mate ta copine. Il glisse son pied sous la table “par erreur”. Il est toujours juste à la limite . Aujourd’hui, on redéfinit la limite. Le cousin Antoine ça dégage ! 🪞 Épisode 4 — Thomas Thomas ne veut pas t’éteindre. Mais il a un problème quand tu brilles. Spoiler : ce n’est pas ton problème. Thomas ça dégage ! 🌪️ Épisode 5 — Bernadette Elle passe l’aspirateur à 5h30.Elle a tué ton sommeil, ta paix intérieure… et ta foi en l’humanité. Il est temps qu’elle médite dans le silence qu’elle a brisé. Bernadette ça dégage ! 🧊 Épisode 6 — Lucas Il a disparu pendant 4 semaines. Puis il revient avec un “Coucou, ça va ?” comme s’il sortait des toilettes. Aujourd’hui, on flush. Lucas ça dégage ! 💋 Épisode 7 — Gwendoline Elle veut ton pote. Elle veut ton énergie. Elle s’appelle Gwendoline. Et elle croit qu’elle peut t’aspirer l’aura et tton meilleur pote. Mais ce soir… c’est elle qu’on purifie. Gwendoline ça dégage ! Et ça dégage. Selene
- Et si le but n’était pas une arrivée, mais un mouvement ?
Et si le but n’était pas une arrivée, mais un mouvement ? Et si le plus important c’était le mouvement plus que l’arrivée Il y a des jours où je sens les regards. Pas malveillants, mais interrogateurs. Où va-t-elle ? Quel est son projet ? Est-ce que ça se vend ? Est-ce qu’il y a un but derrière tout ça ? J’imagine les questions, les doutes qu’on projette sur mon changement de trajectoire. Parce qu’on a du mal à comprendre ceux qui osent s’éloigner de la ligne droite. Ceux qui n’ont pas de plan tout prêt à montrer. Mais moi, je suis en mouvement. Je suis en construction. Je cherche les réponses en marchant , pas au bout d’une course. Peut-être que mon nouveau livre sera édité. Peut-être pas. Mais je tente. Un "grand philosophe" disait : le non, tu l'as déjà ... Et même si oui… est-ce que cela fera de moi une écrivaine à plein temps ? Pas forcément. Est-ce que c’est ce que je veux, d’ailleurs ? Je ne suis même pas sûre. Ce livre, ce projet, ce retrait du monde, ce silence…ce sont des pierres posées sur mon chemin . Des élans. Des éclats. Des fragments de moi que je laisse émerger, non pas pour qu’on les valide, mais pour m’autoriser à exister autrement. A un moment, j’admirais ce que je croyais être la réussite : une trajectoire stable, des choix rassurants, une image cohérente. Mais aujourd’hui, je vois autre chose. Je vois que certaines vies bien rangées sont tissées de peurs muettes , d’élans jamais suivis, de mots jamais écrits, de désirs passés sous silence. Je vois qu’il y a des chemins très balisés qui n’osent pas vraiment s’écarter, même quand le cœur le réclame. Et moi… je n’ai plus envie de coller à ces repères. Je n’ai plus envie qu’on me dise à quel rythme me réparer, ni ce que je dois lâcher pour “retrouver ma paix”. Je ne veux pas me blinder. Je veux ressentir . Je ne veux pas m’éteindre pour rentrer dans une case qu’on appelle "équilibre". Je choisis le mouvement, même si je ne sais pas où il mène. Je choisis l’authenticité, même si elle déstabilise et ne trouve parfois pas d’écho. Et ce que je gagne en perdant certaines certitudes, c’est une intimité nouvelle avec moi-même . Un espace de vie plus grand que la performance ou la conformité. Un souffle. Mon corps me l’a dit. Il me l’a crié, même. Et cette fois, j’ai écouté. J’ai vécu une histoire d’amour bouleversante. Je me rapproche de ma fille après des tempêtes. Je n’ai pas perdu mon temps. Je suis en train de le reprendre . Alors oui, vivre sans savoir exactement où l’on va, c’est difficile. Mais ce n’est plus insupportable. Parce que je sens, doucement, que quelque chose de juste est en train de se dessiner . Et ça, c’est déjà une forme d’arrivée. Et toi… Oses-tu enclencher un mouvement, en étant fidèle à ton cœur ? Ou passes-tu ton temps à imaginer toutes les arrivées possibles, au point de freiner ton élan… Et, peut-être, de ne jamais vraiment prendre la route ? Selene
- Les p’tites chroniques d’une rupture
Les p’tites chroniques d’une rupture ou comment on peut perdre un cœur et retrouver son humour dans la même histoire. EPISODE 1 version longue, le format plus court et validé est en préparation Y a des ruptures qui font mal,et puis y a celles qui te font mal mais te rendent drôle ou qui te rappellent feu ton humour porté disparu. Pas tout de suite, hein. Faut d’abord passer par les larmes, le café froid, les textos jamais envoyés, ou ceux envoyés sans réponses, les "je vais bien" mensongers, et les playlists un peu trop investies émotionnellement . Et puis un jour, au bout d'un très très long moment, pour certains 5 minutes (no comment), pour d'autres 8 mois (MOI), pour d'autres une vie (faut pas pousser), entre deux souvenirs, tu ris. Tu ris de toi, de lui, bon surtout de lui, de tout ce que t’as cru, et t’écris un texte, comme on met une compresse sur une brûlure. Et ça marche. Pas pour oublier. Mais pour revivre autrement. Dans ces chroniques, je raconte ce qu’il reste quand quelqu’un s’en va : un frigo vide, des tupperwares envolés, des élans avortés, et parfois… une bonne vanne. C’est doux, un peu triste, un peu drôle. C’est la fin d’une histoire qui fait place à celle que je me réécris. Bienvenue dans ce coin de jardin un peu cabossé, où même les cœurs fanés refleurissent en mots. On met les p'tits plats dans les grands. (Episode 1, version longue) T’aimes pas qu’on prenne tes affaires ? Moi non plus. Moi, on m’a pris un Tupperware…et aussi ma playlist, mon humour, et un peu de mon envie de vivre. Mais c’est pas grave. J’ai récupéré une scie sauteuse Bosch. (Bon… j’en avais déjà une.) Mais ça fait du bien de récupérer un truc. Même symbolique. Même si c’est pas ton cœur. Et maintenant…c’est moi qui raconte l’histoire. On met les p’tits plats dans les grands. Merci madame. Au revoir monsieur. Y a des gens… tu les aimes bien. Alors tu les invites chez toi. Tu ouvres grand la porte, tu mets une bougie qui sent la vanille, tu cuisines, tu sors la belle vaisselle — pas celle qui passe au lave-vaisselle, hein, la vraie . Tu dis des trucs sincères, tu écoutes avec attention, tu ris aux bonnes blagues… et même aux mauvaises. Tu ranges un peu ta vie, tu pousses les peurs sous le canapé, tu mets des coussins sur les doutes, tu t’appliques. Toi, tu te dis : "ça va, c’est doux, c’est beau, c’est simple." Et puis ils repartent. Normal. Ils ont des trucs à faire. Tu leur files un Tupperware, avec un peu du plat — parce que t’as le cœur large et le frigo plein. Tu dis un “à bientôt” avec un petit regard doux, tu les serres un peu fort… comme si tu te doutais. Mais tu crois qu’ils reviendront. C’est évident, non ? Mais parfois…ils ne reviennent pas. Et le pire, c’est que c’est pas juste ton Tupperware qu’ils emportent. Ils prennent des trucs qui étaient pas sur la liste. Ton humour. Tes projets. Ton goût du matin. Ta playlist sur la route. Ta capacité à croire que quelque chose de beau peut encore arriver. Ton élan. Ton envie de faire des pancakes un dimanche. Ton envie de danser en chaussettes devant Derrick. Ton éclat de rire à 00h12. Ta façon unique de croire que la vie peut être jolie, vraiment. Et ça…tu l’avais pas vu venir. C’est quand tu fouilles le frigo pour récupérer ton plat que tu remarques qu’il manque quelque chose de bien plus précieux. Alors que toi, t’étais juste là, à mettre les p’tits plats dans les grands, à soigner l’accueil, à faire les choses bien. Et eux ? Merci madame. Au revoir monsieur. Épisode 2 Épisode 3 Selene
- Hommage à Alexandre, ce roc silencieux
Hommage à Alexandre, ce roc silencieux Hommage Il existe des âmes qui ne font pas de bruit quand elles changent une vie. Alexandre est de celles-là. Grand, solide, avec cette carrure large d’homme fait pour porter, protéger, entourer. À ses côtés, tout semblait moins lourd. Il avait cette force tranquille, mais aussi une douceur infinie, presque pudique. Nous partagions à l'époque le goût du sport, des courses où l’on s’épuise juste pour le plaisir d’avancer ensemble. Enfin, je m'épuisais et je râlais, lui m'encourageait. Pas besoin de beaucoup de mots : nos foulées parlaient pour nous. Le sérieux de son métier ne l’empêchait pas de cultiver ses passions : par générosité, par amour du partage, il avait même préparé son CAP de cuisine, simplement pour mieux donner. Alexandre, c’est aussi celui qui était là quand j’ai acheté ma maison. Qui m’a aidée à porter mes rêves, mes cartons, mes hésitations. Qui a toujours offert son temps, sa patience, sa force sans jamais rien demander en retour. Il y a eu entre nous ce trouble, cette zone fragile entre l’amitié et quelque chose d’autre. Un entre-deux où, par peur, par incapacité à accueillir tant d’amour, je l’ai blessé. Et certainement parce que ma profondeur de sentiment pour lui n'était pas la même. Il se projetait dans un autre monde alors que je posais les pierres du mien. Je sentais mon rêve, cette maison, se dérober sous mes pieds à mesure que ses rêves à lui grandissaient. Il ne disait pas ces mots à la légère . Quand il m’a dit « je t’aime », c’était la première fois depuis sept ans qu’il offrait ces mots à quelqu’un. Je n’ai pas su les recevoir. Je n’ai pas su rester. Je me souviens encore de cette journée. Celle où, le cœur brisé, il a pleuré dans mes bras, et où c’est moi qui le consolais du mal que je venais de lui faire. Encore . Ce n’était pas la première fois que j’allais vers lui pour m’en aller ensuite. Il n’a jamais pris mes allers-retours comme des trahisons. Il n’a jamais fermé son cœur derrière son orgueil blessé. Il m’a toujours réaccueillie, sans reproches, comme on accueille quelqu’un qu’on choisit d’aimer, quoi qu’il arrive. Il ne m’a jamais reproché de partir non plus. Il m’a juste laissé une porte entrouverte, silencieuse, discrète.Un pacte muet : si un jour je voulais revenir, même pour un moment, il serait là.Sans rancune. Sans demande. Sans condition. Quand tout aurait pu être jeté , il m’a offert un cadeau. Un cœur en diamant. Un cadeau d’amour, à un moment où plus rien n’était possible entre nous, quelque temps après mon départ. Un cadeau qu’il aurait pu revendre, garder pour d’autres. Mais non. Il me l’a donné, comme on donne ce qu’on porte de plus pur, car il était à moi et à personne d’autre. Aujourd’hui, je porte ce cœur contre moi. Pas pour lui, pas pour le passé. Mais parce que j’aspire à attirer à moi cette forme d’amour la plus pure , la plus offerte. Même si la vie m’apprend, chaque jour, que ce premier amour, c’est à moi-même que je dois l’offrir. Alexandre, c’est la générosité sans calcul. La fidélité silencieuse. La bonté sans étendard. Un homme dont les valeurs ne sont pas criées mais vécues. Aujourd’hui, je veux lui rendre hommage. À son amour, même blessé. À sa gentillesse immense. À cette noblesse discrète que peu de cœurs savent porter. Il existe des amours qui ne portent pas le nom d’amours mais d’amitiés. Mais qui marquent le cœur pour toujours. Merci, Alexandre. Merci pour tout ce que tu as été. Et tout ce que tu es encore. Selene












